La prière

La jurisprudence malikite précise de nombreux aspects pratiques concernant la prière. Pour en mesurer la diversité, voici quelques exemples :

«  Ali ibn Abdul Rahman al Muawi a rapporté : Abdullah ibn Omar m’a vu me distraire avec des galets alors que je priais. Ma prière achevée, il m’interdit de faire une chose pareille et me dit : « Fais ce que faisais l’envoyé de Dieu. » Je lui demandai : « Que faisait l’envoyé de Dieu ? » Il répondit : « Quand il s’asseyait au cours de la prière, il mettait sa main droite sur sa cuisse droite en joignant tous ses doigts sauf l’index, qu’il gardait tout droit, et sa main gauche sur sa cuisse gauche. » »

« Abdullah ibn Omar a rapporté que l’envoyé de Dieu a dit : « La prière en commun surpasse de 27 fois celle qui est fait individuellement. » »

« Abû Hurayra a rapporté que l’envoyé de Dieu a dit : « La prière en commun est de 25 fois plus méritante que celle fait individuellement. » »

«  Abbad ibn Tamim a rapporté qu’il a entendu Abdullah ibn Zayd al-Mazini dire : « L’envoyé de Dieu se rendit au lieu de la prière pour faire la prière consacrée à la demande de pluie, en changeant la disposition de son vêtement, en s’orientant vers la qiblah. » »

« Abu Ayub al-Ançair, le compagnon de l’envoyé de Dieu était en Égypte et dit : Par Dieu, je ne sais pas quoi faire de ces cabinets de toilette, bien que l’envoyé de Dieu ait dit : « Quand l’un de vous satisfait un besoin naturel, que sa face ne soit pas orientée vers la qiblah, et qu’il ne lui tourne pas le dos. » »

Les ablutions

Un bon exemple de l’énorme place prise par les rituels (cf. article loi & règles) dans la vie quotidienne du musulman est constituée par les règles touchant à la pureté rituelle et aux ablutions.

Dans l’ouvrage al-Muwatta, qui est la synthèse pratique de l’enseignement islamique du rite mâlikite, le livre 2 de 27 pages leur est entièrement consacré. Les prescriptions abordent de nombreux aspects pratiques de cette purification purement symbolique : l’image ci-dessous reprend à titre d’illustration les différentes sections de ce livre :

Pureté rituelle

Pour mesurer la diversité de points abordés dans le rite malikite, voici quelques exemples  :

« Abû Hurayra a rapporté que l’envoyé de Dieu a dit : « Celui qui fait ses ablutions, qu’il fasse entrer l’eau dans ses narines puis qu’il la rejette. Celui qui veut s’essuyer, qu’il utilise un nombre impair de pierres. » »

« Mâlik a rapporté d’après Zayd ibn Aslam, au sujet de l’interprétation de ce verset : « Ô vous les croyants ! Lorsque vous vous levez pour faire la prière, lavez vos visages alors et vos mains jusqu’aux coudes et passez vos mains humides sur vos têtes, et lavez-vous les pieds jusqu’aux chevilles. » »

« Bursa Bent Çafwan m’a fait savoir qu’elle a entendu l’envoyé de Dieu dire : « Lorsque l’un de vous touche sa verge, qu’il fasse ses ablutions. » »

« Abdullah ibn Omar disait souvent : « Un baiser qu’un homme fait à sa femme ou le fait de la palper constituent un attouchement. Celui qui embrasse sa femme ou qui la palpe avec sa main droite doit faire ses ablutions. » »

«  Aïcha, la mère des croyants, a rapporté : « Lorsque l’envoyé de Dieu voulait faire une lotion à la suite d’une impureté rituelle due à des rapports charnels, il commençait par se laver les mains, puis il faisait ses ablutions comme pour faire la prière, ensuite il plongeait ses doigts dans l’eau et les faisait passer dans ses cheveux, puis versait de l’eau sur sa tête, trois fois de suite, en puisant l’eau avec les pames, enfin il répandait de l’eau sur tout son corps. » »

« On fit savoir à Mâlik qu’on demanda à Aïcha au sujet de la lotion de la femme à la suite de rapports charnels ; elle répondit : « Qu’elle verse trois poignées d’eau sur sa tête, puis qu’elle se lave la chevelure. » »

«  Mahmud ibn Zubayd al-Ançarî a demandé à Zayd ibn Thâbet au sujet de l’homme qui a eu un rapport charnel avec sa femme, puis qui a arrêté l’acte sans éjaculer ce qu’il doit faire dans ce cas. Zayd lui répondit : « Qu’il fasse une lotion. » Mahmud répliqua : « Mais Ubay ibn Ka’b ne trouve pas que la lotion est d’obligation. » Zayd rétorqua : « Ubay ibn Ka’b avait changé d’avis avant de mourir. » »

« Abdullah ibn Omar disait : « Une fois que l’organe génital mâle pénètre dans l’organe génital femelle, la lotion devient un devoir obligatoire. » »