Mahomet : un simple messager d’Allah

Mahomet n’est pas l’auteur de l’Écriture sainte : Mahomet est un simple mortel que Dieu a désigné pour répéter sa parole. Lire le Coran c’est savoir ce que Dieu dit : Mahomet n’émet aucun avis, recommandation, ordre de son propre chef. Il n’est pas « inspiré » : Il ne fait que transmettre le message d’Allah.

Coran, sourate 5, verset 99 : « Il n’incombe au messager que de transmettre le message. (…) »

Coran, sourate 13, verset 40 : « (…) ton devoir est seulement la communication du message, et le compte final sera à Nous. »

Coran, sourate 26, versets 192 à 195 :  « Ce Coran, c’est le Seigneur des mondes qui l’a fait descendre, et l’esprit fidèle est descendu avec lui sur ton cœur, pour que tu sois au nombre des avertisseurs, en une langue arabe claire. »

Coran, sourate 42, verset 48 : « (…) tu n’es chargé que de transmettre le message. (…) »

Coran, sourate 46, verset 9 : « Dis : « Je ne suis pas un innovateur parmi les messagers ; et je ne sais pas ce que l’on fera de moi, ni de vous. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. Je ne suis qu’un avertisseur clair ». »

Coran, sourate 53, versets 2 à 5 : « Votre compagnon ne s’est pas égaré et n’a pas été induit en erreur et il ne parle pas sous l’effet de la passion ; C’est seulement une révélation que lui a enseignée un ange redoutable, fort et doué de sagacité (…) »

Coran, sourate 62, verset 2 & 3« C’est Lui [ndlr Allah] qui a envoyé aux infidèles [ndlr polythéistes arabes] un messager des leurs qui leur communique Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la sagesse, alors qu’ils étaient auparavant dans un égarement évident, ainsi qu’à d’autres parmi ceux qui ne les ont pas encore rejoints. C’est Lui le puissant, le sage. »

Mahomet était-il illettré ?

Le terme « ummî » est employé dans le Coran pour qualifier Mahomet. Selon certains, ce terme veut dire « illettré », l’illettrisme de Mahomet étant considéré comme une preuve indubitable de l’origine divine du Coran, car aucun homme illettré n’aurait pu l’écrire.

Position de M. Abdurrahman Badawî (traducteur de la Sîra) :

Pour M. Badawî, ce mot signifiait que le message de Mahomet était destiné à toutes les nations, le sens d' »illettré » étant apparu beaucoup plus tardivement de façon peu claire.

« Nous croyons que l’adjectif « ummî » est un adjectif relatif formé de « umam » au pluriel (« nations »). Comme l’exige la morphologie, pour former un adjectif relatif d’un nom pluriel, il faut le réduire au singulier.  (…) Donc, selon nous, « ummî » vient de « umam » au pluriel par le biais du singulier « ummah » ; il veut dire : international, valable ou destiné à toutes les nations. Donc le prophète « ummî » est le prophète envoyé et destiné à toutes les nations, le prophète international pour ainsi dire. (…) Il serait intéressant de poursuivre l’histoire de l’épithète « ummî », son emploi chez les poètes et les prosateurs durant au moins les cinq premiers siècles de l’hégire. On verra alors à quel moment elle a eu le sens d' »illettré ». »

Extrait de la Sîra :

« L’année où Dieu voulut honorer Mahomet et lui attribuer sa mission prophétique, à l’âge de quarante ans, au mois de ramadân, l’Envoyé de Dieu sortit pour sa retraite à Hirâ, comme il avait coutume de le faire. Il était accompagné de sa famille. La nuit même où Dieu lui fit l’honneur de sa mission, l’ange Gibrîl vint le voir. L’Envoyé de Dieu racontait : tandis que je dormais, Gibrîl se présenta à moi, tenant un étui en feutre brodé contenant un livre.
–  Lis, m’ordonna-t-il.
–  Lire quoi ? demandai-je.
Il appliqua alors l’étui sur mon visage, m’empêchant de respirer à tel point que je crus en mourir. Au risque de m’étouffer, Gibrîl ne cessa de m’ordonner de lire. Je demandai, excédé :
–  Enfin, lire quoi ?
–  Lis au nom de ton Seigneur qui a créé ! Il a créé l’homme d’un caillot de sang. Lis… Car ton Seigneur est le Très-généreux qui a instruit l’homme au moyen du calame et lui a enseigné ce qu’il ignorait.
Je lus. Gibrîl se tut et s’en alla loin de moi. »

 

La décapitation : une pratique de Mahomet, mise en scène par l’État Islamique avec des moyens modernes

Décapitation au couteau de chrétiens coptes par Daech sur les rives de Libye (février 2015) : IMAGE CENSURÉE

(par l’effet de la loi française qui poursuit ceux qui s’expriment librement)

La décapitation, validée et pratiquée par Mahomet – qui ne peut donc pas être considérée pour cette raison comme « barbare », sauf à considérer que Mahomet lui-même était un « barbare » -, a été reprise par Daech qui lui a donné une publicité d’envergure à l’échelle de ce que permettent les moyens modernes de communication.

Les extraits qui suivent de la Sîra illustrent quelques exemples de décapitation :

Retour de la bataille de Badr : « Après Badr, le Prophète regroupa les prisonniers et les emmena avec lui à Médine. À son arrivée à Rawhâ, les musulmans qui n’avaient pas pris part à la bataille sortirent à sa rencontre pour le féliciter, avec ses compagnons, de la victoire que Dieu leur avait procurée. (…) Le Prophète ordonna de tuer Uqba ibn Abû Mu’ît. Uqba lui demanda :
–  Muhammad, qui va nourrir mes petits-enfants ?
–  Le feu, répondit-il.
Ali lui trancha la tête. Le Prophète poursuivit son chemin et parvint à Médine un jour avant les prisonniers. »

Condamnation de Habbâr : « Le Prophète, ayant appris l’inconduite de Habbâr, lui envoya quelques-uns de ses compagnons : « Si vous mettez la main sur ce Habbâr ibn al-Aswad, leur dit-il, brûlez-le sur un bûcher ». Le lendemain, se ravisant, le Prophète leur envoya dire : « Je vous avais ordonné de brûler Habbâr. Puis j’ai pensé que le supplice du feu, Dieu seul pouvait l’ordonner. Si vous arrivez à le saisir, tranchez-lui simplement la tête. » »

Extermination des juifs Banû Quraydha à Médine : se reporter à l’article dédié à ce sujet (Banû Quraydha) : « Le Prophète ne cessa de les égorger jusqu’à leur extermination totale. »

Exécution du juif Huayy ibn Akhtab : « On fit donc venir Huayy ibn Akhtab devant le Prophète. Il avait les mains ligotées autour du cou et portait un manteau d’un rose éclatant, qu’il avait, pour ôter à ses geôliers toute envie de vol, tailladé de toutes parts :
–  Je ne regrette absolument pas, dit-il au Prophète, d’avoir été ton ennemi, mais, je le constate, quiconque abandonne Dieu, Dieu l’abandonne.
Et s’adressant à l’assistance :
–  Nous acceptons l’ordre de Dieu. C’est une tuerie que Dieu a décidé d’inscrire dans le destin du peuple d’Israël.
Puis il s’assit et le Prophète lui trancha la tête. »

Torture et exécution de Kinânah : « L’Envoyé d’Allah ordonna de creuser la ruine. On en extraya une partie du trésor des juifs. Il demanda à Kinânah où se trouvait le reste. Mais Kinânah refusa de l’indiquer. L’Envoyé d’Allah ordonna à al-Zubayr bin al-‘Awwâm de le torturer jusqu’à ce qu’on extraie ce qu’il y a chez lui. Al-Zubayr se mit à faire brûler, par un briquet, sa poitrine, jusqu’à ce que Kinânah fût sur le point de mourir. Puis l’Envoyé d’Allah l’a livré à Muhammad bin Maslamah. Celui-ci lui coupa son cou en vengeance de son frère Mahmûd bin Maslamah. »

Bibliographie

Biographie de Mahomet reconnue par tous les musulmans, traduction en français de l’original arabe d’Ibn Ishâq/Ibn Hichâm (VIIIème/IXème siècles) :

Outre une synthèse de la doctrine de l’islam, vous trouverez un résumé (néanmoins assez détaillé) de la biographie de Mahomet dans mon ouvrage :

Pour comprendre par ailleurs à quels textes sacrés de l’islam les mouvements fondamentalistes comme l’État Islamique se réfèrent :

 

L’extermination des juifs Banû Quraydha par Mahomet

Les Banû (« fils de ») Quraydha était la plus grande des tribus juives de Médine. Elle fut exterminée par Mahomet comme le relate précisément la Sîra :

« Le même jour, à midi, Gibrîl vint voir le Prophète. L’ange, coiffé d’un turban de soie, était sur une mule dont le bât était couvert de brocart :
–  Envoyé de Dieu, demanda Gibrîl, tu as donc déposé les armes ?
–  Les anges ne l’ont pas encore fait. Dieu t’ordonne, Muhammad, d’aller combattre le clan juif des Banû Quraydha. Moi-même j’y vais de ce pas et j’ai l’intention de faire trembler la terre sous leurs pieds.
(…)
S’approchant des fortins, le Prophète cria aux Quraydha : « Frères de singes, vous n’avez pas encore connu, je le vois, l’humiliation et la vengeance de Dieu. Vous allez la connaître !
(…)
Le Prophète ordonna de tuer tous les hommes des Banû Quraydha, et même les jeunes, à partir de l’âge où ils avaient les poils de la puberté.
Le Prophète ordonna de faire descendre de leurs fortins les Banû Quraydha et de les enfermer dans la maison de Bint al-Hârith. Il alla ensuite sur la place du marché de Médine, la même que celle d’aujourd’hui [ndlr époque d’Ibn Hichâm], et y fit creuser des fossés. Puis il fit venir les Banû Quraydha par petits groupes et leur coupa la gorge sur le bord des fossés.
Parmi eux, il y avait Huyayy ibn Akhtab, l’ennemi de Dieu, et ka’b ibn Asad, le chef des Quraydha. Ils étaient six à sept cents hommes. On dit même huit cents et même neuf cents. Pendant qu’ils étaient amenés sur la place par petits groupes, certains juifs demandèrent à Ka’b, le chef de leur clan :
–  Que va-t-on faire de nous ?
–  Est-ce que cette fois vous n’allez pas finir par comprendre ? Ne voyez-vous pas que le crieur qui fait l’appel ne bronche pas et que ceux qui sont partis ne reviennent pas ? C’est évidemment la tête tranchée !
Le Prophète ne cessa de les égorger jusqu’à leur extermination totale. »