L’islam des talibans, islam authentique ?

Sarwar Danish, deuxième vice-président afghan, a déclaré fin juin 2021 que la guerre qui se déroule dans son pays n’est pas légitime en terre d’islam. Les Talibans (nom qui signifie « étudiants », « chercheurs ») ont pris le contrôle de tout l’Afghanistan et vont pouvoir y imposer la charia musulmane. Y a-t-il une raison de s’en étonner et de s’inquiéter de cette perspective ?

Si la guerre entre musulmans est prohibée, encore faut-il définir qui est musulman. Il s’agit de la même question que celle soulevée par Daech (État Islamique en Irak et au Levant, en arabe : « daoulat al-islamiyah f’al- Iraq wa Belaad al-Sham ») dans sa guerre contre les régimes musulmans considérés comme corrompus et qui ne mettent pas assez clairement en œuvre la charia. La justification doctrinale de cette position a été précisément développée par Daech dans ses pblications (Dar-al-islam, Rumiyah, Dabiq, Inspire,…).

La réponse est simple et consiste dans la pratique du « takfir », fatwa de déchéance du statut de musulman, celui-ci devenant « kafir », c’est-à-dire « mécréant ». En effet, tout musulman qui considère qu’un autre musulman n’est en réalité pas musulman – car, par exemple, il n’applique pas la charia et s’allie aux mécréants (notamment des États occidentaux comme les Etats-Unis) –, peut demander à un imam de prononcer une fatwa contre ce dernier. Comme il n’existe dans l’islam sunnite aucun système hiérarchique entre les imams, obtenir d’un imam le blanc seing du jihad légitime, normalement réservé à la lutte armée contre les mécréants (juifs, chrétiens et tous autres non-croyants), n’est pas très difficile et conforme aux règles musulmanes.

Par ailleurs, si un peuple accepte de laisser une minorité prendre le pouvoir et y imposer sa loi, qu’y trouver à y redire ? C’est à chaque peuple de déterminer le chemin qu’il veut suivre et à en assumer les conséquences. Le peuple russe a laissé les bolchéviques prendre le pouvoir en 1917 mais il en a pâti horriblement pendant plus de 70 ans. Le peuple chinois semble aujourd’hui se satisfaire d’un régime de dictature communiste aménagée : pourquoi pas ? Nous n’entendons guère le gouvernement français dénoncer le régime chinois.

Qu’est-ce qui rend légitimes les pays occidentaux, dont la France, à prétendre exercer un droit d’ingérence dans les affaires afghanes ? Rien. En effet, en quoi la vision des droits de l’homme occidentale prévaudrait-elle sur la charia musulmane ? À quelle aune en juger ? La déclaration des droits de l’homme et du citoyen n’a pas empêché les massacres de Vendée, les guerres Napoléoniennes, la guerre de 14-18, etc.

Pourquoi trouver abominable qu’un pays choisisse d’aller jusqu’au bout de la croyance musulmane en imposant la charia islamique, dont il faut quand même rappeler qu’elle est directement issue de la pratique de Mahomet ? La notion d’islam radical ne veut rien dire : c’est tout simplement l’islam de Mahomet ! Et si l’Union Européenne, qui ne comprend rien à l’islam – à en juger par sa politique immigrationniste –, compte faire pression sur l’Afghanistan pour y développer les droits des LGBTQ+, nouveau totem emblématique de la rupture avec la loi naturelle, gageons que nous ne manquerons pas de moments cocasses.

Faut-il rappeler que le blasphème est puni de mort au Pakistan, pays musulman détenteur de la bombe atomique, en Arabie Saoudite, et vous envoie en prison en Algérie ? Pourtant, on n’entend guère les bien-pensants français sur ces questions.

L’histoire suit donc son cours avec son cortège de barbarie, d’idéologie, de bien-pensance imbécile, d’arrogance, d’apprentis sorciers, de guerres et de massacres. Reste que gérer correctement un pays sur le long terme est beaucoup plus difficile que de faire s’effondrer un gouvernement fantoche ou de réaliser des attentats dans les pays occidentaux.

Faut-il poursuivre l’islam(isme) pour islamophobie ?

Le directeur de l’officine dénommée « Collectif contre l’islamophobie en France » était interviewé aujourd’hui dans le cadre du procès intenté à Éric Zemmour pour les propos tenus à la « Convention de la droite » organisée le 28 septembre 2019.

Cet islamiste (c’est-à-dire défenseur de l’islam) pose donc en principe pour justifier les poursuites que « La parole islamophobe génère aujourd’hui des actes islamophobes », d’où il infère qu’Éric Zemmour est indirectement responsable des actes islamophobes qui ont, selon ses dires, marqué la France fin 2019 et début 2020.

Cette affirmation suggère plusieurs remarques :

Qu’est-ce que l’islamophobie ? On jugera probablement que dire par exemple que Mahomet était un brigand (cf. les multiples razzias qu’il a menées ou commandées), antisémite (cf. le massacre par égorgement des juifs Banu Quraiza de Médine, pratique reprise il y a peu par l’État Islamique en mémoire du prophète), sexuellement dérangé (jusqu’à 9 femmes en même temps en contravention avec la règle qu’il a lui-même fixée, sans parler de la promotion de la pédophilie avec son mariage avec la petite Aïcha à 6 ans et le début de leurs relations sexuelles effectives à 9 ans, mariage exemplaire qui est d’une si grande conséquence aujourd’hui pour les petites filles musulmanes) est un propos islamophobe ? C’est pourtant la stricte vérité qui ressort de la simple lecture des textes saints musulmans eux-mêmes. Il faut donc en conclure que les plus grands savants de l’islam étaient tous islamophobes, et Mahomet le premier puisqu’il était le tout premier exemple calamiteux de ces pratiques détestables, voire immondes.

Les musulmans sont-ils, selon le même raisonnement, responsables de tous les méfaits commis au nom de l’islam ? Rappelons que le terrorisme musulman à coûté la vie en France à environ 267 personnes sur les 5 dernières années, sans compter les milliers de blessés : les Français ont-ils déjà oublié ? Les musulmans sont-ils donc de la même façon responsables de tous les individus qui un jour décident de trancher la gorge ou de cribler de balles les premiers venus dans la rue au nom d’Allah en criant « Allah U Akbar », comme le scandent tous les musulmans à la mosquée le vendredi ?

Les musulmans sont-ils persécutés en France ? Ce monsieur semble ignorer que les actes « christianophobes » arrivent de très loin en tête dans les statistiques devant les actes « islamophobes ». Et il semble oublier le sort peu envieux, voire terrible, qui attend les mécréants en terre d’islam, l’égalité de droit entre musulmans et mécréants étant impensable pour un musulman (il suffit de lire le Coran…).

Bref, si, pour une fois, ce monsieur présente bien sous un vernis de tenue occidentale, grattez un peu et vous aurez rapidement envie de partir en Coran.