Exécution d’un soldat syrien

Soldat syrienEI soldat syrien

À l’occasion de l’exécution d’un soldat syrien, l’adjudant Raïf Al Ali, originaire de Jabbé, du village d’Ayn al Hayat, le discours de l’État islamique se situe dans la droite ligne de la doctrine du jihad professée et appliquée dans des conditions de violence tout à fait semblables par Mahomet (cf. article Jihad de Mahomet).

Il ne s’agit donc pas de propos délirants de fous barbares mais au contraire d’une doctrine élaborée qui s’appuie sur l’exemplarité du comportement de mahomet à l’égard des incrédules et des faux musulmans – que la Sîra décrit amplement et sans détours –, les alaouites n’étant pas considérés comme de vrais musulmans par les sunnites, la haine génocidaire des sunnites vis-à-vis des alaouites n’étant pas un fait récent.

« Gloire au Dieu tout puissant. La punition est pour les déviants et il n’y a d’inimitié que pour les oppresseurs. Prière et paix sur l’envoyé, miséricorde du monde, notre prophète Muhammad ainsi que sur sa famille et ses compagnons et sur qui a suivi son chemin pour le jour de la révélation (yawn al din).

Le régime Nusairi [1] prétend masser ses troupes pour entrer dans Palmyre. Nous lui disons : « Nous te défions d’y entrer au nom de Dieu. Jamais nous n’abandonnerons un pouce d’une terre gouvernée au nom d’Allah [2]. Par Allah, vous n’y entrerez que sur nos cadavres. Vous ne passerez pas si Allah le veut. Et voici qu’au nom d’Allah nous tuons et capturons tous les jours vos soldats et vos officiers et nous les tuons avec la volonté de Dieu. Et ce qui vient sera encore plus fort. Et nos regards ne sont pas seulement sur Palmyre, Homs ou Damas, mais sur Jérusalem et sur Rome. » »

[1] Régime syrien alaouite, les alaouites étant les adeptes de la doctrine d’Ibn Nusayr, notable de Bassora du IXème siècle et disciple et initié du 10ème imam chiite Ali Naqi.

[2] Voir l’article Dar-al-islam en ce qui concerne la problématique de l’impossible abandon aux infidèles de toute terre devenue un seul jour musulmane car cet abandon constitue un blasphème au regard de l’islam. Ce qui pose de sérieuses questions quant à la nature de la présence musulmane en Occident.

L’État islamique et les chrétiens

Message adressé par l’État Islamique aux chrétiens du monde avant l’égorgement de 21 chrétiens coptes sur les plages de Libye en février 2015 (pour la justification doctrinale au regard du Coran, se reporter à l’article Condamnation des chrétiens) :

Execution Coptes

« Gloire à Dieu le fort et le puissant, et prière et paix sur celui qui a envoyé la miséricorde au monde par l’épée. Ô gens, vous nous avez déjà vus sur les collines de Syrie et dans la plaine de Dabiq.

Nous tranchons des têtes tant qu’elles portent l’illusion de la croix et qu’elles boivent la haine de l’islam et des musulmans. Et aujourd’hui, au sud de Rome, dans la terre musulmane de Lybie, nous envoyons un nouveau message.

Ô croisés, votre paix dépend de notre bonne volonté. Tant que vous nous combattez jusqu’au bout, nous vous combattrons jusqu’au bout, jusqu’à ce que la guerre accomplisse son but, et que le Christ (Issa) revienne – paix soit sur lui –. Il cassera la croix, il tuera le porc et il mettra la jizya sur tous.

Et cette mer dans laquelle vous avez fait disparaître le corps du Cheikh Oussama Ben Laden – que Dieu l’accueille dans son séjour –, nous jurons par Dieu de le racheter par votre sang et nous conquerrons Rome si Dieu le veut, promesse de notre prophète – prière et paix soient sur lui –. »

La décapitation : une pratique de Mahomet, mise en scène par l’État Islamique avec des moyens modernes

Décapitation au couteau de chrétiens coptes par Daech sur les rives de Libye (février 2015) : IMAGE CENSURÉE

(par l’effet de la loi française qui poursuit ceux qui s’expriment librement)

La décapitation, validée et pratiquée par Mahomet – qui ne peut donc pas être considérée pour cette raison comme « barbare », sauf à considérer que Mahomet lui-même était un « barbare » -, a été reprise par Daech qui lui a donné une publicité d’envergure à l’échelle de ce que permettent les moyens modernes de communication.

Les extraits qui suivent de la Sîra illustrent quelques exemples de décapitation :

Retour de la bataille de Badr : « Après Badr, le Prophète regroupa les prisonniers et les emmena avec lui à Médine. À son arrivée à Rawhâ, les musulmans qui n’avaient pas pris part à la bataille sortirent à sa rencontre pour le féliciter, avec ses compagnons, de la victoire que Dieu leur avait procurée. (…) Le Prophète ordonna de tuer Uqba ibn Abû Mu’ît. Uqba lui demanda :
–  Muhammad, qui va nourrir mes petits-enfants ?
–  Le feu, répondit-il.
Ali lui trancha la tête. Le Prophète poursuivit son chemin et parvint à Médine un jour avant les prisonniers. »

Condamnation de Habbâr : « Le Prophète, ayant appris l’inconduite de Habbâr, lui envoya quelques-uns de ses compagnons : « Si vous mettez la main sur ce Habbâr ibn al-Aswad, leur dit-il, brûlez-le sur un bûcher ». Le lendemain, se ravisant, le Prophète leur envoya dire : « Je vous avais ordonné de brûler Habbâr. Puis j’ai pensé que le supplice du feu, Dieu seul pouvait l’ordonner. Si vous arrivez à le saisir, tranchez-lui simplement la tête. » »

Extermination des juifs Banû Quraydha à Médine : se reporter à l’article dédié à ce sujet (Banû Quraydha) : « Le Prophète ne cessa de les égorger jusqu’à leur extermination totale. »

Exécution du juif Huayy ibn Akhtab : « On fit donc venir Huayy ibn Akhtab devant le Prophète. Il avait les mains ligotées autour du cou et portait un manteau d’un rose éclatant, qu’il avait, pour ôter à ses geôliers toute envie de vol, tailladé de toutes parts :
–  Je ne regrette absolument pas, dit-il au Prophète, d’avoir été ton ennemi, mais, je le constate, quiconque abandonne Dieu, Dieu l’abandonne.
Et s’adressant à l’assistance :
–  Nous acceptons l’ordre de Dieu. C’est une tuerie que Dieu a décidé d’inscrire dans le destin du peuple d’Israël.
Puis il s’assit et le Prophète lui trancha la tête. »

Torture et exécution de Kinânah : « L’Envoyé d’Allah ordonna de creuser la ruine. On en extraya une partie du trésor des juifs. Il demanda à Kinânah où se trouvait le reste. Mais Kinânah refusa de l’indiquer. L’Envoyé d’Allah ordonna à al-Zubayr bin al-‘Awwâm de le torturer jusqu’à ce qu’on extraie ce qu’il y a chez lui. Al-Zubayr se mit à faire brûler, par un briquet, sa poitrine, jusqu’à ce que Kinânah fût sur le point de mourir. Puis l’Envoyé d’Allah l’a livré à Muhammad bin Maslamah. Celui-ci lui coupa son cou en vengeance de son frère Mahmûd bin Maslamah. »