L’islam et la femme : une relation pathologique

Le Coran affirme clairement le statut inférieur de la femme par rapport à l’homme : celle-ci est donc nécessairement soumise à l’autorité masculine, d’abord dans sa famille à son père et à ses frères, puis elle passe sous l’autorité de son mari à partir de son mariage. Il est donc hors de question qu’une femme nubile non mariée puisse se trouver seul avec n’importe quel homme. Le femme n’est pas libre de fréquenter qui elle veut. C’est ce qu’on enseigne encore aujourd’hui en France aux jeunes musulmans et musulmanes dans des émissions largement diffusées sur internet. Que penser… !

Quelques pensées sur les Arabes d’Ibn Khaldoun à méditer

L’émission de France 2 « Islam » a consacré un de ses épisodes à un des plus grands penseurs de l’histoire musulmane : Ibn Khaldoun. C’est l’occasion de revenir sur certains de ses écrits qui offrent des clefs de lecture tout à fait intéressantes concernant le rapport du monde arabe à l’islam et les raisons sociologiques du succès de l’idéologie musulmane dans l’Arabie du VIIème siècle, mais aussi sans doute l’incapacité actuelle du monde arabo-musulman à venir à bout du tout petit État d’Israël.

  • Un grand penseur

La reconnaissance unanime d’Ibn Khaldoun comme un des plus éminents penseurs du monde musulman de l’histoire justifie naturellement sa lecture même si son influence à son époque a été très réduite.

  • Des propos sans concession

L’intérêt de cette lecture est surtout renforcé par le fait qu’Ibn Khaldoun croyait dans la fin prochaine du monde, ce qui le dispensait d’écrire autre chose que ce à quoi il croyait vraiment, et sans trop se préoccuper des susceptibilités des uns et des autres.

  • Extraits des « Prolégomènes » (Muqaddima) d’Ibn Khaldoun (traduction d’Abdelassam Cheddadi, La pléaide, 2002)

NB : le lecteur pourra utilement confronter cette vision avec celle issue de la Sira originelle de Mahomet (version d’Ibn Ishâq) qui semble un assez fidèle miroir des constats dressés par Ibn Khaldoun.

XXIV. Les Arabes ne contrôlent que les régions des plaines

En raison de la nature de leur vie à l’écart, les Arabes pratiquent le pillage et les déprédations. Ils pillent ce qui est à leur portée en évitant d’engager des combats et de s’exposer au danger. Puis ils se replient sur leurs pâturages du désert. Ils ne soutiennent jamais une attaque et ne livrent combat que pour se défendre. S’il se présente une forteresse ou une position difficile, ils les évitent pour des entreprises plus aisées et s’abstiennent de s’en approcher. Aussi les tribus protégées par des montagnes inaccessibles sont-elles à l’abri de leurs déprédations et de leurs méfaits. Les Arabes ne franchiront pas les collines pierreuses, ne chercheront pas les difficultés et ne prendront aucun risque pour aller les trouver.

Les plaines, au contraire, sont livrées à leur pillage et à leur avidité, dès que l’absence de milice ou la faiblesse de l’État les met à leur portée. Ils multiplient les raids, pillent et attaquent sans cesse parce que l’entreprise est aisée. Les habitants finissent par courber l’échine. Ils sont ballottés entre leurs autorités changeantes et corrompues, jusqu’au jour où leur civilisation s’éteint. Dieu a pourvoir sur ses créatures.

XXV. Les pays conquis par les Arabes ne tardent pas à tomber en ruine

En voici la raison. Habitués aux conditions de vie à l’écart et à tout ce qui y prédispose, les Arabes sont une nation farouche. La vie isolée fait partie de leur caractère et de leur nature. Ils s’y complaisent, parce qu’elle leur permet d’échapper au joug de l’autorité et de ne se soumettre à aucun gouvernement. Mais cette disposition est incompatible et en contradiction avec la civilisation. Ils passent ordinairement toute leur vie en voyage et en déplacement, ce qui est en opposition et en contradiction avec une vie fixe, productrice de civilisation. Les pierres, par exemple, ne leur servent que comme points d’appui pour leurs marmites : ils vont les prendre dans les édifices qu’ils dévastent dans ce but. Le bois leur sert uniquement à faire des mâts et des piquets pour leurs tentes. Pour s’en procurer, ils démolissent les toits des maisons. Leur existence est essentiellement en opposition avec la construction qui est la base de la civilisation. Tels sont donc les Arabes en général.

De plus, il leur est naturel de piller ce qui appartient à autrui. Pour gagner leur subsistance quotidienne, ils ne comptent que sur leurs lances. Leur tendance à extorquer les biens d’autrui n’a pas de limites. Dès que leur regard se pose sur un bien quelconque, mobilier ou ustensile, ils s’en emparent. Quand ils utilisent leur domination et leur autorité politique pour piller, il n’y a plus de gouvernement pour protéger les biens des gens et la civilisation est détruite.

Par ailleurs, ils forcent les artisans et les ouvriers à travailler pour eux, mais leur travail leur paraît sans valeur et ils ne lui accordent aucune rétribution. Or, comme nous le verrons plus loin, le travail est la base du profit. S’il n’est pas apprécié et rétribué, l’espoir de réaliser un profit s’affaiblit et les gens ne veulent plus travailler. Les habitants se dispersent et la civilisation se désintègre.

En outre, ils n’ont aucun souci des lois, ne se préoccupent guère de réprimer les méfaits et les agressions. Ils n’ont qu’une seule pensée : s’emparer des biens d’autrui par le pillage ou l’impôt. Une fois leur but atteint, ils ne voient pas plus loin. Ils ne pensent ni à améliorer le sort des gens, ni à s’occuper de leurs intérêts, ni à réprimer ceux qui cherchent à nuire. Souvent, ils imposent des amendes mais c’est uniquement pour leur profit et pour augmenter les revenus fiscaux, comme de coutume. Cela n’aide en rien à combattre les méfaits et à dissuader les malfaiteurs. Au contraire, cela ne fait qu’en augmenter le nombre, car la perte représentée par une amende est peu de chose à côté de ce que l’on gagne en réalisant son but.

Sous leur gouvernement, les sujets vivent en état d’anarchie, sans lois. Or l’anarchie détruit l’homme et ruine la civilisation. Comme on l’a vu, le pouvoir politique est une caractéristique naturelle de l’homme ; la seule à rendre possible son existence et la vie en société. C’est ce qu’on a déjà vu au début de cette partie.

Enfin, ils veulent tous le commandement. Rarement un Arabe concédera le pouvoir à un autre, fût-il son père, son frère ou l’aîné de sa famille. Quand cela se produit, c’est par exception et parce que la décence l’exige. Aussi trouve-t-on chez eux une multitude de gouverneurs et d’émirs. Leurs sujets doivent obéir à des autorités multiples, qu’il s’agisse des impôts ou des lois. Ainsi la civilisation se désintègre et disparaît.

Abd al-Malik interrogea un Arabe venu le voir au sujet d’Al-Hajjâj. L’homme, voulant faire devant le calife l’éloge de ce dernier pour son bon gouvernement et son œuvre de civilisation dit : « Quand je l’ai quitté, il était seul à pratiquer l’injustice. »

Voyez ce que sont devenus les pays sur lesquels les Arabes ont régné et qu’ils ont soumis depuis le début de la création : leur civilisation s’est effondrée, ils se sont vidés de leur population et même la terre n’y est plus ce qu’elle était. Le Yémen, lieu de leur séjour fixe, n’est plus que ruines, à l’exception de quelques cités. De même la civilisation persane de l’Irak arabe est complètement détruite. C’est le cas encore de la Syrie d’aujourd’hui. Et c’est pareil pour l’Ifrîqiya et le Maghreb : quand les Banû Hilâl et les Banû Sulaym y vinrent au Vème [XIIème] siècle et qu’ils y furent battus durant trois cents cinquante ans, ces pays connurent le même sort que les trois premiers : leurs plaines furent complètement ruinées. Autrefois, toute la région s’étendant entre le Soudan et la mer Byzantine était urbanisée, comme en témoignent encore les vestiges de la civilisation : monuments, sculptures, ruines de villages et de bourgades.

XXVI. Les Arabes n’obtiennent le pouvoir qu’en s’appuyant sur un mouvement religieux – prophétie ou sainteté – ou à la faveur d’un grand événement religieux en général.

En voici la raison. À cause de leur caractère farouche, les Arabes sont, moins qu’aucune autre nation, disposés à accepter la soumission : ils sont rudes, orgueilleux, ambitieux et veulent tous commander. Il est rare que leurs désirs se rejoignent. Mais la religion – grâce à un prophète ou à un saint – leur permet de se modérer eux-mêmes et de perdre leur orgueil et leur esprit de rivalité. Il leur devient alors plus aisé de se soumettre et de s’unir, du fait que leur religion commune efface la rudesse et l’orgueil et réfrène la jalousie et l’esprit de compétition. Quand un prophète ou un saint apparaît parmi eux et les appelle à observer les commandements divins, les débarrasse de leurs défauts et leur inculque les vertus – leur permettant ainsi de rassembler toutes leurs forces pour le triomphe de la vérité –, ils deviennent unis et obtiennent la domination et le pouvoir. D’ailleurs, les Arabes sont les hommes les plus prompts à accepter la vérité et la bonne voie parce que leurs caractères ne sont pas déformés par les mauvaises habitudes ni contaminées pas les mœurs dépravées. Leur caractère farouche peut être facilement corrigé. Il est disposé au bien, puisqu’il garde encore sa nature originelle et est éloigné des mauvaises habitudes et des vices qui s’impriment dans l’âme. Comme le dit la tradition prophétique déjà citée : « Tout enfant naît dans l’état originel… »

XXVII. Les Arabes sont les moins aptes à gouverner

En voici la raison. Plus que toute autre nation, les Arabes sont des gens du désert. Ils s’y enfoncent le plus loin et ils sont les moins dépendants des produits et des céréales des collines. Ils sont habitués à la pauvreté et à la rudesse et peuvent se passer des autres. À cause de la vie qu’ils mènent et de leur caractère farouche, ils se soumettent difficilement les uns aux autres. Chez eux, le chef a généralement besoin des autres membres de la tribu parce que l’esprit de corps est nécessaire à la défense du groupe. Il est donc forcé de les traiter avec douceur et d’éviter de les heurter pour ne pas risquer de compromettre l’esprit de corps – ce qui causerait sa perte et la leur –. Or le gouvernement et le pouvoir exigent que le souverain exerce une autorité de contrainte. Sinon, sa politique échoue.

D’autre part, il est de la nature des Arabes, comme on l’a vu, de s’emparer des biens d’autrui. C’est ce qui les intéresse en premier lieu. Ils ne se préoccupent ni de faire respecter les lois ni de protéger les gens. Quand ils règnent sur une nation, ils n’ont d’autre but que de profiter de leur position pour s’emparer des biens de leurs sujets, sans autrement se soucier de leur rôle de gouvernant. Souvent, ils instituent des amendes pour punir les méfaits afin d’accroître les revenus fiscaux et d’augmenter les profits. Ce n’est pas là un moyen de dissuasion mais bien plutôt un encouragement, si l’on considère les malfaiteurs et l’insignifiance de ce qu’ils sont obligés de donner en comparaison de la réalisation de leurs objectifs. Cela ne fait qu’accroître les méfaits et la civilisation est détruite. Une nation ainsi gouvernée est dans un état de quasi-anarchie où chacun veut prendre ce qui appartient à l’autre. La civilisation ne peut s’y maintenir et ne tarde pas à tomber en ruine, comme dans tout état d’anarchie, comme on l’a vu.

Pour toutes ces raisons, la nature des Arabes les éloigne de l’art de gouverner. Ils n’y deviennent aptes que lorsque leur nature est transformée par la religion qui les débarrasse de leurs anciens comportements, les pousse à se modérer eux-mêmes et à protéger leurs sujets les uns contre les autres, comme on l’a déjà dit.

C’est ce qui s’est produit avec la dynastie qu’ils ont fondée à l’époque musulmane. La religion leur permit de fonder leur gouvernement sur la Loi religieuse et ses prescriptions, lesquelles, de façon explicite ou implicite, tiennent compte de l’intérêt de la civilisation. Les califes se succédèrent. Ainsi les Arabes eurent un empire étendu et un pouvoir fort. Quand Rustum vit les musulmans réunit pour la prière, il s’écria : « ‘Umar me mange le foie. Il apprend aux chiens les bonnes manières. »

Plus tard, de nombreuses tribus tournèrent le dos à la dynastie et négligèrent la religion. Elles oublièrent la politique et retournèrent dans le désert. Elles en vinrent à ignorer leurs liens de solidarité tribale avec la dynastie parce qu’elles n’étaient plus disposées à obéir ni à se plier à la justice. Elles reprirent leur vie à l’écart comme autrefois. Elles n’eurent plus rien à voir avec le pouvoir, si ce n’est le fait que celui-ci appartenait aux califes – qui étaient des Arabes. Et quand le califat disparut et qu’il n’en resta nulle trace, les Arabes n’eurent plus aucune part au pouvoir, qui leur fut enlevé par les non-Arabes. Ils retrouvèrent leur vie de nomades dans le désert, ignorant tout du pouvoir et du gouvernement. La plupart ne savent même plus qu’ils ont eu, autrefois, un pouvoir. Or aucune nation au monde n’eut un pouvoir aussi étendu que celui des différentes générations des Arabes. En témoignent les dynasties des ‘Ad, des Thamûd, des Amalécites, des Himyar, des Tubba’, puis celles de Mudar, à l’époque de l’islam, avec les Omeyyades et les Abbassides. Mais, ayant oublié leur religion, les Arabes perdirent de vue leur expérience du gouvernement et retournèrent à leur civilisation nomade originelle. Si, quelquefois, ils parviennent encore à imposer leur domination à des dynasties affaiblies, comme dans le Maghreb actuel, ils ne font que ruiner la civilisation des régions soumises à leur autorité, comme on l’a vu précédemment.

Attentats du Sri Lanka contre les chrétiens : quel lien avec l’islam ?

  • Les attentats

Le dimanche 20 avril, 3 grands hôtels de luxe mais surtout des églises chrétiennes – en pleine célébration de la messe de Pâques – ont été la cible d’attentats, faisant environ 250 morts et des centaines de blessés. Le groupe État Islamique a revendiqué ces attentats.

Les autorités recherchent encore des dizaines de suspects de ce qui semble avoir été un réseau très structuré et lié, au moins idéologiquement, à l’État Islamique (et pas à Al-Qaida). Globalement aisés, ses membres ont visiblement agi pour des motifs idéologico-politiques et non pas par « révolte » contre une société injuste à leur égard. Dans une déclaration, ils souhaitent que le Sri Lanka soit géré par la chari’a, bien qu’il n’y ait que 10% de musulmans dans ce pays (et 7% de chrétiens), mais cette présence minoritaire peut suffire à revendiquer le statut de « terre d’islam ».

  • Comment justifier l’assassinat de chrétiens au nom de l’islam : rappel de la doctrine musulmane

Au-delà d’une motivation vengeresse liée aux assassinats de musulmans à Christchurch en Nouvelle-Zélande, il est utile de rappeler les justifications religieuses autorisant les musulmans à tuer des chrétiens conformément aux principes de l’islam énoncés par Mahomet.

Les textes sacrés de l’islam appelant à la haine envers les chrétiens sont indubitables et nombreux, et s’expliquent par le fait que les chrétiens sont coupables aux yeux des musulmans du plus terrible des crimes : l’associationnisme, consistant à associer à Dieu d’autres divinités en niant ainsi l’unicité divine. Cette accusation est justifiée en islam vis-à-vis des chrétiens en raison du dogme trinitaire qui, selon la compréhension de l’islam, crée deux autres divinités à côté de Dieu : le Christ et le Saint Esprit. Le « Livret musulman de premier secours » téléchargeable sur ce site vous permet de prendre connaissance de l’essentiel des passages consacrés aux chrétiens dans les textes sacrés de l’islam.

La filiation idéologique à l’État Islamique des auteurs des attentats remet en avant l’argumentaire religieux développé en particulier dans le neuvième numéro de la revue de l’État Islamique « Rumiyah » (mai 2017). Je propose ici une synthèse pour en expliquer la logique.

  • Principe général : tuer les associateurs partout où ils se trouvent

L’islam contient des passages très clairs que citent naturellement les fondamentalistes pour exercer une violence légitime selon les principes de l’islam contre les juifs et les chrétiens.

Coran 9, 29 : Combattez [par les armes] ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre [c’est-à-dire essentiellement les juifs et les chrétiens], jusqu’à ce qu’ils versent la capitation [impôt spécial payé par les mécréants] par leurs propres mains après s’être humiliés.

Coran 9, 5 : Après que les mois sacrés ont expiré, tuez les associateurs partout où vous les trouvez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat [c’est-à-dire suivent les lois de l’islam], alors laissez-leur la voie libre car Allah est pardonneur et miséricordieux. [Historiquement, ce texte s’applique d’abord aux polythéistes de La Mecque opposés à Mahomet mais est également utilisé depuis contre les chrétiens]

  • Exception : l’associateur peut être protégé s’il se soumet à l’autorité de l’islam dans le cadre d’un contrat dit de « protection » ou de « sécurité »

Les associateurs ne peuvent rendre leur sang inviolable que dans le cadre d’un contrat/pacte de soumission/protection appelé « dhimmah » ou d’un autre contrat ad hoc de sécurité contracté avec les musulmans, qui soumet l’associateur au paiement d’un tribut en échange principalement d’une protection qui lui assure la vie sauve en terre d’islam. Les associateurs ayant signé de tels pactes sont respectivement appelés « dhimmiyyin » et « mu’ahadin ». Le statut particulier de « dhimmi » s’applique tout particulièrement aux juifs et aux chrétiens. Dans ce cas, le sang de l’associateur ne doit pas être répandu et le musulman qui le fait sans raison est punissable.

Hadith Bukhari n°3166 : D’après Abdallah Inb Amr, le Prophète a dit : « Quiconque [parmi les musulmans] aura tué un tributaire ne sentira pas l’odeur du paradis ; et pourtant cette odeur se fait sentir à la distance de quarante années de marche. »

  • Les chrétiens du Misr sont des combattants (dans le contexte des actions menées notamment contre les Coptes, ceci valant également dans les autres régions du monde considérées comme terre d’islam)

L’État Islamique considère que les chrétiens résidant dans le « Misr » (Égypte) sont des mécréants qui « combattent » l’islam, le combat pouvant être militaire mais aussi et simplement idéologique : ils possèdent des armes ; ils font pression ou agressent ceux d’entre eux qui se convertissent à l’islam pour qu’ils reviennent au christianisme ; ils collaborent avec les forces qui luttent contre le fondamentalisme musulman (armée, police, services secrets). En conséquence, ils rompent de fait leur pacte de soumission et ne peuvent donc plus se prévaloir de la protection accordée dans ce pacte conformément à que prévoit le Coran :

Coran 9,12 : Si, après le pacte, ils [les mécréants] violent leurs serments et attaquent votre religion [celle des musulmans], combattez [par les armes] alors les chefs de la mécréance – car ils ne tiennent aucun serment – ; peut-être cesseront-ils ?

Coran 9, 14 : Combattez-les. Allah, par vos mains, les châtiera, les couvrira d’ignominie, vous donnera la victoire sur eux et guérira les poitrines d’un peuple croyant.

Une attention particulière est portée aux prêtres et moines comme leaders idéologiques dans la lutte contre l’islam. En effet, les prêtres et les moines (qui ne se limitent pas à une vie recluse mais se mêlent à la population) sont considérés parmi les plus actifs à diffamer l’islam.

Coran 9, 31 : Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui ! Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils Lui associent.

Dès lors que le pacte conclu avec l’islam est ainsi considéré comme rompu, même les églises ne sont plus considérées comme des sanctuaires. Rien de ce qui appartient aux mécréants n’est plus sacré et tout peut être détruit (cf. la bataille de Khaybar menée par Mahomet).

En revanche, dans ces populations chrétiennes considérées comme combattantes, les enfants, femmes et personnes âgées, lorsqu’ils ne portent pas les armes, ne sont pas tués mais simplement réduits en esclavage. Ceci n’est naturellement possible que s’il est possible de les séparer des combattants.

Hadith Bukhari n°3012 : As Sa’b Ibn Janththâma a dit : « Le Prophète passa une fois avec moi à côté d’al-Abwâ, ou  de Waddân ; on lui demanda ce qui l’en était lorsque, dans une attaque nocturne contre des ennemis associants, des femmes et des enfants étaient frappés. Ces femmes et ces enfants, répondit-il, font partie des ennemis. »

  • Les juifs ne valent pas mieux que les chrétiens

L’islam fondamentaliste rassemble dans sa haine chrétiens et juifs pour au moins 5 raisons mentionnées par l’État Islamique :

1.Leur associationnisme

Coran 9, 30 : Les juifs disent : « Uzayr [référence peu claire à un personnage de la Torah et sujette à interprétation] est fils d’Allah » et les chrétiens disent : « Le Christ est fils d’Allah ». Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! Comment s’écartent-ils de la vérité ?

2.Leur idolâtrie

3.Leur incrédulité alors que le message d’Allah leur a été clairement exposé

4.L’avertissement d’Allah à l’encontre des juifs et des chrétiens

Coran 2, 120 : Ni les juifs, ni les chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi [musulman], jusqu’à ce que tu suives leur religion. Dis : « Certes, c’est la direction d’Allah qui est la vraie direction ». Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n’auras contre Allah ni protecteur ni secoureur.

Coran 5, 51 : Ô croyants ! Ne prenez pas pour alliés les juifs et les chrétiens. Ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes.

5.Leur prétention mensongère à guider les populations

Coran 2, 111 : Et ils ont dit : « Nul n’entrera au paradis que juifs ou chrétiens. » Voilà leurs chimères. Dis : « Donnez votre preuve, si vous êtes véridiques ».

Coran 2, 135 : Ils ont dit : « Soyez juifs ou chrétiens, vous serez donc sur la bonne voie. » Dis : « Non, mais nous suivons la religion d’Abraham, le modèle même de la droiture et qui ne fut point parmi les associateurs ».

Coran 5, 18 : Les juifs et les chrétiens ont dit : « Nous sommes les fils d’Allah et Ses préférés. » Dis : « Pourquoi donc vous châtie-t-il pour vos péchés ? » En fait, vous êtes des êtres humains d’entre ceux qu’il a créés. Il pardonne à qui Il veut et Il châtie qui Il veut. Et à Allah seul appartient la royauté des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre les deux. Et c’est vers Lui que sera la destination finale.

  • Conclusion

Force est de reconnaître que toutes les citations figurant dans la propagande de l’État Islamique sont exactes, non tronquées, et ne sont pas citées manifestement hors contexte. Il n’y a pas de détournement des textes sacrés de l’islam comme certains le clament haut et fort sans jamais d’ailleurs en apporter la preuve.

L’argumentaire théologique de l’État Islamique est ainsi d’une grande solidité du fait de sa conformité à l’islam prêché par Mahomet lui-même en son temps et à ses actions (cf. batailles, meurtres, mise en esclavage, viols). Ce constat ne constitue bien évidemment en aucun cas une justification du terrorisme musulman, ni une quelconque incitation à perpétrer de tels actes : c’est simplement un rappel de la réalité indubitable de la violence pratiquée par Mahomet. A contrario, les déclarations des musulmans d’aujourd’hui vantant le modèle mahométan constituent, elles, un appel clair à la haine et devraient être poursuivies comme telles par la justice, de la même façon que ceux qui prennent Hitler comme modèle et le clament haut et fort.

On comprend ainsi aisément pourquoi le contre-argumentaire qu’avait promis l’islam de France au précédent gouvernement Valls ne verra jamais le jour : il faudrait pour cela renier le Coran et les autres textes sacrés de l’islam ! Ainsi, lLa gesticulation pacifiste de l’islam de France lors de la phase critique des attentats en France avait pour objectif essentiel d’essayer de calmer les esprits en dédouanant l’islam de sa responsabilité alors que l’on comptait les morts par centaines et les blessés par milliers, rien qu’en France.

En réalité, pour connaître en profondeur la réalité de la doctrine musulmane, il est de beaucoup préférable de se reporter aux écrits des fondamentalistes comme l’État Islamique ou aux prêches des imams orthodoxes d’Arabie Saoudite plutôt que vers les écrits insipides et mensongers des représentants de l’islam de France qui nient coûte que coûte et en dépit des évidences la réalité de l’islam de Mahomet.

« Islamophobie » : une arme d’intimidation pour dissuader d’observer la réalité

Article du Figaro du 2 avril 2019. Extraits du livre « Islamophobie – Intoxication idéologique » de Philippe d’Iribarne choisis et présentés par Guillaume Perrault

  • Pouvoir de séduction des slogans accusateurs

L’histoire laisse voir combien peut être grande la séduction, chez les foules comme chez des esprits supposés éclairés, d’un discours animé par un délire de persécution qui diabolise un ennemi fantasmé, tels les ennemis du peuple, les koulaks ou les Juifs. Orwell nous a mis en garde contre la capacité magique du langage à égarer quand le regard porté sur le monde, prisonnier d’un palais de mots à forte charge émotionnelle assemblés avec art, est guidé par la manipulation et le mensonge.

De nos jours il est sans cesse question de post-vérité. Avec la dénonciation en forme de slogan d’un Occident islamophobe, ne sommes-nous pas dans un cas de ce type ?

  • L’instrument du projet islamiste  en occident

Les islamistes, Frères musulmans en tête, qui propagent le discours de l’islamophobie ne sont pas des observateurs sans passion du monde social. Ils sont engagés dans un combat. Est en question ce que vont devenir les musulmans d’Occident. Vont-ils se fondre parmi les infidèles, renoncer à vivre dans une société régie par les préceptes de l’islam, en un mot trahir ? Ou vont-ils rester attachés à l’oumma, la communauté des croyants, construire un embryon de contresociété islamique en espérant peut-être que l’Occident deviendra un jour musulman, dans un accomplissement de l’épopée conquérante des pieux ancêtres ?

Face à ce choix, l’image de musulmans subissant l’hostilité de sociétés islamophobes, qui les stigmatisent en paroles et les discriminent en actes, est une arme. Elle véhicule un message adressé aux musulmans : l’Occident est un empire du mal aveuglé de passions mauvaises ; quoi que vous fassiez, votre appartenance à l’islam vous marque d’un stigmate indélébile qui fait qu’il ne vous acceptera jamais comme membres à part entière ; la seule option honorable qui vous est offerte est de rejeter un monde qui vous rejette, refuser ses séductions, vous rassembler dans des lieux au sein desquels vous ferez la loi. Elle adresse aussi un message au monde occidental : si certains de vos membres et certaines de vos lois luttent contre l’emprise d’une forme de vie inspirée par l’islam, c’est que vous bafouez vos propres idéaux d’égal respect pour toutes les religions. Vous devez accepter cette emprise et poursuivre des foudres de votre justice ceux qui tentent de lui résister.

  • Des études qui triturent les faits

L’histoire abonde en épisodes où le désir de faire triompher une cause a conduit à fabriquer des preuves. Les procès de Moscou restent dans les mémoires, comme le bordereau de l’affaire Dreyfus. Chaque fois, les faits sont tordus, interprétés de manière spécieuse ou même inventés pour les ajuster à ce que l’on veut démontrer. Le discours de l’islamophobie obéit à cette logique. Et cette démarche contamine jusqu’aux travaux qui se disent scientifiques portant sur l’accueil de l’islam et des musulmans par les sociétés occidentales. […]

Quand on lit ces études, la première impression est celle de rigueur. Les tableaux de chiffres abondent, renvoyant à de vastes enquêtes sur des échantillons représentatifs. Des traitements statistiques établissent des relations significatives. Les raisonnements s’enchaînent. Mais, si l’on est plus attentif, les choses se gâtent. Parfois les questions sont posées de façon telle qu’il est impossible de répondre de manière sensée. Ainsi, des questions qui portent sur « les musulmans » considérés comme un bloc indifférencié interdisent d’opérer des distinctions entre eux. L’interprétation des corrélations constatées en relations de cause à effet conduit souvent à introduire des hypothèses ad hoc d’où découle ce que l’on cherche à démonter. Ou encore c’est au moment de conclure que l’étude tourne casaque et que l’islamophobie surgit comme un deus ex machina, rendant vain le travail d’analyse qui précède. De façon générale ces études évitent de confronter les représentations et opinions relatives au monde de l’islam aux réalités objectives concernant ce monde. Cela permet de faire comme si de purs fantasmes étaient à l’oeuvre.

  • La population majoritaire en accusation

En France, la Commission nationale consultative des droits de l’homme est en pointe pour répandre cette vision. […] Des réactions négatives provoquées par des elements problématiques associés à l’islam sont bien évoquées, mais ce n’est jamais pour les trouver sensées. C’est toujours pour les mettre au passif de ceux qui prêtent attention à ces éléments. […]

Aucun intérêt n’est porté au fait que les réactions d’une même personne envers les différents marqueurs de l’islam sont fort diverses alors même que les données dont l’étude fait état témoignent de cette diversité. […]

Le jeûne du ramadan, un des cinq piliers de l’islam, dont la dimension religieuse est incontestable, devrait être la pratique la moins acceptée si l’islam en soi était rejeté. Or, au contraire, c’est ce qui est le mieux perçu, bien que l’obligation de jeûner puisse parfois poser problème dans l’exercice du travail. Pendant ce temps, le port du voile intégral, qui est très mal vu, n’est nullement inhérent à l’islam. Nombre de musulmanes engagées dans une démarche de foi répugneraient à l’arborer. Y être hostile ne veut pas dire rejeter l’islam en tant que tel, mais une certaine pratique de l’islam.

  • L’invention de victimes

Un rapport réalisé pour l’Union européenne sur le sentiment de discrimination éprouvé par les musulmans en Europe est exemplaire en la matière. Ce qu’il s’agit de montrer est énoncé dès la première phrase : « Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez postulé pour un emploi ? Vous pouvez avoir craint que vos compétences informatiques soient insuffisantes, ou vous vous êtes tracassé à propos d’une faute d’orthographe dans votre CV. Mais, si vous êtes musulman ou d’origine musulmane et vivez dans l’Union européenne, votre nom peut suffire pour rendre certain que vous ne recevrez jamais d’invitation à un entretien d’embauche. » Ce qui est propre à chacun (les compétences informatiques, les fautes d’orthographe) est suppose sans importance ; ce sont les musulmans en général, identifiés grâce à leur nom, qui sont supposés rejetés sans distinction, en tant que musulmans. […]

Cette orientation générale est associée au refus d’attribuer aux musulmans ne serait-ce qu’une partie de la responsabilité de la défiance que rencontrent certains d’entre eux, ce qui conduirait à les « stigmatiser ». […]

Le rapport européen s’appuie uniquement sur des déclarations relatives aux discriminations ressenties par les personnes interrogées. Ce qu’il advient en réalité est supposé identique à ce qui est déclaré. Il n’est pas envisagé que certains traitements défavorables fondés sur des raisons nullement discriminatoires, par exemple un déficit de compétence, aient été présentés, sincèrement ou non, comme discriminatoires par ceux qui affirment les avoir subis. […]

D’après cette étude, ceux qui déclarent avoir vécu une expérience personnelle de discrimination sont là encore minoritaires, ce qui est évidemment gênant quand on entend dénoncer une discrimination massive. Pour surmonter cette difficulté les auteurs de l’étude affirment que ceux qui ont été discriminés refusent souvent d’en faire état. L’idée sous-jacente est que « recueillir des informations sur des expériences potentiellement traumatiques ne va pas de soi car elles font souvent l’objet d’une sorte de déni ou de mise à distance – jouant un rôle de protection – de la part de celles et ceux qui les ont subies ». On pourrait faire pourtant l’hypothèse inverse et supposer que ceux qui se déclarent discriminés sont plus nombreux que ceux qui le sont réellement : se déclarer discriminé fournit en effet une justification consolante à un échec personnel, et il est d’autant plus tentant de le faire que le discours de la discrimination est devenu hautement légitime. Du reste, comme le montre l’étude, le fait d’être familier du discours dénonçant les discriminations incite à interpréter ce que l’on vit en le qualifiant de discrimination. Mais il n’est même pas envisagé que cette familiarité puisse agir en fournissant un instrument de rationalisation. Il est considéré comme évident que son seul rôle est de favoriser une prise de conscience de la réalité.

  • Le refus post-moderne d’une pensée libre

Comment se fait-il que des sophismes qui seraient impitoyablement dénoncés si on avait affaire à un domaine ordinaire de connaissance soient ici acceptés ? […]

L’avènement de la postmodernité est en cause, par la manière dont elle arbitre entre les deux impératifs majeurs des Lumières : le libre examen et l’égalité. À l’époque fondatrice des Lumières, le libre examen prévaut et l’exigence d’égalité lui est subordonnée. Mais dans une vision postmoderne, la hiérarchie se renverse. L’exigence d’égalité se radi calise : l’égalité de respect dû aux indi vidus implique une égalité de respect envers leurs choix de vie comme envers les doctrines qui alimentent ces choix. Du coup, c’est le libre examen qui devient subordonné. Cette évolution est au coeur du regard contemporain porté sur l’islam. […]

La volonté de promouvoir une société « caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance » a conduit au refus de tout traitement différencié, en paroles ou en actes, des membres de groupes distincts. Les différences naguère attribuées à l’inégal accès à des valeurs qualifiées d’objectives, qu’il s’agisse de la raison ou du goût, ont été requalifiées en termes d’effets de domination. Quand cette perspective est adoptée, la manière de raccorder l’exigence d’égalité et celle de libre examen se transforme. Loin de privilégier un regard exigeant sur le moment présent et de renvoyer au futur la promesse d’égalité, la norme devient plutôt de faire passer la vérité scientifique après le principe philosophique fondamental de l’égalité de tous les groupes d’hommes. Tout jugement d’existence susceptible de mettre en cause cet impératif d’égalité est réputé n’être fondé que sur des préjugés. Ce terme associe dorénavant deux sens en supposant qu’ils vont de pair. Le sens, porté par l’élan initial des Lumières, de ce qui est contraire à la raison critique demeure. De plus le sens, central dans un contexte postmoderne, de ce qui contrevient à l’impératif d’égalité s’y rajoute. Mais, dès lors, le statut à accorder aux faits d’observation fait question. […]

Cette évolution a conduit à une mise en question radicale de la liberté d’expression dès lors que l’affirmation sacrée d’égalité entre groupes humains est concernée.

  • La fabrique du ressentiment

Les effets du discours de l’islamophobie sur les musulmans qui y adhèrent sont d’autant plus amers qu’en fin de compte la promesse dont il est porteur est mensongère. Il incite les musulmans à croire qu’ils trouveront pleinement leur place dans les sociétés occidentales en étant dispensés de la laborieuse adaptation à ces sociétés qui a été jusqu’ici le lot de toutes les vagues immigrées. La dénonciation comme islamophobe de toute pression poussant à cette adaptation, jointe à l’assurance qu’une telle pression va céder aux coups de boutoir des défenseurs de l’islam, fonde cette promesse. Mais celle-ci ne risque pas d’être tenue. Et ses principales victimes sont les musulmans qui s’y fient. Intoxiqués par les discours masquant l’emprise d’une contre-société islamique derrière l’affirmation des droits de l’individu à pratiquer sa religion, nombre de musulmans ne semblent pas comprendre les réactions que suscite leur manière d’agir. Il est vraisemblable que beaucoup d’entre eux interprètent et ressentent en toute bonne foi dans le registre d’un manqué de respect pour leurs droits religieux ce qui est motivé en fait par le refus d’une emprise sociale. […]

La complexité de l’univers de l’islam est à l’origine de cette pluralité de réactions. L’islam est porteur de ce à quoi l’on pense immédiatement quand on parle de religion : une invitation à une démarche spirituelle, un souci d’éclairer les âmes, d’ouvrir à ce qui dépasse l’horizon le plus tangible, une incitation à méditer sur le sens de l’existence sous le regard de Dieu. […]

Mais ce que donnent à voir les pays où il régit la vie sociale montre qu’il possède une autre dimension : l’imposition d’un ordre qui n’hésite pas à contraindre les esprits et les corps. Or deux traits majeurs de cet ordre sont inacceptables pour l’Occident : le refus de la liberté de conscience (un musulman ne peut se convertir librement à une autre religion ou renoncer à sa foi) et le statut d’être inférieur, objet d’un strict contrôle, réservé aux femmes, statut dont les manifestations sont multiples, des règles d’héritage à l’obligation d’adopter une tenue « pudique » en passant par l’interdiction d’épouser un non-musulman. C’est ce refus de l’Occident qui engendre des réactions hostiles. Pour sa part, le musulman inconnu, dont on ignore quel parti il a pris, suscite une certaine réserve, mais celle-ci s’évapore vite pour peu qu’il laisse entrevoir qu’un tel refus lui est étranger. Le discours de l’islamophobie ne veut rien connaître de ce discernement. […]

Les musulmans qui écoutent le discours de l’islamophobie sont entretenus dans l’illusion qu’ils pourront un jour être traités comme des semblables tout en continuant à s’affirmer différents.

Pacte de Marrakech pour les migrations : un nouveau viol de la souveraineté du peuple par la démocratie représentative

  • Contexte général

Le pacte dit « de Marrakech », adopté à Marrakech en décembre 2018 et destiné à assurer le « renforcement de la coopération relative aux migrations internationales », n’a fait l’objet d’aucun débat public préalable en France conformément la volonté du gouvernement puisque l’objectif était semble-t-il d’en dissimuler au maximum la nature aux Français afin de ne pas alerter la population sur l’immigration supplémentaire qu’il induit : encore sans doute une belle preuve de démocratie.

Ce pacte est censé constituer un « cadre de coopération juridiquement non contraignant » alors qu’en réalité il fixe des principes contraignants du point de vue de la jurisprudence juridique comme cela a déjà été le cas en France pour les droits de l’enfant qui ont empêché de revenir sur la disposition relative au regroupement familial. Ce même argument est d’ailleurs repris par ce nouveau texte qui plaide pour le fait de « faciliter l’accès aux procédures de regroupement familial des migrants » puisqu’il s’agit ici encore de défendre « l’intérêt supérieur de l’enfant ». Bis repetita placent.

Revenons sur quelques aspects du contenu de ce texte.

  • Un plaidoyer fondamentalement partisan

Les rédacteurs du texte, agents actifs de la mondialisation sans limite, veulent faire croire que leur objectif ne serait pas de favoriser la submersion migratoire de certaines parties du monde.

En réalité, ce pacte de 41 pages, épouvantable logorrhée bureaucratique, écrit dans un style illisible, fourmillant de répétitions ou de références vagues et inexploitables (22 renvois à « la conformité au/au respect du droit international ») n’est qu’un plaidoyer idéologique pour le mondialisme qui se dissimule bien maladroitement derrière des affirmations bien isolées et dénuées de sincérité telles que : « Le Pacte mondial réaffirme le droit souverain des États de définir leurs politiques migratoires nationales et leur droit de gérer les migrations relevant de leur compétence, dans le respect du droit international » (tout le document renvoyant notamment au droit international comme supérieur et s’imposant au droit d’États pourtant en principe souverains).

  • Les migrations de population sont nécessairement positives

Pour les signataires, ce point n’est pas discutable : « Les migrations ont toujours fait partie de l’expérience humaine depuis les débuts de l’Histoire, et nous reconnaissons qu’à l’heure de la mondialisation, elles sont facteurs de prospérité, d’innovation et de développement durable ». Les migrants ne peuvent nécessairement qu’« enrichir nos sociétés [occidentales, cela va sans dire] grâce à leurs capacités humaines, économiques et sociales ».

Cette vision partisane repose prétendument sur des « données et d’éléments de preuve » dont la véracité n’est évidemment pas contestable aux yeux des signataires. « Les migrations font partie intégrante de la mondialisation, (…) faisant de nous tous des pays d’origine, de transit et de destination ». Partant du postulat qu’il ne peut y avoir que des bienfaits liés aux migrations, il s’agit donc seulement « d’en optimiser l’ensemble des avantages » et par ailleurs de « démonter les discours [nécessairement] trompeurs qui donnent une image négative des migrants ».

Le texte évacue bien sûr tout ce qui peut poser question dans cette vision humanitaire utopique et idyllique : les incompatibilités culturelles (ex. les oppositions religieuses, l’incompatibilité de l’islam avec la civilisation occidentale sur de multiples aspects), les causes démographiques (cf. la démographie incontrôlée de nombreux pays d’Afrique), les enjeux géopolitiques, etc.

  • Il est interdit d’étudier réellement les effets des migrations

En effet, le texte précise qu’il convient d’« étoffer la base de données factuelles sur les migrations internationales en améliorant, par des investissements adéquats, la collecte, l’analyse et la dissémination de données précises, fiables et comparables, ventilées par sexe, âge, statut migratoire et toute autre caractéristique applicable à un contexte national donné ».

Mais il n’est pas question d’étudier par exemple les caractéristiques culturelles et religieuses – dimension totalement absente du texte, ce qui est pour le moins étonnant – des migrants, sans doute pour éviter le risque de « stigmatisation », car une vérité qui n’est pas dévoilée n’existe pas politiquement. Ainsi, le texte précise qu’il faut « éliminer les pratiques de profilage racial, ethnique et religieux des migrants de la part des autorités » : ce qui a le mérite de la clarté. Vous avez l’obligation de recevoir de nouveaux hôtes chez vous mais il vous est interdit de vous renseigner sur leur « profil ».

  • Le fondement idéologique du texte : la négation de l’identité

La vision absurde qui sous-tend l’ensemble du texte est que l’humanité n’est plus qu’une, les communautés humaines et leur identité sont niées, seul compte l’individu accompagné des sacro-saints « droits de l’homme », quand bien même il détruit la société qui l’accueille : ainsi, « Le Pacte mondial comporte une forte dimension humaine, inhérente à la migration même. Il promeut le bien-être des migrants et des communautés dans les pays d’origine, de transit et de destination. Il est donc centré sur l’individu ».

  • Un instrument : la censure

Le pacte appelle ouvertement à la fin de la liberté d’expression puisqu’il convient de « cesser d’allouer des fonds publics ou d’apporter un soutien matériel aux médias qui propagent systématiquement l’intolérance, la xénophobie, le racisme et les autres formes de discrimination envers les migrants, dans le plein respect de la liberté de la presse ». Or, comment prétendre qu’on respecte la liberté de la presse, si l’objectif officiel proclamé ouvertement, et de façon même menaçante, est de tuer économiquement tous les journaux et médias qui ne pensent pas « comme il faut » ? C’est inouï et abject.

  • Conclusion

Bien entendu, si les hommes avaient la sagesse de s’entendre et de gouverner le monde intelligemment, la question des migrations ne se poserait pas. Mais ce monde n’existe pas et la bienveillance humanitaire, pour louable qu’elle soit, ne peut pas constituer la colonne vertébrale de la politique des États dans un monde structuré par des idéologies de toutes natures et des religions incompatibles, sauf à faire preuve de la plus totale naïveté et à accepter de se faire dépouiller. Les juifs, qui ont subi ce que l’on sait, n’ont cure de ces beaux principes utopistes et Israël sait se transformer en bourreau lorsqu’il le faut pour survivre.

Ce pacte, grande victoire pour Georges Soros, illustre en réalité la perversité des effets de la bien-pensance auquel l’absconse construction européenne semble particulièrement attachée. À l’instar de Carthage, il devient urgent de détruire l’Europe afin que les peuples européens puissent survivre.

Contrairement à la France, certains pays plus conscients et plus attachés à leur identité ont eu la présence d’esprit de refuser avec vigueur de signer ce texte détestable par son esprit et sa méthode, et pas des moindres, notamment : l’Autriche, l’Australie, la Bulgarie, les États-Unis, la Hongrie, Israël, l’Italie (pour le moment), la Pologne, la République dominicaine, la République tchèque, la Slovaquie, la Suisse.

Pierre Birnbaum, ou la confusion mentale

Dernier article de la série sur l’interview de Pierre Birnbaum : https://islametoccident.fr/?p=4886

Pierre Birnbaum promeut l’assimilation oiseuse de l’antisionisme, de l’argent, du pouvoir de l’argent, etc. à l’antisémitisme. Dans une posture stupéfiante, Pierre Birnbaum se pose en arbitre des propos autorisés dans un discours d’une grande confusion. Jean-Luc Mélanchon a-t-il oui ou non un penchant antisémite ? L’arrogance inouïe de cet « intellectuel » donnerait-elle envie de devenir antisémite ?

Pierre Birnbaum, ou comment parler la langue antisémite

Article de la série sur l’interview de Pierre Birnbaum : https://islametoccident.fr/?p=4886

Si la doctrine de l’islam est clairement antisémite, les juifs de leur côté semblent voir l’antisémite partout : ainsi, selon cette rabbine, dans tout homme sommeillerait ainsi en quelque sorte un antisémite qui s’ignore à l’insu de son plein gré. Et même s’il n’est effectivement pas antisémite, celui-ci peut être un « porteur sain » de l’antisémitisme, et dont il serait finalement coupable par manque de vigilance.

Cette suspicion atroce et odieuse, qui sonne comme un constat dans la bouche de la rabbine, permet de justifier le statut éternel du judaïsme comme victime. CQFD.

Il est malheureux que les religions ne limitent pas leur prétention inouïe à la détention de l’unique vérité : cette prétention n’est-elle pas justement ce qui crée et entretient la haine ?

Rappelons ce que disait Albert Einstein du judaïsme dans une lettre écrite en allemand et adressée 1954 au philosophe Eric Gutkind :

« Le mot « Dieu » n’est pour moi rien d’autre que l’expression et le produit des faiblesses humaines, et la Bible un recueil de légendes vénérables mais malgré tout assez primitives et de plus gentiment infantiles.»

« Pour moi la religion juive est, comme toutes les autres religions, une incarnation des superstitions les plus puériles (…). »

« (…) le peuple juif auquel je suis heureux d’appartenir, et avec lequel j’ai une profonde affinité de pensée, ne présente pas de qualité différente des autres peuples. »

« Aussi loin que remonte mon expérience, le peuple juif n’est pas meilleur que les autres groupes humains, bien que protégé des pires « abominations » par son manque de puissance [il semble bien que dans ce domaine la création de l’État d’Israël ait changé la donne]. Sinon, je ne vois rien en lui d »élu ». »

Quelques questions sur l’islam : version allemande

La version allemande des 20 questions essentielles sur l’islam est maintenant disponible. Je remercie chaleureusement les personnes qui m’ont aidé à la réaliser.

N’hésitez pas à la diffuser : la connaissance doit profiter à tous.