Tareq Oubrou : La civilisation musulmane est incompatible avec la République et les valeurs occidentales

Interview de Tareq Oubrou du 25 octobre 2021

« Si on parle de l’islam avec grand « i », en tant que civilisation, bien sûr que cet islam-là n’est pas du tout compatible avec la République. Si l’on parle d’un islam religieux avec petit « i », l’islam en tant que religion, mais interprété au Moyen-Âge, eh bien cette religion n’est pas compatible avec les valeurs de la République. Mais si on considère que cet islam est une foi, un culte, une éthique personnelle individuelle qui s’exprime dans le cadre du droit français en vigueur et dans le cadre des principes de la République, cet islam existe et est possible. »

En résumé : Tareq Oubrou imagine et espère, comme feu Malek Chebel qui rêvait d’un islam des lumières fantasmé et qu’il a emmené avec lui dans sa tombe, un islam compatible avec les valeurs occidentales. Comme il le remarque lui-même, confronté à la réalité d’une civilisation musulmane et d’un islam religieux traditionnel immobile depuis mille ans, son rêve a tout d’une utopie.

Islam et islamisme, frères siamois

Article de Marie-Thérèse Urvoy, islamologue française renommée (https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Th%C3%A9r%C3%A8se_Urvoy), publié par Valeurs actuelles en liaison avec « L’incorrect », à l’occasion de la publication de son livre « Islam et islamisme, frères ennemis ou frères siamois ? »

Marie-Thérèse Urvoy rappelle dans cet article quelques évidences qui expliquent l’affaissement de la culture française aux racines chrétiennes face à la pénétration de l’islamisme qui ronge progressivement et inexorablement la société française.

« L’islam ne supporte pas de courant objecteur ou d’esprit critique, tout comme il n’accepte pas la neutralité : les infidèles qui ne sont pas islamophiles sont décrétés islamophobes par la umma qui incite, en se posant en victime, les premiers à combattre les premiers. Ainsi, en territoire infidèle [comme en France] la umma va exiger de conserver son mode de vie et ses rituels et va ainsi développer en Occident un communautarisme conquérant qui s’épanouit sur les terres anticolonialistes et individualistes. »

« Il n’y a pas (entre islam et islamisme) de différence de nature, mais seulement de degré. » Tareq Oubrou disait exactement la même chose sur les plateaux de télévision en octobre 2021 (cf. https://islametoccident.fr/?p=5894)

« L’islamiste est un musulman fidèle à ses fondamentaux. »

« La première erreur est d’accepter une rupture entre islam et islamisme. »

« Avec l’islam lui-même, aucun dialogue n’est possible, sauf à se soumettre à la parole de Dieu formulée dans le Coran, ce qui est la négation même de l’idée de dialogue. »

L’islam des talibans, islam authentique ?

Sarwar Danish, deuxième vice-président afghan, a déclaré fin juin 2021 que la guerre qui se déroule dans son pays n’est pas légitime en terre d’islam. Les Talibans (nom qui signifie « étudiants », « chercheurs ») ont pris le contrôle de tout l’Afghanistan et vont pouvoir y imposer la charia musulmane. Y a-t-il une raison de s’en étonner et de s’inquiéter de cette perspective ?

Si la guerre entre musulmans est prohibée, encore faut-il définir qui est musulman. Il s’agit de la même question que celle soulevée par Daech (État Islamique en Irak et au Levant, en arabe : « daoulat al-islamiyah f’al- Iraq wa Belaad al-Sham ») dans sa guerre contre les régimes musulmans considérés comme corrompus et qui ne mettent pas assez clairement en œuvre la charia. La justification doctrinale de cette position a été précisément développée par Daech dans ses pblications (Dar-al-islam, Rumiyah, Dabiq, Inspire,…).

La réponse est simple et consiste dans la pratique du « takfir », fatwa de déchéance du statut de musulman, celui-ci devenant « kafir », c’est-à-dire « mécréant ». En effet, tout musulman qui considère qu’un autre musulman n’est en réalité pas musulman – car, par exemple, il n’applique pas la charia et s’allie aux mécréants (notamment des États occidentaux comme les Etats-Unis) –, peut demander à un imam de prononcer une fatwa contre ce dernier. Comme il n’existe dans l’islam sunnite aucun système hiérarchique entre les imams, obtenir d’un imam le blanc seing du jihad légitime, normalement réservé à la lutte armée contre les mécréants (juifs, chrétiens et tous autres non-croyants), n’est pas très difficile et conforme aux règles musulmanes.

Par ailleurs, si un peuple accepte de laisser une minorité prendre le pouvoir et y imposer sa loi, qu’y trouver à y redire ? C’est à chaque peuple de déterminer le chemin qu’il veut suivre et à en assumer les conséquences. Le peuple russe a laissé les bolchéviques prendre le pouvoir en 1917 mais il en a pâti horriblement pendant plus de 70 ans. Le peuple chinois semble aujourd’hui se satisfaire d’un régime de dictature communiste aménagée : pourquoi pas ? Nous n’entendons guère le gouvernement français dénoncer le régime chinois.

Qu’est-ce qui rend légitimes les pays occidentaux, dont la France, à prétendre exercer un droit d’ingérence dans les affaires afghanes ? Rien. En effet, en quoi la vision des droits de l’homme occidentale prévaudrait-elle sur la charia musulmane ? À quelle aune en juger ? La déclaration des droits de l’homme et du citoyen n’a pas empêché les massacres de Vendée, les guerres Napoléoniennes, la guerre de 14-18, etc.

Pourquoi trouver abominable qu’un pays choisisse d’aller jusqu’au bout de la croyance musulmane en imposant la charia islamique, dont il faut quand même rappeler qu’elle est directement issue de la pratique de Mahomet ? La notion d’islam radical ne veut rien dire : c’est tout simplement l’islam de Mahomet ! Et si l’Union Européenne, qui ne comprend rien à l’islam – à en juger par sa politique immigrationniste –, compte faire pression sur l’Afghanistan pour y développer les droits des LGBTQ+, nouveau totem emblématique de la rupture avec la loi naturelle, gageons que nous ne manquerons pas de moments cocasses.

Faut-il rappeler que le blasphème est puni de mort au Pakistan, pays musulman détenteur de la bombe atomique, en Arabie Saoudite, et vous envoie en prison en Algérie ? Pourtant, on n’entend guère les bien-pensants français sur ces questions.

L’histoire suit donc son cours avec son cortège de barbarie, d’idéologie, de bien-pensance imbécile, d’arrogance, d’apprentis sorciers, de guerres et de massacres. Reste que gérer correctement un pays sur le long terme est beaucoup plus difficile que de faire s’effondrer un gouvernement fantoche ou de réaliser des attentats dans les pays occidentaux.

La liberté d’expression en islam : le cas du Pakistan

Au Pakistan, pays musulman, la liberté d’expression n’existe pas. Le blasphème peut être puni de mort comme le précise l’article 295(c) du code pénal pakistanais qui prévoit que « toute remarque dérogatoire, etc., vis-à-vis du Prophète sacré […] à l’écrit ou à l’oral, ou par représentation visible, ou toute imputation ou insinuation, directe ou indirecte […] sera punie de la mort, ou de l’emprisonnement à vie, et aussi passible d’une amende. »

Arte a récemment consacré un reportage à cette question, notamment dans le contexte de l’affaire Asia Bibi (chrétienne accusée de blasphème), dont voici un extrait :

En quoi l’islam du Pakistan est-il différent de l’islam de Mahomet ? En rien. Le Pakistan applique strictement la chari’a et l’islam du Prophète Mahomet, qui n’a pas grand-chose à voir avec celui, insipide, fantasmé par les Occidentaux qui parlent de l’islam sans avoir jamais ouvert un Coran, lu un hadith ou la biographie de Mahomet.

Compte tenu du nombre de Pakistanais présents sur le sol du Royaume-Uni, le gouvernement de ce pays a bien pris garde de ne pas se positionner sur la demande d’asile d’Asia Bibi, celle-ci ayant fini par émigrer au Canada. Cette situation est-elle une préfiguration de ce qui attend la France ?

Est-il utile de brûler le Coran ?

Les livres religieux ne sont que des livres comme les autres ; seules les idées qu’ils contiennent comptent. Le support physique importe peu, tout finissant de toutes les façons en poussière. Aussi, seule la superstition peut expliquer que certains veuillent en découdre physiquement à la vue d’un livre prétendument « saint » qu’on brûle, quel qu’il soit.

Rasmus Paludan, du parti politique danois « Stram Kurs », a récemment brûlé un Coran en pleine rue à Malmö (Suède), sans avoir pris toutefois la peine de l’entourer de bacon comme il l’avait fait une précédente fois.

Cet acte politique militant a provoqué l’ire de manifestants pas particulièrement pacifiques.

D’autres lacèrent en public le Coran.

Effrayé par l’abîme de sa propre disparition, l’homme a besoin de se rassurer en inventant des mythes. Le malheur est souvent qu’il ne se les réserve pas à lui-même mais veut les imposer aux autres ici-bas sans attendre le passage dans l’au-delà. Face à l’obscurantisme, le combat pour la liberté de conscience et d’expression et contre la résurgence du délit de blasphème est un combat sans fin, la notion de « provocation » étant instrumentalisée à tort et à travers par tous ceux qui veulent imposer à l’humanité une dictature religieuse.

Emmanuel Macron vient de rappeler qu’en France le délit de blasphème n’existe pas et ne peut pas être invoqué pour incarcérer la libre pensée : encore faut-il arriver à se défendre efficacement contre les idéologies totalitaires et barbares, de toutes natures – religieuse, philosophique, politique ou économique –, qui contaminent pernicieusement ce monde et en souillent la beauté originelle et mystérieuse.

Malheureusement, la dictature est bien souvent l’enfant de la démocratie et sort souvent des urnes, car ces idéologies savent très bien utiliser les moyens démocratiques mis à leur disposition pour étendre leur influence jusqu’à prendre le pouvoir et ensuite violer et supplicier la mère qui leur a donné le jour.

Charlie 5 ans après : où sont les bien-pensants ?

Charlie Hebdo vient de republier des caricatures de Mahomet alors que le procès relatif aux attentats musulmans contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo en 2015 débute.

À cette occasion, Philippe Val vient de rappeler que la plupart des grands journaux qui devaient à l’époque publier ces caricatures se sont « dégonflés » car, l’islam, que ses défenseurs proclament pourtant « religion d’amour, de tolérance et de paix » (RATP), fait peur à beaucoup de monde, surtout chez les bien-pensants, et en particulier à gauche : la lâcheté se porte bien.

Il est vrai que l’intelligentsia de gauche française qui domine la presse française, sous prétexte de viser un modèle universel de société idéale ultime, n’a pas hésité à défendre par le passé l’idéologie siamoise la plus barbare qui soit : le socialisme (qui, ne l’oublions pas, a enfanté le national-socialisme) et son frère le communisme, avec tous leurs rejetons, le nec plus ultra ayant peut-être été la défense, par de très grands intellectuels français, de Staline puis de Mao.

Sachant que de récents sondages ont une fois encore montré qu’une grande partie des musulmans qui vivent en France fait passer ses convictions avant les lois de la République française et considère que les journalistes de Charlie ont en réalité mérité leur sort, il est certain que la France n’en a pas fini avec l’islam.

Comment égorger un mouton dans sa salle de bains

Sacrifier à des divinités des être vivants (animaux, voire êtres humains) fait partie des pratiques antiques dont le monde s’est heureusement dans son ensemble débarrassé pour ne retenir que la vision symbolique de la dévotion. Le fait que le judaïsme et l’islam n’aient toutefois pas renoncé à ces pratiques odieuses en maintenant l’égorgement est une preuve de leur caractère obscurantiste qui disqualifie par essence leur prétention à être des religions de peuples prétendument « élus ».

Hitler aussi croyait être « élu » des dieux et a sacrifié des centaines de milliers de personnes au culte de la race aryenne sans que les dieux des juifs, des tziganes et de tous les autres ne l’en empêchent : visiblement, cette leçon n’a pas été entendue. Quand il s’agit d’affirmer une prétendue supériorité, tous les prétextes se valent.

La fin du ramadan (« Aïd-el-Fitr ») a donc encore une fois été en France il y a quelques semaines l’occasion d’une boucherie odieuse et atroce, perpétrée encore plus souvent que d’habitude au domicile des bienheureux croyants en raison du coronavirus et naturellement dans l’irrespect total des lois françaises, puisque la loi française ne compte pour rien aux yeux de l’islam. Voici donc, pour ceux que cela intéresse, comment combler de fierté un barbare.