Comment manipuler le Coran (3)

L’émission de France 2 « Islam » du dimanche 5 décembre 2019 abordait le sujet central mais ô combien délicat de la lecture du Coran. Je reviens sur les principaux aspects de cette émission qui, comme c’était prévisible, a fait la part belle aux occultations et aux mensonges. 

  • La guerre sainte

L’utilisation du terme de « guerre sainte », naturellement vigoureusement contestée par les islamophiles occidentaux, résulte de la simple lecture du Coran, Mahomet ayant donné lui-même le meilleur exemple de la guerre offensive au nom de la religion. 

Il est tout à fait intéressant de constater la contradiction dans laquelle se plonge l’intervenant de l’émission lorsqu’il dit : « Le verset 32 de la sourate 5 où il est dit : « à chaque fois que les ennemis du prophète allument le feu de la guerre, Dieu l’éteint ». »

D’abord, ce qui est évoqué ici n’est pas la guerre provoquée par les musulmans mais celle provoquée par les ennemis de l’islam, en l’occurrence les juifs : dans ce cas, il est bien naturel qu’Allah vienne au secours des musulmans pour mettre fin à une guerre déclarée contre eux. L’argument ne vaut donc rien.

Mais le plus drôle dans tout cela est que cet intervenant se trompe de verset, ce qui est quand même stupéfiant pour un spécialiste de l’islam sur un sujet aussi important, puisqu’il fait référence au verset 64 (et non 32) de la sourate 5 qui est beaucoup moins pacifiste qu’il y paraît lorsqu’on le lit en entier étant donné la haine viscérale que voue l’islam au juifs (l’emploi de la majuscule dans la citation renvoie à Allah) : « Et les Juifs disent : « La main d’Allah est fermée ! » Que leurs propres mains soient fermées, et maudits soient-ils pour l’avoir dit. Au contraire, Ses deux mains sont largement ouvertes : Il distribue Ses dons comme Il veut. Et certes, ce qui a été descendu vers toi de la part de ton Seigneur va faire beaucoup croître parmi eux la rébellion et la mécréance. Nous avons jeté parmi eux l’inimité et la haine jusqu’au Jour de la Résurrection. Toutes les fois qu’ils allument un feu pour la guerre, Allah l’éteint. Et ils s’efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu’Allah n’aime pas les semeurs de désordre. » 

Et s’agissant de l’argument de la légitime défense, il est tout simplement grotesque pour qui a pris la peine de lire les textes sacrés musulmans : mais comme les Français ne se donnent pas la peine de lire, on peut tenter de leur faire gober n’importe quoi.

Si cette émission est globalement consternante, l’animateur a néanmoins l’honnêteté et le courage d’interrompre l’intervenant pour faire part de son étonnement :

Face à cet étonnement bien légitime, la confusion explose car tout le discours précédemment orienté vers la défense de l’idée d’un islam pacifique vole en éclats du fait des débats qui hantent le clan musulman, l’intervenant n’ayant que des arguments d’autorité péremptoires à formuler.

Quant au véritable verset 32 de la sourate 5 (« Quiconque tuerait une personne… »), évoqué par l’intervenant à l’appui de l’humanisme revendiqué par l’islam…

…j’ai déjà eu l’occasion d’en expliquer largement la signification : https://islametoccident.fr/?p=2624

Attentat de Colombes : le gouvernement veille

Selon les informations données par Le Parisien, un homme, Youssef T., a foncé en voiture le lundi 27 avril 2020 sur deux policiers avec l’intention de les tuer.

S’agit-il d’un catholique français de souche, homme racisé blanc de plus de 50 ans, rendu ivre par la sur-consommation de vin de messe ? Laissons la justice se saisir de l’affaire. Heureusement, le vigoureux gouvernement français veille et nous protège des dangers qui nous menacent (plus de 260 morts dus aux attentats musulmans en France depuis 2015). Les bonnes gens peuvent dormir tranquilles.

Comment manipuler le Coran (2)

L’émission de France 2 « Islam » du dimanche 5 décembre 2019 abordait le sujet central mais ô combien délicat de la lecture du Coran. Je reviens sur les principaux aspects de cette émission qui, comme c’était prévisible, a fait la part belle aux occultations et aux mensonges. 

  • La propagande de la « contextualisation »

Pour une raison obscure, l’interprétation pacifiste et humaniste du Coran – les versets en question n’étant jamais cités, pour autant qu’ils existent – n’est jamais discutée tandis que la lecture tout simplement littérale du Coran doit, elle, toujours être remise en question car elle conduit effectivement au constat patent que l’islam est une religion belliqueuse.

La lecture du Coran est tellement insupportable que les intervenants en arrivent au paroxysme de l’absurdité : un texte écrit comme le Coran ne voudrait rien dire par lui-même. Alors à quoi cela sert-il d’écrire ? La logique musulmane semble donc bien éloignée de l’esprit français de Boileau : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ».

Si la fortune historique a souri par hasard au projet stalinien de société mahométane (Mahomet ayant failli être tué à la bataille de Badr), il semble que la destinée de Mahomet aurait bien pu inspirer ces vers : « Il est certains esprits dont les sombres pensées / Sont d’un nuage épais toujours embarrassées ; / Le jour de la raison ne le saurait percer. / Avant donc que d’écrire apprenez à penser. »

Et c’est d’autant plus comique que le Coran prétend à tout bout de champ être un texte « parfait et explicite ».

Coronavirus et avortement : la mort à deux vitesses

L’islam condamne à juste titre l’avortement à l’exception du cas où la vie de la mère est en danger puisque l’avortement constitue évidemment une ingérence de l’homme au sein de l’ordre voulu par Dieu. Pour autant, les responsables politiques et judiciaires européens et français font feu de tous bois pour continuer à alimenter le sinistre réservoir de la grande faucheuse et à donner bonne conscience aux 220.000 femmes qui, chaque année en France, assassinent leurs enfants à naître. L’article de l’E.C.J.L. ci-dessous analyse les risques collatéraux de l’épidémie de COVID-19 dans ce domaine.

« Le droit à la vie, consacré par l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme, est une « liberté fondamentale ». C’est ce qu’a rappelé le Conseil d’État le 22 mars 2020 dans une ordonnance sur les mesures de confinement contre le coronavirus (n° 439674). Dans le cadre de l’instruction, c’est aussi ce qu’a affirmé le ministre des solidarités et de la santé (mémoire de défense, 21 mars).

Pourtant, ce même ministre, Olivier Véran, a dénoncé le 1er avril une « réduction inquiétante du recours à l’IVG », à cause du confinement. Il a précisé : « il est hors de question que l’épidémie de Covid-19 restreigne le droit à l’avortement dans notre pays ». Alors même que le système de santé est actuellement engorgé, le gouvernement a fait de l’IVG une « urgence » et a cédé face aux pressions féministes profitant des circonstances sanitaires pour demander une nouvelle extension du délai d’avortement.

L’enfant à naître, en tant que petit homme, est-il exclu de la protection des droits de l’homme ? La CEDH prétend ne pas pouvoir répondre à cette question, et laisse aux États le soin de décider qui est une « personne » et qui ne l’est pas, au point de priver de protection un enfant tué accidentellement lors de l’accouchement. Pourtant, d’après l’ancien juge slovène à la CEDH, Boštjan Zupančič, les pères fondateurs de la Convention européenne considéraient que l’embryon et le fœtus sont titulaires des droits de l’homme, et donc du droit à la vie, dès la conception.

M. Zupančič a développé plusieurs arguments en faveur du respect de cette conception des pères fondateurs. Il dénonce notamment le mensonge suivant lequel la femme « disposerait de son corps » en avortant, car son corps et celui du fœtus sont distincts : Ils ont deux cœurs différents, deux patrimoines génétiques différents.

À l’inverse de la France, plusieurs États américains ont décidé d’interdire aux établissements de santé de pratiquer des IVG, pendant la durée de l’épidémie de Covid-19, au motif que les hôpitaux et les cliniques sont en pénurie d’équipements, de personnels médicaux, et de capacités d’accueil. Contrairement à de nombreuses autres opérations chirurgicales ou médicales, si une IVG est annulée, il n’y a aucun danger physique pour la patiente concernée.

Le débat sur l’avortement dans les circonstances sanitaires actuelles a permis de pointer les incohérences des « pro-avortement ». La plupart des États ont distingué les opérations médicales essentielles, à maintenir, des opérations dites « électives », à suspendre en période d’épidémie. Du latin electivus, « qui marque le choix », ces dernières, si elles sont en général utiles, ne sont en tout cas pas indispensables. Les « pro-choix », militant pour que l’IVG soit un « choix », n’ont pas su comment argumenter contre la suspension des IVG en tant qu’« opérations électives ».

Pour revenir à la France, un médecin réanimateur a dénoncé le 25 mars un attachement à la vie humaine à deux vitesses. D’un côté la « liberté des soignants à ne pas vouloir donner la mort à un être humain » est régulièrement contestée, par exemple dans une décision très récente de la CEDH de l’autre il leur est demandé en cette période de mener un « combat pour défendre la vie, la vie des malades ». Ce médecin, au cœur de l’épidémie de par sa spécialité, a fait part à l’ECJL d’une espérance : « le coronavirus (…) nous rappelle que la vie humaine est sacrée. Il faudra nous en souvenir après cette crise sanitaire, pour que les lois en soient de fidèles témoins ».

Enfin, les actualités pro-vie de ces dernières semaines ont été marquées par le décès du Docteur Xavier Dor le 4 avril, atteint du coronavirus. Ce pilier de l’engagement français pro-vie pointait souvent un autre paradoxe actuel : « on a aboli la peine de mort ; pourtant, on n’a jamais autant tué qu’aujourd’hui avec l’avortement, et toutes les victimes sont innocentes ».

Cette inversion des valeurs, qui a eu lieu en France, s’observe aussi à la CEDH où l’avortement a récemment été présenté comme un soin de santé ordinaire, privant le personnel médical de la garantie de son droit à l’objection de conscience.

C’est parce que ces enfants à naître sont « sans voix » que l’ECLJ continue de les défendre devant les instances internationales afin que soit pleinement respecté le droit à la vie.»

Visiblement, le gouvernement ment sur l’islam comme il ment sur le coronavirus

Les mensonges gouvernementaux ont la vie dure. Le parallèle entre la période actuelle marquée par le coronavirus et ces trente dernières années d’importation massive en Europe de l’islam, coronavirus de l’esprit, n’est-il pas frappant ? Toujours la même inconséquence, le même dilettantisme, la même arrogance…

Comment manipuler le Coran (1)

L’émission de France 2 « Islam » du dimanche 5 décembre 2019 abordait le sujet central mais ô combien délicat de la lecture du Coran. Je reviens sur les principaux aspects de cette émission qui, comme c’était prévisible, a fait la part belle aux occultations et aux mensonges. 

  • Jihad / Kital : de l’art de noyer le poisson

L’expression « al jihad fi sabil Allah » ou « combat dans la voie de Dieu » est une expression fréquente dans le Coran.

Ce combat est d’abord pour le croyant un effort à faire sur soi-même pour se conformer aux préceptes religieux qui doivent gouverner sa vie, mais aussi et clairement en islam un combat si nécessaire guerrier contre les non-musulmans, comme en témoigne abondamment tant la biographie de Mahomet que les hadiths de la Sunna. Toutefois, afin d’occulter le caractère tout à fait guerrier que peut indubitablement recouvrir le « jihad », certains intellectuels ou religieux musulmans prétendent que la connotation guerrière ne se retrouverait que dans le terme arabe « kital » qui renvoie plus directement et sans équivoque au fait de tuer.

Bien entendu, les propos de cet intervenant ne font l’objet d’aucune contradiction. Cette querelle linguistique est à vrai dire de peu d’intérêt en réalité si l’on suit l’exemple de Mahomet qui a enchaîné à partir de Médine razzias et pillages, guerres offensives, assassinats nominatifs, extermination des juifs, etc. J’ai eu l’occasion de documenter abondamment ces différents faits sur ce site.

D’ailleurs l’intervenant se contredit lui-même puisqu’un peu plus tard dans l’émission il précise que « le jihad n’est pas une obligation » : or si le jihad est bien l’effort du croyant sur lui-même, comment ce jihad ne peut-il pas faire partie des obligations essentielles du croyant ? Cela n’a aucun sens. L’intervenant se prend les pieds dans ses propres mensonges.

Au bout du compte, ces distinguos linguistiques et rhétoriques subtils ont seulement pour objectif d’occulter ce qu’a été Mahomet lui-même selon les sources musulmanes elles-mêmes : un homme de guerre, dès qu’il s’est agi d’imposer une autorité qui n’arrivait pas à s’imposer par le souffle de sa spiritualité.