Le vol des mécréants par les musulmans est-il autorisé ?

L’adieu à la nuit, film d’André Téchiné (2019)
  • C’est grave de faire ça, Alex, c’est haram. D’abord voler et ensuite ta famille : c’est un double péché.
  • Alors on fait quoi ? on part pas ? On reste ici ? L’argent qui nous manque, je ne peux pas l’inventer Lila.
  • Remarque c’est vrai que Muriel elle est pas croyante. Donc c’est pas vraiment du vol. Donc on peut dire qu’on a le droit.
  • Je ne sais pas : haram ou pas haram, tu n’est plus qu’avec moi sur ça Lila. Alors on fait quoi ? C’est toi qui décides maintenant.
  • C’est une mécréante, donc c’est bon. Ça, je sais, on a le droit de voler les kouffars.

Tareq Oubrou : La civilisation musulmane est incompatible avec la République et les valeurs occidentales

Interview de Tareq Oubrou du 25 octobre 2021

« Si on parle de l’islam avec grand « i », en tant que civilisation, bien sûr que cet islam-là n’est pas du tout compatible avec la République. Si l’on parle d’un islam religieux avec petit « i », l’islam en tant que religion, mais interprété au Moyen-Âge, eh bien cette religion n’est pas compatible avec les valeurs de la République. Mais si on considère que cet islam est une foi, un culte, une éthique personnelle individuelle qui s’exprime dans le cadre du droit français en vigueur et dans le cadre des principes de la République, cet islam existe et est possible. »

En résumé : Tareq Oubrou imagine et espère, comme feu Malek Chebel qui rêvait d’un islam des lumières fantasmé et qu’il a emmené avec lui dans sa tombe, un islam compatible avec les valeurs occidentales. Comme il le remarque lui-même, confronté à la réalité d’une civilisation musulmane et d’un islam religieux traditionnel immobile depuis mille ans, son rêve a tout d’une utopie.

Islam et islamisme, frères siamois

Article de Marie-Thérèse Urvoy, islamologue française renommée (https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Th%C3%A9r%C3%A8se_Urvoy), publié par Valeurs actuelles en liaison avec « L’incorrect », à l’occasion de la publication de son livre « Islam et islamisme, frères ennemis ou frères siamois ? »

Marie-Thérèse Urvoy rappelle dans cet article quelques évidences qui expliquent l’affaissement de la culture française aux racines chrétiennes face à la pénétration de l’islamisme qui ronge progressivement et inexorablement la société française.

« L’islam ne supporte pas de courant objecteur ou d’esprit critique, tout comme il n’accepte pas la neutralité : les infidèles qui ne sont pas islamophiles sont décrétés islamophobes par la umma qui incite, en se posant en victime, les premiers à combattre les premiers. Ainsi, en territoire infidèle [comme en France] la umma va exiger de conserver son mode de vie et ses rituels et va ainsi développer en Occident un communautarisme conquérant qui s’épanouit sur les terres anticolonialistes et individualistes. »

« Il n’y a pas (entre islam et islamisme) de différence de nature, mais seulement de degré. » Tareq Oubrou disait exactement la même chose sur les plateaux de télévision en octobre 2021 (cf. https://islametoccident.fr/?p=5894)

« L’islamiste est un musulman fidèle à ses fondamentaux. »

« La première erreur est d’accepter une rupture entre islam et islamisme. »

« Avec l’islam lui-même, aucun dialogue n’est possible, sauf à se soumettre à la parole de Dieu formulée dans le Coran, ce qui est la négation même de l’idée de dialogue. »

La fin annoncée de l’égorgement en Belgique ?

La Cour constitutionnelle confirme l’interdiction d’abattage sans étourdissement préalable

https://www.lalibre.be/belgique/societe/2021/09/30/la-cour-constitutionnelle-confirme-linterdiction-dabattage-sans-etourdissement-prealable-IPF7M2T5AJC3LIRMDRVNI4EC5A/

La Cour constitutionnelle a rejeté jeudi les recours introduits contre l’interdiction wallonne et flamande de l’abattage d’animaux sans étourdissement préalable. Cette obligation générale de prévoir un étourdissement de l’animal (éventuellement réversible) est en vigueur dans les deux Régions depuis 2019. Des associations religieuses islamiques et des personnalités de la communauté juive s’étaient tournées vers la Cour constitutionnelle pour tenter de faire annuler les décrets concernés. L’Exécutif des Musulmans de Belgique ainsi que le CCOJB (Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique) font partie des nombreux requérants.

Pour ceux opposés à l’interdiction de l’abattage sans étourdissement, il y avait là violation de la liberté de religion. L’abattage rituel ne prévoit en effet pas d’étourdissement de l’animal, qui doit être intact avant la mise à mort. La Cour admet que l’obligation générale d’abattage avec étourdissement restreint d’une certaine manière la liberté de religion des croyants juifs et islamiques, mais appuie également que « la protection du bien-être des animaux en tant qu’êtres sensibles constitue un objectif légitime d’intérêt général », communique-t-elle en parallèle de son arrêt. Il y a consensus scientifique sur le fait que l’étourdissement préalable est le meilleur moyen de réduire la souffrance de l’animal. La Cour note également que les deux Régions ont veillé à écouter les intervenants et ont tenté de trouver un équilibre en autorisant un « étourdissement réversible » pour les abattages religieux. Il s’agit d’un étourdissement électrique (électronarcose) qui provoque une perte de conscience et de sensibilité de l’animal, mais qui n’entraine pas la mort, d’où son aspect « réversible ».

« La liberté de pensée, de conscience et de religion doit être interprétée à la lumière des conditions de vie actuelles et des conceptions prévalant de nos jours dans les États démocratiques », ajoute encore la Cour constitutionnelle dans sa communication. Or, la protection du bien-être des animaux constitue « une valeur éthique à laquelle il est attaché une importance accrue dans la société belge, ainsi que dans d’autres sociétés contemporaines », selon la Cour.

La haute juridiction a rejeté les autres griefs qui avaient été avancés par les requérants: non-respect du principe de séparation de l’Église et de l’État, du droit au travail et au libre choix d’une activité professionnelle, et du principe d’égalité et de non-discrimination.

La Cour belge s’était tournée vers la Cour de Justice de l’Union européenne, s’interrogeant sur l’interprétation à donner aux règles européennes en la matière (protection des animaux au moment de la mise à mort). Celle-ci avait répondu en décembre 2020, allant clairement dans le sens du maintien de l’interdiction de l’abattage sans étourdissement. Elle estimait que les règles européennes n’empêchaient pas d’adopter des règles supplémentaires pour une plus grande protection des animaux, y compris pour les abattages religieux.

L’association Gaia, qui est intervenue dans les échanges à la Cour constitutionnelle, a réagi très positivement à l’arrêt, jeudi. « On met ainsi fin à un long combat juridique au bénéfice de décrets démocratiques qui visent uniquement à prévenir de la souffrance animale évitable et confirmée scientifiquement », a commenté son président Michel Vandenbosch, via communiqué. « Prochaine étape: la Région bruxelloise », ajoute Gaia. L’association rappelle que le ministre bruxellois compétent, Bernard Clerfayt (DéFI), avait indiqué attendre l’arrêt définitif de la Cour constitutionnelle. Il n’y a plus aucune raison de ne pas introduire une interdiction légale de l’abattage sans étourdissement dans la capitale, estime l’organisation.

M. Clerfayt a lui-même annoncé, juste après la publication de l’arrêt, qu’il mettrait le dossier sur la table du gouvernement Vervoort avant la fin du mois d’octobre.

Le CCOJB, qui était partie requérante, parle quant à lui d’un « retour à la case départ ». Pour le Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique, la Cour constitutionnelle « refuse de protéger les minorités religieuses ». Son président Yohan Benizri voit dans l’arrêt une permission de la chasse « par tradition », mais un refus d’une « exception similaire » pour la communauté juive, « et ceci au nom du bien-être animal de pauvres bêtes qui ne sont nées que pour finir dans nos assiettes ». « Le combat ne s’arrêtera pas pour autant », annonce-t-il.

La comparaison avec la chasse et la pêche, où les animaux sont en effet tués sans étourdissement, avait été également examinée par la CJUE, dont les arguments sont repris par la Cour constitutionnelle. La Cour met essentiellement en avant qu’il s’agit de situations très différentes dont on ne peut pas comparer les paramètres.

L’islam des talibans, islam authentique ?

Sarwar Danish, deuxième vice-président afghan, a déclaré fin juin 2021 que la guerre qui se déroule dans son pays n’est pas légitime en terre d’islam. Les Talibans (nom qui signifie « étudiants », « chercheurs ») ont pris le contrôle de tout l’Afghanistan et vont pouvoir y imposer la charia musulmane. Y a-t-il une raison de s’en étonner et de s’inquiéter de cette perspective ?

Si la guerre entre musulmans est prohibée, encore faut-il définir qui est musulman. Il s’agit de la même question que celle soulevée par Daech (État Islamique en Irak et au Levant, en arabe : « daoulat al-islamiyah f’al- Iraq wa Belaad al-Sham ») dans sa guerre contre les régimes musulmans considérés comme corrompus et qui ne mettent pas assez clairement en œuvre la charia. La justification doctrinale de cette position a été précisément développée par Daech dans ses pblications (Dar-al-islam, Rumiyah, Dabiq, Inspire,…).

La réponse est simple et consiste dans la pratique du « takfir », fatwa de déchéance du statut de musulman, celui-ci devenant « kafir », c’est-à-dire « mécréant ». En effet, tout musulman qui considère qu’un autre musulman n’est en réalité pas musulman – car, par exemple, il n’applique pas la charia et s’allie aux mécréants (notamment des États occidentaux comme les Etats-Unis) –, peut demander à un imam de prononcer une fatwa contre ce dernier. Comme il n’existe dans l’islam sunnite aucun système hiérarchique entre les imams, obtenir d’un imam le blanc seing du jihad légitime, normalement réservé à la lutte armée contre les mécréants (juifs, chrétiens et tous autres non-croyants), n’est pas très difficile et conforme aux règles musulmanes.

Par ailleurs, si un peuple accepte de laisser une minorité prendre le pouvoir et y imposer sa loi, qu’y trouver à y redire ? C’est à chaque peuple de déterminer le chemin qu’il veut suivre et à en assumer les conséquences. Le peuple russe a laissé les bolchéviques prendre le pouvoir en 1917 mais il en a pâti horriblement pendant plus de 70 ans. Le peuple chinois semble aujourd’hui se satisfaire d’un régime de dictature communiste aménagée : pourquoi pas ? Nous n’entendons guère le gouvernement français dénoncer le régime chinois.

Qu’est-ce qui rend légitimes les pays occidentaux, dont la France, à prétendre exercer un droit d’ingérence dans les affaires afghanes ? Rien. En effet, en quoi la vision des droits de l’homme occidentale prévaudrait-elle sur la charia musulmane ? À quelle aune en juger ? La déclaration des droits de l’homme et du citoyen n’a pas empêché les massacres de Vendée, les guerres Napoléoniennes, la guerre de 14-18, etc.

Pourquoi trouver abominable qu’un pays choisisse d’aller jusqu’au bout de la croyance musulmane en imposant la charia islamique, dont il faut quand même rappeler qu’elle est directement issue de la pratique de Mahomet ? La notion d’islam radical ne veut rien dire : c’est tout simplement l’islam de Mahomet ! Et si l’Union Européenne, qui ne comprend rien à l’islam – à en juger par sa politique immigrationniste –, compte faire pression sur l’Afghanistan pour y développer les droits des LGBTQ+, nouveau totem emblématique de la rupture avec la loi naturelle, gageons que nous ne manquerons pas de moments cocasses.

Faut-il rappeler que le blasphème est puni de mort au Pakistan, pays musulman détenteur de la bombe atomique, en Arabie Saoudite, et vous envoie en prison en Algérie ? Pourtant, on n’entend guère les bien-pensants français sur ces questions.

L’histoire suit donc son cours avec son cortège de barbarie, d’idéologie, de bien-pensance imbécile, d’arrogance, d’apprentis sorciers, de guerres et de massacres. Reste que gérer correctement un pays sur le long terme est beaucoup plus difficile que de faire s’effondrer un gouvernement fantoche ou de réaliser des attentats dans les pays occidentaux.