La place des excréments dans l’islam

L’islam, comme le judaïsme, est une religion profondément ancrée par ses textes fondateurs dans les rituels. Dans les deux cas, on peut légitimement s’interroger sur le lien entre spiritualité et gestes du quotidien, et surtout sur l’effet abrutissant en général des rituels, méthode d’embrigadement des brebis décérébrées, déconnectés de ce qui devrait être le centre de toute religion et spiritualité : le cœur. Car l’on ne voit bien que par le cœur.

Les rituels, même consternants, du judaïsme peuvent souvent prêter à sourire, comme cette interdiction ubuesque d’utiliser des appareils électriques lors du shabat, imposant par exemple aux juifs religieux de rester dehors en attendant de croiser quelqu’un entrant ou sortant d’un immeuble doté de digicode ou d’ouverture électrique de porte. Sans doute Moïse s’était-il coincé un jour les doigts dans la prise. C’est quand même embêtant d’être adepte d’une religion qui vous empêche d’ouvrir les portes. Et je ne parle pas des règles délirantes de la cachrout. On voit bien ici que le ridicule ne tue plus depuis bien longtemps.

  • L’insurpassable islam

Mais il semble dans ce domaine que l’islam soit insurpassable. Voici ainsi un florilège de hadiths parfaitement authentiques sur la conduite à tenir selon la Sunna vis-à-vis des excréments. Comment uriner, déféquer, s’essuyer, etc., conformément à la pratique de Mahomet ? Voilà bien des questions qui semblent être d’une si grande conséquence en islam pour la pureté de l’esprit.

Bukhari n°224 : Hudhayfa dit : « Le Prophète se redit auprès d’immondices qu’on avait accumulés en tas, et là, il urina debout. Puis il demanda de l’eau ; je lui en apportai et il fit sa petite ablution. » http://sunnah.com/bukhari/4/91

Bukhari n°144 : Abu Ayyub Al-Ansari a rapporté que l’Envoyé de Dieu a dit : « Quand l’un de vous satisfait un besoin naturel, qu’il ne fasse pas face à la qibla [direction de La Mecque] et qu’il ne lui tourne pas non plus le dos ; tournez-vous alors soit vers l’ouest, soit vers l’est. » http://sunnah.com/bukhari/4/10

Bukhari n°142 : D’après Wasi Ibn Habban, Ibn Umar lui dit : « Il y a des gens qui prétendent qu’il ne faut pas s’accroupir pour un besoin naturel avec le visage tourné du côté de la qibla [direction de La Mecque] ou du côté de Jérusalem. Or moi, un jour que j’étais monté sur la terrasse d’une maison à nous, je vis l’Envoyé de Dieu satisfaire un besoin naturel accroupi sur deux briques et le visage tourné vers Jérusalem. » http://sunnah.com/bukhari/4/11

Bukhari n°161 : Selon Abu Hurayra, le Prophète a dit : « Que celui qui fait ses petites ablutions rejette l’eau qu’il a aspirée par les narines et que celui qui essuie ses excréments avec des pierres en emploie un nombre impair. » http://sunnah.com/bukhari/4/27

Bukhari n°153 : Abu Qatada a rapporté ces paroles de l’Envoyé de Dieu : « Quand l’un de vous boit, qu’il ne respire pas en buvant dans le vase ; quand il va à la garde-robe [aux toilettes], qu’il ne touche pas sa verge avec la main droite et qu’il ne s’essuie pas de la main droite. » http://sunnah.com/bukhari/4/19

  • Conclusion

Il est peu probable que ces considérations excrémentielles élèvent l’esprit ; elles auraient plutôt tendance à le tirer vers le bas. Peut-être cela a-t-il un lien avec la psychologie apparemment pathologique de Mahomet au regard de la question scatologique :

Bukhari n°142 : Anas dit : « Voici la parole que prononçait le Prophète quand il entrait dans les cabinets d’aisance : « Ô mon Dieu, je me réfugie auprès de toi, contre les démons mâles et les démons femelles. » http://sunnah.com/bukhari/4/8

Mais heureusement, quoi qu’il arrive, le musulman peut être rassuré : il est toujours moins impur que le mécréant.

Bukhari n°283 : Abu Hurayra, encore en état d’impureté majeure [transpiration], rencontra le Prophète dans une rue de Médine : « Je m’éloignai aussitôt de lui, dit-il, et allai procéder à la grande ablution. Quand je revins, le Prophète me dit : Où étais-tu donc allé, Abu Hurayra ? – J’étais en état d’impureté majeure et n’ai pas voulu rester en ta compagnie, répondis-je, alors que je n’étais pas purifié. – Transcendance de Dieu ! s’écria le Prophète, sache que le musulman n’est jamais impur. » http://sunnah.com/bukhari/5/35

Laisser un commentaire