Comment manipuler le Coran (2)

L’émission de France 2 « Islam » du dimanche 5 décembre 2019 abordait le sujet central mais ô combien délicat de la lecture du Coran. Je reviens sur les principaux aspects de cette émission qui, comme c’était prévisible, a fait la part belle aux occultations et aux mensonges. 

  • La propagande de la « contextualisation »

Pour une raison obscure, l’interprétation pacifiste et humaniste du Coran – les versets en question n’étant jamais cités, pour autant qu’ils existent – n’est jamais discutée tandis que la lecture tout simplement littérale du Coran doit, elle, toujours être remise en question car elle conduit effectivement au constat patent que l’islam est une religion belliqueuse.

La lecture du Coran est tellement insupportable que les intervenants en arrivent au paroxysme de l’absurdité : un texte écrit comme le Coran ne voudrait rien dire par lui-même. Alors à quoi cela sert-il d’écrire ? La logique musulmane semble donc bien éloignée de l’esprit français de Boileau : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ».

Si la fortune historique a souri par hasard au projet stalinien de société mahométane (Mahomet ayant failli être tué à la bataille de Badr), il semble que la destinée de Mahomet aurait bien pu inspirer ces vers : « Il est certains esprits dont les sombres pensées / Sont d’un nuage épais toujours embarrassées ; / Le jour de la raison ne le saurait percer. / Avant donc que d’écrire apprenez à penser. »

Et c’est d’autant plus comique que le Coran prétend à tout bout de champ être un texte « parfait et explicite ».

Coronavirus et avortement : la mort à deux vitesses

L’islam condamne à juste titre l’avortement à l’exception du cas où la vie de la mère est en danger puisque l’avortement constitue évidemment une ingérence de l’homme au sein de l’ordre voulu par Dieu. Pour autant, les responsables politiques et judiciaires européens et français font feu de tous bois pour continuer à alimenter le sinistre réservoir de la grande faucheuse et à donner bonne conscience aux 220.000 femmes qui, chaque année en France, assassinent leurs enfants à naître. L’article de l’E.C.J.L. ci-dessous analyse les risques collatéraux de l’épidémie de COVID-19 dans ce domaine.

« Le droit à la vie, consacré par l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme, est une « liberté fondamentale ». C’est ce qu’a rappelé le Conseil d’État le 22 mars 2020 dans une ordonnance sur les mesures de confinement contre le coronavirus (n° 439674). Dans le cadre de l’instruction, c’est aussi ce qu’a affirmé le ministre des solidarités et de la santé (mémoire de défense, 21 mars).

Pourtant, ce même ministre, Olivier Véran, a dénoncé le 1er avril une « réduction inquiétante du recours à l’IVG », à cause du confinement. Il a précisé : « il est hors de question que l’épidémie de Covid-19 restreigne le droit à l’avortement dans notre pays ». Alors même que le système de santé est actuellement engorgé, le gouvernement a fait de l’IVG une « urgence » et a cédé face aux pressions féministes profitant des circonstances sanitaires pour demander une nouvelle extension du délai d’avortement.

L’enfant à naître, en tant que petit homme, est-il exclu de la protection des droits de l’homme ? La CEDH prétend ne pas pouvoir répondre à cette question, et laisse aux États le soin de décider qui est une « personne » et qui ne l’est pas, au point de priver de protection un enfant tué accidentellement lors de l’accouchement. Pourtant, d’après l’ancien juge slovène à la CEDH, Boštjan Zupančič, les pères fondateurs de la Convention européenne considéraient que l’embryon et le fœtus sont titulaires des droits de l’homme, et donc du droit à la vie, dès la conception.

M. Zupančič a développé plusieurs arguments en faveur du respect de cette conception des pères fondateurs. Il dénonce notamment le mensonge suivant lequel la femme « disposerait de son corps » en avortant, car son corps et celui du fœtus sont distincts : Ils ont deux cœurs différents, deux patrimoines génétiques différents.

À l’inverse de la France, plusieurs États américains ont décidé d’interdire aux établissements de santé de pratiquer des IVG, pendant la durée de l’épidémie de Covid-19, au motif que les hôpitaux et les cliniques sont en pénurie d’équipements, de personnels médicaux, et de capacités d’accueil. Contrairement à de nombreuses autres opérations chirurgicales ou médicales, si une IVG est annulée, il n’y a aucun danger physique pour la patiente concernée.

Le débat sur l’avortement dans les circonstances sanitaires actuelles a permis de pointer les incohérences des « pro-avortement ». La plupart des États ont distingué les opérations médicales essentielles, à maintenir, des opérations dites « électives », à suspendre en période d’épidémie. Du latin electivus, « qui marque le choix », ces dernières, si elles sont en général utiles, ne sont en tout cas pas indispensables. Les « pro-choix », militant pour que l’IVG soit un « choix », n’ont pas su comment argumenter contre la suspension des IVG en tant qu’« opérations électives ».

Pour revenir à la France, un médecin réanimateur a dénoncé le 25 mars un attachement à la vie humaine à deux vitesses. D’un côté la « liberté des soignants à ne pas vouloir donner la mort à un être humain » est régulièrement contestée, par exemple dans une décision très récente de la CEDH de l’autre il leur est demandé en cette période de mener un « combat pour défendre la vie, la vie des malades ». Ce médecin, au cœur de l’épidémie de par sa spécialité, a fait part à l’ECJL d’une espérance : « le coronavirus (…) nous rappelle que la vie humaine est sacrée. Il faudra nous en souvenir après cette crise sanitaire, pour que les lois en soient de fidèles témoins ».

Enfin, les actualités pro-vie de ces dernières semaines ont été marquées par le décès du Docteur Xavier Dor le 4 avril, atteint du coronavirus. Ce pilier de l’engagement français pro-vie pointait souvent un autre paradoxe actuel : « on a aboli la peine de mort ; pourtant, on n’a jamais autant tué qu’aujourd’hui avec l’avortement, et toutes les victimes sont innocentes ».

Cette inversion des valeurs, qui a eu lieu en France, s’observe aussi à la CEDH où l’avortement a récemment été présenté comme un soin de santé ordinaire, privant le personnel médical de la garantie de son droit à l’objection de conscience.

C’est parce que ces enfants à naître sont « sans voix » que l’ECLJ continue de les défendre devant les instances internationales afin que soit pleinement respecté le droit à la vie.»

Visiblement, le gouvernement ment sur l’islam comme il ment sur le coronavirus

Les mensonges gouvernementaux ont la vie dure. Le parallèle entre la période actuelle marquée par le coronavirus et ces trente dernières années d’importation massive en Europe de l’islam, coronavirus de l’esprit, n’est-il pas frappant ? Toujours la même inconséquence, le même dilettantisme, la même arrogance…

Comment manipuler le Coran (1)

L’émission de France 2 « Islam » du dimanche 5 décembre 2019 abordait le sujet central mais ô combien délicat de la lecture du Coran. Je reviens sur les principaux aspects de cette émission qui, comme c’était prévisible, a fait la part belle aux occultations et aux mensonges. 

  • Jihad / Kital : de l’art de noyer le poisson

L’expression « al jihad fi sabil Allah » ou « combat dans la voie de Dieu » est une expression fréquente dans le Coran.

Ce combat est d’abord pour le croyant un effort à faire sur soi-même pour se conformer aux préceptes religieux qui doivent gouverner sa vie, mais aussi et clairement en islam un combat si nécessaire guerrier contre les non-musulmans, comme en témoigne abondamment tant la biographie de Mahomet que les hadiths de la Sunna. Toutefois, afin d’occulter le caractère tout à fait guerrier que peut indubitablement recouvrir le « jihad », certains intellectuels ou religieux musulmans prétendent que la connotation guerrière ne se retrouverait que dans le terme arabe « kital » qui renvoie plus directement et sans équivoque au fait de tuer.

Bien entendu, les propos de cet intervenant ne font l’objet d’aucune contradiction. Cette querelle linguistique est à vrai dire de peu d’intérêt en réalité si l’on suit l’exemple de Mahomet qui a enchaîné à partir de Médine razzias et pillages, guerres offensives, assassinats nominatifs, extermination des juifs, etc. J’ai eu l’occasion de documenter abondamment ces différents faits sur ce site.

D’ailleurs l’intervenant se contredit lui-même puisqu’un peu plus tard dans l’émission il précise que « le jihad n’est pas une obligation » : or si le jihad est bien l’effort du croyant sur lui-même, comment ce jihad ne peut-il pas faire partie des obligations essentielles du croyant ? Cela n’a aucun sens. L’intervenant se prend les pieds dans ses propres mensonges.

Au bout du compte, ces distinguos linguistiques et rhétoriques subtils ont seulement pour objectif d’occulter ce qu’a été Mahomet lui-même selon les sources musulmanes elles-mêmes : un homme de guerre, dès qu’il s’est agi d’imposer une autorité qui n’arrivait pas à s’imposer par le souffle de sa spiritualité. 

Les ONG et les juges de la C.E.D.H. : 2009-2019

Courriel de février 2020 de l’European Centre for Law and Justice (E.C.L.J.) sur l’indépendance de la C.E.D.H. qui peut éclairer de façon intéressante la position ambiguë de cette institution sur la question de la critique des religions et en particulier de l’islam(isme).

« Après 6 mois d’enquête, nous rendons public un important rapport exposant l’étendue des relations entre ONG et juges de la CEDH, et les problèmes de conflits d’intérêts qui en résultent.
 
Nous avons identifié sept ONG étant à la fois actives à la Cour et comptant des juges parmi leurs anciens collaborateurs. Au moins 22 juges, sur les 100 ayant siégé depuis 2009, sont d’anciens collaborateurs ou dirigeants de ces sept ONG. Parmi celles-ci, le réseau de l’Open Society se distingue par le nombre de juges qui lui sont liés (12) et par le fait qu’il finance les six autres organisations identifiées dans ce rapport.
 
Une telle prégnance de l’Open Society et de ses affiliés est problématique à bien des égards ; mais il y a encore plus grave : il est apparu en effet que 19 de ces 22 juges ont siégé dans des affaires introduites ou soutenues par l’organisation dont ils étaient auparavant collaborateurs. Nous avons recensé 88 cas problématiques durant les 10 dernières années. Dans 12 affaires seulement, des juges se sont abstenus de siéger en raison de leur lien avec une ONG impliquée.
C’est là une évaluation basse qui ne tient pas compte des liens financiers étroits entre les ONG. Ainsi, nous n’avons pas comptabilisé les affaires dans lesquelles le lien entre juges et ONG était proche, mais indirect. Nous n’avons pas non plus recensé toutes les affaires impliquant d’autres ONG financées par l’Open Society, ni celles dans lesquelles ces ONG agissent de façon non-apparente.
 
Cette situation est grave car elle met en cause l’indépendance de la Cour et l’impartialité des juges. Il est nécessaire d’y remédier. Notre rapport fait des propositions en ce sens. Pour cela, il conviendrait en particulier d’être plus attentif au choix des candidats à la fonction de juge en évitant la nomination de militants et d’activistes. Le rapport fait également des propositions visant à assurer la transparence des intérêts et des liens entre requérants, juges et ONG, et à formaliser les procédures de déport et de récusation.
Conscient de la valeur du système de protection des droits de l’homme en Europe, l’ECLJ espère que ce rapport sera reçu comme une contribution positive au bon fonctionnement de la Cour.
 
Afin de donner une suite à ce rapport, l’ECLJ a décidé de saisir officiellement l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe conformément à l’article 67 de son règlement qui offre une procédure effective de pétition. Nous vous invitons à vous joindre à notre pétition.
 
Cette Assemblée est en charge de l’élection des juges, elle a un pouvoir d’enquête et peut adresser des recommandations aux représentants des 47 États parties à la Convention européenne des droits de l’homme, à qui nous avons également adressé ce rapport.
 
Nous avons besoin de votre soutien pour protéger l’indépendance de la Cour européenne et l’impartialité de ses juges. »