Pacte de Marrakech pour les migrations : un nouveau viol de la souveraineté du peuple par la démocratie représentative

  • Contexte général

Le pacte dit « de Marrakech », adopté à Marrakech en décembre 2018 et destiné à assurer le « renforcement de la coopération relative aux migrations internationales », n’a fait l’objet d’aucun débat public préalable en France conformément la volonté du gouvernement puisque l’objectif était semble-t-il d’en dissimuler au maximum la nature aux Français afin de ne pas alerter la population sur l’immigration supplémentaire qu’il induit : encore sans doute une belle preuve de démocratie.

Ce pacte est censé constituer un « cadre de coopération juridiquement non contraignant » alors qu’en réalité il fixe des principes contraignants du point de vue de la jurisprudence juridique comme cela a déjà été le cas en France pour les droits de l’enfant qui ont empêché de revenir sur la disposition relative au regroupement familial. Ce même argument est d’ailleurs repris par ce nouveau texte qui plaide pour le fait de « faciliter l’accès aux procédures de regroupement familial des migrants » puisqu’il s’agit ici encore de défendre « l’intérêt supérieur de l’enfant ». Bis repetita placent.

Revenons sur quelques aspects du contenu de ce texte.

  • Un plaidoyer fondamentalement partisan

Les rédacteurs du texte, agents actifs de la mondialisation sans limite, veulent faire croire que leur objectif ne serait pas de favoriser la submersion migratoire de certaines parties du monde.

En réalité, ce pacte de 41 pages, épouvantable logorrhée bureaucratique, écrit dans un style illisible, fourmillant de répétitions ou de références vagues et inexploitables (22 renvois à « la conformité au/au respect du droit international ») n’est qu’un plaidoyer idéologique pour le mondialisme qui se dissimule bien maladroitement derrière des affirmations bien isolées et dénuées de sincérité telles que : « Le Pacte mondial réaffirme le droit souverain des États de définir leurs politiques migratoires nationales et leur droit de gérer les migrations relevant de leur compétence, dans le respect du droit international » (tout le document renvoyant notamment au droit international comme supérieur et s’imposant au droit d’États pourtant en principe souverains).

  • Les migrations de population sont nécessairement positives

Pour les signataires, ce point n’est pas discutable : « Les migrations ont toujours fait partie de l’expérience humaine depuis les débuts de l’Histoire, et nous reconnaissons qu’à l’heure de la mondialisation, elles sont facteurs de prospérité, d’innovation et de développement durable ». Les migrants ne peuvent nécessairement qu’« enrichir nos sociétés [occidentales, cela va sans dire] grâce à leurs capacités humaines, économiques et sociales ».

Cette vision partisane repose prétendument sur des « données et d’éléments de preuve » dont la véracité n’est évidemment pas contestable aux yeux des signataires. « Les migrations font partie intégrante de la mondialisation, (…) faisant de nous tous des pays d’origine, de transit et de destination ». Partant du postulat qu’il ne peut y avoir que des bienfaits liés aux migrations, il s’agit donc seulement « d’en optimiser l’ensemble des avantages » et par ailleurs de « démonter les discours [nécessairement] trompeurs qui donnent une image négative des migrants ».

Le texte évacue bien sûr tout ce qui peut poser question dans cette vision humanitaire utopique et idyllique : les incompatibilités culturelles (ex. les oppositions religieuses, l’incompatibilité de l’islam avec la civilisation occidentale sur de multiples aspects), les causes démographiques (cf. la démographie incontrôlée de nombreux pays d’Afrique), les enjeux géopolitiques, etc.

  • Il est interdit d’étudier réellement les effets des migrations

En effet, le texte précise qu’il convient d’« étoffer la base de données factuelles sur les migrations internationales en améliorant, par des investissements adéquats, la collecte, l’analyse et la dissémination de données précises, fiables et comparables, ventilées par sexe, âge, statut migratoire et toute autre caractéristique applicable à un contexte national donné ».

Mais il n’est pas question d’étudier par exemple les caractéristiques culturelles et religieuses – dimension totalement absente du texte, ce qui est pour le moins étonnant – des migrants, sans doute pour éviter le risque de « stigmatisation », car une vérité qui n’est pas dévoilée n’existe pas politiquement. Ainsi, le texte précise qu’il faut « éliminer les pratiques de profilage racial, ethnique et religieux des migrants de la part des autorités » : ce qui a le mérite de la clarté. Vous avez l’obligation de recevoir de nouveaux hôtes chez vous mais il vous est interdit de vous renseigner sur leur « profil ».

  • Le fondement idéologique du texte : la négation de l’identité

La vision absurde qui sous-tend l’ensemble du texte est que l’humanité n’est plus qu’une, les communautés humaines et leur identité sont niées, seul compte l’individu accompagné des sacro-saints « droits de l’homme », quand bien même il détruit la société qui l’accueille : ainsi, « Le Pacte mondial comporte une forte dimension humaine, inhérente à la migration même. Il promeut le bien-être des migrants et des communautés dans les pays d’origine, de transit et de destination. Il est donc centré sur l’individu ».

  • Un instrument : la censure

Le pacte appelle ouvertement à la fin de la liberté d’expression puisqu’il convient de « cesser d’allouer des fonds publics ou d’apporter un soutien matériel aux médias qui propagent systématiquement l’intolérance, la xénophobie, le racisme et les autres formes de discrimination envers les migrants, dans le plein respect de la liberté de la presse ». Or, comment prétendre qu’on respecte la liberté de la presse, si l’objectif officiel proclamé ouvertement, et de façon même menaçante, est de tuer économiquement tous les journaux et médias qui ne pensent pas « comme il faut » ? C’est inouï et abject.

  • Conclusion

Bien entendu, si les hommes avaient la sagesse de s’entendre et de gouverner le monde intelligemment, la question des migrations ne se poserait pas. Mais ce monde n’existe pas et la bienveillance humanitaire, pour louable qu’elle soit, ne peut pas constituer la colonne vertébrale de la politique des États dans un monde structuré par des idéologies de toutes natures et des religions incompatibles, sauf à faire preuve de la plus totale naïveté et à accepter de se faire dépouiller. Les juifs, qui ont subi ce que l’on sait, n’ont cure de ces beaux principes utopistes et Israël sait se transformer en bourreau lorsqu’il le faut pour survivre.

Ce pacte, grande victoire pour Georges Soros, illustre en réalité la perversité des effets de la bien-pensance auquel l’absconse construction européenne semble particulièrement attachée. À l’instar de Carthage, il devient urgent de détruire l’Europe afin que les peuples européens puissent survivre.

Contrairement à la France, certains pays plus conscients et plus attachés à leur identité ont eu la présence d’esprit de refuser avec vigueur de signer ce texte détestable par son esprit et sa méthode, et pas des moindres, notamment : l’Autriche, l’Australie, la Bulgarie, les États-Unis, la Hongrie, Israël, l’Italie (pour le moment), la Pologne, la République dominicaine, la République tchèque, la Slovaquie, la Suisse.

Pierre Birnbaum, ou comment parler la langue antisémite

Article de la série sur l’interview de Pierre Birnbaum : https://islametoccident.fr/?p=4886

Si la doctrine de l’islam est clairement antisémite, les juifs de leur côté semblent voir l’antisémite partout : ainsi, selon cette rabbine, dans tout homme sommeillerait ainsi en quelque sorte un antisémite qui s’ignore à l’insu de son plein gré. Et même s’il n’est effectivement pas antisémite, celui-ci peut être un « porteur sain » de l’antisémitisme, et dont il serait finalement coupable par manque de vigilance.

Cette suspicion atroce et odieuse, qui sonne comme un constat dans la bouche de la rabbine, permet de justifier le statut éternel du judaïsme comme victime. CQFD.

Il est malheureux que les religions ne limitent pas leur prétention inouïe à la détention de l’unique vérité : cette prétention n’est-elle pas justement ce qui crée et entretient la haine ?

Rappelons ce que disait Albert Einstein du judaïsme dans une lettre écrite en allemand et adressée 1954 au philosophe Eric Gutkind :

« Le mot « Dieu » n’est pour moi rien d’autre que l’expression et le produit des faiblesses humaines, et la Bible un recueil de légendes vénérables mais malgré tout assez primitives et de plus gentiment infantiles.»

« Pour moi la religion juive est, comme toutes les autres religions, une incarnation des superstitions les plus puériles (…). »

« (…) le peuple juif auquel je suis heureux d’appartenir, et avec lequel j’ai une profonde affinité de pensée, ne présente pas de qualité différente des autres peuples. »

« Aussi loin que remonte mon expérience, le peuple juif n’est pas meilleur que les autres groupes humains, bien que protégé des pires « abominations » par son manque de puissance [il semble bien que dans ce domaine la création de l’État d’Israël ait changé la donne]. Sinon, je ne vois rien en lui d »élu ». »

L’Europe des juges se soumet à l’islam et valide le délit de blasphème

Dans une décision rendue ce jour (mardi 19 mars 2019), la Cour européenne des droits de l’homme a de nouveau illustré l’inanité du gouvernement des juges européens et la soumission de l’Europe politico-judiciaire à l’islam puisque cette décision bafoue ouvertement le principe même de la liberté d’expression en l’absence de toute incitation à la violence ou à la haine.

Car il s’agit juste ici de s’étonner d’une certaine forme de bêtise. En effet, quel sentiment noble et respectable peut inspirer un personnage qui, selon les sources musulmanes elles-mêmes, a, entre autres, massacré des juifs, pratiquait le pillage, vendait femmes et enfants sur les marché pour se procurer des chevaux et des armes, entretenait des relations sexuelles avec une gamine prépubère dont il aurait facilement pu être le grand-père ? Appelez cela comme vous voulez, mais gardez-vous simplement de prononcer un mot tabou, ou il vous en coûtera devant le grand tribunal inquisitorial européen…

Cette décision absurde est en réalité un aveu de faiblesse et trahit l’angoisse panique des politiques européens face à une situation qui n’est plus maîtrisée et qui conduit lentement et sûrement à la guerre civile (n’oublions pas comment les guerres de religion ont prospéré en Europe). Cette décision est symptomatique d’une Europe manifestement malade de son immigration et du multiculturalisme qui en a découlé, qu’elle ne sait plus comment soigner, et qui se trouve acculée à tenter de défendre par des voies judiciaires une religion que sa vacuité empêche de se défendre toute seule. Aurait-on connu pareille mésaventure judiciaire il y a quarante ans avant l’immigration de masse ? Certainement pas. Cherchez l’erreur…

Mais, pire que cela, cette décision trahit la conviction des responsables européens que les musulmans sont des masses incapables de supporter la moindre critique, inéducables, hermétiques à la liberté d’expression, incontrôlables, et prêtes à en découdre par la violence : il ne faut surtout pas éveiller leur courroux (déjà que la France n’est pas capable d’en finir avec 1.500 casseurs…) ! Ce n’est guère rassurant. Aussi, certains croient-ils que par sagesse c’est aux couches intelligentes à se plier aux exigences brutales du vulgaire : ceux-là ne font en réalité que creuser la tombe de l’utopie européenne multiculturelle déjà décédée.

Voici l’article du European Centre for Law and Justice :


« BLASPHÈME CONTRE MAHOMET » :
LA CEDH REJETTE LA DEMANDE DE RÉEXAMEN
« La Cour européenne des droits de l’homme a malheureusement refusé de renvoyer l’affaire E.S. contre Autriche en appel en Grande Chambre. La condamnation pénale de Mme Sabaditsch-Wolff, pour avoir assimilé à de la pédophilie l’union de Mahomet (56 ans) à Aïcha (9 ans), est donc définitive. C’est là un grave recul de la liberté d’expression. De fait, Mme Sabaditsch-Wolff a été condamnée pour avoir dit une vérité dérangeante.
 
Rarement pourtant un jugement de la Cour n’a suscité une telle unanimité contre lui. La semaine dernière encore, une vingtaine de personnalités ont cosigné une Tribune en faveur de la défense de la liberté d’expression en matière religieuse (à lire ici). Parmi elles se côtoient d’anciens musulmans, des chercheurs et intellectuels catholiques, des féministes ou encore des auteurs non-religieux. Parmi les signataires figurent notamment Waleed Al-Husseini, Rémi Brague, Chantal Delsol, Zineb El-Rhazoui, Annie Laurent, Boualem Sansal, Pierre-André Taguieff, Michèle Tribalat et bien d’autres encore.
 
L’ECLJ est intervenu devant la Cour et dans la presse dans cette affaire. Il ne s’agissait pas de défendre un droit à l’expression d’obscénités blasphématoires, mais de préserver la faculté de dire la vérité et de dénoncer les erreurs, même si cela doit déplaire.
 
Saisie d’un recours en « appel », la Cour européenne aurait pu corriger son précédent jugement ; elle a choisi de ne pas le faire, et lui a même accordé l’autorité d’une « affaire phare » censée éclairer l’ensemble des juridictions nationales. Ce jugement n’était donc pas accidentel, mais indique une orientation nouvelle. LCour impose à présent aux États l’obligation « d’assurer la coexistence pacifique de toutes les religions et de ceux n’appartenant à aucune religion, en garantissant la tolérance mutuelle ».
 
La Cour n’a pas motivé son refus de renvoyer l’affaire « en appel ». Nous ne pouvons donc faire que des conjectures.  J’y vois un glissement vers un multiculturalisme prêt à sacrifier la liberté d’expression aux exigences du « vivre ensemble ». Un tel jugement renonce à l’idéal de justice fondée sur la vérité et lui préfère celui, arbitraire, de « tolérance ».
 
Ce faisant, c’est le juge qui décide de ce qui peut être dit en fonction de sa propre conception du « vivre ensemble », et de sa crainte des réactions des personnes potentiellement offensées par ces propos.

L’avenir nous montrera si la CEDH persévère dans cette voie liberticide.
 
Grégor Puppinck

Pierre Birnbaum, où la mauvaise foi en acte ?

Article de la série sur l’interview de Pierre Birnbaum : https://islametoccident.fr/?p=4886

Revenant sur la publication de dessins/images faisant état du profil de grand financier d’Emmanuel Macron (du fait de son passage comme associé-gérant à la Banque Rothschild et de son réseau de relations dans les milieux d’affaires), Pierre Birnbaum veut à tout prix en démontrer le caractère immédiatement antisémite : pour lui, l’élection d’Emmanuel Macron aurait suscité immédiatement en France la résurgence d’un antisémitisme virulent et viscéral d’origine politique, c’est-à-dire essentiellement d’extrême-droite (rappelons au demeurant que le nazisme était un mouvement socialiste). Mais de l’antisémitisme religieux, et notamment l’antisémitisme viscéral de l’islam que l’on retrouve à de multiples reprises dans ses textes sacrés, il n’est pas fait mention.

Or les faits ne semblent pas corroborer cette affirmation puisque la publication mise en cause est bien postérieure à l’élection. Au-delà du fond même de la question (la connotation antisémite ou non), c’est l’amateurisme et le caractère partisan de cette personne supposée être un référence digne de foi qui interpellent, et surtout la mauvaise foi qu’il manifeste lorsque le rappel des faits lui donne tort, alors même qu’il prétend détenir une information (la date de publication) qu’il n’a en réalité pas.

Pierre Birnbaum : « On est dans les semaines, dans les jours… Dans les semaines : je peux vous trouver la date… Dans les semaines, dans les jours…»

Daniel Schneidermann : « Attendez… Voilà… le 17 novembre 2017 : on est en novembre »

Pierre Birnbaum : « Trois mois après [l’élection présidentielle] »

Daniel Schneidermann : « Non, six mois »

Pierre Birnbaum : « Six mois après[mine dépitée]… mais les gilets jaunes n’ont pas commencé…[transition vers un autre sujet] »

L’islam se félicite des divagations juridiques de l’Europe favorisant l’instauration d’un délit de blasphème

Lettre du European Centre for Law and Justice du 11 mars 2019 : https://mailchi.mp/eclj/blasphemy-case-islamic-authorities-congratulate-the-european-court-of-human-rights?e=31d53f1055

BLASPHEMY CASE: ISLAMIC AUTHORITIES CONGRATULATE THE EUROPEAN COURT OF HUMAN RIGHTS
Al-Azhar University and Pakistan welcome the recent decision of the European Court of Human Rights regarding blasphemy against Muhammad; it allows them to justify their own repression of freedom of expression in religious matters.
by PhD Grégor Puppinck
 If one needed any more arguments to convince the European Court of Human Rights (ECHR) of the necessity to retry the Austrian case of blasphemy against Muhammad, the highest Islamic authorities may have just provided it. They enthusiastically welcomed the E. S. v. Austria decision of last October 25 in which the Strasbourg Court validated the conviction of an Austrian lecturer for “defaming” Muhammad by comparing his union with 9-year-old Aisha to “paedophilia”. This lecturer, speaking in front of thirty people, wanted to denounce the practice of marriage of prepubescent girls in the Muslim culture, following the example of Muhammad. According to the European Court, these statements sought less to inform objectively than to demonstrate, in a “malicious” way that Muhammad is not a “worthy subject of worship” and thus constituted a “malicious violation of the spirit of tolerance, which was one of the bases of a democratic society”. The Court considered them to be “in a manner capable of arousing justified indignation” of the Muslims and “likely to disturb the religious peace”, and concluded that it was therefore legitimate to condemn their author.
 
On March 19, the Court must decide whether it agrees to refer the case for an “appeal” in the Grand Chamber for a new judgment. Rare enough, this request for referral is supported by 59,000 signatories of a petition to defend the right to criticize Islam in Europe.
 
This E. S. v. Austria judgment, described by the European Court as a “key case”, was echoed worldwide. It is more political than juridical. It has been strongly criticized in Western countries, both among conservative and free-thinkers, shocked that the European Court could limit to this point the guarantee of freedom of expression in religious matters. It has also been criticised because it completely relativizes the paedophilia and violence imposed on a 9 year-old girl. Conversely, in the Arab press, this judgment was greeted with enthusiasm and presented as a “historical decision”, or as “a victory for the Islamic world after the crisis of the cartoons published several times by several European newspapers.”
 
Exceptionally, some of the highest Islamic authorities have commented on this judgment, to rejoice and take advantage of it; which should question us.
 
This is the case of the Observatory of Islamophobia of the prestigious Cairo’s Al-Azhar University, the highest authority of Sunni Islam. It expressed its support to the Court’s decision and described it as “courageous”. It saw in it a general condemnation of “blasphemies against the Prophet” and the assertion of the principle that “freedom of expression does not permit the harming of the religious feelings of others”. According to this Observatory, this decision is important also in that it would contribute “to reduce the problems of Islamophobia” while “the number of Muslims in Europe could reach 14% in 2050”. Based on this decision, it urged “governments around the world and international human rights institutions to take measures to counter attempts to defame others on the grounds of freedom of opinion or freedom of expression.” It also called for “dissuasive legislation and sanctions against all those who attempt to attack religious forces”.
 
 
The E. S. v. Austria judgment was also praised by the main authorities in Pakistan, a country famous for being the most repressive in the world regarding blasphemy.
 
Thus, on November 13, 2018, Pakistan’s Prime Minister Imran Khanwelcomed the recent decision of the European Court of Human Rights not to authorize acts of profanity under the guise of freedom of expression”. Addressing the President of the European Parliament, he expressed “the hope that European countries will comply with the decision of the European Court and take measures to strengthen respect for religions and interreligious harmony”. He also expressed the “serious concerns of the Government and people of Pakistan regarding the blasphemous caricatures of the Holy Prophet, stressing the need to redouble efforts in European countries to avoid such provocative incidents; to raise awareness of the religious sensitivity of Muslims, especially the respect of the Prophet Muhammad”. His Minister for Human Rights echoed him, “urging the Western world to show respect for religions”. She also added that “freedom of expression does not protect blasphemy”.
 
Accordingly, the Secretary General of the largest world federation of Koranic schools (10,000 madrassas), Qari Hanif Jalandhari, saw in this decision “a very important step” and asked the United Nations to elaborate global legislation “condemning anyone who commits a blasphemy against divine books or sacred persons of all religions”. As for the Vice-chancellor of Bahauddin Zakariya University, Dr. Tahir Amin, he also stated that the verdict of the European Court is “undoubtedly a major and historical decision”.
Perhaps one should rejoice to see the highest judicial authority in Europe agreeing with the highest Islamic authorities on the respect to be shown to Muhammad? Perhaps this is a welcomed gesture of appeasement in the conflict of civilization between the liberal West and the Ummah? This perspective is attractive; and this is the direction followed by the European Court in this E.S. v. Austria case when it laid down the principle that States now have the obligation “of ensuring the peaceful co‑existence of all religions and those not belonging to a religious group by ensuring mutual tolerance”.

Is it grandeur, cowardice or naivety?
 
This ideal of peace is appealing, but its price is the freedom to speak the truth. It implies that any statement, even true, is condemnable as intolerance and incitement to violence as soon as threatening people declare themselves offended in their religious feeling. Of course, it is true that peace is the greatest good of society; and it is therefore right that, in order to preserve it, the authorities must sometimes limit individual freedoms. But society must be well threatened to sacrifice even the freedom to speak the truth; or then, not believe in it anymore.
 
 “What does the truth matter towards peace?” relativists from all sides will say. If truth does not exist, then, indeed, freedom of expression is of little value, and a mandatory “tolerance” should be imposed upon all.
 
Some might see a certain grandeur in the reckless respect of the religion of “the others”; a respect perceived as all the more commendable as it is usually accompanied by contempt for one’s own religious tradition. This may explain the “double standard” of the European Court’s recent case law, which, like so many postmodern Europeans, is more sensitive to attacks against Islam than to those directed against Christianity. Last year, it validated the Austrian speaker’s condemnation while granting its protection to the perpetrators of true anti-Christian blasphemy committed in the Moscow Cathedral and the major Lithuanian press.
 
Others may see cowardice in sacrificing freedom of expression for fear of “putting at risk religious peace”.
 
Others yet may see naivety in rejoicing at the support of Al-Azhar and Pakistan, as these authorities find in the European Court’s decision a justification for their own repression of freedom of expression in religious matter.
Thus, in Pakistan, in addition to the emblematic Asia Bibi case, about 1,500 persons were accused of blasphemy between 1987 and 2016 according to the Centre for Social Justice, and more than 70 persons have been murdered since 1990 on such crime allegations. Just recently, a thirty-year-old man was sentenced to death for allegedly “insulting Prophet Muhammad” on Facebook. Prime Minister Imran Khan declared again, recently, before an audience of imams, his will to “support and defend article 295c” of the Penal Code which punishes by death or life imprisonment anyone who “defiles the sacred name of the Holy Prophet Muhammad”. Western countries, the European Parliament and the United Nations Human Rights Committee have been calling for the repeal of this law for years.
With Egypt, Pakistan is leading the global campaign led by the Organization of Islamic Cooperation (OIC) for the global limitation of freedom of expression regarding religion. This campaign led to the adoption by the UN Human Rights Council of a series of resolutions condemning the “defamation of Islam”, then the “defamation of religions”. It was only after years of intense debate that governments attached to the modern conception of human rights were able to counter this initiative by adopting a resolution on 12 April 2011, which is based on the belief that freedom of expression is the best antidote to intolerance.
 
The recent decision of the European Court goes, surprisingly, against the efforts of Western countries to safeguard freedom of expression in religious matters. It is even interpreted by the Islamic authorities as finally giving them reason, and places them in the extravagant situation of giving lessons of religious tolerance to the European states.
 
This decision is also sad news for all those who, among Muslims, hope to find in Europe the protection to brave the Islamic ban on criticizing Islam and reinterpreting the Qur’an and hadith.
 
This decision stands out also clearly from the recent judgments of the Court. Previously, the Court had established the principle that freedom of expression protects words that “offend, shock or disturb” and that freedom of religion does not confer the right “to see religion protected from negative comment.” Moreover, it had recognized to believers the obligation to “tolerate and accept the rejection by others of their religious beliefs and even the propagation by others of doctrines hostile to their faith.” On that basis, it had guaranteed the freedom of expression of anti-religious messages. Last year, it gave its protection to the famous “Pussy Riot”, the punk band condemned in Russia for organizing a “performance” in the choir of the Moscow Cathedral with cries including “shit, shit, shit L***”. It also held that Lithuania could not sanction the dissemination of blasphemous advertisements presenting Christ and the Virgin Mary as tattooed and lascivious junkies.
 
The European Court, in judging this case, was aware of these issues since we had warned it in our written observations.
 
Certainly, there is no reason to make blasphemy and vulgarity into human rights! There is no “right to blasphemy” but a right to freedom of expression with responsibilities and limitations. Only the dissemination of free offensive obscenities as well as the incitement to immediate violence should be restricted. But if obscenity and incitement to violence must be censored, such should not be the case of mere criticism.
The European tradition teaches that there is no lasting peace without truth and justice. Because Europe is the heir, since ancient times, of a civilization that identifies God with truth and love, and not with arbitrariness and force, we place those at the top of our values and do not conceive that truthfulness could offend God or society. Seeking the truth and knowing God are one. This is certainly the origin of our attachment to rational research and criticism. We want a society in which “Love and faithfulness meet together; righteousness and peace kiss each other”. Righteousness and peace, which characterize the ideal of every society, are the fruit of love and truth. True peace, therefore, is not reduced to the superficial absence of violent conflict, and it is vain to pretend to establish it on lies or relativism.
 
The Austrian lecturer told the truth. She is criticized above all for having done so in a “malicious” way, that is to say without love. What do we know about it, and is it justice’s role to judge one’s intentions? Moreover, to make this reproach is to forget that the denunciation of evil, to protect society, under its apparent roughness, is an act of love.
 
For all these reasons, it is to be hoped that the Court will agree to retry this case in order to guarantee the freedom to criticize any religion, to defend the rights of truth over error.

Pierre Birnbaum, ou comment ignorer certaines racines de l’antisémitisme

L’émission « Arrêts sur Images » du jeudi 28 février 2019 avait comme invité unique Pierre Birnbaum, historien et sociologue français, à propos de l’antisémitisme en France.

Pour ne pas sans doute sortir du politiquement correct en abordant les sujets qui fâchent, Daniel Schneidermann et son invité se sont bien gardés d’évoquer les racines religieuses de l’antisémitisme, en particulier en islam, racines qui ont été totalement éludées lors de cette émission. Le discours de Pierre Birnbaum était, sans surprise de la part d’un sympathisant de la Délégation Interministérielle à la Lutte contre Le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH), essentiellement focalisé sur l’antisémitisme des extrêmes politiques, et surtout sur la dénonciation d’un antisémitisme d’extrême droite.

Sans se prononcer sur cette question, on notera toutefois le caractère tout à fait partisan de cette personne dont les affirmations aléatoires ont parsemé l’ensemble du discours, et qui met surtout totalement de côté la question religieuse. Cet article et quelques autres reviennent sur cette émission.

  • La valse des pourcentages

Pour une personne se présentant comme un scientifique sérieux et objectif, la valse des pourcentages qu’a dansée Pierre Birnbaum semble particulièrement problématique. Selon lui en effet, les sympathisants des gilets jaunes proches des idées de Marine Le Pen seraient de l’ordre de « 60% ou 55%, sinon 70%, (…) même 80, il faudrait vérifier (sic !), (…) ou 85% » : belle preuve de rigueur scientifique….

Pierre Birnbaum semble d’ailleurs particulièrement embarrassé pour répondre aux questions de bon sens posées par Daniel Schneidermann, et se contente d’évoquer un « paradoxe » : Pierre Birnbaum sait-il réellement de quoi il parle ?

Blasphème contre Mahomet : se battre pour la liberté d’expression

La conférencière autrichienne condamnée pour avoir « dénigré » Mahomet demande le renvoi de l’affaire à la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme.

Peut-être vous souvenez-vous de la décision E. S. contre Autriche de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui, le 25 octobre dernier, avait choqué de nombreuses personnes ? La Cour de Strasbourg avait alors, contre toute attente, validé la condamnation d’une conférencière autrichienne pour avoir « dénigré » Mahomet en assimilant son union avec la jeune Aïcha à de la « pédophilie ».

La Cour a donné à ce jugement la qualité « d’affaire phare », c’est-à-dire de référence éclairant sa jurisprudence future. Cette affaire vient de connaître un nouveau développement. La requérante, Mme Elisabeth Sabaditsch-Wolff, a demandé à la Cour européenne de bien vouloir rejuger l’affaire en Grande Chambre, c’est-à-dire devant la formation la plus solennelle de cette Cour. Fait rare, elle est soutenue dans cette démarche par plus de 50 000 signataires d’une pétition pour le droit de critiquer l’islam en Europe :
https://eclj.org/free-speech/coe/defend-the-right-to-criticise-islam-in-europe?lng=fr

Il s’agit là d’une procédure exceptionnelle qui n’est acceptée que dans 5% des cas, lorsque la Cour estime qu’est en jeu « une question grave relative à l’interprétation ou à l’application de la Convention [européenne des droits de l’homme] ou de ses Protocoles, ou encore une question grave de caractère général ». Or, c’est clairement le cas dans l’affaire E.S. c. Autriche. La décision quant au renvoi sera prise prochainement. Il faut espérer que la Cour l’acceptera, car plusieurs motifs graves plaident en ce sens.

Rappel des faits

En 2013, la Cour suprême d’Autriche a condamné une femme pour s’être interrogée publiquement en ces termes : « un homme de cinquante-six ans avec une fille de six ans (…) De quoi s’agit-il, si ce n’est de pédophilie ? ». La conférencière, rappelant des faits historiques avérés, s’exprimait devant une trentaine de personne lors d’un séminaire intitulé « Connaissance élémentaire de l’islam ». Elle souhaitait notamment alerter sur la pratique du mariage des filles prépubères dans la culture musulmane, suivant l’exemple de Mahomet qui a épousé Aïcha âgée de six ans puis consommé ce mariage lorsqu’elle a atteint 9 ans. Elle a été dénoncée par un journaliste présent dans la salle, puis condamnée sur le fondement d’une disposition pénale interdisant en substance le blasphème.

Elle s’est alors tournée vers la CEDH qui, à la surprise générale, a accepté l’argumentation des juridictions autrichiennes et validé cette condamnation par un jugement adopté à l’unanimité le 25 octobre 2018. Les sept juges européens ont alors estimé que cette femme n’a pas tant cherché à informer objectivement le public qu’à « démontrer que Mahomet n’est pas digne d’être vénéré ». À l’appui de cette condamnation, la Cour a considéré qu’insinuer que Mahomet était « pédophile » serait une « généralisation sans base factuelle »au motif qu’il a poursuivi sa relation avec Aïcha des années durant et épousé d’autres femmes plus âgées.

Selon la Cour, ces propos étaient de « nature à susciter une indignation justifiée » des musulmans et constituent « une violation malveillante de l’esprit de tolérance à la base de la société démocratique » susceptibles « d’attiser les préjugés » et « de mettre en danger la paix religieuse ». Ces propos pouvaient donc être condamnés pour incitation à l’intolérance religieuse. Dit simplement, la conférencière a été condamnée pour des propos jugés islamophobes.

L’ECLJ avait récemment organisé un séminairee sur la jurisprudence récente de la Cour européenne relative à la liberté d’expression en matière religieuse. Un avocat s’y est notamment exprimé pour le renvoi en Grande Chambre de cette affaire E.S. c. Autriche. Vous pouvez retrouver sur cette page son intervention vidéo (Anglais) ainsi que les autres interventions. 

Comment le gouvernement des juges contribue à l’islamisation de l’Europe

Chaque jour qui passe en Europe semble confirmer la thèse de Michel Houellebecq d’une soumission progressive de la civilisation européenne à l’islam. La Cour Européenne des Droits de l’Homme vient d’en fournir une nouvelle preuve par le jugement rendu le 25 octobre 2018 :

CEDH Freedom of expression 181025

  • Les faits

Elisabeth Sabaditsch-Wolff, ressortissante autrichienne, a été condamnée par la justice de son pays en 2011 (avec un pourvoi rejeté en 2013) pour avoir évoqué  une probable tendance pédophile de Mahomet, notamment par la question « un homme de cinquante-six ans avec une fille de six ans (…) De quoi s’agit-il, si ce n’est de pédophilie ? », celui-ci s’étant marié, déjà cinquantenaire, à une petite de 6 ans, Aïcha, avec laquelle il entretint des relations sexuelles à compter de ses 9 ans.

  • La sexualité de Mahomet et son penchant pour la très jeune Aïcha : mensonge ou vérité selon l’islam ?

Contrairement à ce qu’écrit le greffier de la C.E.D.H. dans son communiqué de presse en français (« ledit mariage aurait été consommé lorsque celle-ci avait neuf ans »), le penchant du vieux Mahomet pour la très jeune Aïcha n’est pas une hypothèse en islam car c’est bien ce que mentionnent les textes sacrés musulmans eux-mêmes, de façon incontestée dans le monde musulman, y compris chez les imams les plus attentifs à la défense de la mémoire du « modèle » Mahomet (en particulier au Moyen-Orient, comme avec Yusuf Al Qaradawi). Pour l’islam, le penchant sexuel de Mahomet pour une enfant pré pubère ne fait aucun doute et constitue même un fait religieux majeur, Aïcha étant par ailleurs l’épouse préférée de Mahomet et ayant joué un rôle important dans l’évolution de cette religion. C’est une autre la raison qui explique pourquoi les mariages de très petites filles sont encore autorisés, ou de facto acceptés, dans certains pays musulmans.

Les arguments de la Cour évoquant un fondement factuel finalement insuffisant du propos (« made a value judgement without sufficient factual basis. Even if they were to be classified as factual statements, she had failed to adduce any evidence to that end. ») sont incohérents avec la position même de l’islam puisque les musulmans eux-mêmes admettent ce fait. Évidemment consciente de cette situation, la C.E.D.H. mélange de façon habile et peu claire la question de la pédophilie avec un prétendu doute sur les faits pour statuer que l’opinion émise (la qualification de pédophilie, qui n’est qu’une opinion), portant sur des faits non avérés (ce qui est faux), ne peut donc pas être couverte par le droit à la liberté d’expression (« the Court had held that statements which were based on (manifestly) untrue facts did not enjoy the protection of Article 10 »).

  • Pédophilie ou pas, est-ce important ?

La Cour s’emploie à tenter de déqualifier le caractère pédophile de cette relation sexuelle (« The domestic courts made a distinction between child marriages and paedophilia ») en faisant remarquer que celle-ci intervenait dans le cadre d’un mariage et que celui-ci a duré jusqu’à la mort de ce dernier (« the applicant had disregarded the fact that the marriage with Aisha had contin­ued until the Prophet’s death, when she had already turned eighteen and had therefore passed the age of puberty »). Il est vrai que la pédophilie moderne est définie aujourd’hui plutôt par la multiplicité des relations (« the impugned statements had not been phrased in a neutral manner aimed at being an objective contribution to a public debate concern­ing child marriages but rather amounted to a gener­alisation without factual basis »). Néanmoins, les frontières sont floues et souvenons-nous de « Lolita » de Vladimir Nabokov avec une fascination tout à fait focalisée.

En réalité, tout ceci n’a guère d’importance puisque ce qui pose problème ici à la Cour, ce n’est pas la pédophilie de Mahomet mais tout simplement l’attaque frontale de Mahomet en tant que Prophète et modèle de tous les musulmans (« aimed at demonstrat­ing that Muhammad was not a worthy subject of worship », « an abusive attack on the Prophet of Islam »). Or, de ce point de vue, la question est réglée depuis longtemps, indépendamment du dégoût que peut inspirer une telle relation d’un cinquantenaire profitant des faveurs sexuelles d’une fillette : il suffit de lire la biographie de Mahomet reconnue dans tout le monde musulman, celle d’Ibn Hîsham (IXème siècle). Au demeurant, il est cocasse de remarquer en matière sexuelle que Mahomet a bafoué lui-même la règle du maximum de quatre épouses simultanées qu’il avait lui-même instituée et qu’on retrouve dans le Coran, puisqu’il a eu jusqu’à 11 femmes en même temps, ce qui est la preuve d’un évident désordre du côté du bas-ventre.

  • Pour éviter la guerre civile qui s’approche de l’Europe avec l’islam, protégeons l’islam !

La C.E.D.H. tente ainsi de qualifier d’incitation à l’intolérance religieuse l’opinion émise par la requérante (« the facts at issue contained elements of incitement to religious intolerance ») : pourtant, cet argument est absurde puisque ce ne sont justement pas les musulmans qui sont mis en cause mais seulement Mahomet en tant que modèle : il s’agit en effet de montrer à quiconque, musulmans et mécréants, l’inanité de voir un modèle dans un personnage au comportement moralement aussi détestable (et pour autant d’ailleurs que cet individu ait réellement existé comme il est écrit dans les textes sacrés musulmans car, historiquement, la question est hautement discutable…voir notamment les analyses historico-critiques de Jacqueline Chabbi).

La véritable préoccupation de la Cour, qui la conduit d’ailleurs à bafouer le droit légitime à une réelle liberté d’expression, est de protéger l’islam contre ses adversaires en Europe car la Cour sait que la remise en cause de Mahomet peut être perçue comme trop violente par des musulmans qui pour l’essentiel ne supportent guère la critique, surtout lorsqu’elle est occidentale. La Cour se fait ainsi la complice des musulmans en criminalisant de fait le droit au blasphème, comme d’ailleurs certains musulmans (cf. Tariq Ramadan) le demandent depuis des années.

La mise en œuvre de l’interdiction du blasphème prend ainsi en pratique la forme de l’interdiction d’émettre une opinion qui peut offenser les musulmans :

–  « the applicant could therefore not have assumed that there would only be like-minded people in the room but also people who might be offended by her state­ments. »

–  « the applicant’s statements had been likely to arouse justified indignation in Muslims »

La Cour préfère ainsi la lâcheté consistant à bafouer, sous des prétextes fallacieux, le droit à la liberté d’expression plutôt que de fonder une jurisprudence défendant ce droit légitime et qui devrait être imprescriptible afin de préserver encore un peu la paix civile, qu’elle qualifie elle-même assez curieusement de « paix religieuse » :

–  « evaluate which statements were likely to disturb the religious peace in their country »

–  « an abusive attack on the Prophet of Islam, which was capable of stirring up prejudice and putting at risk religious peace, »

–  « the rights of others to have their religious feelings protected, and to have religious peace preserved in Austrian »

Il semble donc bien que les peuples européens n’aient plus rien à attendre dans ce domaine du gouvernement des juges européens.

  • Les diktats judiciaires de Bruxelles (Strasbourg) vont-ils finir par mettre fin également à liberté d’expression en France ?

Les juges français affirmaient il y a peu avec bon sens (cf. https://islametoccident.fr/?p=4151 ) que« La liberté d’expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent » dans la mesure où « Le propos incriminé, s’il est outrageant, ne contient néanmoins pas, même sous une forme implicite, d’appel ou d’exhortation à la haine ou à la violence (…) » : combien de temps vont-ils encore tenir face à la démagogie bruxelloise ?

Déjà qu’il n’y a sans doute pas grand-chose à attendre d’une élite française particulièrement lâche comme mes échanges ces deux dernières années avec une vingtaine de personnalités politiques ou médiatiques du centre ou de droite m’ont conduit à la constater. Car si la quasi-totalité de ces personnalités (pour celles tout au moins qui ont un peu étudié la doctrine de l’islam…) sont finalement d’accord en privé sur l’absence de frontière doctrinale entre islam et islamisme, ainsi que le rappelle avec une constance irritante mais avec raison Eric Zemmour, aucune ne veut en faire état publiquement, soit par souci de ne pas être accusée d’être complice de ce dernier et d’être ostracisée par les médias gauchisés, soit parce par souci de ne pas être accusée de prêcher la guerre civile (sous couvert de « sagesse politique », la sagesse consistant souvent pour ces personnes à ne rien faire pour les Français dès lors que leur train de vie de privilégié n’en est pas affecté), soit tout simplement par peur physique, les deux plus récents exemples étant Luc Ferry (lundi 12 novembre 2018, en présence de François-Xavier Bellamy : « je tiens à la vie ») et Vladimir Federovsky (vendredi 23 novembre 2018, « Le jihad est bien dans le Coran et Mahomet est un islamiste, mais cela, on ne peut pas le dire »).

Mondial 2018 : la Licra contre Dieudonné

La LICRA, qui fait partie des institutions vouant un culte idolâtre à la « diversité », se réjouit régulièrement de ce qui peut mettre à mal l’identité blanche chrétienne qui a fait la France si l’on en croit l’obscur général de Gaulle, entre autres par le biais de la défense judiciaire de l’islam.

Le twitt publié par la fédération parisienne de cette institution comparant les équipes de France et de Croatie en finale du mondial 2018 a ainsi mis à jour un état d’esprit sectaire et détestable peu étonnant dans ce contexte mais qui est rarement dévoilé de façon aussi nette.

Cette bévue de communication, bien sûr condamnée immédiatement pour d’évidentes raisons politiques, conduit à s’interroger sérieusement sur la nature profonde de cette institution, par ailleurs totalement hostile au droit d’expression puisque favorable à toutes les dispositions législatives et réglementaires liberticides en ce domaine.

Il m’a donc paru intéressant et cocasse de mettre en regard de cette déclaration d’une extrême violence l’analyse d’un comique polémiste dont la négritude ne peut pas être contestée et qui, sur ce point précis, fait quelques constats intéressants, quand bien même ils pourraient paraître choquants à certains.

Mondial 2018 Dieudonné extraits

La religiosité et les combattants étrangers de l’État Islamique

Un article intéressant publié par le Oxford Research Group à l’issue d’une étude et rappelant que terrorisme musulman et religiosité ont bien quelque chose à voir (les parties mises en gras le sont de mon fait, sauf le paragraphe introductif).

IN THEIR OWN WORDS: RELIGIOSITY AND THE ISLAMIC STATE FOREIGN FIGHTERS

April 27, 2018 · by Lorne L. Dawson

https://sustainablesecurity.org/2018/04/27/in-their-own-words-religiosity-and-the-islamic-state-foreign-fighters/ 

Many studies on the motivations of Islamic State foreign fighters emphasise the role of low socio-economic prospects. But interviews with fighters suggest greater attention should be given to the role of religiosity.

A great deal has been written about the motivations of thousands of largely young men and women who left Europe, the UK, US, Canada, Australia, and elsewhere in the “West,” to fight in Syria and Iraq. As is so often the case in terrorism studies, most of the efforts to understand why people have joined this unprecedented wave of foreign fighters are speculative. Much is inferred from limited and usually secondary sources about the backgrounds and behaviors of those who left, and a handful of interviews with returned fighters reported in the news. Primary data from research interviews with fighters, or even those closest to them (friends and family members), is at a premium.

Out of the hundred or so research publications I have read about foreign fighters, I am aware of seven based on primary data (for example). Three of these studies involve interviews with returnees from the conflict, and overwhelmingly with individuals facing prosecution or incarcerated (for example); two involve interviews with individuals who had entertained going, but didn’t; and three involve interviews with people who knew individuals who either became foreign fighters or wanted to be one (for example).

In most cases, multiple sources of information are used, and in every case, the sample sizes are small and not statistically representative. Amarnath Amarasingam and I published one of these studies, involving interviews with foreign fighters, combatants in fact, in Syria and Iraq. Our sample is small and statistically inconsequential as well (we reported on twenty or thirty-five fighters interviewed). But it stands alone because it involves talking to active foreign fighters, and offers the single largest sample of fighter interviews so far. Our study inquired about the fighters’ backgrounds, the process by which they radicalized and left, and their perceptions and beliefs about their new lives as jihadists.

The observations and claims made by the fighters are subject to all kinds of conscious and unconscious interpretive biases. They must be treated with great caution. In principle, however, the biases are not dissimilar to those researchers encounter when working with other samples, such as criminals, or even police officers. So the primary data acquired warrants being given considerable significance in investigating what is happening and why, especially when there is a dearth of other reliable data.

Most of the primary data studies of fighters and aspiring fighters focus on the situation in Europe. Our sample includes people from Canada, the US, UK, Europe, and a few from Africa, the Middle East, and India. Reading the European studies creates the impression that we are dealing with young people, from immigrant families, who have limited socio-economic prospects, are relatively unhappy with what is happening in their lives, are looking for some greater meaning and sense of belonging and are heavily influenced by the small groups they come into contact with in seeking to be fighters. As such, they paint a picture reminiscent of the classic relative deprivation explanation of the motivation of extremists – a view that conforms to popular perceptions circulated in the media. These youth are coming largely from immigrant enclaves characterized by high, multi-generational unemployment, and they have done poorly in school themselves. In turning to extremism they are lashing out at a society that they perceive is failing to provide them and their people with the rewards they expect.

In these studies, the role of religion as a motivator for becoming a jihadist is simply not given much consideration, apart from rather prosaically noting that those who left showed an increased interest in religion before going. Curiously, however, in study after study the turn to religion – in fact to an extreme preoccupation with religious practice and identity – is one of the two constants detected in cases of jihadist radicalization. The other constant is the role of social factors: people join jihadist groups predominantly through pre-existing social networks, and their radicalization is consolidated by small group dynamics. The networks, the groups, and the dynamics, though, are framed religiously. The overarching preoccupation is to determine who is authentically a Muslim, and hence worthy of companionship, protection, and emulation, and who is a sellout or enemy, and to be avoided, denigrated, and perhaps attacked. In our interviews with family members and friends of foreign fighters, these surges of religiosity loom large.

  • The religiosity factor

Image credit: Wikimedia Commons.

The minimization of religious motivations in studies of foreign fighters warrants more comment than can be accommodated here. As I have argued elsewhere, close examination of these studies, and others, reveals the data will not support the discounting of religious motivations. While as the language employed in these studies indicates, they are operating with assumptions about religion rooted in the recent hegemony of secular worldviews, more than a full and critical assessment of the comparative significance of religious and political commitments in the course of history.

Summarizing the findings from our interviews with active fighters, three things stand out: (1) the prominence of religious discourse and concerns in explaining why they radicalized; (2) the preoccupation with the moral and not socio-economic limitations in their accounts of their past lives and turn to extremism; and (3) the personal nature of the choice to become a fighter – it is understood as being more about self-fulfillment than political action. This is the dominant impression left from countless hours of contact spread over many months with multiple individuals. It is hard to capture in any one quote, but one of the fighters we interviewed quite typically said:

“Before this jihad, I liked the idea of shahada. The idea of no accountability in the grave and on the day of judgement, but I wasn’t ready to leave the confines of my life in UK. In 2011, it was announced that a local brother was Shaheed [martyr] in Syria – that’s when it started. I started thinking and asking to myself – ‘you know what, if he can do it, why can’t I? He’s in Jannah [paradise] now while you are sitting here living a mundane life of simply university, work, making money.”

None of the fighters in our sample pointed to experiences of social and economic marginalization in accounting for their radicalization. Many claimed to come from “comfy” backgrounds, and 30% had university degrees.

Most of our sample of twenty fighters were from Muslim families, but five were converts. Most were single, but several were married and a few had children. With the exception of one middle-aged man, they ranged in age from 22-28, and half of them had some formal religious education in their childhood (Quranic studies and Islamic schooling). Most were students, unemployed, or working at more or less temporary jobs when they left to become fighters, but it appears this was not their priority, since most of the sample say they either underwent their conversion or became much more fervently religious in their teenage years. Accordingly, when asked why he had undertaken jihad, one member of ISIS quite characteristically asserted:

“We are motivated by our religion, by our Qur’an and Sunnah and we are not ashamed of that. We left the convenient world to establish khilafah on the path of Prophethood so I really don’t see what is the issue with some hypocrites who cave down to the kuffar. We are not motivated by politics, wealth, the love of this world. We are willing to die as shudada in the path of Allah and that is to establish shariah in the land of the khilafah. We have declared it clearly and loudly that Islam will dominate the world. We know this from the Sunnah and hadith of our Prophet, prayers be upon him.”

Recognizing the role of religious commitments does not fully explain radicalization, but it helps to explain why so few of the many who feel the sting of low socio-economic prospects choose to become foreign fighters and accept the risk of making the ultimate sacrifice.

Compensation may be involved in becoming a foreign fighter, but it is not compensation for mere material deprivation – real or perceived – or simply release from anger, frustration, or even boredom. At least this is not the case, I suspect, for most foreign fighters from the West. The lure of participating in something existentially more rewarding is what that drives and sustains this transformation. The “need for meaning” is more than a cliché, as we recognize when we exploit it to encourage sacrifices for the causes we support.

That is what I see in the data, but more interviews with fighters are required. Now, regrettably, these conversations will have to be largely with returnees – with their more patent reasons to distort their accounts. The opportunity has passed for speaking with fighters when they felt more free and safe to express their views.

  • Conclusion

In making this argument, I am not offering support for the simplistic and prejudicial notion that Islam is somehow responsible for terrorism, or even the broader notion that religion is particularly culpable in fomenting mass violence. Neither point will stand up to scrutiny, nor are they pertinent. I am suggesting we need to hold our contemporary secular prejudices in check and pay more attention to the role “religiosity” (i.e., the degree of personal commitment to a religious worldview) plays in influencing how quite ordinary people do extraordinary things. If we listen to what the jihadists keep saying, and give their claims some motivational credence, we will come to a fuller understanding of what we are up against and how we might better counter it.

Contrary to the claims of many, the relative orthodoxy or even depth of religious knowledge is not that relevant. The beliefs held by these youth may be erroneous and display a poor grasp of theology – but it is the sincerity of their religious commitment that matters. If attempts to prevent or counter radicalization dwell on reactions to economic and social marginalization, and personal psychological issues, they will deflect some youth from the path of extremism. But not, in the case of jihadism, those we most urgently need to deter, those with the potential to cause the most grief. To detect these budding terrorists early, and so have a better chance of diverting them, we need to exploit the fact that one of the first, most consistent, and consequential signs of radicalization is the expression of an intensified and intolerant religiosity.

Accordingly, we need programs that provide safe spaces for angry youth to engage in open and critical dialogue about their political, social, and moral-spiritual concerns and the related shortcomings of our societies. Otherwise they will do so online and in so-called “garage mosques” with like-minded people who will aggravate, rather ameliorate, the situation. I am skeptical of those who would sideline tackling ideology in seeking to counter violent extremism – because it is politically sensitive or they don’t think it is secondary. Rather, with some others, I think we need to develop and implement methods for encountering and undermining the ideological worldview of these nascent terrorists (for example). This needs to be done in the context of providing the kind of engaged mentorship which can guide these youth to the realization of other ways of living a significant life – one of virtue, service to one’s community, and some excitement. This approach entails risks, but so does ignoring the obvious role of religiosity in becoming a foreign fighter or domestic jihadist.

Dr. Lorne Dawson is a Full Professor in the Department of Sociology and Legal Studies and the Department of Religious Studies. He has served as the Chair of both departments. He has published three books, four edited books, and sixty-nine academic articles and book chapters. Until 2008 most of his research was in the sociology of religion, in particular the study of new religious movements. Since then terrorism has become the primary focus of his research, in particular the process of radicalization leading to violence. In 2012 he co-founded the Canadian Network for Research on Terrorism, Security and Society (TSAS). He is the current Project Director (see http://www.tsas.ca) of this partnership. TSAS operates with funds competitively awarded by the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada (SSHRC), Public Safety Canada, Defence Research and Development Canada, and other organizations. Dr. Dawson regularly makes invited presentations to a wide variety of government, academic, and public groups about various aspects of terrorism and counter-terrorism, and is frequently interviewed by the media on these topics.