« Made in France » : comment réduire la problématique du terrorisme musulman à de la psychiatrie

Made in France

Les attentats du 13 novembre 2015 ont conduit au report de la sortie d’un film : « Made in France ». Il m’a néanmoins été donné de le voir en avant-première. Non, sans un grand malaise. Voici pourquoi.

Ce film retrace le parcours d’un petit groupe de jeunes français de banlieue, musulmans de fraîche date ou dont l’islam est en cours de radicalisation, décidés à faire le jihad, jusqu’à l’engrenage de la préparation d’un attentat.

La qualité essentielle du film est de donner un bon aperçu de la vacuité abyssale de l’existence de ces jeunes garçons qui trouvent dans l’islam et le jihad une façon de se donner un peu de contenu existentiel : bref, des paumés qui ne savent même plus bien à la fin quelles sont leurs motivations réelles. Cette violence de bas étage a déjà été filmée de façon très percutante : regardez Gomorra.

Le problème est que l’islam n’est dans ce film qu’un prétexte pour entrer dans une problématique qui n’est plus vue que sous un angle psychiatrique : qu’est-ce qui peut conduire des jeunes à envisager des actes extrêmement violents consistant à tuer des gens au hasard ? y a-t-il une fascination du mal ? etc…

Tout lien est en réalité rompu rapidement avec la question de l’islam : une fois l’amorce consumée (un prêche musulman classique dans un local rudimentaire pour situer l’action dans le monde des banlieues musulmanes françaises), l’action perd tout lien avec l’islam : le film veut couper le cordon ombilical entre la violence et l’islam. On bascule ainsi dans une étude psycho-sociologique qui pourrait s’appliquer à n’importe quel désordre mental.

Pourtant, depuis des décennies, il n’y a que l’islam qui conduise à des attentats dans les pays occidentaux : inutile d’en faire une liste que tout le monde connaît et qui remplit page après page… Rappelée à cette triste réalité, l’équipe du film n’a eu aucune réponse à apporter. Les auteurs s’interrogent-ils sur la raison pour laquelle c’est l’islam qui depuis des décennies alimente le terrorisme religieux et non le bouddhisme, le christianisme ou le judaïsme ? Pas le moins du monde.

En réalité, l’argument implicite du film, argument hautement discutable, est qu’il n’y a pas de problème de violence dans l’islam et qu’il faut donc se concentrer sur le seul vrai problème qui reste : la psycho-pathologie de jeunes garçons complètement perdus placés sous les ordres d’un psychopathe et auxquels tout bon psychanalyste va trouver moult circonstances atténuantes. D’un côté, le gentil journaliste musulman, de l’autre les méchants islamistes qui fomentent des attentats et qui ne sont en réalité que de pauvres jeunes gens perdus : c’est pathétique !

Interrogée à l’issue de la projection sur l’absence totale de réflexion et de base doctrinales sérieuses dans le film à propos de l’islam, l’équipe du film, et en particulier l’un des deux acteurs principaux, Dimitri Storoge, n’a eu d’autre argument que celui de répondre comme toujours qu’« il ne fallait pas faire d’amalgame », réponse stéréotypée quand on n’a pas d’argument et qu’on y connaît rien.

Un film à fuir donc si vous aimez la vérité et si vous en avez assez du politiquement correct et de la censure médiatique en France qui empêchent de poser les questions qui fâchent et donc surtout de comprendre, dans le contexte par ailleurs que nous connaissons tous en ce mois de décembre 2015. Dans ce cas d’ailleurs, il est probable vous ne tarderez pas à vous faire traiter d’islamophobe…

En revanche, si votre ambition est seulement de voir un film à suspense français, vous y trouverez peut-être votre compte.

Port du voile islamique et établissement public : la CEDH donne raison à la France

Source : Le Monde

Une assistante sociale française, qui contestait son licenciement prononcé en décembre 2000 en raison de son refus d’ôter son voile islamique, a été déboutée, jeudi 26 novembre 2015, par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

La juridiction du Conseil de l’Europe a estimé que cette décision – Affaire Ebrahimian c. France, requête no 64846/11 –, motivée par le principe de laïcité, « fondateur de l’État » français, et celui de neutralité, imposés aux agents des services publics, ne constituait pas une violation du droit à la liberté de religion.

Dans un arrêt rendu à l’unanimité des juges, elle rappelle qu’« il ne lui appartient pas de se prononcer sur le modèle français » mais reconnaît que ces principes poursuivent « le but légitime qu’est la protection des droits et libertés d’autrui ». « Les autorités nationales n’ont pas outrepassé leur marge d’appréciation en constatant l’absence de conciliation possible entre les convictions religieuses de Mme Ebrahimian et l’obligation de s’abstenir de les manifester », ajoute-t-elle.

La requérante, Christiane Ebrahimian, avait été recrutée en contrat à durée déterminée, fin 1999, comme assistante sociale au service de psychiatrie du centre d’accueil et de soins hospitaliers de Nanterre. Elle avait été informée un an plus tard que son contrat ne serait pas renouvelé en raison de son refus d’enlever sa coiffe et que cette décision faisait suite à des plaintes formulées par certains patients.

Un arrêt qui complète la jurisprudence de la CEDH

Ce nouvel arrêt de la cour de Strasbourg complète une jurisprudence jusqu’à présent constante, depuis une décision de la CEDH datant de 2004 et reconnaissant à la Turquie le droit d’interdire le port du voile à l’université. Cette interdiction a été levée depuis à l’initiative du gouvernement islamoconservateur de l’AKP.

Les juges européens avaient par la suite débouté en 2008 deux collégiennes françaises qui contestaient l’interdiction du port du voile dans les établissements scolaires.

Ils ont validé en 2014 la loi française interdisant le port du voile intégral dans l’espace public en déboutant à son tour une Française d’origine pakistanaise qui invoquait son droit au respect de sa vie privée et de ses convictions religieuses.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/religions/article/2015/11/26/port-du-voile-islamique-et-etablissement-public-la-cedh-donne-raison-a-la-france_4818068_1653130.html#ttQEOc2PGAP7LKsi.99

Tariq Ramadan reconnaît des liens entre l’Arabie Saoudite, le Qatar et le terrorisme musulman

À l’occasion des attentats du 13 novembre 2015, Tariq Ramadan est intervenu à la télévision française à partir du Qatar pour condamner ces actes mais aussi pour faire d’autres commentaires. Parmi ceux-là, un retient l’attention : la reconnaissance de liens entre les deux principaux pays du Golfe et le terrorisme musulman.

Tariq Ramadan Qatar Attentats 151114

Tariq Ramadan Qatar Attentats 151114

À la question du journaliste : « Le Qatar a souvent été critiqué ou soupçonné en tout cas de financer les organisations terroristes. Qu’est-ce que vous avez à répondre sur ces accusations ? », Tariq Ramadan répond : « J’ai pu écrire là-dessus en disant qu’effectivement il y avait des financements qui ne passaient pas forcément par l’État mais qui passaient pas des institutions et qui étaient liées déjà en amont, pas forcément avec des terroristes, avec des lectures, qui sont des lectures binaires, qui sont des lectures littéralistes et qui sont en fait ce qui nourrit après la possibilité de la violence, et que de ce point de vue-là, le Qatar comme l’Arabie Saoudite, comme tous les États du Golfe doivent être critiqués dans, parfois, la gestion totalement contradictoire, d’un côté d’une ouverture sur le monde et sur les autres valeurs, et d’un autre côté, parfois des politiques qui sont liées à des groupes qui défendent des idéologies problématiques. »

Tariq Ramadan reconnaît ainsi à mots couverts l’existence de financements par des organisations qataries ou saoudiennes de groupes « à la lecture littérale de l’islam », en clair des groupes prônant le jihad (à l’exemple de celui pratiqué par Mahomet) et donc le terrorisme. On ne peut que remercier Tariq Ramadan de reconnaître ce que certains se voient violemment reprocher en Europe par les « pas-d’amalgame » : la vérité.

Outre ce commentaire, il est également intéressant de noter le propos suivant de Tariq Ramadan : « Je pense que ce qui est en train de se passer avec Daesh aujourd’hui, ce sont des groupes qui utilisent et instrumentalisent des versets ou des interprétations qui ne sont pas du tout représentatives de ce que les musulmans à travers le monde croient et défendent. (…) Il faut que la conscience musulmane le dise avec force, que cela n’est pas acceptable, que cela ne nous représente pas. »

Encore une fois, il s’agit de formuler des incantations sur l’autel de paix et d’amour qui serait celui de l’islam. Mais ce n’est pas cela que l’Occident attend. Ce n’est pas une question de dire des choses avec force mais de dire des choses justes : la force n’a rien à voir avec la vérité. Ce que l’Occident attend, ce sont des réponses documentées à partir des textes authentiques de l’islam et qui démontrent que l’islam est effectivement une religion de paix et d’amour. Au travail, car ce n’est pas gagné !

Islam, Valeurs & Violence : Un regard un peu plus clairvoyant que les autres…

À l’occasion des attentats du 13 novembre 2015, l’émission de France 2 « Islam » du 22 novembre 2015 revient avec raison sur les questions fondamentales (jihad, apostasie, place de la femme, droit des non-musulmans,…) auxquelles l’islam est confronté aujourd’hui de façon intense, la réponse apportée se réduisant le plus souvent à des incantations auxquelles les non-musulmans sont sommés de croire mais sans aucune preuve tangible.

Ghaleb Bencheikh parle de chantiers « titanesques », et ils le sont en effet. 1.400 ans après la mort de Mahomet, la confusion est aujourd’hui générale dans cette religion qui se prétend pourtant si parfaite et explicite, et qui est la seule depuis des années à générer du terrorisme et l’oppression de certaines groupes humains (chrétiens et yézidis entre autres) au nom même de la religion.

Laissons Ghaleb Bencheikh passer en revue ces chantiers « titanesques » :

France 2 Islam 151122 Extrait 1

France 2 Islam 151122 Extrait 1

Ghaleb Bencheikh : « Les chantiers sont titanesques. J’ai envie d’abord de les énumérer très brièvement : »

  • « D’abord le chantier de la liberté, de la liberté de conscience : criminaliser l’apostasie est en soi criminel ; »

Ghaleb Bencheikh reconnaît que la position des musulmans dans le domaine de l’apostasie n’est plus tenable, l’apostasie étant clairement condamnée par l’islam (cf. apostasie) et conduisant dans la quasi-totalité des pays musulmans à la condamnation à la prison ou à la décapitation. Rappelons que le C.F.C.M. refuse encore aujourd’hui en 2015 d’accorder aux musulmans de France le droit d’apostasier (cf. aujourd’hui).

  • « désintriquer la politique d’avec la religion, donc le chantier de la laïcité et du pluralisme; »

On ne voit pas comment les musulmans peuvent faire puisque l’islam est par définition religion et État (cf. laïcité) : rien ne peut être indifférent au religieux, la vie dans son ensemble, sous tous ses aspects, étant à organiser sous l’égide de Dieu. L’islam rejette clairement la laïcité. Aucun pays musulman aujourd’hui n’est laïc.

  • « le chantier de l’égalité, de l’égalité foncière, fondamentale, ontologique, entre les êtres, par-delà le genre, par-delà l’appartenance confessionnelle; »

Ghaleb Bencheikh ne fait que constater ce qui est une évidence en dépit des dénégations de multiples représentants des musulmans en Occident, notamment en France avec le C.F.C.M., à savoir : l’islam a un sérieux problème avec l’égalité homme-femme (cf. inégalité) et l’égalité des communautés humaines (cf. supériorité). Depuis le temps qu’on le dit !

  • « le chantier de la désacralisation de la violence : comment peut-on s’imaginer qu’il y ait une quelconque efficacité à la violence au XXIème siècle, et de surcroît qu’elle puisse être commanditée par la transcendance et par Dieu, et en se référant au Coran ; »

La violence est omniprésente dans la prédication de Mahomet à compter du moment où il émigre à Médine et où il s’aperçoit qu’il est incapable de rallier les juifs à sa nouvelle religion (cf. jihad). Et comme Mahomet a décidé de ne pas suivre la voie du Christ, c’est-à-dire convertir par la seule puissance de la foi et de façon pacifique, et qu’il n’a pas voulu finir sa vie en prophète incompris, l’insertion de la violence devient inévitable et congénitale à la doctrine de l’islam. Il existe des chapitres entiers de hadiths authentiques justifiant la doctrine du jihad, combat dans la voie d’Allah. La violence figure dans de nombreux versets du Coran. Quant à l’efficacité, ce n’est pas le sujet : le commentaire est assez surprenant. Que cette violence puisse être ou non jugée efficace à telle ou telle période, c’est le principe même de la violence au nom du religieux qui doit être banni.

  • « donc autre question : ce rapport à la révélation coranique : il se trouve que malheureusement on est train de faire l’exégèse sauvage : les criminels, assassins, s’en prévalent en exhibant tel ou tel verset hors contexte ; et de l’autre côté on n’a pas trouvé mieux de leur répondre, y compris dans la prière du vendredi il y a deux jours [ndlr 20 novembre 2015], que d’exhiber aussi des versets coraniques hors contexte, sauf que ceux-là enjoignent à l’amour et la bonté. C’est très bien, mais on est dans le même procédé, dans la même méthodologie et dans la même approche épistémologique. Donc on est dans une situation où on se bat à coups de versets coraniques. C’est le statut même de la révélation qui est à revoir. »

Effectivement, les versets exhibés par les dits « islamistes » sont tout à fait authentiques, ce qui pose déjà un sérieux problème. Les musulmans dits « modérés » contestent leur interprétation mais à coup d’anathèmes et non de démonstrations convaincantes. Les arguments sont assenés sans jamais être démontrés.

Le problème est que la démonstration passe par une analyse précise de la vie de Mahomet qui ressemble de façon assez évidente beaucoup plus à ce que fait l’État islamique aujourd’hui qu’à la vie de Jésus ou de Bouddha. Seuls ceux qui n’ont pas lu la Sîra disent le contraire (c’est-à-dire la très grande majorité des musulmans).

Le statut de la révélation est effectivement totalement à revoir : il s’agit en réalité d’un texte (largement copié du judaïsme) qui a obéi pour l’essentiel à des objectifs politiques, très éloignés de la véritable spiritualité. L’ultime question au fond est : Mahomet était-il un bon musulman ?

  • Conclusion

On ne peut, pour une fois, qu’applaudir le courage nécessaire à l’énoncé de ces constats véridiques et accablants pour l’islam, et qui font généralement l’objet de dénis de réalité intenses et souvent agressifs de la part de la communauté musulmane.

Les chantiers énoncés par Ghaleb Bencheikh sont d’autant plus titanesques que toute évolution de la doctrine de l’islam nécessite des contorsions dialectiques pour rendre acceptables aujourd’hui des textes sacrés qui prêchent clairement sur des sujets fondamentaux le contraire des valeurs occidentales. On se demande bien comment les musulmans vont s’y prendre pour réformer des textes qui semblent irréformables : difficile d’être optimiste après des siècles d’immobilisme face à une résistance encoure vigoureuse d’une communauté qui a énormément de mal à accepter la critique et encore plus de se remettre en cause.

Islam et violence dans le contexte du 13 novembre : un déni de réalité qui confine au mensonge

L’émission de France 2 « Islam » du dimanche 22 novembre 2015 revient sur les attentats du 13 novembre 2015. Le texte ci-dessous porte sur l’analyse de la séquence d’après laquelle l’islam ne contiendrait pas de violence et serait une religion d’amour et de paix.

France 2 Islam 151122 Extrait 4

France 2 Islam 151122 Extrait 4

  • « Il existe dans la tradition religieuse, des paroles mensongères attribuées au Prophète Mohammed, des interprétations totalement erronées et inexactes, sans faits, autour du texte coranique. Il est dit dans le Coran, « Combattez ceux qui vous combattent. Ne soyez pas les instigateurs, car Dieu n’aime pas les provocateurs ». Cela veut dire que tu ne dois combattre que celui qui vient pour te combattre. »

Première remarque : de quelles paroles mensongères parle-t-on ? On ne sait pas.

Deuxième remarque : si un exemple de parole mensongèrement attribuée à Mahomet est celle citée à titre d’illustration, on ne comprend plus rien, car cette citation correspond effectivement à un verset du Coran que les musulmans reconnaissent tous comme authentique et prononcé par Mahomet :

Coran, sourate 2, verset 190 : « Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne soyez pas transgresseurs. Allah n’aime pas les transgresseurs ! »

Donc cet ouléma prend pour illustrer une parole mensongère une parole authentiquement reconnue par les musulmans : la parole n’est pas mensongère. Reste à déterminer si cela ne correspond qu’à un cas de légitime défense : c’est loin d’être le cas (cf. ci-dessous).

  • « Les extrémistes prennent les textes et les retirent de leur contexte : ils se servent du début d’un verset en le dissociant de sa fin pour lui faire dire ce qu’ils veulent. »

Les dits « extrémistes » prennent malheureusement des versets parfaitement authentiques énoncés par Mahomet dans le contexte de la propagation de sa religion par la guerre sainte : le « jihad ». Il n’y a pas de distorsion de sens par les « extrémistes ».

Commençons déjà par le verset 190 de la sourate 2 ci-dessus : il correspond au verset prononcé dans le cadre de la lutte contre les polythéistes Quraychites de La Mecque que Mahomet n’a pas réussi à convaincre par la foi et qui ne voyaient guère d’un bon œil Mahomet constituer un État et une armée qui allaient nécessairement être les instruments de la guerre sainte entamée par Mahomet.

Rappelons juste d’ailleurs, comme l’explique Tariq Ramadan (cf. jihad), que refuser le message de Mahomet, la « paix » de Mahomet (quelle paix !), fait de tout individu un combattant (actuel ou futur) contre l’islam. Mahomet aurait pu choisir la voix du Christ : pourquoi ne l’a-t-il pas choisie ?

De toutes façons, les versets coraniques et les hadiths de Mahomet illustrant la nécessité de la guerre sainte, bien évidemment offensive et pas seulement défensive, sont tellement nombreux qu’on ne peut être qu’effaré par le commentaire de cet ouléma égyptien. Vous pouvez vous reporter au Bréviaire de l’islam téléchargeable sur ce site (cf. bréviaire) pour vous en convaincre.

  • « La France applique le véritable islam : la santé, la protection sociale, le logement, la liberté, la démocratie : c’est cela l’islam. »

Il est certain que les pays musulmans voient avec envie le système de santé et de protection sociale que la France a su mettre en place par le travail des Français depuis des générations, et qu’elle a l’incroyable générosité d’ouvrir à l’immigration (par le regroupement familial notamment) et aux clandestins. Donner la France en exemple est flatteur mais que penser alors de ce que les pays musulmans sont capables de faire lorsqu’ils sont laissés à eux-mêmes ? Si l’islam est si parfait, où sont les pays musulmans qui peuvent servir d’exemple ?

Quant à la liberté et à la démocratie, on manque de s’étouffer : effectivement, la France est un pays libre et démocratique. Combien de pays musulmans le sont aujourd’hui ? Aucun, si ce n’est, avec difficulté, la Tunisie, celle-ci étant devenue la cible naturelle de tous les musulmans orthodoxes car le progrès ne peut passer que par l’abandon explicite ou implicite du Coran et de la Tradition.

  • Conclusion

Mais le plus grave est encore dans tout cela, c’est que de telles absurdités soient colportées par l’islam de France médiatique dans des émissions de musulmans dits « modérés » destinées à un grand public et présentés comme de prétendus arguments pour rassurer les Français sur la compatibilité de l’islam avec les valeurs du monde occidental.

L’islam et la démocratie : le mariage de la carpe et du lapin

La souveraineté appartient toujours à Dieu ; il s’agit d’un postulat philosophique valable pour tous les monothéismes. Mais il revient aux hommes d’organiser eux-mêmes leur vie sociale et politique sur cette terre car Dieu n’intervient pas directement dans les affaires humaines comme nous le savons tous. S’il l’avait voulu, il aurait fait en sorte d’établir sa volonté partout dans le monde, devenu entièrement musulman ou chrétien par exemple. Mais l’homme reste libre. La démocratie établit une légitimité politique qui n’entre a priori pas en concurrence avec la souveraineté ultime de Dieu vis-à-vis de sa création ; il s’agit d’un mode d’organisation de la vie terrestre.

Si l’on s’intéresse maintenant à la communauté musulmane seule, peut-on parler de la présence d’une fibre démocratique ? Dans la tradition coranique, la choura (consultation des compagnons de Mahomet à des fins successorales [1]) peut être analysée comme une vision prémonitoire d’une forme de démocratie, mais il s’agit d’un conseil d’experts, donc non démocratique. Car qui légitime les experts sinon les experts eux-mêmes ? Il reste potentiellement ensuite le tirage au sort pour départager les experts de même qualité, mais entre quels experts ?

[1] La première manifestation historique de la choura eut lieu semble-t-il en 644 lorsque Omar, sur son lit de mort car blessé à mort par un esclave, demanda la constitution d’un conseil des sages chargé de choisir le nouveau calife : Othman fut choisi. Ce conseil désigna ensuite Ali après la mort d’Othman. Quelques auteurs font remonter le principe de la choura aux différentes situations dans lesquelles Mahomet a pu demander l’avis de ses compagnons : c’est semble-t-il une vision extensive qui n’a pas reçu l’agrément du consensus des érudits.

Certains hadiths tout à fait authentiques de Mahomet enjoignent aux musulmans de toujours suivre la jama’a ou oumma des musulmans, c’est-à-dire la communauté, ceux qui font le consensus, avec une référence implicite à l’idée de majorité ; certains autres hadiths demandent de suivre explicitement la grande majorité, le sawad al islam : comment les interpréter ?

Certains pays musulmans tentent de s’orienter avec difficulté de nos jours vers la démocratie : la relation entre islam et démocratie est une question complexe d’un point de vue religieux et dogmatique. Les oppositions de vue sur le sens d’une logique démocratique en terre d’islam sont vives entre musulmans modérés et musulmans orthodoxes car la démocratie ne semble guère être inscrite historiquement dans les gènes de l’islam, dans la mesure notamment où l’islam établit fondamentalement une hiérarchie des communautés, qui est contradictoire avec l’idée d’égalité et d’universalité du suffrage.

Aussi, la démocratie est l’exception au sein du monde musulman aujourd’hui. L’état des lieux publié par le magazine anglais The Economist en septembre 2014 sur le périmètre Afrique du nord et Moyen Orient, classait ces pays de la façon suivante :

  • Démocratie : Tunisie ;
  • Semi-démocratie : Liban ;
  • Démocratie de façade : Algérie, Égypte, Maroc, soudan, Mauritanie, Territoires palestiniens (Israël), Koweit ;
  • Monarchies : Arabie Saoudite ; Émirats Arabes Unis, Oman, Bahrein, Qatar, Jordanie ;
  • États en faillite ou guerre civile : Libye, Yémen, Syrie, Irak.

Certains juristes musulmans expliquent pour diverses raisons (notamment le renvoi à la notion d’érudits, la réduction de la composition de l’oumma à une élite bien éloignée du vulgaire peuple) qu’il ne peut y avoir aucune connexion possible avec l’idée de démocratie. Qu’adviendrait-il si des représentants élus démocratiquement en venaient à voter des lois contraires au droit islamique ou à la chari’a ?

Que conclure de tout cela quant au rapport de l’islam avec les principes démocratiques ? A priori rien de très positif ou en tout cas de très clair.

Le musulman doit-il respecter la vie du non-musulman en Occident ?

Le principe général est que le musulman doit faire en sorte de vivre ou de s’installer dans un pays musulman lorsqu’il en a la possibilité (cf. émigration). Lorsque le musulman est contraint de vivre dans un pays non-musulman dont il estime qu’il ne respecte pas ses valeurs, le musulman est néanmoins considéré, selon le Conseil Européen des fatwas,  comme lié aux non-musulmans qui l’entourent par un « pacte » social implicite qui l’oblige à respecter la vie des non-musulmans (et leurs biens), quand bien même il rejette viscéralement leurs valeurs, leur mode de vie, etc.

Seule l’existence de ce « pacte » [1] implicite rend tolérable d’un point de vue religieux la cohabitation avec les non-musulmans [2], sous leur domination, cohabitation qui ne peut donc s’instaurer que dans le cadre du strict communautarisme qu’elle induit.

[1] Notion fondamentale dans l’islam (et que l’on retrouve à de multiples reprises dans les textes) pour des raisons historiques et culturelles liées notamment aux mœurs tribales en Arabie, les multiples tribus contractant et dénouant des alliances au gré des différentes facéties de la fortune, tout pacte conclu devant être impérativement respecté, mais tant qu’il n’est pas dénoncé…

[2] Comme le dit Tareq Oubrou : « L’enjeu est capital pour le monde musulman qui n’a d’autre choix que de composer avec le monde tel qu’il est. »

En effet, le Conseil Européen des fatwas « recommande à nos frères musulmans le respect de ce qui est prescrit par le Livre et la Sunna, et le consensus des théologiens de l’islam, en matière de respect des dispositions du pacte d’al-amân (sécurité) et des conditions de résidence et de citoyenneté dans les pays européens dans lesquels ils vivent – le Conseil insistant particulièrement sur ledit respect. Les obligations les plus importantes sont : de considérer intangibles les vies des non-musulmans, leurs biens, leur honneur en vertu du pacte qui leur a permis d’entrer dans le pays, et sans lequel il ne leur aurait pas été permis d’y entrer ni continuer à y séjourner. Dieu le très-haut a dit : « Soyez fidèles à vos engagements car, en vérité, il vous en sera demandé compte. » (sourate 17, verset 34) »

Ce rappel – considérer comme intangibles les vies des non-musulmans dans le cadre du « pacte » – peut paraître stupéfiant mais est bien réel et semble particulièrement nécessaire aux yeux du Conseil Européen pour les fatwas, car visiblement cette chose élémentaire (respecter la vie d’autrui, et surtout du non-musulman) ne semble pas aller vraiment de soi, cela va sans dire pour les dits « islamistes » mais aussi pour toute la communauté musulmane : car le Conseil ne s’adresse pas aux « islamistes » mais bien à l’ensemble de la communauté musulmane vivant en Europe.

Cette notion de « pacte » implicite est opportunément exhibée : mais qu’est-ce à dire ? Que naturellement la question devrait se poser différemment ? Et que devient demain ce pacte si d’aventure le nombre de musulmans a tellement augmenté qu’ils ne se considèrent plus dans le dar-al-harb mais le dar-al-islam, la France devenant de facto une terre musulmane ? Et si un pacte doit être toujours respecté, cela n’est vrai que pour autant qu’il n’a pas été dénoncé, et donc ce pacte ne garantit en rien l’avenir… Dans cette conception, la cohabitation n’est qu’un rêve éphémère…

L’émigration en terre d’islam pour vivre selon la chari’a

Ceux qui se revendiquent musulmans avant d’être français se rattachent de fait à leur communauté de croyants et n’attachent donc qu’une importance secondaire aux valeurs de leur pays : la France. Dans ce cas, autant qu’ils émigrent en terre d’islam, quelle que soit leur nationalité, comme d’ailleurs le recommande l’islam de façon très claire : en effet, si un musulman éprouve des difficultés à suivre les lois du pays dans lequel il réside car non conformes à ses valeurs, il doit émigrer (faire hijra) pour venir habiter sur une terre musulmane où l’application de la chari’a sera conforme à ses désirs.

Coran, sourate 4, verset 97 : « Les Anges enlèveront leurs âmes de ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes en disant : « En quel état étiez-vous ? » [ndlr en matière de religion]. – Nous étions faibles sur terre, dirent-ils. Alors les Anges diront : « La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer [ndlr aller en terre musulmane] ? ». Voilà bien ceux dont le refuge sera l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! »

Coran, sourate 4, verset 98 : « À l’exception de ceux qui sont faibles et incapables parmi les hommes, femmes et enfants, et qui ne sont pas guidés sur la bonne voie. »

Coran, sourate 4, verset 99 : « À ceux-là, il se peut qu’Allah accorde Son pardon. Allah est Clément et Miséricordieux. »

Coran, sourate 4, verset 100« Et quiconque émigre dans le sentier d’Allah trouvera sur terre de nombreux refuges et de l’espace. La rétribution de quiconque sort de sa maison pour émigrer vers Allah et Son messager, et que la mort atteint, incombe à Allah. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »

Yusuf Qaradawi précise : « Il n’est pas licite pour un musulman de vivre parmi les non-musulmans et sans son identité musulmane, sauf s’il s’agit de quelqu’un qui n’a pas d’autre solution. Cela est motivé par la possibilité ou l’impossibilité pour le musulman de se préserver, de préserver sa religion ainsi que ceux dont il a la responsabilité, à savoir sa famille et ses enfants. S’il se retrouve dans un environnement où il craint pour sa religion, pour lui-même et pour sa famille, il est de son devoir d’émigrer vers un autre environnement qui lui en garantisse la préservation, et il lui est interdit de demeurer dans un environnement où il craint la corruption pour sa religion ou le danger pour lui-même. »

Donc si certains honnissent les valeurs de la France, la cohérence avec leur foi devrait les conduire à partir vivre selon la chari’a qu’ils désirent, par exemple au Moyen Orient, et qu’on fasse en sorte qu’ils puissent obtenir la déchéance de la nationalité française qu’ils revendiquent de fait puisqu’ils nient les valeurs de la République française.

Et si on islamisait l’histoire de France ?

Une des raisons évoquées de façon constante pour expliquer la mauvaise intégration en France de certaines parties des populations musulmanes, en particulier d’origine maghrébine, est que ces populations, même nées sur le territoire français, ne s’y sentent pas chez elles. À écouter certains, il faudrait que la France réinvente son histoire, l’« islamise » : idée stupéfiante !

Lisons Tareq Oubrou, musulman réputé éminemment modéré : « D’après ce qu’on lit dans les manuels – ou plutôt ce qu’on y lit pas –, les musulmans n’ont absolument rien légué à l’Occident dans le domaine des sciences, des arts ou de la philosophie. À commencer par l’algèbre – de l’arabe al-jabr –, qui a envahi tout notre univers mathématique. De même, entre l’Antiquité gallo-romaine et les Lumières, pas une ligne sur les huit siècles andalous ! Même les noms des savants arabes – Avicenne, Averroès –, ont été latinisés…Pourquoi s’interdire de revisiter l’histoire de France en mettant mieux en lumière l’apport des différentes populations présentes sur son sol ? »

Tareq Oubrou collectionne les poncifs sans les démontrer (voir mathématique pour ce qui concerne les mathématiques ou latinisation pour ce qui concerne la latinisation des noms), alimentant ainsi volontairement une propagande de frustration qui donne par avance des arguments pour excuser l’inexcusable (incivilité, violence,…) : c’est une attitude totalement irresponsable qui alimente l’idée profondément pernicieuse d’un complot culturel occidental contre le monde musulman.

Qui empêche aujourd’hui en France qui que ce soit d’écrire ou de communiquer sur l’héritage légué par les cultures du Maghreb et du Moyen Orient ? Personne. D’ailleurs, il faut arrêter l’amalgame contenu dans le terme de « arabo-musulman » : ce n’est pas parce que les arabes (qui ne sont pas tous musulmans) ont pu transmettre certaines choses à l’Occident que cela a nécessairement un quelconque rapport avec l’islam.

Si Tareq Oubrou juge que cet héritage ne tient pas une place considérable dans les livres d’histoire, peut-être y a-t-il une bonne raison, évidente celle-là : c’est peut-être que cet apport est relativement limité. Et si les musulmans veulent corriger cette mauvaise perception, qui les en empêchent ? Au boulot !

Mais visiblement, Tareq Oubrou a beaucoup de mal à sortir du cercle vicieux de la victimisation (cf. victimisation) : « Le sentiment d’appartenir pleinement à une communauté de destin commence par là : que les petits Mohammed [1] sachent que leur culture d’origine a contribué à la civilisation au sein de laquelle ils vivent. Mieux mettre en valeur la contribution arabo-musulmane à la culture occidentale serait un signal positif. Les jeunes musulmans se sentiraient davantage partie prenante de la culture et de l’histoire de LEUR pays. »

[1] Parce qu’ils ne peuvent pas s’appeler Jérôme, Henri, David, Jacques… ?? Pourtant certaines populations étrangères, notamment d’origine asiatique, n’hésitent pas à faire ce choix. Qui parle d’intégration ?

Mais Tareq Oubrou n’a pas peur de pousser son idée jusqu’à une absurdité qui frise la folie : « La plupart des musulmans, même ceux qui décrochent un diplôme en fin de parcours, ressortent plus ou moins frustrés du système scolaire. Je vois une raison simple à cela : ils ne se reconnaissent pas dans l’histoire de France. »

Tareq Oubrou ne se rend même pas compte de la perversité de son propos : les petits français d’origine immigrée ne pourraient donc pas se sentir français puisque l’histoire de France n’est pas l’histoire du Maghreb et de l’islam…

Tareq Oubrou a-t-il oublié ce que Renan disait : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. »

Les vietnamiens, les libanais, les chinois, les indiens, etc. qui vivent en France n’ont pas plus de raisons de se reconnaître dans cette histoire de France : pourtant, cela ne semble pas leur poser de problème. Tareq Oubrou, avez-vous une explication à cela ?

Le mariage temporaire : de l’opportunisme de Mahomet

Mahomet ayant besoin de soutenir le moral de ses troupes dans la guerre a veillé à les satisfaire sexuellement en autorisant le mariage temporaire, la fornication étant interdite. Le mariage temporaire consiste à conclure un mariage pour une durée quelconque afin de rendre licite des relations sexuelles pendant cette durée et ainsi d’échapper à la peine de la fornication.

Hadith (unanime) : « Nous prenions part aux campagnes militaires du Messager de Dieu et nous n’avions pas nos femmes avec nous. Nous dîmes alors : « Pourquoi ne nous faisons-nous pas castrer ? » Mais le messager de Dieu nous l’a interdit et nous a permis d’épouser une femme contre quelque vêtement. »

Hadith (Muslim) : Abû Saîd Al-Khudrî a dit : « Nous partîmes en expédition avec l’Envoyé d’Allah contre les Banû Al-Mustaliq et nous captivâmes un certain nombre de femmes vertueuses. Comme le célibat nous pesait et qu’en même temps nous évitions d’avoir des relations charnelles avec nos captives de peur de perdre le droit de recevoir une rançon contre leur émancipation (au cas où nous les aurions mises enceintes), nous voulûmes donc contracter des mariages temporaires contre compensation, tout en pratiquant le coït interrompu. Nous dîmes, alors : « Agissons-nous de la sorte sans consulter l’Envoyé d’Allah qui se trouve parmi nous ? ». Nous lui posâmes donc la question. Et lui de répondre : « Il n’y a aucun mal à ce que vous agissiez ainsi, car, d’ici au Jour de la Résurrection, tout être dont l’existence aura été prédestinée par Allah, ne manquera pas d’exister ». »

Hadith (Bukhari) : Jâbir Ibn Abdallah et Salama Ibn al-Akwa ont dit : « Nous étions en expédition quand l’Envoyé de Dieu vint nous rejoindre et nous dit : Vous êtes autorisés à contractez des mariages temporaires ; usez de cette faculté ».

Il mit fin a priori à cette pratique – détournement évident de l’interdit de la fornication – lorsqu’il jugea ultérieurement (en 628, soit 6 ans après l’hégire) que la continence sexuelle n’était plus susceptible, compte tenu du renforcement de son armée, de lui porter préjudice militairement.

Hadith (Bukhari) : Al-Hasan Ibn Muhammad Ibn Ali et son frère Abdallah rapportent que leur père Ali a dit a Ibn Abbas : « Le Prophète a interdit le mariage temporaire et la chair des ânes domestiques à l’époque de Khaybar ».

Conclusion : Mahomet savait adapter sa religion pour garder auprès de lui les hommes de son armée : Mahomet conditionnait sa religion à sa stratégie politique. C’est cela qui est clair.