Deux données fondamentales pour comprendre ce qu’est réellement l’islam

L’émission de France 2 « Islam » du 16 septembre 2019 est revenue sur les relations entre islam et pouvoir au travers des âges. Cette émission a été l’occasion pour les intervenants de rappeler quelques aspects fondamentaux de l’islam qu’il est bon de garder en mémoire. Je reviens sur deux principaux.

  • La Sîra (biographie) de Mahomet : un ouvrage absolument central pour comprendre ce qu’est réellement l’islam

J’ai déjà eu l’occasion de rappeler sur ce site à plusieurs reprises la nécessité fondamentale de lire la biographie de Mahomet d’Ibn Ishâq/Ibn Hîcham, la plus ancienne et la plus incontestée biographie de Mahomet au point qu’on peut la considérer comme la biographie officielle de Mahomet en islam et qui est désignée sous le vocable de « Sîra » (« la biographie »).

Version courte (444 pages, 2008)

Le lecteur qui prendra le peine de lire ce texte absolument essentiel y découvrira la véritable nature de Mahomet au travers de descriptions qui ne laissent aucune place au doute sur le fait que Mahomet n’a jamais fait partie de la race des grands spirituels paisibles.

Selon les textes sacrés de l’islam eux-mêmes, Mahomet était, entre autres : un homme de guerre imprégné des coutumes tribales d’Arabie, pilleur, pratiquant l’esclavage et par voie de conséquence le viol, vendant femmes et enfants sur les marchés, exterminateur des juifs à Médine (notamment la tribu juive des Banu Quraiza), multi-polygame (jusqu’à neuf femmes en même temps, sans compter les concubines) et qui prit pour femme la petite Aïcha alors qu’elle avait 6 ans (mais il ne commença les relations charnelles avec elle qu’à compter de ses 9 ans). 

Voilà le « modèle » vertueux qui constitue le phare de l’islam !

  • Les premiers fruits de l’islam : des successeurs (« califes ») guerriers comme Mahomet l’était et dont 3 sur 4 moururent assassinés

Le lecteur qui prend ainsi conscience de la nature de l’homme Mahomet et de ses actes n’est donc pas étonné d’apprendre que la succession de Mahomet fut l’occasion de luttes fratricides au sein du clan musulman pour le pouvoir et la direction de cet empire guerrier, tant et si bien que 3 des 4 successeurs de Mahomet furent assassinés et que ces conflits donnèrent naissance aux deux communautés qui s’opposent violemment encore jusqu’à nos jours – jusqu’à se haïr – : les sunnites et les chiites. 

On cherche donc en vain où se cachent les premiers fruits vraiment spirituels de la R.A.T.P. (religion d’amour, de tolérance et de paix), ainsi que la désigne Rémi Brague, pourtant si bien défendue aujourd’hui contre un Occident accusé de tous les maux.

  • Conclusion

Ignorer la biographie de Mahomet, c’est se condamner à ne rien comprendre à l’islam, de même qu’il faut au moins lire Mein Kampf pour comprendre Hitler. Bien sûr, l’angélisme des islamophiles y est anéanti, mais c’est le prix de la vérité, à portée de tous ceux qui veulent bien se donner la peine d’étudier, vérité que le véritable islam lui-même proclame d’ailleurs fièrement et sans état d’âme à la face de l’Occident .

Quant à ceux, comme feu Malek Chebel, qui espèrent encore sauver l’islam en suggérant qu’un « islam des lumières » resterait possible après plus d’un millénaire d’obscurantisme, ils s’égarent dans les désirs utopiques de leur imagination, comme le regard et la conscience du drogué se perdent dans les volutes de fumée qui flottent dans son paradis artificiel.

L’arroseur arrosé

Tariq Ramadan, grand donneur de leçon de morale devant l’éternel comme son comparse Edwy Plenel, invité de RMC le vendredi 6 septembre 2019, a bien dû admettre le peu de moralité de son comportement indépendamment des poursuites judiciaires auxquelles il doit faire face. Visiblement, Tariq Ramadan se perd dans ses mensonges, mentir chez lui semblant être une deuxième nature.

Après des années de soutien fervent, la communauté des musulmans de France (MF) s’est donc sentie obligée de se désolidariser de ce triste personnage par un communiqué de presse publié le 9 septembre et que voici :

https://www.musulmansdefrance.fr/communique-11/

« L’affaire dite « Tariq Ramadan » vient de revenir au-devant de l’actualité suite à l’invitation et aux explications de l’intéressé dans l’émission « Bourdin Direct » de BFM TV de ce vendredi 6 septembre.

Il n’appartient pas à MF de commenter cette affaire sur le plan judiciaire. L’innocence de monsieur Ramadan ou sa culpabilité sont du ressort exclusif de la justice de laquelle nous  attendons tous objectivité et neutralité. Nous sommes cependant interpelés par les révélations faites pour la première fois par l’intéressé quant à ses liaisons extraconjugales multiples et répétées.

Loin de nous l’idée de prononcer une condamnation de l’homme, le jugement définitif de chacun revient à Dieu. Mais, monsieur Ramadan a occupé une place importante  au sein de la communauté musulmane de France, notamment les plus jeunes. Nous y avons contribué à travers la RAMF* et les invitations qui lui étaient régulièrement lancées par nos différentes associations membres. Nous avons par conséquent le  devoir de nous exprimer.

Nous nous sentons trahis par le comportement révélé par monsieur Ramadan, comportement qui s’avère en totale contradiction avec les principes éthiques et moraux attendus d’un homme qui prône l’islam, appelle à sa spiritualité et à ses valeurs, et répond aux interrogations d’un public essentiellement jeune et à la recherche de modèles.

MF est choquée par l’écart béant entre les dires et le comportement de monsieur Ramadan, écart qu’elle n’a jamais soupçonné. Elle n’en a jamais été informée, ni n’a observé  un quelconque comportement de l’intéressé en désaccord avec l’éthique musulmane. 

MF tient à rappeler que les imams, les prédicateurs et les cadres religieux musulmans sont appelés à se sentir et à vivre sous le regard permanent de Dieu. C’est-à-dire avec une moralité cohérente avec  ce qu’ils prêchent et à la hauteur de ce qu’attend d’eux leur public.

Tout en étant des êtres humains et donc susceptibles d’erreur ou d’écart minime ou passager, ils restent appelés à la sincérité renouvelée et à la recherche de l’exemplarité.  

Musulmans de France, 

La Courneuve, le 9 septembre 2019.

* RAMF : Rencontre Annuelle des Musulmans de France organisée annuellement par MF »

La grande question est maintenant : reste-t-il un intellectuel musulman en France ?

L’islam, seul antisémitisme légal en France ?

L’islam est une religion antisémite depuis son origine. Il suffit d’écouter avec quelle fierté les imams du Moyen-Orient relatent comment Mahomet a fait égorger une grande partie des juifs de Médine.

Pourquoi cet antisémitisme affiché n’émeut-il pas les médias et la classe politique alors que ceux qui tiennent des propos bien moins virulents mais n’ont pas l’art de plaire au monde politiquement correct sont poursuivis par la vindicte judiciaire et qu’on envisage même aujourd’hui de poursuivre tous ceux qui remettent en cause la légitimité de l’État d’Israël en assimilant anti sionisme et antisémitisme ?

« Musulmans, vous avez dans le prophète un exemple excellent »

Une très bonne synthèse diffusée dans l’émission hebdomadaire de France 2 « Islam » sur l’exemplarité du modèle mahométan.

On ne peut que trop inciter à la lecture des textes sacrés de l’islam recommandée à juste titre par l’intervenant : Sira (biographie de Mahomet), hadiths (Bukhari et Muslim). Le lecteur consciencieux tirera de ces lectures la conclusion que le modèle mahométan est celui d’un guerrier, polygame à outrance (9 femmes légitimes en même temps hors concubines) après une phase de monogamie sans doute pesante, entretenant une passion charnelle largement documentée pour une petite fille (Aïcha), massacreur de juifs, restaurateur de la lapidation abandonnée par les juifs et plus généralement favorable aux châtiments corporels ainsi qu’au fait d’autoriser tout bon mari à battre sa(es) femme(s). Une conception du « beau modèle » qui paraît bien étrangère à l’Occident chrétien.

La figure de Mahomet : un mythe confus

L’émission de France 2 « Islam » a consacré en mai 2019 deux épisodes à la figure de Mahomet et sa perception en Occident.

  • Mahomet, homme de guerre

La mention de la perception plutôt positive de Mahomet par le romantisme européen ressort de tous les excès du romantisme, bien éloigné par essence des jugements pondérés fondés sur une analyse précise et proportionnée des faits. Mais il est intéressant de noter que le caractère guerrier de l’idéologie mahométane n’est pas contesté dans le court reportage diffusé en début d’émission.

Or, comment un homme de guerre a-t-il pu fonder une religion dont on dit qu’elle serait « d’amour et de paix » ? Mystère…

  • Les contradictions multiples de l’islam

Si la figure de Mahomet a longtemps été imprécise – voire fantasmée – en Occident du fait de la méconnaissance des sources musulmanes, d’accès limité tant géographiquement que linguistiquement, un des intervenants mentionne à juste titre la multitude de contradictions inhérentes aux textes musulmans qui ont aussi pour les musulmans eux-mêmes contribué au flou entourant la nature de l’islam et la personnalité de Mahomet.

  • Les caricatures de Mahomet : toujours le malaise

Si la liberté de conscience et de critique existait vraiment dans la culture musulmane, nul ne devrait voir de raison suffisante pour interdire la moquerie au travers des caricatures de la figure de Mahomet, notamment de la part de ceux qui ne voient dans tout cela que des contes de bonne femme ou de l’opium pour les hommes – comme à Charlie Hebdo –, chacun étant libre de penser ce qu’il veut en matière de religion.

Reste que sur cette question les musulmans, même modérés, ressentent un profond malaise et que les musulmans dans leur ensemble demeurent très « chatouilleux », jusqu’à vouloir de façon insidieuse mais constante instaurer un délit de blasphème en Europe, notamment via la Cour Européenne des Droits de l’Homme (cf. la récente affaire autrichienne https://islametoccident.fr/?p=4865 ).

À quel titre les musulmans prétendent-ils instaurer une censure religieuse en France (alors que juifs et chrétiens ne la réclament pas même si certains propos ou dessins peuvent les choquer) ?

La vie de Mahomet selon les sources musulmanes : quel embarras…

France 2 a consacré en avril 2019 deux émissions hebdomadaires du dimanche matin à la vie de Mahomet telle qu’elle ressort des sources musulmanes. Je propose de revenir sur quelques aspects de ces deux émissions assez laborieuses.

  • La Sira d’Ibn Ishâq constitue bien la biographie de référence de Mahomet

J’ai déjà écrit sur ce site à ce propos : on ne peut que conseiller à tous de lire cette biographie disponible en français et dans d’autres langues européennes pour prendre véritablement la mesure du personnage de Mahomet et sortir de la pure invention ou de la projection d’une figure qui n’a pas existé.

  • Mahomet est « le modèle à suivre » pour les musulmans

En dépit des guerres et des atrocités commises par Mahomet selon les sources musulmanes elles-mêmes, Mahomet reste la figure centrale de l’islam et le modèle à suivre.

En réalité, l’impossibilité congénitale des musulmans à voir la réalité mahométane et le refus obstiné de tout esprit critique conduisent nécessairement les musulmans à un surréalisme religieux et hagiographique fondé sur une spiritualité pauvre et un personnage « mythique », de même que certains ont pu restés fascinés par Hitler, Staline, Mao, Che Guevara et combien d’autres figures « mythiques ».

  • L’inculture des musulmans

Quiconque prend la peine d’interroger précisément les musulmans sur la vie de Mahomet, en particulier parmi les musulmans établis en Europe, constate rapidement une profonde inculture, mais qui a au moins l’intérêt de contribuer à excuser que Mahomet puisse encore être considéré comme un modèle.

  • La fuite de Mahomet à Médine

Il est toujours curieux de constater que l’hégire, c’est-à-dire la fuite de Mahomet et de ses compagnons à Médine, constitue en quelque sorte le début de la société musulmane. Se glorifier d’une fuite n’est pas en effet très commun.

En tous cas, il est intéressant, comme le fait un des invités, de ramener cet événement à ce qu’il était réellement : prosaïquement la recherche d’un environnement social et tribal plus favorable pour nouer des alliances guerrières, le message religieux étant tout à fait annexe dans ces circonstances.

  • Les guerres de Mahomet

Alors que les guerres offensives de Mahomet sont un problème central pour une religion prétendument d’amour et de paix, cette question ne fait l’objet que d’un seul échange en fin de deuxième émission. Cela étant, il faut reconnaître que la question est posée, ce qui est loin d’être le cas en général car ce sujet constitue un tabou central de l’islam dans son rapport actuel à l’Occident.

Le premier intervenant qui tente de répondre à cette question sur le comportement de Mahomet lui-même soit n’a pas compris la question, soit la dévie volontairement vers une problématique religieuse postérieure de plus d’un siècle à la vie de Mahomet. C’est le second intervenant qui finalement ose dire les choses : Mahomet et ses musulmans ont pour objectif de faire du monde mécréant un monde musulman, s’il le faut par la force et les guerres pour parvenir à la soumission ou à la conversion des mécréants.

Quoi dire de plus ? N’est-ce pas simple et clair ?

L’Europe des juges se soumet à l’islam et valide le délit de blasphème

Dans une décision rendue ce jour (mardi 19 mars 2019), la Cour européenne des droits de l’homme a de nouveau illustré l’inanité du gouvernement des juges européens et la soumission de l’Europe politico-judiciaire à l’islam puisque cette décision bafoue ouvertement le principe même de la liberté d’expression en l’absence de toute incitation à la violence ou à la haine.

Car il s’agit juste ici de s’étonner d’une certaine forme de bêtise. En effet, quel sentiment noble et respectable peut inspirer un personnage qui, selon les sources musulmanes elles-mêmes, a, entre autres, massacré des juifs, pratiquait le pillage, vendait femmes et enfants sur les marché pour se procurer des chevaux et des armes, entretenait des relations sexuelles avec une gamine prépubère dont il aurait facilement pu être le grand-père ? Appelez cela comme vous voulez, mais gardez-vous simplement de prononcer un mot tabou, ou il vous en coûtera devant le grand tribunal inquisitorial européen…

Cette décision absurde est en réalité un aveu de faiblesse et trahit l’angoisse panique des politiques européens face à une situation qui n’est plus maîtrisée et qui conduit lentement et sûrement à la guerre civile (n’oublions pas comment les guerres de religion ont prospéré en Europe). Cette décision est symptomatique d’une Europe manifestement malade de son immigration et du multiculturalisme qui en a découlé, qu’elle ne sait plus comment soigner, et qui se trouve acculée à tenter de défendre par des voies judiciaires une religion que sa vacuité empêche de se défendre toute seule. Aurait-on connu pareille mésaventure judiciaire il y a quarante ans avant l’immigration de masse ? Certainement pas. Cherchez l’erreur…

Mais, pire que cela, cette décision trahit la conviction des responsables européens que les musulmans sont des masses incapables de supporter la moindre critique, inéducables, hermétiques à la liberté d’expression, incontrôlables, et prêtes à en découdre par la violence : il ne faut surtout pas éveiller leur courroux (déjà que la France n’est pas capable d’en finir avec 1.500 casseurs…) ! Ce n’est guère rassurant. Aussi, certains croient-ils que par sagesse c’est aux couches intelligentes à se plier aux exigences brutales du vulgaire : ceux-là ne font en réalité que creuser la tombe de l’utopie européenne multiculturelle déjà décédée.

Voici l’article du European Centre for Law and Justice :


« BLASPHÈME CONTRE MAHOMET » :
LA CEDH REJETTE LA DEMANDE DE RÉEXAMEN
« La Cour européenne des droits de l’homme a malheureusement refusé de renvoyer l’affaire E.S. contre Autriche en appel en Grande Chambre. La condamnation pénale de Mme Sabaditsch-Wolff, pour avoir assimilé à de la pédophilie l’union de Mahomet (56 ans) à Aïcha (9 ans), est donc définitive. C’est là un grave recul de la liberté d’expression. De fait, Mme Sabaditsch-Wolff a été condamnée pour avoir dit une vérité dérangeante.
 
Rarement pourtant un jugement de la Cour n’a suscité une telle unanimité contre lui. La semaine dernière encore, une vingtaine de personnalités ont cosigné une Tribune en faveur de la défense de la liberté d’expression en matière religieuse (à lire ici). Parmi elles se côtoient d’anciens musulmans, des chercheurs et intellectuels catholiques, des féministes ou encore des auteurs non-religieux. Parmi les signataires figurent notamment Waleed Al-Husseini, Rémi Brague, Chantal Delsol, Zineb El-Rhazoui, Annie Laurent, Boualem Sansal, Pierre-André Taguieff, Michèle Tribalat et bien d’autres encore.
 
L’ECLJ est intervenu devant la Cour et dans la presse dans cette affaire. Il ne s’agissait pas de défendre un droit à l’expression d’obscénités blasphématoires, mais de préserver la faculté de dire la vérité et de dénoncer les erreurs, même si cela doit déplaire.
 
Saisie d’un recours en « appel », la Cour européenne aurait pu corriger son précédent jugement ; elle a choisi de ne pas le faire, et lui a même accordé l’autorité d’une « affaire phare » censée éclairer l’ensemble des juridictions nationales. Ce jugement n’était donc pas accidentel, mais indique une orientation nouvelle. LCour impose à présent aux États l’obligation « d’assurer la coexistence pacifique de toutes les religions et de ceux n’appartenant à aucune religion, en garantissant la tolérance mutuelle ».
 
La Cour n’a pas motivé son refus de renvoyer l’affaire « en appel ». Nous ne pouvons donc faire que des conjectures.  J’y vois un glissement vers un multiculturalisme prêt à sacrifier la liberté d’expression aux exigences du « vivre ensemble ». Un tel jugement renonce à l’idéal de justice fondée sur la vérité et lui préfère celui, arbitraire, de « tolérance ».
 
Ce faisant, c’est le juge qui décide de ce qui peut être dit en fonction de sa propre conception du « vivre ensemble », et de sa crainte des réactions des personnes potentiellement offensées par ces propos.

L’avenir nous montrera si la CEDH persévère dans cette voie liberticide.
 
Grégor Puppinck

Les prétendus hadiths : un instrument politique ?

Article de la série consacrée au livre de Robert Hoyland : « Dans la voie de Dieu » (https://islametoccident.fr/?p=4814).

Sans revenir sur l’émission extravagante par Mahomet des milliers de hadiths rapportés par la Sunna, ni sur leur incohérence (et leur fiabilité), il est intéressant de les interpréter de façon tout à fait rationnelle et réaliste comme une construction a posteriori à visée politico-religieuse comme le fait Robert Hoyland en se fondant sur les sources historiques disponibles.

« Pour les Umayyades, manifestement, l’idée selon laquelle l’ère des prophètes était révolue et les califes agissaient désormais comme les agents de Dieu sur terre était fondamentale. La pratique et la législation de Muhammad étaient bien entendu importantes pour la communauté : les Arabes « respectaient la tradition de Muhammad, leur maître, à tel point qu’ils infligeaient la peine de mort à toute personne prise en train d’enfreindre effrontément ses lois », dit le moine du VIIème siècle Jean de Fenek. Mais, pour les Umayyades, les nouvelles lois étaient du ressort des califes. Les savants religieux se mirent bientôt à contester ce point de vue, et certains le firent en affirmant que les actes et paroles (hadith) de Muhammad leur avaient été fidèlement transmis. La chose fut apparemment rare au cours des deux premières générations après Muhammad : « J’ai passé un an auprès d’Abdallah fils d’Umar Ier (mort en 693) », rapporte un juriste, « et je ne l’ai pas entendu transmettre quoi que ce soit venant du Prophète ». Mais l’idée acquit bientôt un soutien populaire. Un autre savant dont les écrits datent d’environ 740 remarque : « Je n’ai jamais entendu Jabir ibn Zayd (mort vers 720) dire : « le Prophète a dit… », et pourtant les jeunes hommes qui se trouvent ici le disent vingt fois par heure ». Un peu plus tard encore, les paroles de Muhammad furent mises sur un pied d’égalité avec le Coran comme source de la loi islamique. À l’époque de Muawiya, cependant, cela ne constituait encore qu’un lointain futur : pour l’heure, les califes – non les savants – légiféraient. »

Comment le gouvernement des juges contribue à l’islamisation de l’Europe

Chaque jour qui passe en Europe semble confirmer la thèse de Michel Houellebecq d’une soumission progressive de la civilisation européenne à l’islam. La Cour Européenne des Droits de l’Homme vient d’en fournir une nouvelle preuve par le jugement rendu le 25 octobre 2018 :

CEDH Freedom of expression 181025

  • Les faits

Elisabeth Sabaditsch-Wolff, ressortissante autrichienne, a été condamnée par la justice de son pays en 2011 (avec un pourvoi rejeté en 2013) pour avoir évoqué  une probable tendance pédophile de Mahomet, notamment par la question « un homme de cinquante-six ans avec une fille de six ans (…) De quoi s’agit-il, si ce n’est de pédophilie ? », celui-ci s’étant marié, déjà cinquantenaire, à une petite de 6 ans, Aïcha, avec laquelle il entretint des relations sexuelles à compter de ses 9 ans.

  • La sexualité de Mahomet et son penchant pour la très jeune Aïcha : mensonge ou vérité selon l’islam ?

Contrairement à ce qu’écrit le greffier de la C.E.D.H. dans son communiqué de presse en français (« ledit mariage aurait été consommé lorsque celle-ci avait neuf ans »), le penchant du vieux Mahomet pour la très jeune Aïcha n’est pas une hypothèse en islam car c’est bien ce que mentionnent les textes sacrés musulmans eux-mêmes, de façon incontestée dans le monde musulman, y compris chez les imams les plus attentifs à la défense de la mémoire du « modèle » Mahomet (en particulier au Moyen-Orient, comme avec Yusuf Al Qaradawi). Pour l’islam, le penchant sexuel de Mahomet pour une enfant pré pubère ne fait aucun doute et constitue même un fait religieux majeur, Aïcha étant par ailleurs l’épouse préférée de Mahomet et ayant joué un rôle important dans l’évolution de cette religion. C’est une autre la raison qui explique pourquoi les mariages de très petites filles sont encore autorisés, ou de facto acceptés, dans certains pays musulmans.

Les arguments de la Cour évoquant un fondement factuel finalement insuffisant du propos (« made a value judgement without sufficient factual basis. Even if they were to be classified as factual statements, she had failed to adduce any evidence to that end. ») sont incohérents avec la position même de l’islam puisque les musulmans eux-mêmes admettent ce fait. Évidemment consciente de cette situation, la C.E.D.H. mélange de façon habile et peu claire la question de la pédophilie avec un prétendu doute sur les faits pour statuer que l’opinion émise (la qualification de pédophilie, qui n’est qu’une opinion), portant sur des faits non avérés (ce qui est faux), ne peut donc pas être couverte par le droit à la liberté d’expression (« the Court had held that statements which were based on (manifestly) untrue facts did not enjoy the protection of Article 10 »).

  • Pédophilie ou pas, est-ce important ?

La Cour s’emploie à tenter de déqualifier le caractère pédophile de cette relation sexuelle (« The domestic courts made a distinction between child marriages and paedophilia ») en faisant remarquer que celle-ci intervenait dans le cadre d’un mariage et que celui-ci a duré jusqu’à la mort de ce dernier (« the applicant had disregarded the fact that the marriage with Aisha had contin­ued until the Prophet’s death, when she had already turned eighteen and had therefore passed the age of puberty »). Il est vrai que la pédophilie moderne est définie aujourd’hui plutôt par la multiplicité des relations (« the impugned statements had not been phrased in a neutral manner aimed at being an objective contribution to a public debate concern­ing child marriages but rather amounted to a gener­alisation without factual basis »). Néanmoins, les frontières sont floues et souvenons-nous de « Lolita » de Vladimir Nabokov avec une fascination tout à fait focalisée.

En réalité, tout ceci n’a guère d’importance puisque ce qui pose problème ici à la Cour, ce n’est pas la pédophilie de Mahomet mais tout simplement l’attaque frontale de Mahomet en tant que Prophète et modèle de tous les musulmans (« aimed at demonstrat­ing that Muhammad was not a worthy subject of worship », « an abusive attack on the Prophet of Islam »). Or, de ce point de vue, la question est réglée depuis longtemps, indépendamment du dégoût que peut inspirer une telle relation d’un cinquantenaire profitant des faveurs sexuelles d’une fillette : il suffit de lire la biographie de Mahomet reconnue dans tout le monde musulman, celle d’Ibn Hîsham (IXème siècle). Au demeurant, il est cocasse de remarquer en matière sexuelle que Mahomet a bafoué lui-même la règle du maximum de quatre épouses simultanées qu’il avait lui-même instituée et qu’on retrouve dans le Coran, puisqu’il a eu jusqu’à 11 femmes en même temps, ce qui est la preuve d’un évident désordre du côté du bas-ventre.

  • Pour éviter la guerre civile qui s’approche de l’Europe avec l’islam, protégeons l’islam !

La C.E.D.H. tente ainsi de qualifier d’incitation à l’intolérance religieuse l’opinion émise par la requérante (« the facts at issue contained elements of incitement to religious intolerance ») : pourtant, cet argument est absurde puisque ce ne sont justement pas les musulmans qui sont mis en cause mais seulement Mahomet en tant que modèle : il s’agit en effet de montrer à quiconque, musulmans et mécréants, l’inanité de voir un modèle dans un personnage au comportement moralement aussi détestable (et pour autant d’ailleurs que cet individu ait réellement existé comme il est écrit dans les textes sacrés musulmans car, historiquement, la question est hautement discutable…voir notamment les analyses historico-critiques de Jacqueline Chabbi).

La véritable préoccupation de la Cour, qui la conduit d’ailleurs à bafouer le droit légitime à une réelle liberté d’expression, est de protéger l’islam contre ses adversaires en Europe car la Cour sait que la remise en cause de Mahomet peut être perçue comme trop violente par des musulmans qui pour l’essentiel ne supportent guère la critique, surtout lorsqu’elle est occidentale. La Cour se fait ainsi la complice des musulmans en criminalisant de fait le droit au blasphème, comme d’ailleurs certains musulmans (cf. Tariq Ramadan) le demandent depuis des années.

La mise en œuvre de l’interdiction du blasphème prend ainsi en pratique la forme de l’interdiction d’émettre une opinion qui peut offenser les musulmans :

–  « the applicant could therefore not have assumed that there would only be like-minded people in the room but also people who might be offended by her state­ments. »

–  « the applicant’s statements had been likely to arouse justified indignation in Muslims »

La Cour préfère ainsi la lâcheté consistant à bafouer, sous des prétextes fallacieux, le droit à la liberté d’expression plutôt que de fonder une jurisprudence défendant ce droit légitime et qui devrait être imprescriptible afin de préserver encore un peu la paix civile, qu’elle qualifie elle-même assez curieusement de « paix religieuse » :

–  « evaluate which statements were likely to disturb the religious peace in their country »

–  « an abusive attack on the Prophet of Islam, which was capable of stirring up prejudice and putting at risk religious peace, »

–  « the rights of others to have their religious feelings protected, and to have religious peace preserved in Austrian »

Il semble donc bien que les peuples européens n’aient plus rien à attendre dans ce domaine du gouvernement des juges européens.

  • Les diktats judiciaires de Bruxelles (Strasbourg) vont-ils finir par mettre fin également à liberté d’expression en France ?

Les juges français affirmaient il y a peu avec bon sens (cf. https://islametoccident.fr/?p=4151 ) que« La liberté d’expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent » dans la mesure où « Le propos incriminé, s’il est outrageant, ne contient néanmoins pas, même sous une forme implicite, d’appel ou d’exhortation à la haine ou à la violence (…) » : combien de temps vont-ils encore tenir face à la démagogie bruxelloise ?

Déjà qu’il n’y a sans doute pas grand-chose à attendre d’une élite française particulièrement lâche comme mes échanges ces deux dernières années avec une vingtaine de personnalités politiques ou médiatiques du centre ou de droite m’ont conduit à la constater. Car si la quasi-totalité de ces personnalités (pour celles tout au moins qui ont un peu étudié la doctrine de l’islam…) sont finalement d’accord en privé sur l’absence de frontière doctrinale entre islam et islamisme, ainsi que le rappelle avec une constance irritante mais avec raison Eric Zemmour, aucune ne veut en faire état publiquement, soit par souci de ne pas être accusée d’être complice de ce dernier et d’être ostracisée par les médias gauchisés, soit parce par souci de ne pas être accusée de prêcher la guerre civile (sous couvert de « sagesse politique », la sagesse consistant souvent pour ces personnes à ne rien faire pour les Français dès lors que leur train de vie de privilégié n’en est pas affecté), soit tout simplement par peur physique, les deux plus récents exemples étant Luc Ferry (lundi 12 novembre 2018, en présence de François-Xavier Bellamy : « je tiens à la vie ») et Vladimir Federovsky (vendredi 23 novembre 2018, « Le jihad est bien dans le Coran et Mahomet est un islamiste, mais cela, on ne peut pas le dire »).

L’ange Gabriel dans le Coran : une instrumentalisation habile

L’islam s’est beaucoup inspiré du judaïsme et du christianisme pour des raisons politiques afin de pouvoir prétendre être légitime dans lignée du monothéisme judéo-chrétien. Il en a donc logiquement revendiqué avec plus ou moins de fortune les symboles, au premier rang desquels l’ange Gabriel (« Gibril »).

Or il est très étonnant qu’un personnage aussi important que celui-ci, puisqu’il sert d’intermédiaire entre Allah et Mahomet, ait une place aussi réduite et surtout peu claire dans le Coran, place qui semble résulter, aux dires des spécialistes, d’une tradition musulmane bien postérieure à la mort de Mahomet et dont on peut penser qu’elle a surtout pour objet d’offrir au croyant un peu de merveilleux, l’apport spirituel de l’islam au regard du judaïsme et du christianisme étant quasi inexistant comme d’ailleurs le reconnaît Tariq Ramadan lorsqu’il écrit « Il n’y a pas de théologie islamique ».

L’émission de France 2 « Islam » du 21 janvier 2018 est revenue sur ce constat de façon claire.

France 2 Islam 180121 Revelation 2 Gabriel

Ces propos sont confirmés par de grands spécialistes arabisants, tels Jacqueline Chabbi (agrégée de langue arabe, docteur ès lettres) et Mohammad Ali Amir-Moezzi (directeur d’études à l’École pratique des hautes études, titulaire de la chaire de théologie islamique et d’exégèse coranique classique) dans leurs deux ouvrages respectifs, « Le Coran décrypté » et le « Dictionnaire du Coran ». Le lecteur peut se reporter à mon précédent article : https://islametoccident.fr/?p=3077