Est-il utile de brûler le Coran ?

Les livres religieux ne sont que des livres comme les autres ; seules les idées qu’ils contiennent comptent. Le support physique importe peu, tout finissant de toutes les façons en poussière. Aussi, seule la superstition peut expliquer que certains veuillent en découdre physiquement à la vue d’un livre prétendument « saint » qu’on brûle, quel qu’il soit.

Rasmus Paludan, du parti politique danois « Stram Kurs », a récemment brûlé un Coran en pleine rue à Malmö (Suède), sans avoir pris toutefois la peine de l’entourer de bacon comme il l’avait fait une précédente fois.

Cet acte politique militant a provoqué l’ire de manifestants pas particulièrement pacifiques.

D’autres lacèrent en public le Coran.

Effrayé par l’abîme de sa propre disparition, l’homme a besoin de se rassurer en inventant des mythes. Le malheur est souvent qu’il ne se les réserve pas à lui-même mais veut les imposer aux autres ici-bas sans attendre le passage dans l’au-delà. Face à l’obscurantisme, le combat pour la liberté de conscience et d’expression et contre la résurgence du délit de blasphème est un combat sans fin, la notion de « provocation » étant instrumentalisée à tort et à travers par tous ceux qui veulent imposer à l’humanité une dictature religieuse.

Emmanuel Macro vient de rappeler qu’en France le délit de blasphème n’existe pas et ne peut pas être invoqué pour incarcérer la libre pensée : encore faut-il arriver à se défendre efficacement contre les idéologies totalitaires et barbares, de toutes natures – religieuse, philosophique, politique ou économique –, qui contaminent pernicieusement ce monde et en souillent la beauté originelle et mystérieuse.

Malheureusement, la dictature est bien souvent l’enfant de la démocratie et sort souvent des urnes, car ces idéologies savent très bien utiliser les moyens démocratiques mis à leur disposition pour étendre leur influence jusqu’à prendre le pouvoir et ensuite violer et supplicier la mère qui leur a donné le jour.

Charlie 5 ans après : où sont les bien-pensants ?

Charlie Hebdo vient de republier des caricatures de Mahomet alors que le procès relatif aux attentats musulmans contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo en 2015 débute.

À cette occasion, Philippe Val vient de rappeler que la plupart des grands journaux qui devaient à l’époque publier ces caricatures se sont « dégonflés » car, l’islam, que ses défenseurs proclament pourtant « religion d’amour, de tolérance et de paix » (RATP), fait peur à beaucoup de monde, surtout chez les bien-pensants, et en particulier à gauche : la lâcheté se porte bien.

Il est vrai que l’intelligentsia de gauche française qui domine la presse française, sous prétexte de viser un modèle universel de société idéale ultime, n’a pas hésité à défendre par le passé l’idéologie siamoise la plus barbare qui soit : le socialisme (qui, ne l’oublions pas, a enfanté le national-socialisme) et son frère le communisme, avec tous leurs rejetons, le nec plus ultra ayant peut-être été la défense, par de très grands intellectuels français, de Staline puis de Mao.

Sachant que de récents sondages ont une fois encore montré qu’une grande partie des musulmans qui vivent en France fait passer ses convictions avant les lois de la République française et considère que les journalistes de Charlie ont en réalité mérité leur sort, il est certain que la France n’en a pas fini avec l’islam.

La transformation de Sainte Sophie en Mosquée : une grande victoire pour les Frères musulmans

Article d’Alain Rodier publié sur Atlantico

La reconversion de la basilique Saint-Sophie en mosquée n’est pas un simple gage du président turc Recep Tayyip Erdogan envers son électorat, mais un symbole de la volonté des Frères musulmans d’établir un califat mondial.

La cathédrale Sainte-Sophie était la basilique chrétienne de Constantinople construite au IVè siècle. Elle fut deux fois détruite par des incendies avant d’être enfin entièrement reconstruite en plus grand au VIe siècle par la volonté de l’empereur byzantin Justinien. Ayant remplacé Sainte Irène comme siège du patriarcat de Constantinople, elle fut transformée en mosquée par Mehmet II au XVè siècle. Mustafa Kemal Atatürk lui retira son appartenance religieuse pour la transformer en musée en 1934. Cette action allait dans le sens de sa volonté d’écarter le religieux des affaires de l’État qu’il voulait laïc, moderne et occidentalisé. Le président Recep Tayyip Erdoğan dont l’objectif est exactement à l’opposé bien qu’il ne puisse pas encore effacer l’image du fondateur de la Turquie moderne, a décidé de rétablir le statut de Sainte Sophie en Mosquée. Sa décision a été officialisée par le Conseil d’État turc aux ordres le 10 juillet 2020. Une première prière en présence du président turc s’est déroulée le vendredi 24 juillet.

Cela est décrit par de nombreux commentateurs comme une « concession » faite par Erdoğan à son « électorat conservateur ». Cela peut se comprendre si le mot « conservateur » se rapporte aux islamistes radicaux alliés à l’extrême droite turque symbolisée par les Loups gris, tout ce qu’Atatürk avait combattu en son temps en tant que social-démocrate républicain laïc membre de l’Internationale socialiste. Aujourd’hui, c’est la volonté profonde d’un homme « islamo-nationaliste » qui applique les préceptes des Frères musulmans qui veulent créer un jour un califat mondial. À noter que tous savent que ce combat de longue haleine s’étalera sur des dizaines de générations.

C’est aussi strictement le même objectif de tous les savants de l’Islam, qu’ils soient wahhabites, salafistes ou chiites. Seule la forme du califat à venir est (un peu) différente et surtout les moyens pour y parvenir ne sont pas les mêmes. Les Frères musulmans ont depuis des années décidé de s’appuyer sur les faiblesses de leurs adversaires pour gangrener politiquement les régimes musulmans qui sont leurs objectifs immédiats. Ainsi, depuis des années, Erdoğan se rêve en leader du monde musulman et compte sur la confrérie pour atteindre son but.

Toutefois, l’émir du Qatar Tamim ben Hamad Al Thani, grand défenseur des Frères musulmans et allié d’Erdoğan dans son expédition libyenne, ne s’est pas rendu à l’invitation dont il avait été destinataire. Idem pour son homologue azéri, le président Ilham Aliyev. Ce dernier n’a rien à refuser au « grand frère turc », surtout en ce moment où les tensions avec l’Arménie se sont accentuées. Par contre l’Azerbaïdjan est traversé par de nombreux courants musulmans et la ligne directrice des dirigeants consiste surtout à s’opposer à l’influence de l’islam chiite du grand voisin iranien. C’est un jeu dans lequel Ankara s’est immiscé diplomatiquement mais fermement. En résumé, l’absence de ces prestigieux invités à été remarquée.

Ce qui n’est pas rassurant, c’est le fait que le Président des affaires religieuses (Dinayet) de Turquie, le Professeur Ali Erbaş, a tenu son sermon du vendredi avec un sabre. Un islamologue a doctement expliqué qu’elle était tenue de la main gauche en signe de pacification mais il précise tout de même que c’est une tradition qui accompagne les bannières vertes de la conquête de Constantinople en 1453… À l’évidence, ce symbole est avant tout guerrier. D’ailleurs, selon  Jana Jabbour, spécialiste de la Turquie et enseignante à Sciences Po Paris et à l’Université Saint-Joseph à Beyrouth, «  Les autorités turques ont délibérément voulu faire en sorte que la première prière à Sainte-Sophie apparaisse comme une « nouvelle conquête de Constantinople ». Tout était fait de manière à présenter cette prière comme la preuve d’une « reprise » musulmane d’Istanbul ».

Il y a aussi  les déclarations de fidèles turcs interviewés par une chaîne d’État (contrôlée étroitement par le pouvoir) qui affirment que la « prise de Sainte Sophie est une victoire de l’islam sur la chrétienté ». Il n’est pas étonnant que certains commencent à revendiquer le retour de la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Cordoue au statut de mosquée… Elle fut effectivement une mosquée avant d’être convertie en église au XIIIe siècle lors de la Reconquista par le roi Ferdinand III de Castille.

Si les Frères musulmans ont effectivement remporté une victoire, ce n’est pas tout à fait le cas d’Erdoğan qui aurait souhaité plus d’unanimité autour de sa personne lors de cette première prière dans ce lieu symbolique. Il faut dire que son souhait de devenir le leader du monde musulman se heurte en premier à l’Iran (le vieil adversaire chiite de la Turquie), puis à l’Arabie saoudite, aux Émirats du Golfe persique et à l’Égypte qui considèrent les Frères musulmans comme des ennemis mortels. Encore une fois en totale contradiction avec Atatürk qui avait prononcé le 20 avril 1931 la phrase qui deviendrait la devise de la Turquie moderne, « paix dans le pays, paix dans le monde », Erdoğan disperse ses efforts militaro-diplomatiques entre la Libye, la Syrie, l’Irak du Nord, la Méditerranée, la Somalie, etc. Il n’est pas certain que la Turquie, confrontée aux mêmes problèmes intérieurs que les autres pays de la planète (coronavirus suivi d’une crise économique majeure), ait les reins assez solides pour tenir la distance. Or, les élections générales auront lieu en Turquie en 2023. 

44 propositions du Sénat contre la radicalisation islamiste : « parole, parole, parole »….

La France est sans doute le pays des commissions, des petites comme des grosses : encore une fois, beaucoup de temps perdu et, au terme d’un transit douloureux, la montagne sénatoriale a accouché d’une souris verte qui courait dans l’herbe. Voici donc les 44 propositions dont notre cher Sénat s’est délivré. Je laisse le lecteur en juger.

Comme le dit Talleyrand joué par Sacha Guitry dans « Le diable boîteux », « Quand on a raison, on n’écrit pas quarante pages ». Ici, on pourrait dire : « on ne formule pas 44 propositions ».

Le plus drôle dans l’histoire est que le Sénat, dans tous ce galimatias, veut interdire la seule personnalité intéressante, Youssef al-Qaradâwî, éminent théologien musulman qui a simplement l’inconvénient de prêcher parfois en Europe un discours qui est pourtant monnaie courante au Moyen-Orient et qui n’a rien d’extrémiste, les chrétiens d’Orient en savent quelque chose.

Donc les politiques français n’en ont donc pas fini de tourner en rond comme des hamsters dans leur roue ; cela leur donne au moins la bonne conscience d’avoir fait quelque chose. Car leur manque de courage les empêche effectivement d’aborder la racine du mal : l’incompatibilité fondamentale de l’islam(isme) avec les valeurs occidentales et la nécessité absolue d’éclairer la population sur la nature véritable de l’islam(isme) – problématique dont on ne trouve évidemment trace dans ces propositions –, islam et islamisme étant une seule et même chose comme nous l’enseigne à merveille Recep Tayyip Erdogan. À quand Notre-Dame transformée en mosquée ?

La lâcheté de l’État lui a fait abandonner la partie : le chemin qui nous conduit à la guerre civile est sinueux, montant, malaisé, de tout côté à la bêtise exposé, mais, pour autant, certain. Les territoires perdus de la République sont maintenant un fait, que mêmes les islamo-gauchistes anti-chrétiens n’arrivent plus à cacher, et ils ne demandent qu’à s’étendre voluptueusement. Heureusement que les clans musulmans, comme ceux des maghrébins et des tchétchènes, trouvent encore maille à partir avant de se réconcilier sous l’autorité d’un imam qui exerce la seule justice qu’ils connaissent. La France, qui n’a pas conscience de sa morbidité, est simplement en sursis et attend son châtiment.

  • Moyens & Missions

1. Rétablissement de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).

3. Poursuivre le renforcement des moyens humains affectés au renseignement territorial, compte tenu de la multiplicité des missions qui lui sont allouées et de l’étendue géographique de son champ d’action. Assurer, autant que faire se peut, une spécialisation des agents sur le suivi des mouvances de l’islam radical.

4. Renforcer la coordination des services de renseignement territorial sur le suivi de l’islam radical et des phénomènes de repli communautaire, au besoin par la mise en place d’une cellule interservices dédiée au niveau des administrations centrales, en vue de systématiser la production d’un état des lieux actualisé au profit des autorités publiques.

5. Faire effectuer, de manière urgente, par le comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR) un état des lieux précis de la mise en place des cellules départementales de lutte contre l’islamisme et le repli communautaire (CLIR) et une évaluation de leur activité.

6. Renforcer l’association des maires aux CLIR et leur garantir une meilleure information sur les acteurs et les lieux liés à l’islam radical nécessitant une vigilance de leur part, en élargissant le cadre de l’instruction du ministre de l’intérieur du 13 novembre 2018.

7. Garantir un accompagnement renforcé, par les services de l’État, des élus locaux dans la gestion du fait religieux et des phénomènes de repli communautaire, en faisant des correspondants « laïcité » des préfectures de véritables référents chargés du dialogue avec les collectivités territoriales.

29. Renforcer, dans certains territoires, les effectifs affectés à la réalisation des contrôles des structures accueillant des mineurs.

30. Réfléchir à un élargissement de la compétence du Service national des enquêtes administratives de sécurité (SNEAS) sur les personnes organisant les accueils collectifs de mineurs.

33. Nommer dans chaque fédération sportive un référent « radicalisation et citoyenneté ».

34. Faire des travaux en cours sur l’élaboration du code de déontologie des éducateurs sportifs une priorité pour permettre sa publication et son entrée en vigueur prochaines.

35. Introduire dans les statuts de chaque fédération l’interdiction de toute démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale, telle que prévue par l’article 50 de la charte olympique.

36. Inclure systématiquement les services départementaux jeunesse et sports des directions départementales de la cohésion sociale dans les réunions des CLIR.

39. Renforcer le contrôle par le ministère des sports du respect par les fédérations des objectifs fixés dans les contrats de délégation.

43. Étendre le contrôle systématique et automatisé du respect des conditions d’honorabilité aux éducateurs sportifs bénévoles.

44. Renforcer les moyens humains dans les services déconcentrés du ministère des sports affectés à la lutte contre la radicalisation et le séparatisme religieux.

  • Formation

8. Renforcer la formation des élus locaux sur la laïcité, l’islam radical, la gestion du fait religieux et l’appréhension des pratiques communautaires, en : – évaluant l’offre de formation existante pour les élus locaux sur les thématiques de gestion du fait religieux et des pratiques communautaires, afin d’identifier les dispositifs les plus pertinents ; – structurant sur cette base, au niveau national, sous le pilotage du CPIDR et avec l’assistance du CNFPT, un plan de formation des élus locaux. Là où l’offre de formation se révèle insuffisante, confier au préfet le soin d’organiser une offre de formation avec les acteurs publics existants.

12. Sensibiliser les agents des administrations publiques, en particulier des services déconcentrés de l’État, au régime pénal applicable aux violations des principes républicains et sur les signalements devant être remontés à l’autorité judiciaire, par la diffusion d’un vade-mecum établi par la Chancellerie.

32. Inclure dans les formations au brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA) et au brevet d’aptitude aux fonctions de directeur (BAFD) un module consacré à la prévention de la radicalisation et du séparatisme religieux.

37. S’inspirer de la cellule « valeurs de la République » mise en place au ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse pour apporter, aux questions que se posent les acteurs de terrain du domaine sportif, des réponses rapides et communes à l’ensemble du territoire.

  • Faire appel à l’honneur ou à la bonne volonté pour lutter contre la propagande musulmane

27. Faire de la signature d’une attestation sur l’honneur de respect de la charte des engagements réciproques du 14 février 2014 une condition sine qua non pour pouvoir bénéficier de toute aide publique, y compris indirecte, et permettre le cas échéant au chef de l’exécutif local et au préfet de demander le remboursement de l’aide versée en cas de non-respect de celle-ci.

28. Inscrire de manière explicite dans les valeurs et objectifs promus par cette charte le respect des valeurs de la République et de la laïcité.

38. Inclure dans les contrats de délégation liant le ministère des sports et les fédérations un engagement en faveur des valeurs de la République.

41. Faire de la signature d’une charte incluant les respects des valeurs de la République un prérequis indispensable pour toute association souhaitant bénéficier de subventions des collectivités locales.

42. Encourager les collectivités locales à rappeler par affichage les conditions d’utilisation des équipements sportifs, notamment le respect des valeurs de la République et l’interdiction de leur utilisation pour autre chose que la pratique sportive, sauf dérogation expresse.

  • Sanctions

2. Afin de lutter contre l’influence des Frères musulmans, examen par le ministre de l’intérieur de la possibilité de prononcer une interdiction administrative de territoire à l’encontre de Youssef al-Qaradâwî et des idéologues de ce mouvement.

9. Élargir le champ de la mesure de fermeture administrative des lieux de culte aux lieux ouverts au public qui y sont étroitement rattachés, car gérés, exploités ou financés par la même personne physique ou morale.

10. Procéder de manière plus systématique à la dissolution des associations cultuelles qui diffusent un discours incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence. Ajuster les motifs de dissolution administrative d’une association ou d’un groupement de fait à la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à raison du sexe ou de l’orientation sexuelle.

11. Faire co-présider les CLIR par le procureur général près la Cour d’appel, pour garantir une remontée effective à l’autorité judiciaire des comportements contraires aux valeurs de la République constitutifs d’une infraction pénale.

13. Procéder à une actualisation de la police des cultes et mieux faire connaître les infractions qu’elle vise afin, d’une part, de rendre les sanctions applicables plus dissuasives, d’autre part, d’adapter la définition des comportements répréhensibles à la réalité des pratiques contemporaines. Renforcer, en particulier, l’infraction d’atteinte à la liberté de conscience, en prévoyant des circonstances aggravantes lorsqu’elle est commise à l’encontre du conjoint ou d’une personne mineure.

25. Mettre en place des contrôles inopinés des associations suspectées de séparatisme et inclure un point régulier sur les associations dans les CLIR.

26. Mettre en place à une procédure de suspension des activités d’une association séparatiste, inspirée de la procédure existant pour sanctionner les associations de supporters auteurs d’actes de hooliganisme.

31. Mettre en place une déclaration spécifique pour les associations proposant des activités pour les mineurs, incluant la liste des intervenants et imposant un contrôle d’honorabilité de ceux-ci, et prévoir un contrôle dès la première année d’exercice et régulièrement renouvelé.

40. Faire de l’agrément une condition sine qua non pour tout club ou association sportif souhaitant bénéficier d’une subvention publique.

  • Réduire l’influence sur les mineurs

17. Étendre le champ des enquêtes administratives aux décisions de recrutement et d’affectation concernant des emplois sensibles aux secteurs ayant un lien direct et régulier avec des mineurs – enseignants, animateurs, éducateurs.

18. Mettre en place, concernant les établissements d’enseignement hors contrat, des contrôles interservices (éducation nationale, URSSAF, services vétérinaires, services financiers et fiscaux) et rédiger des rapports d’inspection communs.

19. Renforcer les modalités de contrôle sur les flux financiers des établissements hors contrat.

20. Permettre le contrôle de l’identité de toutes les personnes qui travaillent dans un établissement hors contrat accueillant des mineurs ou qui participent aux activités éducatives dudit établissement.

21. Inclure dans le contrôle des établissements hors contrat un volet « contrôle de la progression pédagogique de l’élève ».

22. Afin de faciliter le recensement de tous les enfants en âge d’être scolarisés sur le territoire d’une commune, permettre aux mairies un recoupement avec les fichiers des services fiscaux, selon un protocole défini par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).

23. Généraliser le numéro identité nationale étudiant (INE) pour l’ensemble des enfants, permettant un suivi de leur scolarisation ou de leur instruction.

24. Créer une base de données des élèves scolarisés à domicile et dans des établissements hors contrat.

  • Réduire l’influence étrangère

14. Ne pas renouveler les conventions signées avec des pays étrangers portant sur la formation des imams destinés à prêcher en France.

15. Aligner les statuts légaux et fiscaux découlant de la loi de 1901 et ceux de la loi 1905 et mettre en place un régime de déclaration des apports de ressources étrangères pour l’ensemble des associations ayant une activité au moins partiellement cultuelle.

16. Établir à l’intention des ambassades étrangères en France et des ambassades de France à l’étranger un guide des bonnes pratiques sur le financement des associations françaises par des États étrangers de façon à assurer cohérence et transparence dans le respect de la règle de l’égalité devant la loi.

Colère noire : Quand un noir en vend un autre…

Les manifestations de plus en plus fréquentes des « racisés » de tous poils, souvent en accointance avec l’islam, semblent être surtout l’occasion pour eux de revendiquer leur statut de victime perpétuelle et de manifester leur haine profonde de la France, considérée comme un pays fasciste (qualificatif tarte-à-la-crème de la haine ordinaire), pays d’autant plus vitupéré que l’histoire et la richesse culturelle immense de ce pays écrase leur orgueil de façon insupportable.

Curieusement, les racisés sont de profonds racistes et on voit bien peu d’asiatiques en leurs rangs, ceux-ci ne se sentant visiblement pas concernés par cette haine étant donné leur volonté de s’assimiler et de s’extirper de la médiocrité par le travail, ce en quoi ils réussissent fort bien.

La France, en prise avec la néfaste outrance des droits de l’homme, n’en a pas fini avec la haine des victimisés.

Mythes et réalités de l’histoire de l’immigration en France

Certains affirment que la France serait depuis toujours une terre d’immigration et, dans la foulée, que l’islam ferait par conséquent partie du patrimoine culturel de la France. Une immigration historique en France ? Ci-dessous un article publié le 28 mai 2020 dans Valeurs Actuelles donnant le point de vue d’Aram Mardirossian.

« Il n’existe pas d’immigration en France, à proprement parler, avant la seconde moitié du XIXe siècle. À ceux qui voudraient faire d’elle un élément constitutif de l’identité nationale, Aram Mardirossian , professeur agrégé des facultés de droit à Paris-I Panthéon-Sorbonne et directeur d’études à l’École pratique des hautes études (sciences religieuses), répond qu’il n’en est rien.

La France a depuis toujours été une terre d’immigration. Par ignorance ou par malice, cette antienne, qui est frénétiquement psalmodiée par le chœur des prêtres du “prêt-à-penser”, constitue une ineptie sur le plan historique, sauf à sup-poser que l’histoire de la France commence au XIXe siècle, comme le clament avec une docte assurance les nostalgiques de la Terreur révolutionnaire et autres adorateurs des droits de l’homme. Auparavant, forcément, il n’y avait que les ténèbres…

L’histoire est faite par les hommes. Celle de la France s’amorce avec le règne de Clovis, qui reçoit le baptême à la fin du Ve siècle, peu après la chute de l’Empire romain d’Occident (476-480). Les Francs éliminent alors les autres puissances germaniques présentes en Gaule pour instaurer la royauté mérovingienne. Ils étendent leur domination sur les autochtones gallo-romains qui sont eux-mêmes le fruit d’une synthèse entre les Gaulois, peuple celtique arrivé là au plus tard au VIIIe siècle avant J.-C., et leurs vainqueurs Romains (IIe -Ier siècle avant J.-C.). Une nouvelle fusion – d’où allait sortir la nation française – s’opère lentement entre les conquérants francs, qui représentent moins de 10 % de la population, et la majorité gallo-romaine. L’hostilité toute naturelle existant entre les vainqueurs et les vaincus n’empêche pas leur fusion progressive, essentiellement du fait que, depuis la conversion de Clovis, les uns comme les autres sont chrétiens. Cette foi commune va constituer un ciment efficace et, lors de l’avènement des Carolingiens (751), la synthèse est en voie d’achèvement.

Mais il y a plus. Outre la présence d’une communauté juive très minoritaire, cette synthèse incluait aussi à l’origine un élément supplémentaire, certes minime, mais qui joua également son rôle. Au fil des siècles, l’Empire romain avait enrôlé de nombreux Barbares dans son armée, qui manquait toujours d’hommes.

Si les éléments germaniques étaient les plus nombreux, la Notitia dignitatum, sorte d’annuaire civil et militaire qui récapitule l’état de l’empire à la fin du IVe siècle, indique la présence de contingents celtes, africains et orientaux. Parmi ces derniers, plusieurs sont stationnés en Gaule et, après la disparition de l’empire, une partie de ces soldats, qui sont surtout originaires d’Arménie, d’Iran et de Syrie, font souche dans leur pays d’adoption devenu désormais le royaume franc. Leur nombre total ne devait pas excéder quelques dizaines de milliers d’individus, mais on note que, vers la fin du IVe siècle, un roi d’Arménie déchu et son armée qui servent en Lorraine obtiennent, privilège exceptionnel pour des Barbares, le droit d’épouser des citoyennes romaines. Peu avant, l’un de leurs compatriotes était évêque de Metz, alors que Reims et Orléans accueillaient également des prélats originaires d’Orient, sans oublier le grand Irénée de Lyon, natif de Smyrne, qui, dès 177, siégeait dans la capitale des Gaules. Au Ve siècle, des cavaliers perses vivent en Champagne dans des cantons qui prennent parfois leurs noms. Au siècle suivant, en pleine période mérovingienne, le trône épiscopal de Paris est occupé par un Iranien, puis deux fois par des Syriens, tandis que les évêchés de Senlis, du Vermandois et d’Autun connaissent aussi des pontifes issus de ces lointaines contrées. Ces Orientaux, presque tous chrétiens, se sont progressivement fondus dans les populations gallo-romaines et franques. Au-delà des Alpes, le pape Hormisdas (514-523) porte un nom proprement iranien, l’un de ses successeurs, Théodore Ier (642-649), est un Palestinien et, dans la première moitié du VIIIe siècle, trois pontifes – Sisinnius, Constantin et Grégoire III – sont originaires de Syrie.

Par la suite, en dehors des incursions menées par les Magyars qui ne cherchèrent jamais à s’installer, les deux principaux mouvements de population touchant la Francie occidentale – initialement dans le cadre de l’éphémère Empire carolingien – se produisent aux IXe et Xe siècles. Les sanglantes incursions opérées durant des décennies par les Vikings païens, au nord, et par les sarrasins musulmans, au sud, eurent un dénouement différent. À la suite du traité de Saint-Clair-sur-Epte, concédé en 911 par le roi Charles le Simple, les Vikings reçoivent la Normandie (la terre des Nordmenn) en échange de leur conversion au christianisme. Minoritaires, les nouveaux venus fusionnent peu à peu avec la majorité franque qui les accueille.

À l’inverse, les sarrasins, après avoir été repoussés une première fois dès 732 par Charles Martel, puis complètement par son fils Pépin le Bref en 759, tentent de s’implanter en Provence au début du Xe siècle. Installés dans le massif des Maures (qui porte leur nom), ils contrôlent notamment La Garde-Freinet (Fraxinet), d’où ils seront chassés en 973. Là, aucune fusion ne se produit entre les envahisseurs et les autochtones. Chaque partie s’appuie sur une religion qu’elle considère comme l’unique vérité, à laquelle l’adversaire devrait finir par se ranger. La petite Reconquista franque du Xe siècle fait écho à la grande, menée par les Espagnols chrétiens, dont le pays a été occupé pendant près de huit siècles (711-1492) par les musulmans. En dépit de sa durée, cette période n’engendrera, là encore, aucune synthèse entre les deux populations. Le mythe d’Al-Andalus, qui conte une cohabitation quasiment idyllique entre les musulmans, les juifs et les chrétiens, doit être clairement dénoncé. Les musulmans se considéraient comme les maîtres dominant les deux autres communautés, dont la présence, en terre d’islam, n’était tolérée que si elles acceptaient le statut inférieur et dégradant de dhimmi.

En France, à la veille de l’an mille, la fusion des groupes gallo-romain et germanique est complètement réalisée. La population issue de cette synthèse ne subira quasiment plus aucun changement jusqu’au XIXe siècle. Les huit cents ans qui voient la royauté capétienne bâtir la France sont marqués par la grande stabilité d’une population puissamment rurale et sédentaire. La guerre de Cent Ans achève la construction du sentiment national français, imprégné de christianisme. De 15 millions d’habitants en 1300, la population française passe à 28 millions en 1789. Les apports démographiques étrangers sont résiduels, à l’exception d’une fraction de l’élite politico-religieuse – à l’image d’un Mazarin -, économique et culturelle.

Les choses changent seulement dans la seconde moitié du XIXe siècle. Vers 1880, le pays recense un million d’étrangers – en comptant leurs descendants naturalisés. Ils sont pour l’essentiel originaires d’Italie, d’Espagne et de Belgique. À la veille de la Grande Guerre, leur nombre a doublé. La saignée démographique causée par les combats ouvre la voie à une deuxième grande vague d’immigration, qui inclut cette fois des populations venues de pays non limitrophes, telles que les Polonais, les Russes fuyant le bolchevisme ou les Arméniens rescapés du génocide perpétré à leur encontre par les Turcs ottomans. Plus tard arrivent des Portugais, ainsi qu’une immigration originaire des colonies. En 1950, la France compte environ 4 millions d’étrangers ou de naturalisés pour une population dépassant légèrement les 40 millions d’habitants. Le plus souvent sans renier leurs origines, ces nouveaux venus s’assimilent et trouvent leur place dans la société française. Les Trente Glorieuses amènent une troisième vague d’immigration qui, comme les précédentes, est prioritairement liée au travail. Ces étrangers gardent leur nationalité et projettent de rentrer in fine chez eux.

Toutefois, cette nouvelle vague présente deux caractéristiques inédites. La majorité des immigrés ne sont plus des Européens de culture chrétienne, mais des Maghrébins et des Africains subsahariens presque toujours musulmans. La législation sur le regroupement familial adoptée en 1976 permet à ces immigrés de faire venir leur famille et précise que les enfants nés en France de parents étrangers peuvent, une fois majeurs, accéder à la nationalité française. Ce mouvement s’emballe dans les années 2000 et le sujet devient tabou : tout recours à des critères d’origine ethnique dans les recensements est prohibé par la loi. Des chiffres contradictoires circulent, mais les travaux les plus fiables indiquent que le solde annuel de l’immigration en France tourne autour de 150 000 étrangers. Concomitamment, environ 125 000 étrangers obtiennent chaque année la nationalité française. Cet artifice juridique permet d’affirmer que, stricto sensu , le nombre des étrangers ne croît presque pas. La réalité sociologique est assez différente. Depuis peu, l’Europe et la France sont submergées par des vagues de migrants, qui, pour une minorité, fuient les guerres qui déchirent le Moyen-Orient ainsi que certains pays africains, tandis qu’une majorité quitte sa terre d’origine pour des raisons économiques.

C’est la culture et la religion de la majorité des immigrés et plus encore de leurs descendants qui posent problème aujourd’hui. Il serait redondant de s’étendre sur l’échec du processus de fusion d’une partie non négligeable de ces populations avec les autochtones. L’histoire se répète-t-elle ? Au Moyen Âge, la présence musulmane en France et plus encore en Espagne – mais aussi dans de nombreux autres pays européens – a commencé et s’est conclue par un affrontement. À la différence du contexte médiéval, la présence actuelle des populations musulmanes n’est pas le fruit d’une conquête militaire. Entre-temps, la France, naguère profondément chrétienne, est devenue un État laïc. Théoriquement, les religions, et sur-tout leur dimension normative, devraient être exclues de la “sphère publique” pour être cantonnées à la “sphère privée”. En réalité, certaines religions, et l’islam en particulier, s’immiscent de plus en plus sur le terrain politique. De fait, chaque mois offre son lot de conflits d’ordre confessionnel (construction de mosquées, “carrés confessionnels” dans les cimetières, voile islamique, burkinis et autres, finance ou nourriture halal, etc. ), sans parler des crimes terroristes commis par des musulmans intégralistes. Ceux-ci, qui constituent une minorité en guerre totale contre la France, s’en prennent aussi bien aux musulmans qui ne respectent pas l’intégralité du droit (fiqh) censé appliquer les principes de la loi (charia) qu’à tous les autres mécréants que sont à leurs yeux les non-musulmans.

Les « Européens [ont] le devoir de disparaître en souriant pour faire place à d’autres peuples et à d’autres civilisations. C’est une invitation implicite à une euthanasie collective », constate Jean-Louis Harouel. La France a longtemps imposé à des nouveaux venus, pourtant proches sur le plan religieux et culturel, un “modèle républicain” d’assimilation à la nation, qui repoussait leurs origines dans la stricte “sphère privée”. La méthode a été largement couronnée de succès. À partir des années 1980, alors même que le pays était confronté à l’afflux d’étrangers de culture et de confession totalement différentes, le canevas traditionnel a été abandonné sous la pression d’une idéologie multiculturaliste. Le Conseil européen a ainsi déclaré en 2004 que « l’intégration est un processus dynamique, à double sens, de compromis réciproque entre tous les immigrants et résidents des États membres ». Désormais, les étrangers et leurs descendants sont appréhendés comme les vecteurs d’une “diversité enrichissante” vouée à engendrer un irénique “vivre-ensemble”. Les pays d’Europe occidentale vivent une grave crise d’identité. Parallèlement, la France n’en finit plus de s’excuser pour son passé, pourtant souvent glorieux, préférant faire repentance pour ses épisodes les plus sombres. Las, aucun étranger ne pourra s’assimiler et moins encore aimer la France si les Français n’éprouvent pas un minimum de fierté nationale, sentiment fréquemment diabolisé, sauf le temps des grandes rencontres sportives ! Sur un plan holistique, la haine de soi est mortifère pour le malheureux qui est incapable de se projeter au-delà de son “petit moi” pour embrasser un idéal qui le dépasse.

La France est arrivée à un tournant de son histoire. Face au danger d’implosion de sa société, il est urgent de contrôler réellement et strictement les flux migratoires, tout en rétablissant le modèle d’intégration traditionnel. Pour Jean Sévillia, « un citoyen français, quelles que soient sa généalogie personnelle et la couleur de sa peau, est spirituellement un descendant des Gaulois. Être français, ce n’est pas naître en France, ce n’est pas posséder une carte d’identité, ce n’est pas bénéficier de la protection sociale, c’est partager un héritage à partir duquel se bâtit un projet d’avenir » . De fait, on naît français par le sang, mais on peut aussi et tout autant le devenir par volonté ; prétendre l’inverse reviendrait à trahir plus de quinze siècles d’histoire ! Mais une telle agrégation suppose d’adhérer sans réserve à une condition non négociable : faire sienne l’identité française dont les deux ventricules du cœur battant restent la religion chrétienne et la culture grécolatine. »

Emprise de George Soros sur la CEDH : la Russie entre en scène

Un article précédent avait fait état des conflits d’intérêt révélés au sein de la C.E.D.H. et leur impact potentiel sur les prises de position de cette institution en matière religieuse et notamment sa défense fréquente de l’islam et le risque de voir reconnaître au niveau européen le délit de blasphème. L’article ci-dessous de l’E.C.L.J. fait part du rebondissement lié à la demande d’éclaircissement émise par la Russie.

« Plus de deux mois après la publication du rapport du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), de nouvelles voix s’élèvent chaque jour pour dénoncer les conflits d’intérêts existant entre des juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et des ONG financées par George Soros, dont la richissime et très controversée Open Society.

Pour rappel, ce rapport a révélé que 18 juges ont statué à 88 reprises dans des affaires introduites ou soutenues par ces ONG dont ils avaient été précédemment collaborateurs ou dirigeants, en violation grave de l’éthique judiciaire. Dans n’importe quel État de droit, l’auteur de tels manquements encourrait de lourdes sanctions disciplinaires, et les affaires en cause devraient être rejugées.

Loin de retomber dans le silence, et malgré le confinement, les révélations faites dans ce rapport n’ont cessé jusqu’à maintenant de se diffuser à travers l’Europe, et même au-delà, par le biais de centaines de publications. Nous savons que la CEDH, ne pouvant contester les faits, a décidé de ne pas y répondre. Pire, le juge le plus controversé, le bulgare Yonko Grozev, a été élu le 24 avril à l’importante fonction de « président de section ».

Mais il semble à présent que la CEDH ne pourra pas s’enfermer durablement dans le silence.

En effet, l’une des dernières voix à s’être levées pour dénoncer cette situation n’est autre que celle du Ministère russe des Affaires étrangères qui a consacré un communiqué officiel au rapport de l’ECLJ. Dans ce texte, il s’inquiète de « l’influence cachée » de certaines ONG occidentales au sein de la CEDH et déclare que cette influence « affecte directement la qualité, l’impartialité et l’équité des jugements de la Cour ». La Russie estime en outre qu’un « examen approprié » de ces dysfonctionnements par les États membres du Conseil de l’Europe, dans le cadre du processus de réforme de la Cour, permettrait de corriger et de réduire « les interférences politiques » exercées par ces ONG dans le processus judiciaire.

Cette déclaration a une portée considérable compte-tenu du poids diplomatique de la Russie à Strasbourg. Son ambassadeur la mettra certainement en œuvre avec fermeté auprès des représentants des 46 autres Etats membres du Conseil de l’Europe. Nul doute qu’il sera soutenu en cela par d’autres gouvernements, en particulier d’Europe centrale, qui ont également des raisons de se plaindre de l’influence politique de ces mêmes ONG dans leurs propres pays. Le Ministre bulgare de la Justice a déjà fait une déclaration en ce sens.

Il ne sera pas même nécessaire à la Russie de demander l’inscription de ce sujet à l’ordre du jour du Comité des Ministres (au sein duquel négocient les 47 ambassadeurs), puisque celui-ci a déjà été saisi en ce sens par trois questions écrites émanant de députés de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Le débat aura donc lieu et – espérons-le – sans faux semblant, car le Comité des Ministres est la seule instance à exercer un certain pouvoir sur la Cour. En réponse à ces questions, les gouvernements européens devront s’accorder sur les mesures à prendre afin de « restaurer l’intégrité de la Cour européenne », « mettre fin aux conflits d’intérêts » et garantir la transparence de l’action de ces ONG auprès de la Cour.

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe – qui élit les juges de la CEDH – sera aussi saisie du sujet par une pétition initiée par l’ECLJ, suivant la procédure officielle permettant à toute personne de demander l’inscription d’un sujet à son ordre du jour.

Enfin, des députés ont déjà manifesté leur intention d’initier la rédaction d’un rapport parlementaire en vue de l’adoption d’une recommandation, ce qui impliquera la tenue d’une enquête et l’audition de représentants de la Cour.

À terme, des mesures devront être prises par la CEDH pour remédier à la situation, à commencer par celle consistant à s’appliquer à elle-même les règles déontologiques qu’elle impose aux juridictions nationales. Des mesures précises ont été identifiées et soutenues par une centaine de juristes dans un appel récemment lancé pour l’indépendance et l’impartialité de la CEDH.

La CEDH ne pourra retrouver une autorité que si elle restaure son intégrité : http://Signer la pétition pour mettre fin aux conflits d’intérêts à la CEDH

Article paru dans Valeurs Actuelles le 11 mai 2020. »

De la question politique en islam

L’émission de France 2 « Islam » a consacré deux épisodes au rapport bien distendu de l’islam à l’humanisme. Voici quelques articles consacrés à certains passages de cette émission.

Chacun au Moyen-Orient, et toute personne qui étudie un tant soit peu la vie de Mahomet, sait que « l’islam est religion et État » (« al islam dine wa daoulat » selon le proverbe arabe bien connu), raison pour laquelle l’islam est religion d’État dans la plupart des pays musulmans. L’islam est naturellement politique puisque c’est, depuis l’origine, une idéologie de conquête du pouvoir travestie sous une apparence  de spiritualité.

Aussi, entendre les intervenants évoquer l’hypothèse que « la fermeture progressive de la porte de la sagesse humaniste » dans le monde musulman aurait résulté d’un cheminement politique extérieur à l’islam est pour le moins surprenant, tout comme la question : « les printemps arabes sont-ils un sursaut contre cette histoire tyrannique ? » L’islam est l’expression même de « l’histoire tragique du religieux soumis au politique » ; il ne pouvait en être autrement puisque c’est son essence.

De la liberté de conscience en islam

L’émission de France 2 « Islam » a consacré deux épisodes au rapport bien distendu de l’islam à l’humanisme. Voici quelques articles consacrés à certains passages de cette émission.

« Le devoir d’un musulman, c’est de partager, de témoigner, mais aussi de défendre la liberté de conscience, et surtout, de défendre les agnostiques, les athées, qui ont différentes philosophies, mais aussi une foi libre, consentie. » C’est une belle idée mais qui n’a aucun rapport avec le Coran ni avec la vie de Mahomet, ni avec l’histoire de l’islam depuis des siècles, ni avec le terrorisme musulman contemporain. La liberté de conscience en islam n’existe pas, au moins au sens occidental du terme.

Paradoxalement, cet intervenant sait faire néanmoins preuve de lucidité en constatant : « Maintenant, dans le monde musulman aussi, hélas, on écrase l’être humain au nom de Dieu. »

Il fait partie de ces personnes au grand cœur mais totalement utopistes et naïves qui pensent que l’islam peut changer alors que depuis des siècles il a peu ou prou donné le même spectacle.

Quelques questions sur l’islam : version portugaise

La version portugaise des 20 questions essentielles sur l’islam est maintenant disponible. Je remercie chaleureusement les personnes qui m’ont aidé à la réaliser.

N’hésitez pas à la diffuser : la connaissance doit profiter à tous.