Tribune des imams dans Le Monde : l’islam de France est entré dans sa période surréaliste

Une trentaine d’imams a publié une tribune dans le journal Le Monde le 24 avril 2018, deux jours après le « manifeste contre le nouvel antisémitisme » publié dans le journal Le Parisien le 22 avril 2018 et signé par trois cents personnalités.

Les imams y dénoncent l’antisémitisme et le terrorisme présents en France dans des termes qu’il est intéressant d’analyser. En voici quelques extraits assez étonnants, voire sidérants.

  • « Si nous avons décidé de prendre la parole, c’est parce que la situation, pour nous, devient de plus en plus intenable ; et parce que tout silence de notre part serait désormais complice et donc coupable, même s’il ne s’agissait jusqu’à présent que d’un mutisme de sidération. »

Les imams, sans doute bouche bée par ce « mutisme de sidération », se rendent compte que le silence ne doit plus être de mise : constatation bien tardive alors que l’islam est revendiqué ouvertement par de nombreux terroristes depuis des années comme le moteur de leurs actions (dans le monde entier).

  • « Une situation cancéreuse à laquelle certains imams malheureusement ont contribué, souvent inconsciemment. Le courage nous oblige à le reconnaître. »

Oui, effectivement, les imams qui veulent suivre l’orthodoxie de l’islam de Mahomet ont répandu le vrai islam en France et en particulier favorisé le développement du fondamentalisme, et de façon tout à fait consciente contrairement à ce que ce texte affirme (avec l’appui de courants ou de pays bien identifiés). Il aurait été beaucoup plus courageux de le reconnaître de façon spontanée il y a déjà des années plutôt que forcés et contraints aujourd’hui dans le contexte d’un dévoilement de plus en plus évident de la nature de la doctrine musulmane et de son rapport à la violence.

  • « Depuis plus de deux décennies, des lectures et des pratiques subversives de l’islam sévissent dans la communauté musulmane, générant une anarchie religieuse, gangrenant toute la société. » « Nous sommes touchés aussi en tant que musulmans, comme le reste de nos coreligionnaires, musulmans paisibles, qui souffrent de la confiscation de leur religion par des criminels. »

C’est la grande et stupéfiante théorie de l’islam confisqué par des fous : on ne comprend pas bien alors pourquoi il n’existe toujours pas, après tant d’années, un corpus de textes expurgé de tous ceux qui posent problème et qui ne seraient plus d’actualité. On voudrait pouvoir comprendre ce propos assez confus à l’aide d’exemples précis illustrant comment s’opère cette confiscation : les imams, ici ou ailleurs, n’en donnent malheureusement pas.

  • « Citoyens aussi, nous voulons proposer notre expertise théologique aux différents acteurs qui sont confrontés aux phénomènes de la radicalisation dans les prisons, dans les établissements publics, fermés et ouverts, afin de répondre à des aberrations religieuses par un éclairage théologique lorsque les arguments avancés par ces jeunes sont d’ordre religieux. Une expertise que seuls les imams peuvent apporter. » « Nous appelons les imams éclairés à s’investir et à s’engager dans le virtuel et prodiguer un contre-discours qui prévient toutes pratiques de rupture et toutes formes d’extrémisme pouvant directement ou indirectement conduire au terrorisme. »

Cet engagement a déjà été pris il y a deux ans vis-à-vis du gouvernement français. Il n’en est rien sorti et il ne peut rien en sortir puisque les textes qui posent problème sont authentiques, incontestés en islam et tout à fait clairs.

  • « Cette radicalité ou radicalisation doit être combattue intelligemment par tous les concernés, des politiques aux imams en passant par la famille, l’école, le sécuritaire… Que chacun assume sa part de responsabilité. Les imams seuls ne peuvent donner la solution. Ils sont confrontés à de nouvelles formes de religiosité que leur formation religieuse théologique n’a pas prévues. »

Le texte atteint ici un sommet dans le pathétique irresponsable et la sidération. Mais alors, si les imams de l’islam dit « modéré » n’ont pas les outils suffisants pour déconstruire cette prétendue manipulation des esprits, alors qui ? Ils auraient été mal formés et appellent maintenant « au secours » : c’est vraiment trop bête…

  • « Notre indignation est aussi religieuse en tant qu’imams et théologiens qui voyons l’islam tomber dans les mains d’une jeunesse ignorante, perturbée et désœuvrée. » «Cette idée qui voudrait que l’islam soit génétiquement opposé à l’Occident et qu’il est invinciblement incompatible avec les valeurs de la République est précisément celle qui fait des ravages chez toute une jeunesse ignare, sans culture religieuse. » « Ce mélange des genres augmente la frustration d’une jeunesse exclue et qui se sent victime d’une promesse d’égalité non tenue. »

La méconnaissance des textes sacrés de l’islam par les musulmans est répandue en France ; il est facile de le constater. Le diagnostic des imams est encore pire et sans détour vis-à-vis de la jeunesse musulmane, sensible au charme du fondamentalisme, et qui serait aussi responsable de sa propre chute. Après l’argument incompréhensible d’une religion confisquée, c’est l’argument de la sottise des musulmans ou de la culpabilisation de la société française à l’égard d’une prétendue promesse non tenue.

Tout cela permet d’éviter la seule question qui fâche : le message du fondamentalisme séduit-il une jeunesse, certes en manque de repères, sur la base d’un discours s’appuyant sur une réalité doctrinale réelle ou inventée ? La question n’est pas posée.

  • « Nous appelons à bien écouter et entendre la mise en garde du Prophète qui dit que : « Le musulman qui porte atteinte à la vie d’une personne innocente vivant en paix avec les musulmans ne sentira jamais le parfum du Paradis. » Cette sentence sans appel dissuade et prévient sans équivoque celui qui penserait à ôter la vie d’autrui, que ce n’est pas un Paradis et des Houris qui l’attendraient mais un Enfer et ses tourments. » « Certains n’hésitent plus à avancer en public et dans les médias que c’est le Coran lui-même qui appelle au meurtre. Cette idée funeste est d’une violence inouïe. »

La liste des textes sacrés musulmans qui appellent à la haine, à l’humiliation, au meurtre des mécréants, au jihad, au martyr au combat, est, elle, sans appel (se reporter au « Livret musulman de premier secours » téléchargeable sur ce site : https://islametoccident.fr/?page_id=1786 ). Ce sont plutôt le mensonge et l’occultation de nombreux textes qui sont inouïs.

Oui, la paix existe (en principe) entre les musulmans, mais entre les musulmans et les mécréants, c’est une toute autre histoire. Mahomet lui-même a massacré plusieurs centaines de prisonniers juifs à Médine, fait assassiner des opposants, mener une guerre offensive sans merci à ses adversaires, vendu enfants et femmes capturés sur les marchés,…

  • « Le vrai sacrifice est de se donner pour les autres, comme l’a fait notre héros national, le colonel Arnaud Beltrame. »

La « récupération » de la figure du colonel Beltrame dont les fortes convictions chrétiennes sont en rapport avec l’engagement qui lui a coûté la vie est abject.

  • « Certains y ont déjà vu une occasion attendue pour incriminer toute une religion. Elle laisserait entendre que le musulman ne peut être pacifique que s’il s’éloigne de sa religion : un musulman positif, totalement sécularisé. Bref, un musulman sans islam. Le vrai musulman, le bon, ne peut être véritablement qu’un mauvais musulman et un citoyen potentiellement dangereux. »

La question fondamentale qui est posée est celle du rapport d’un croyant à sa religion ou à son idéologie et sa lucidité à son égard. L’islam, d’autres religions à certaines époques et d’autres idéologies comme le communisme (l’« islam du vingtième siècle » pour Jules Monnerot), le nazisme, le fascisme, n’ont-ils pas abusé, et jusqu’à quel point, de la crédulité humaine pour poursuivre des buts parfois odieux ou abominables ? Quel est, chez son partisan, le niveau de connaissance éclairée de la doctrine de l’idéologie à laquelle il adhère ? Jusqu’où va sa responsabilité ?

Manifeste « contre le nouvel antisémitisme » : un texte nécessitant une mise au point

Plus de 250 « personnalités » ont signé une tribune publiée dans Le Parisien le 21 avril 2018 en réaction à un antisémitisme d’origine musulmane croissant mais qui est resté longtemps tabou en France.

  • Le texte

Manifeste « contre le nouvel antisémitisme »

« Cette terreur se répand »

« L’antisémitisme n’est pas l’affaire des Juifs, c’est l’affaire de tous. Les Français, dont on a mesuré la maturité démocratique après chaque attentat islamiste, vivent un paradoxe tragique. Leur pays est devenu le théâtre d’un antisémitisme meurtrier. Cette terreur se répand, provoquant à la fois la condamnation populaire et un silence médiatique que la récente marche blanche a contribué à rompre. Lorsqu’un Premier ministre à la tribune de l’Assemblée nationale déclare, sous les applaudissements de tout le pays, que « la France sans les Juifs, ce n’est plus la France », il ne s’agit pas d’une belle phrase consolatrice mais d’un avertissement solennel : notre histoire européenne, et singulièrement française, pour des raisons géographiques, religieuses, philosophiques, juridiques, est profondément liée à des cultures diverses parmi lesquelles la pensée juive est déterminante. Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d’être assassinés – et certains torturés – parce que Juifs, par des islamistes radicaux.

« Une épuration ethnique à bas bruit »

Pourtant, la dénonciation de l’islamophobie – qui n’est pas le racisme anti-Arabe à combattre – dissimule les chiffres du ministère de l’Intérieur : les Français juifs ont 25 fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans. 10 % des citoyens juifs d’Ile-de-France – c’est-à-dire environ 50 000 personnes – ont récemment été contraints de déménager parce qu’ils n’étaient plus en sécurité dans certaines cités et parce que leurs enfants ne pouvaient plus fréquenter l’école de la République. Il s’agit d’une épuration ethnique à bas bruit au pays d’Émile Zola et de Clemenceau.

Pourquoi ce silence ? Parce que la radicalisation islamiste – et l’antisémitisme qu’il véhicule – est considérée exclusivement par une partie des élites françaises comme l’expression d’une révolte sociale, alors que le même phénomène s’observe dans des sociétés aussi différentes que le Danemark, l’Afghanistan, le Mali ou l’Allemagne… Parce qu’au vieil antisémitisme de l’extrême droite, s’ajoute l’antisémitisme d’une partie de la gauche radicale qui a trouvé dans l’antisionisme l’alibi pour transformer les bourreaux des Juifs en victimes de la société. Parce que la bassesse électorale calcule que le vote musulman est dix fois supérieur au vote juif.

« Nous attendons de l’islam de France qu’il ouvre la voie »

Or à la marche blanche pour Mireille Knoll, il y avait des imams conscients que l’antisémitisme musulman est la plus grande menace qui pèse sur l’islam du XXIème siècle et sur le monde de paix et de liberté dans lequel ils ont choisi de vivre. Ils sont, pour la plupart, sous protection policière, ce qui en dit long sur la terreur que font régner les islamistes sur les musulmans de France. En conséquence, nous demandons que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémite catholique aboli par Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime.

Nous attendons de l’islam de France qu’il ouvre la voie. Nous demandons que la lutte contre cette faillite démocratique qu’est l’antisémitisme devienne cause nationale avant qu’il ne soit trop tard. Avant que la France ne soit plus la France. »

  • Un débat enfin posé mais qui ne doit pas faire oublier l’essentiel

Malheureusement, si l’antisémitisme musulman gagne incontestablement du terrain en France, ce texte commet une erreur importante en laissant supposer une certaine nouveauté liée à ce qui constituerait une dérive récente de la compréhension des textes sacrés de l’islam : or l’antisémitisme contenu dans la doctrine même de l’islam n’est pas du tout un phénomène nouveau mais au contraire un phénomène tout à fait ancien qui remonte à Mahomet lui-même. Les textes sacrés musulmans (Coran, Hadiths et biographie de Mahomet) sont clairs sur le sujet, Mahomet ayant lui-même chassé puis exterminé les juifs de Médine (sans compter les nombreuses paroles haineuses contenues dans le Coran). Les personnes intéressées par une vue assez complète de ces textes peuvent se reporter au « Livret musulman de premier secours » téléchargeable sur ce site ( https://islametoccident.fr/?page_id=1786 ).

Ensuite, les textes incriminés qu’il faudrait remettre en cause sont aussi bien les versets du Coran que les hadiths et la biographie de Mahomet : or c’est impossible car l’islam s’effondrerait alors. Contrairement à ce qui est dit par beaucoup, l’islam est d’une grande cohérence dans ses textes : les contradictions apparentes ne sont liées qu’à l’opportunisme politique de Mahomet (et donc à ses changements d’avis), qui a instrumentalisé une religion pour en faire une idéologie politique de conquête du pouvoir (ce qui n’empêche pas d’ailleurs qu’il ait cru avoir un dialogue avec Dieu). Expurger les textes de l’islam : un vœu pieux, car il n’en resterait à la fin plus rien.

Il est probable néanmoins que nombre de signataires de ce texte soient conscients de l’impossibilité congénitale de l’islam de se réformer, comme on le constate depuis plus de mille ans. Ce texte est donc sans doute le premier coup de boutoir sérieux contre l’islam puisqu’il s’attaque (enfin !), non pas aux musulmans, mais à la doctrine de l’islam, et en cela ouvre un débat indispensable qui dépasse de loin les seules frontières françaises. La boîte de Pandore vient peut-être de s’ouvrir.

  • PS : La liste des signataires 

Eliette ABECASSIS ; Richard ABITBOL ; Ruth ABOULKHEIR ; André ABOULKHEIR ; Laure ADLER ; Paul AIDANE ; Nader ALAMI ; Waleed AL-HUSSEINI ; Mohamed ALI KACIM ; Michèle ANAHORY ; François ARDEVEN ; Pierre ARDITI ; Janine ATLOUNIAN ; Muriel ATTAL ; Charles AZNAVOUR ; Elisabeth BADINTER ; Patrick BANTMAN ; Laurence BANTMAN ; Adrien BARROT ; Stephane BARSACQ ; Maurice BARTELEMY ; Stéphane BEAUDET ; Patrick BEAUDOUIN ; Annette BECKER ; Florence BEN SADOUN ; Georges BENSOUSSAN ; Gérard BENSUSSAN ; Alain BENTOLILA ; André BERCOFF ; Aurore BERGE ; François BERLEAND ; Françoise BERNARD ; Florence BERTHOUD ; Naem BESTANDJI ; Muriel BEYER ; Jean BIRENBAUM ; Claude BIRMAN ; Joelle BLUMBERG ; Marion BLUMEN ; Lise BOËLL ; Jeannette BOUGRAB ; Céline BOULAY-ESPERONNIER ; Michel BOULEAU ; Laurent BOUVET ; Lise BOUVET ; Fatiha BOYER ; Anne BRANDY ; Caroline BRAY-GOYON ; Zabou BREITMAN ; Claire BRIERE-BLANCHET ; Jean-Paul BRIGHELLI ; Pascal BRUCKNER ; Laura BRUHL ; Daniel BRUN ; Carla BRUNI ; François CAHEN ; Séverine CAMUS ; Jean-Claude CASANOVA ; Bernard CAZENEUVE ; Hassen CHALGHOUMI ; Catherine CHALIER ; Elsa CHAUDUN ; Evelyne CHAUVET ; Ilana CICUREL ; Eric CIOTTI ; Gilles CLAVREUL ; Brigitte-Fanny COHEN ; Marc COHEN ; Jonathan COHEN ; Danielle COHEN-LEVINAS ; Antoine COMPAGNON ; Jacqueline COSTA-LASCOUX ; Brice COUTURIER ; Fabrice D’ALMEIDA ; Eliane DAGANE ; Gérard DARMON ; Marielle DAVID ; William DE CARVALHO ; Elisabeth DE FONTENAY ; Xavier DE GAULLE ; Bernard DE LA VILLARDIERE ; Bertrand DELANOË ; Richard DELL’AGNOLA ; Chantal DELSOL ; Gérard DEPARDIEU ; Guillaume DERVIEUX ; Patrick DESBOIS PERE ; Alexandre DEVECCHIO ; Bouna DIAKHABY ; Marie-Laure DIMON ; Joseph DORE MGR ; Daniel DRAÏ ; Michel DRUCKER ; Richard DUCOUSSET ; Stéphane DUGOWSON ; Martine DUGOWSON ; Frédéric DUMOULIN ; David DUQUESNE ; Frédéric ENCEL ; Raphaël ENTHOVEN ; Francis ESMENARD ; Christian ESTROSI ; Elise FAGJELES ; Roger FAJNZYLBERG ; Luc FERRY ; Alain FINKIELKRAUT ; Pascal FIORETTO ; Marc-Olivier FOGIEL ; Renée FREGOSI ; Michel GAD WOLKOWICZ ; Aliou GASSAMAL ; Lucile GELLMAN ; Jasmine GETZ ; Sammy GHOZLAN ; Jean GLAVANY ; Bernard GOLSE ; Roland GORI ; Marine GOZLAN ; Olivia GREGOIRE ; Mohamed GUERROUMI ; Ghislaine GUERRY ; Olivier GUEZ ; Lydia GUIROUS ; Talila GUTEVILLE ; Patrick GUYOMARD ; Noémie HALIOUA ; Françoise HARDY ; Frédéric HAZIZA ; Jean-Luc HEES ; Serge HEFEZ ; François HEILBRONN ; Marie IBN ARABI-BLONDEL ; Aliza JOBES ; Arthur JOFFE ; Michel JONASZ ; Christine JORDIS ; Dany JUCAUD ; Liliane KANDEL KARIM ; David KHAYAT ; Catherine KINTZLER ; Alain KLEINMANN ; Marc KNOBEL ; Haïm KORSIA ; Julia KRISTEVA ; Rivon KRYGIER ; Estelle KULICH ; Philippe LABRO ; Alexandra LAIGNEL-LAVASTINE ; Lilianne LAMANTOWICZ ; Jack LANG ; Joseph LAROCHE ; Damien LE GUAY ; Daniel LECONTE ; Barbara LEFEBVRE ; Yoann LEMAIRE ; Pierre LESCURE ; Bernard-Henri LEVY ; Maurice LEVY ; Stéphane LEVY ; Michèle LEVY-SOUSSAN ; Marceline LORIDAN-IVENS ; Christine LOTERMAN ; Patrick LOTERMAN ; Enrico MACIAS ; Richard MALKA ; Wladi MAMANE ; Yves MAMOU ; Juliette MEADEL ; Sylvie MEHAUDEL ; Yael MELLUL ; Françoise-Anne MENAGER ; Daniel MESGUICH ; Richard METZ ; Habib MEYER ; Radu MIHAILEANU ; Yann MOIX ; Antoine MOLLERON ; Thibault MOREAU ; Jean-Jacques MOSCOVITZ ; Slim MOUSSA ; Laurent MUNNICH ; Lionel NACCACHE ; Marc NACHT ; Aldo NAOURI ; Xavier NIEL ; Sophie NIZARD ; Anne-Sophie NOGARET ; Karina OBADIA ; Jean-Pierre OBIN ; Edith OCHS ; Christine ORBAN ; Olivier ORBAN ; Marc-Alain OUAKNIN ; Yann PADOVA ; Brigitte PASZT ; Dominique PERBEN ; André PERRIN ; Serge PERROT ; Laurence PICARD ; Céline PINA ; François PINAULT ; Jean-Robert PITTE ; Nidra POLLER ; Richard PRASQUIER ; Michael PRAZAN ; Nadège PULJAK ; Jean-François RABAIN ; Marianne RABAIN-LEBOVICI ; Ruben RABINOVITCH ; Jean-Pierre RAFFARIN ; Christiane RANCE ; Jean-Jacques RASSIAL ; Renaud RENAUD ; Jean-Louis REPELSKI ; Solange REPLESKI ; Ivan RIOUFOL ; Jacob ROGOZINSKI ; Olivier ROLIN ; Marie-Helène ROUTISSEAU ; Catherine ROZENBERG ; Philippe RUSZNIEWSKI ; Boualem SANSAL ; Georges-Elia SARFAT ; Nicolas SARKOZY ; Josiane SBERRO ; Jean-Paul SCARPITTA ; Eric-Emmanuel SCHMITT ; Dominique SCHNAPPER ; André SENIK ; Joann SFAR adim SHER ; Stéphane SIMON ; Patricia SITRUK ; Jean-François SOLAL ; Paule STEINER ; Jean-Benjamin STORA ; Francis SZPINER ; Anne SZULMAJSTER ; Pierre-André TAGUIEFF ; Maud TANACHNIK ; Jacques TARNERO ; Michel TAUBER ; Daniel TECHNIO ; Julien TROKINER ; Cosimo TRONO ; Monette VACQUIN ; Henri VACQUIN ; Philippe VAL ; Caroline VALENTIN ; Manuel VALLS ; Sibyle VEIL ; Jacques VENDROUX ; Natacha VITRAT ; Sabrina VOLCOT-FREEMAN ; Régine WAINTRATER ; Laurent WAUQUIEZ ; Aude WEILL-RAYNAL ; Simone WIENER ; Annette WIEVIORKA ; Jean-Pierre WINTER ; Jacques WROBEL ; André ZAGURY ; Alain ZAKSAS ; Paul ZAWADZKIv Marc ZERBIB ; Céline ZINS ; Jean-Claude ZYLBERSTEIN.

Comment être musulman aujourd’hui ?

L’émission de France 2 « Islam » du 1er avril 2018 était consacrée au thème « comment être musulman aujourd’hui ? ». L’islam étant la seule religion à alimenter régulièrement le terrorisme religieux dans le monde entier depuis de nombreuses années, il est logique que cette situation finisse par susciter quelques interrogations chez tous les non-musulmans quant à la nature de l’islam et aux messages inconsistants que les médias délivrent à ce propos. Mais ce débat s’impose aussi chez les musulmans comme en témoignent les intervenants de cette émission.

  • La tentation du salafisme

Face aujourd’hui à une multitude d’interprétations fournies par toutes sortes d’imams, les musulmans semblent perdus lorsqu’il s’agit de définir l’essence de leur religion et certains tentent de se raccrocher à un islam qu’ils pensent être le seul stable et véritable : l’islam de Mahomet et de ses Compagnons et autres pieux anciens appelés « salafs ».

France 2 Islam 180401 Etre musulman 1 Extrait 3

« Chez un certain nombre de musulmans aujourd’hui – et disons cela a été très marqué durant le XXème siècle – il y a eu la volonté de revenir à l’exemple des pieux anciens, ce qu’on appelle donc les « salafs », et peut-être même parfois à idéaliser cette époque (…). »

Le salafisme semble donc bien être une des illustrations du désarroi qui règne aujourd’hui chez les musulmans quant au sens qu’ils donnent à leur propre religion.

  • Un passé idéalisé

Comme le souligne l’intervenant, ce passé peut être idéalisé, et l’est en réalité en permanence si on le compare à la réalité de l’histoire musulmane telle que les sources musulmanes elles-mêmes la décrivent. En effet, Mahomet a été incapable de proposer une doctrine cohérente et de haute tenue spirituelle à ses partisans (d’où notamment le principe stupéfiant et aberrant de l’abrogation, innovation majeure permettant de modifier la doctrine de l’islam au gré des vicissitudes de l’histoire de Mahomet), et n’a pas été en mesure d’avoir un successeur en dépit d’une sexualité qu’on qualifierait aujourd’hui d’obsessionnelle (ayant eu jusqu’à neuf femmes en même temps). Le monde musulman s’est ainsi trouvé à sa mort dans un grand désarroi qui a conduit très rapidement à ce qui est appelé la première grande « fitna » ou grande « discorde » entre les musulmans,

France 2 Islam 180401 Etre musulman 1 Extrait 2

« Il y a eu de grandes épreuves au sein du monde musulman : on pense en particulier à la première fitna, la première grande guerre civile, où il n’était pas du tout clair de savoir qui était vraiment dans la direction droite et qui était dans l’erreur. »

Ce capharnaüm ainsi que la mort violente de 3 des quatre premiers califes ne laissent pas d’étonner pour une religion dite d’amour et de paix et revendiquant détenir toute la sagesse jusqu’à la fin des temps dans un Coran « parfaitement clair et explicite ».

  • Un état des lieux inquiétant

Dans un tel contexte, il est logique que la question du sens de l’islam se pose encore aujourd’hui aux musulmans eux-mêmes, en dehors de la seule chose qui paraisse claire : les valeurs de l’islam étant incompatibles avec les principes des sociétés sécularisées, toute cohabitation dans une société sécularisée impose un abandon contre nature de certaines valeurs et pratiques de l’islam (polygamie, statut des femmes, laïcité, etc.) qui révulse l’islam orthodoxe et qui rend cet « essai de conciliation » – selon le terme du reportage – particulièrement pénible et douloureux.

France 2 Islam 180401 Etre musulman 1 Extrait 1

« Beaucoup de croyants, en particulier ceux des communautés vivant dans des pays non musulmans, essaient de concilier la pratique de leur foi avec les lois et les règles qui régissent les sociétés sécularisées. »

Toutefois, le déni qui entoure souvent cette question pourtant fondamentale aboutit à des réflexions surprenantes : ainsi, comme évoqué dans l’émission, comment l’islam pourrait-il être l’otage de sa propre idéologie puisque les idéologues et les doctrinaires s’appuient précisément sur les textes sacrés de l’islam, en usant de la lecture la plus simple qui soit, la lecture littérale ? Pourquoi, alors que sens premier des textes est tout à fait clair, faudrait-il inventer des interprétations saugrenues qui lui fassent dire finalement le contraire de ce que tout le monde comprend ? Voyage en absurdie…

Jules Monnerot : un grand prophète !

Jules Monnerot, sociologue français, publia pour la première fois en 1949 un livre important : « Sociologie du communisme ».

Dans cet ouvrage, Jules Monnerot analyse notamment la proximité idéologique entre l’islam et les grands totalitarismes du XXème siècle, principalement le communisme, qualifié d’« islam du XXème siècle ». La clarté et la profondeur de son propos, alors que le monde est à cette époque à peine sorti de la deuxième guerre mondiale, que Staline règne en maître et que l’islam n’a pas encore la place qu’il a acquise de nos jours en Europe suite aux vagues d’immigration massives (Afrique du Nord, Turquie, Pakistan, etc.), justifient amplement qu’on y revienne aujourd’hui, la clairvoyance de nombre de constats et la description prémonitoire des difficultés que nous connaissons à cette heure en Europe étant impressionnantes, ceci présageant bien mal de l’avenir de cette Europe d’aujourd’hui, dont une part est devenue déracinée, décervelée et hébétée.

  • La confusion du religieux et du politique

Avec beaucoup de bon sens, Jules Monnerot rappelle une évidence : la confusion du religieux et du politique dans l’islam (pratiquée d’ailleurs depuis toujours dans les pays musulmans), caractéristique qu’il étend au communisme.

« L’islam nous a légué le modèle d’une société où le politique et le sacré sont confondus. Le Coran était la règle indissolublement religieuse, politique et civile. Les infidèles ne pouvaient être que des tributaires. Ils étaient objets de l’histoire et du droit, non sujets. L’empire ottoman se contenta de leur prendre leurs enfants pour en faire des janissaires. Pendant la grande période conquérante, ce qu’il y avait dans l’islam d’État, au sens que nous donnons à ce mot, participait de la doctrine sacrée du prophète, était le corps, la chair et la vie de la doctrine. »

« Cette confusion du politique et du religieux fut une des caractéristiques majeures du monde islamique : elle permet à des chefs d’État d’agir en dehors des frontières de leurs États en tant que « commandeurs des croyants » (Emir al muminim). Ainsi des khalifes ont disposé d’instruments dociles, d’âmes damnées, partout où il y avait des hommes qui relevaient de leur autorité. Les frontières territoriales, par lesquelles certains de leurs sujets semblent leur échapper, ne sont que des obstacles matériels (…). »

« De manière assez comparable à ce qui se produisit lors de l’apparition de l’islam, le « communisme » se présente à la fois comme religion séculière et comme État universel. (…) Religion séculière, il draine les ressentiments, organise et rend efficace les impulsions qui dressent des hommes contre des sociétés où ils sont nés, il travaille obstinément à entretenir, favoriser, accélérer cet état de séparation d’avec elles-mêmes, et de sécession d’une partie de leurs forces vives qui précipite les rythmes de la dissolution et de la destruction. »

« Ces religions n’ont pas de frontière. La Russie soviétique, qui n’est que le centre géographique d’où rayonne l’expansion communiste, ne peut admettre de frontières que provisoires. Les frontières de l’expansion russe ne tracent jamais à cet « islam » en marche que des limites temporaires. Le communisme, comme l’islam conquérant, ignore la distinction du politique et du religieux (…). »

  • Comment se présenter comme « la » vérité

Pour la Russie communiste, comme pour l’islam, il n’existe d’autre vérité que la sienne. La transposition entre communisme/marxisme, national-socialisme et islam coule de source, l’ « Oumma » (communauté des croyants musulmans) étant une sorte d’équivalent de la « patrie » totalitaire.

« Pour l’homme cultivé d’Europe ou d’Amérique, s’il n’est pas communiste, le communiste est un fanatique religieux au service d’un empire en expansion qui tend à la domination mondiale. Aux yeux des communistes, il n’en est pas ainsi : l’avènement du communisme est « ce qui doit arriver » : toute l’histoire, tout le passé humain ne prend de sens que par ce fait futur. Le communisme est en marche. La religion n’est religion que pour les autres. Pour le religionnaire, elle n’est que la forme la plus haute de la vérité. Aux yeux du vrai croyant, il n’y a plus de Russie, mais ce croyant ne croit pas qu’il est croyant : il est en possession de la vérité, c’est-à-dire qu’il prend « ce qui le possède » pour la vérité. On le voit saisi pour cette « vérité » d’un attachement actif que la vérité (dans la science) n’a pas coutume d’inspirer, et qu’elle ne demande pas. Le communisme est une confession et cette confession a quelque chose comme une patrie ; de ce fait, une telle patrie n’est pas une patrie comme les autres. Le communisme est à la Russie soviétique comme à l’empire abbasside la religion islamique : ce n’est qu’une comparaison, mais nécessaire : le communisme n’est pas un « parti nationaliste étranger », c’est une secte religieuse de conquérants du monde pour qui la Russie n’est que la position fortifiée à partir de quoi on livre bataille. »

« Le marxisme est pour le présent une doctrine de la prédestination sociologique (…) et, pour le futur, un messianisme de l’espèce humaine. C’est que, hors du prolétariat, il n’est point de salut. Tout se passera sur terre. Le peuple élu, le prolétariat opprimé verra le châtiment de ses oppresseurs. (…) Mais il ne s’agit pas d’attendre la réalisation de la promesse : il faut y travailler. Et des échecs, il n’y a jamais que cette conclusion à tirer : le moment n’était pas venu, les temps n’étaient pas mûrs. » (discours rappelant étonnamment celui de l’État Islamique)

« En tant qu’« islam », et l’entreprise russe communiste, et l’entreprise pangermaniste « aryenne » ont subordonné en principe le monde entier qu’elles veulent régir à cette « participation mystique » d’une « orthodoxie » et d’un peuple historique (surtout de la suprême élite de ce peuple, en qui s’incarne la « race » dans le système hitlérien, et la doctrine marxiste, c’est-à-dire la « science », dans le système russe). » (en dépit de la visée universelle de l’islam, rappelons la primauté et le prestige de la branche arabo-musulmane – descendante de Mahomet – ainsi que la prétention scientifique de la doctrine musulmane, le Coran étant prétendument un livre explicite sur toutes choses et qui se trouve à l’origine de tout, d’où les élucubrations hallucinantes de certains imams)

« Dans le national-socialisme allemand, comme dans le communisme, il y avait conjonction d’une tyrannie politique, d’un « islam » [conjonction conquérante d’une religion et d’un peuple], et d’une « doctrine de la prédestination ». » (cf. les visions eschatologiques de l’islam, fréquemment invoquées par les fondamentalistes musulmans pour justifier la violence dans le cadre d’un châtiment divin intervenant dès ici-bas) 

  • Une idéologie névrosée

Islam et communisme mobilisent à leur profit névrose, frustration et irrationalité pathologique affective, mais les Occidentaux ne comprennent pas qu’on ne lutte pas naïvement contre ce type d’idéologie avec les seules ressources de la saine raison, du bon sens ou de l’enrichissement matériel par l’élévation du niveau de vie économique. Nous sommes par-delà le bon sens et la raison.

« Le marxisme peut être utilement comparé aux conséquences névrotiques qui se développent à partir d’un traumatisme affectif : il y a rationalisation de l’expérience, naissance d’une Weltanschauung et d’une praxis qui se développent à partir de l’événement traumatisant (le drame de la prolétarisation). » (transposé en France aujourd’hui en drame de la colonisation et dont il s’agit maintenant de se se venger, ce droit à la vengeance étant exercé au nom de la « victimisation » dans tous les domaines, et en particulier dans celui de la liberté d’expression qu’il convient de bâillonner afin de l’empêcher de s’élever contre le changement de civilisation qui s’opère)

« (…) les voies invisibles par lesquelles le nouvel « islam » draine les ressentiments du monde dont il a juré la perte ; des armes, d’une efficacité meurtrière pourtant sans précédent, peuvent être désarmorcées grâce aux techniques lentes de drainage des ressentiments et de dérivation des agressivités. »

« On n’a pas besoin de partager toutes les vues de Freud sur l’inconscient pour lui accorder qu’en pareil cas les motivations réelles sont hors de portée, c’est-à-dire que le communiste continue à être communiste tout comme l’obsédé individuel continue à être obsédé en dépit des arguments qu’on lui donne, et qui « devraient » faire évanouir son obsession – si, précisément, il n’était un obsédé. Le domaine de la communication des idées est un domaine limité. L’anomalie mentale ou la religion séculière continuent des barrières contre lesquelles se heurte notre désir de communication universelle. Les fondements d’une fraternité humaine fondée sur l’intelligence sont alors battus en brèche. »

« Ce qu’on nomme idéologie n’est rien d’autre qu’un système passionnel ou délirant, collectif. (…) Le communisme du religionnaire communiste est d’ordre « symptomatique », il a un autre sens que le sens intellectuel ; il représente en fait tout autre chose que ce pour quoi il se donne ; en ce sens par rapport à un tel « sujet », le « communisme » est un « syndrome ». On voit jouer avec une très grande netteté le mécanisme bien connu de la passion : tout ce qui est affecté d’une valeur est entraîné dans l’orbite de l’« objet » aimé et se met à participer de cet objet (c’est la « cristallisation ») ; on adhère au marxisme parce qu’il est « vrai », ou « scientifique » ; on soutient l’Union soviétique parce qu’elle est « socialiste », qu’elle est une « société juste ». Le communisme et le communiste ont réponse à tout. (…) Chez le religionnaire se manifestent exclusivisme et monomanie ; l’activité du sujet se concentre et s’unifie tandis qu’elle concourt avec un grand nombre d’activités de même nature dirigées dans le même sens. Les énergies accumulées tendent à ne se décharger que dans un sens. Le « blocage de l’esprit sur un petit nombre d’idées », favorable au succès pratique, s’accompagne souvent de « manifestations de mythomanie généralisée et contagieuse » et de rêves éveillés d’extermination. Des représentations qu’aucun démenti de l’expérience ne peut réduire soumettent les faits à une déformation systématique, les infléchissant et gauchissant toujours dans le même sens. Il y a confusion partielle du désir et de la réalité : on ne fait plus le départ entre ce qui est et ce qu’on voudrait qui soit, entre la formation du réel par les actes des hommes et la formation des idées sous la pression du désir. »

« La vie moderne, surtout dans les grandes villes, est vulnérante : il y a un point à partir duquel l’homme frustré, quelles que soient les apparences dociles qu’il garde, est un homme irréconciliable. Il ne pourra plus être un révolté les ressorts de la révolte sont brisés. (…) Les religions séculières qui les agglomèrent les réintroduisent dans la social et les arrachent à la déréliction. (…) Il arrive que l’homme frustré, à partir du point où il est devenu incapable à la fois de révolte et de réconciliation, « tire un trait », comme celui qui sépare du résultat les chiffres d’une addition. Le compte en est arrêté, le montant en est trop élevé pour pouvoir être réglé dans ce monde comme il va. Ce qui a offensé l’offensé, humilié l’humilié, est devenu inexpiable. (…) L’homme irréconciliable, tiré désormais à un nombre suffisant d’exemplaires, est prêt à placer son ressentiment comme un capital. Il consent alors à une « conjuration », à un « islam » comme une délégation générale des injures à venger et des revanches à prendre. »

« Le mythe agit dans le domaine de l’énergie affective, le dogme dans le domaine intellectuel de l’organisation, de la justification, de la rationalisation ; le dogme, c’est l’idéologie fixée et comme statufiée : il tend à « objectiver » des idées qui n’auraient pas pu être produites sans la foi et qui acquièrent, devenues dogme, une sorte de force autonome, d’existence sociale pour elles-mêmes. Les propositions du dogme peuvent être autant de jugements qui doivent être suivis d’exécution. C’est ainsi qu’une fois totalement investi par un dogme nouveau, plus d’un croyant finit par se réveiller bourreau et devenir exécuteur. On ne discute pas le dogme, on dispute du dogme. Alors que toute proposition scientifique dans nos sociétés passe pour se défendre elle-même, le dogme a besoin d’être armé, le dogme a besoin d’être défendu, le dogme a peur, seules les persécutions le rassurent. (…) Les dignitaires d’une association dogmatique et les porteurs militants du dogme s’identifient affectivement à celui-ci et sont comme blessés dans leur chair par des coups portés au dogme, et s’ils se sentent confusément (ils ne sauraient guère le constater clairement) battus sur le plan intellectuel, tendent à prendre, s’ils le peuvent, sur le plan physique, une revanche sans réplique. »

  • L’organisation de la prise du pouvoir

Reste alors à prendre le pouvoir pour imposer « sa » vérité en recrutant des troupes parmi les déclassés et marginalisés, en s’assurant du concours aveugle des idiots utiles de l’intelligentsia, en s’assurant de la neutralité bienveillante – parfois inconsciente – d’individus détenant des positions clefs.

« Le type d’armée que Lénine préconise est adapté à ce type de guerre non militaire que connaît le XXème siècle : « Il faut que nous ayons partout des hommes…dans toutes les couches sociales, sur toutes les positions permettant de connaître les ressources du mécanisme de l’État…il nous faut de tels hommes, non seulement pour la propagande et l’agitation, mais encore et surtout pour l’organisation ». »

« Les révolutionnaires professionnels, avant la révolution d’Octobre, étaient en Russie des hommes exclus de la production et du droit. Un premier séjour en prison leur rendait ou très difficile ou impossible l’intégration ultérieure à la société tsariste. Ils étaient enfermés par l’Okhrana dans son destin de révolutionnaires. (…) La société tsariste par ses procédés mêmes de défense tendait à créer en marge d’elle-même le « milieu » révolutionnaire. En les chassant de la société, elle enlevait à ces hommes toute perspective autre que la destruction de cette société. »

« Grâce à une série de déformations et simplifications qui en feront une nourriture affective plus assimilable, le marxisme répondra mieux aux besoins de ceux qu’il exalte. (…) L’élan de cet « islam » nouveau [le communisme] risquerait d’être brisé s’il ne trouvait au dedans de la citadelle les transfuges qui doivent ouvrir les portes. D’où l’importance attachée dès l’abord aux « intellectuels » par les bolcheviks, intellectuels eux-mêmes, et qui avaient renversé un régime parce qu’ils avaient su trouver (ou du moins ils le pensaient) « la théorie juste ». Tout se passe comme si les bolcheviks n’avaient jamais douté qu’à la destruction de la bourgeoisie la bourgeoisie dût prêter son concours, que la « mauvaise conscience » bourgeoise dût seconder puissamment cette « conscience socialiste que l’Intelligentsia apportait aux ouvriers de l’ extérieur ». (…) En d’autres termes, dans l’histoire et la description du communisme, on n’a pas accordé aux sympathisants la part qui leur revenait. (…) La bourgeoisie qui se référait soit aux droits de l’homme, soit aux idées chrétiennes, ne s’est jamais tenue pour une aristocratie de naissance : elle se justifiait à ses propres yeux par le travail, le mérite ; le mécanisme psychologique des conversions bourgeoises au communisme était favorisé par la morale reçue dans la bourgeoisie elle-même, la cause des travailleurs se confondant avec la cause de la justice. À partir de l’intervention du communisme dans l’histoire, la question change ; elle devient : « la foi qui n’agit pas, est-ce une foi sincère ? » Les « sympathisants » (c’est alors que ce mot entre dans la langue) ne risquent plus d’en être quittes pour un élan du cœur. Il faudra qu’ils agissent, ou qu’ils favorisent l’action des autres ; autant dire qu’ils sont engagés dans la guerre bien qu’ils ne soient pas « bons pour le service armé » ; ils doivent concourir aux séductions de la propagande et, du dedans, à l’investissement de la « société bourgeoise ». Le cas échéant, on leur demander une complicité plus active. »

« Après la défaite allemande notamment, apparurent çà et là des hommes-satellites assujettis à l’action des communistes et non à leur pensée. D’eux, ce n’est pas une adhésion que l’on requiert : c’est un concours. Étant donnés les fonctions qu’ils détiennent, il est peu souhaitable qu’ils affichent une obédience inopportune ; cela pourrait avoir effet de les écarter de leur poste, donc de les rendre inutilisables. Peu souhaitable même que le concours qu’on leur demande s’accompagne d’une secrète mais sincère adhésion. Il est préférable qu’ils restent les bourgeois qu’ils sont, c’est ainsi qu’ils servent le mieux ; l’intérêt répond mieux de leur docilité. Ainsi inspireront-ils d’ailleurs plus de confiance à ceux-là mêmes qu’ils ne peuvent trahir que dans la mesure où ils leur ressemblent. Ces hommes-satellites sont improprement nommés « crypto-communistes ». »

  • La taqiyya

Comme il s’agit d’utiliser comme armes contre la démocratie les droits et les libertés que celle-ci offre à tous, l’ennemi doit avancer plus ou moins masqué, mais toujours menaçant vis-à-vis d’autorités tétanisées par le risque de guerre civile, en pratiquant la dissimulation (taqiyya), afin de ne pas éveiller la méfiance de la masse de la population inconsciente et ne pas risquer de perdre le soutien des idiots utiles.

« Le communisme triche toujours puisqu’il joue toujours aussi un autre jeu que celui qu’il déclare jouer. La notion même de franc jeu lui est foncièrement étrangère. C’est une caractéristique de l’ennemi à laquelle il s’adapte et qui le confirme dans le mépris qu’il porte à cet ennemi et dans la conviction qu’un adversaire qui se lie lui-même est voué à la défaite. (…) Les états-majors communistes, avant d’être les maîtres, exigent la démocratie pour avoir les mains libres : ce n’est qu’un champ de bataille. L’armée bolchevique obtient ainsi le terrain sur lequel elle sait le mieux manœuvrer, précisément parce qu’elle n’est pas démocratique. La démocratie pour elle c’est d’enlever aux adversaires le pouvoir de se concerter. Ici le système de la « fraction » fait merveille. Étant démocrates, les adversaires ne sont pas organisés ni hiérarchisés, ils n’opposent aux manœuvres concertées que dispersion et confusion. »

« Il est d’autres hommes-satellites. Mentionnons pour mémoire ces « innocents utiles » qui semblent trop utiles pour être tout à fait innocents. Faisant preuve par ailleurs d’esprit critique, ils ont d’une naïveté et d’une crédulité trop spécialisées, trop localisées, trop conséquentes pour être universellement reçues comme sincères. Ils semblent bien qu’ils ne voient que ce qu’ils veulent. Le rapport de ce qu’ils consentent à voir à ce qu’ils refusent de connaître les définit. »

« Le spectacle d’une sélection de complaisants que leur complexion porte à « se mettre en avant », et qui n’ont pas l’habitude d’analyser en termes de forces et de rapports de forces une situation historique, de déterminer la nature exacte des forces en présence, a sans doute suggéré aux communistes qu’en tout état de cause il vaut mieux, lorsque la chose est possible, choisir soi-même ses ennemis que de se les laisser imposer. (…) De fait, ils n’appréhendent rien tant que ce qui est capable de résister, de leur résister. Ce qui leur est intolérable, c’est qu’il puisse exister d’autres modes de groupements « durs » que celui qu’ils constituent eux-mêmes. De sorte que, si l’on fait si peu que ce soit mine de leur contester ce monopole, ils crient incontinent au « fascisme ». Ils ne tolèrent que les groupements où il leur est possible de trouver des complaisants. Les autres, présents ou futurs, qu’ils soient anathèmes. Ce qu’il leur faut, c’est un unique groupement de structure forte, le leur, se développant dans un milieu uniformément labile et relâché. Ils usent maintenant du chantage hitlérien qui, en son temps, stupéfia : on peut l’exprimer à peu près ainsi : « Ne pas nous laisser faire, c’est vouloir la guerre ». Les assiégeants n’ont jamais aimé que les assiégés veillent : ils les préfèrent endormis. » (cf. la lettre ouverte du Comité Contre l’Islamophobie en France adressée à Emmanuel Macron https://islametoccident.fr/?p=4243 )

Le vert paradis des amours enfantines de Mahomet

La Tradition musulmane au travers de ses hadiths authentiques (« sahih ») établit clairement que Mahomet épousa Aïcha à 6 ans et qu’il commença à avoir des relations sexuelles lorsqu’elle eut 9 ans (lui en ayant environ 53). Cette Tradition est incontestée dans les pays musulmans, ce qui justifie d’ailleurs dans certains la licéité du mariage des petites filles avec des hommes adultes. Ainsi, Yusuf Qaradawi, éminent religieux musulman, président du Conseil Européen des Fatwas et de la Recherche (en charge d’établir une jurisprudence spécifique à l’intention des musulmans vivant dans les pays occidentaux non encore musulmans) mentionne ce fait de l’histoire musulmane sans aucune once de doute. De nombreuses références ont déjà été fournies dans un article précédent ( https://islametoccident.fr/?p=531 ).

Évidemment, cet attrait de Mahomet pour cette très jeune fille est problématique pour la figure d’une personne réclamant le titre de Prophète, tout autant d’ailleurs que le basculement d’un mariage unique avec Khadija à une sexualité débridée après la mort de cette dernière, Mahomet ayant eu ensuite jusqu’à 9 femmes en même temps (outre les concubines), donc bien au-delà de la règle coranique des 4 femmes maximum.

Toutefois, la Tradition musulmane étant fermement établie, l’attitude la plus « sage » consiste pour les religieux musulmans dans le monde occidental à pratiquer la taqiyya, c’est-à-dire passer sous silence ce goût immodéré de Mahomet pour la très jeune Aïcha (celle-ci étant de loin sa préférée comme l’indique cette Tradition). Ainsi, Tariq Ramadan contourne habilement le sujet en écrivant, sans plus de précision, dans la biographie qu’il a consacrée à Mahomet :

« Aïcha, la plus jeune femme du Prophète, se nourrissait également de l’exemple et des propos de Muhammad. (…) Elle fera part de la façon dont Muhammad était attentif à ses attentes et à ses désirs lorsque, jeune encore, elle arriva dans la demeure du Prophète à Médine. Le jeu faisait partie de leur vie, et Muhammad n’hésitait jamais à y prendre part (…). »

Effectivement, la Tradition « authentique » rapporte qu’il arrivait à Aïcha, déjà épouse du Prophète, de jouer à la poupée avec ses amies du même âge.

Si Tariq Ramadan est prudent, il est des personnalités plus téméraires et agressives, prêtes à tout pour défendre la mémoire de Mahomet. Ainsi en est-il de Mohamed Bajrafil, dont nous avons vu dans un précédent article ( https://islametoccident.fr/?p=4253 ) sa capacité à mentir effrontément. Voici une de ses interventions en 2014 face à un public de croyants musulmans :

Bajrafil Aicha Villeneuve le roi

La Tradition étant pourtant tout à fait claire, Mohamed Bajrafil n’a d’autre choix que d’essayer de brouiller les pistes, parfois de façon menaçante, avec une suite de propos confus et dont le postulat implicite est en réalité simplement : « Ce n’est pas possible que ce soit vrai. » Comme cela ne doit pas être, Mahomet n’ayant pu fait une chose aussi laide et détestable, il convient de partir de ce postulat et de construire à rebours la démonstration pour parvenir à la conclusion souhaitée : « Au moment où le Prophète se marie avec elle [Aïcha], elle n’avait pas moins de 18 ans : c’est impossible. C’est impossible. » 

Cette plaidoirie décousue et consternante, en contradiction avec la Tradition authentique de l’islam, est l’expression de l’embarras extrême soulevé par les déplorables amours enfantines de Mahomet. 

Démontrer que l’État Islamique a tort serait donc impossible ?

On sait que l’État Islamique, contrairement d’ailleurs à un Al Qaida moins prolixe, fait un usage intensif des sources scripturaires musulmanes originales et donc incontestables dans sa propagande. Un lecteur patient pourra en effet par exemple vérifier que les hadiths cités par les fondamentalistes musulmans de l’É.I. sont précis et exacts (au moins pour les plus importants provenant des recueils « sahih » de Bukhari et Muslim – avec la réserve toutefois que le degré de fiabilité des hadiths n’est pas indiqué, un petit nombre de hadiths faibles d’autres recueils étant cités sans avertissement pour le lecteur –), et ne sont pas dévoyés même si leur sens littéral peut parfois être contesté à grand renfort de dialectique.

J’ai documenté ce constat dans mon ouvrage « Les sources doctrinales de l’État Islamique », publié aux éditions UPPR, que je vous invite à lire si vous voulez vraiment connaître la vérité concernant l’authenticité doctrinale de l’inspiration des mouvements fondamentalistes, dont le modèle est l’islam de Mahomet, bien loin de la bouillie servie par les chaînes de télévision françaises chargées officiellement (puisqu’on n’a pas la possibilité d’y faire entendre un autre point de vue) de la contre-propagande en faisant passer les terroristes musulmans pour un ramassis d’abrutis et de petits voyous en mal de notoriété.

Or, que des organisations terroristes instrumentalisent plus facilement des personnes ayant déjà un passé de délinquant est naturel car c’est bien évidemment plus facile, mais de là à prétendre que cela prouve que ce terrorisme n’a rien à voir avec l’islam et que les chefs fondamentalistes musulmans qui les organisent ne connaissent pas leur propre religion, c’est ne rien comprendre à la question et, plus grave, à son ennemi. Car bien sûr, la situation des armées occidentales est totalement différente : il est bien connu qu’on y recrute comme fantassins que des prix Nobel totalement éclairés sur les raisons de leur combat… Mais malheureusement, journalistes et hommes politiques se carrent avec suffisance dans cette posture imbécile, comme récemment Alain Marsaud, pourtant ancien responsable anti-terroriste de haut niveau, qui a déclaré (en le répétant) dans une conférence publique de février 2018 : « la religion, cela ne m’intéresse pas », ce qui revient à dire : « comprendre l’idéologie et la motivation des terroristes, cela n’a aucun intérêt ».

Ce constat sur les sources doctrinales utilisées n’est en aucun cas bien sûr une façon de soutenir idéologiquement d’une quelconque façon les fondamentalistes et terroristes musulmans et leurs odieuses pratiques : c’est seulement un constat froid et objectif d’une réalité vérifiable. D’ailleurs, le caractère incontestable de ces citations est la raison fondamentale qui rend structurellement incapable l’islam dit « modéré » de produire un contre argumentaire au fondamentalisme musulman.

C’est ce que confirme de facto un intervenant de l’émission « Islam » de France 2 du 4 mars 2018 qui déclare avec raison :

« Daesh nous cite des sources dans ses fatwas qui sont au cœur de la réflexion juridique islamique, – cela a terrorisé le monde musulman «  mais non, ce n’est pas islamique » : si, c’est bien, bien islamique – (…) »

« Le croyant lambda va dire [entre les « modérés » et les « extrémistes »] : « vous dites la même chose, vous utilisez les mêmes sources, les mêmes procédés discursifs, les mêmes exégèses, donc : qui a raison ? » : on est incapable de le dire. »

France 2 Islam 180304 Comprendre islam 2 Daesh

Le combat dans la voie de Dieu, combat armé : une évidence incontournable

S’il est une dénégation récurrente dans l’islam, en dépit de la clarté des textes sacrés – et qui exploite l’ignorance des non-musulmans –, c’est bien celle selon laquelle le jihad ne serait qu’un combat spirituel intérieur et que l’islam ne prônerait jamais la violence. Pourtant, n’importe quel lecteur des textes sacrés de l’islam peut constater l’usage fréquent de l’expression, « combat dans la voie de Dieu » (« al jihad fi sabil Allah »), agrémenté de précisions précisant les moyens à mettre en œuvre : biens, chevaux, etc.

Lors d’une conférence organisée par la Société des Amis de l’I.M.A. en 2016 sur le mot « jihad », Ghaleb Bencheikh eut l’honnêteté de prendre acte de ce constat évident : le Coran parle bien de combat, et bien évidemment armé, car on n’a pas besoin de sa personne, de ses biens, de ses chevaux etc. pour mener un combat seulement spirituel.

Amis IMA Jihad 161010 Combat arme

« ceux qui accomplissent l’effort par leurs biens et par leur personne – ça, c’est vrai qu’il y a un bon nombre de versets qui parlent de ceci – et c’est de ces passages nombreux, de ces occurrences nombreuses (une quarantaine) (…) On va pas se voiler la face, il s’agit bien d’un combat »

Il est intéressant de noter, au vu du langage corporel de Ghaleb Bencheikh, que cet aveu, ce dévoilement du vrai visage de l’islam, reste une épreuve douloureuse pour les musulmans car c’est accepter de mettre clairement fin au mythe de l’islam, religion d’amour et de paix.

La guerre, fondement de la prédication de Mahomet à Médine

Lors d’une conférence de la Société des Amis de l’I.M.A. consacrée en 2016 au mot « jihad », Ghaleb Bencheikh indique que « l’acception martiale ou guerrière (…), génératrice de violence [du Coran], n’est venue, globalement, que dans la seconde phase de la prédication Mohammedienne (…) ». Ghaleb Bencheikh cite notamment en 625 la bataille d’Uhud et « par la suite, durant toutes ces périodes où le Prophète de l’islam a effectivement participé à des batailles ».

Amis IMA Jihad 161010 Medine

C’est un propos intéressant car il reconnaît clairement et sans détours le caractère guerrier de la prédication de Mahomet, ce que quiconque lit la biographie de Mahomet comprend évidemment, mais qui est pourtant souvent caché ou nié par tous ceux qui pratiquent la takiyya.

La question est ensuite de savoir si la restitution de ces batailles par la Tradition musulmane a déformé, amplifié cette geste prophétique pour la glorifier, obéissant en cela au style littéraire que Ghaleb Bencheikh qualifie de « genre des expéditions ».

Si ces batailles ont pu effectivement susciter des élans poétiques figurant dans la biographie de Mahomet d’Ibn Hichâm (cf. les 30 pages célébrant la bataille de Badr), il n’en reste pas moins que le luxe de détails fourni ne laisse aucun doute sur la « réalité » de ces événements dans l’« imaginaire historique musulman » (ces récits restant invérifiables au sens de l’histoire critique objective), événements qui ont du mal à s’inscrire dans le cadre de la défense d’une religion qui se présente comme une religion d’amour et de paix.

Quitte à lasser ou à agacer encore une fois le lecteur, je ne peux que renouveler mon conseil pressant : bien avant de lire le Coran ou les hadiths, il faut lire la biographie de Mahomet d’Ibn Hichâm, biographie fondamentale et incontestée dans le monde musulman, bien connue et largement citée et avec raison par tous les imams orthodoxes et pas seulement par les fondamentalistes de tous poils (Al Qaida, État Islamique, etc.). Quiconque n’a pas lu cette biographie ne peut pas comprendre l’évolution du message de Mahomet et par conséquent la nature profonde de l’islam et du « modèle mahométan ».

Vous trouverez sur le site ( https://islametoccident.fr/?cat=12 ) les références de cette biographie. Mon ouvrage « L’islam de France (et d’Europe) : Un message de paix ? » s’appuie sur cette biographie essentielle pour mettre en regard les événements importants de la vie de Mahomet et le contenu de sa prédication, clef de compréhension fondamentale de l’idéologie musulmane. Le lecteur pressé trouvera dans le « Livret musulman de premier secours » une synthèse en deux pages (10 et 11) des phases essentielles de la vie de Mahomet ( https://islametoccident.fr/wp-content/uploads/2016/10/Livret-musulman-27-juillet-2016.pdf )

L’islam des banlieues : le vrai islam qui laisse l’islam « modéré » désemparé

  • Un témoignage de vérité

À l’occasion d’une conférence organisée à l’Institut du Monde Arabe sur le mot « islam » en septembre 2016, une femme musulmane prit la parole pour faire part de son inquiétude face à la montée du fanatisme musulman dans les banlieues françaises comme Sevran.

On sait qu’une certaine coterie intellectuelle française se refuse toujours à reconnaître la réalité de cette situation dans les « territoires perdus de la République ». Il est donc intéressant d’écouter ce témoignage qu’on ne peut pas décrédibiliser par l’accusation diffamatoire d’extrême-droitisme ou d’« idenditarisme ».

Mais il est encore plus intéressant de prendre conscience du désarroi complet du conférencier Ghaleb Bencheikh (présentateur attitré de l’émission de France 2 « Islam » du dimanche matin) face à cette situation, qu’on peut synthétiser en deux phrases, un constat d’impuissance et un vœu pieux :

« Sincèrement, je ne sais pas comment on fait cette affaire de ra-déradicalisation. Est-ce qu’on leur ouvre leur cerveau et on met autre chose à la place ? Je ne sais pas. »

« Il est de notre responsabilité collective de faire en sorte que nous sortions de l’ornière. »

Amis IMA Islam 160905 Banlieues

  • Conclusion

Le fanatisme musulman semble donc avoir encore de beaux jours devant lui puisque les musulmans eux-mêmes, lorsqu’ils n’y sont pas favorables, ne semblent pas savoir quoi dire ni faire…