La fin annoncée de l’égorgement en Belgique ?

La Cour constitutionnelle confirme l’interdiction d’abattage sans étourdissement préalable

https://www.lalibre.be/belgique/societe/2021/09/30/la-cour-constitutionnelle-confirme-linterdiction-dabattage-sans-etourdissement-prealable-IPF7M2T5AJC3LIRMDRVNI4EC5A/

La Cour constitutionnelle a rejeté jeudi les recours introduits contre l’interdiction wallonne et flamande de l’abattage d’animaux sans étourdissement préalable. Cette obligation générale de prévoir un étourdissement de l’animal (éventuellement réversible) est en vigueur dans les deux Régions depuis 2019. Des associations religieuses islamiques et des personnalités de la communauté juive s’étaient tournées vers la Cour constitutionnelle pour tenter de faire annuler les décrets concernés. L’Exécutif des Musulmans de Belgique ainsi que le CCOJB (Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique) font partie des nombreux requérants.

Pour ceux opposés à l’interdiction de l’abattage sans étourdissement, il y avait là violation de la liberté de religion. L’abattage rituel ne prévoit en effet pas d’étourdissement de l’animal, qui doit être intact avant la mise à mort. La Cour admet que l’obligation générale d’abattage avec étourdissement restreint d’une certaine manière la liberté de religion des croyants juifs et islamiques, mais appuie également que « la protection du bien-être des animaux en tant qu’êtres sensibles constitue un objectif légitime d’intérêt général », communique-t-elle en parallèle de son arrêt. Il y a consensus scientifique sur le fait que l’étourdissement préalable est le meilleur moyen de réduire la souffrance de l’animal. La Cour note également que les deux Régions ont veillé à écouter les intervenants et ont tenté de trouver un équilibre en autorisant un « étourdissement réversible » pour les abattages religieux. Il s’agit d’un étourdissement électrique (électronarcose) qui provoque une perte de conscience et de sensibilité de l’animal, mais qui n’entraine pas la mort, d’où son aspect « réversible ».

« La liberté de pensée, de conscience et de religion doit être interprétée à la lumière des conditions de vie actuelles et des conceptions prévalant de nos jours dans les États démocratiques », ajoute encore la Cour constitutionnelle dans sa communication. Or, la protection du bien-être des animaux constitue « une valeur éthique à laquelle il est attaché une importance accrue dans la société belge, ainsi que dans d’autres sociétés contemporaines », selon la Cour.

La haute juridiction a rejeté les autres griefs qui avaient été avancés par les requérants: non-respect du principe de séparation de l’Église et de l’État, du droit au travail et au libre choix d’une activité professionnelle, et du principe d’égalité et de non-discrimination.

La Cour belge s’était tournée vers la Cour de Justice de l’Union européenne, s’interrogeant sur l’interprétation à donner aux règles européennes en la matière (protection des animaux au moment de la mise à mort). Celle-ci avait répondu en décembre 2020, allant clairement dans le sens du maintien de l’interdiction de l’abattage sans étourdissement. Elle estimait que les règles européennes n’empêchaient pas d’adopter des règles supplémentaires pour une plus grande protection des animaux, y compris pour les abattages religieux.

L’association Gaia, qui est intervenue dans les échanges à la Cour constitutionnelle, a réagi très positivement à l’arrêt, jeudi. « On met ainsi fin à un long combat juridique au bénéfice de décrets démocratiques qui visent uniquement à prévenir de la souffrance animale évitable et confirmée scientifiquement », a commenté son président Michel Vandenbosch, via communiqué. « Prochaine étape: la Région bruxelloise », ajoute Gaia. L’association rappelle que le ministre bruxellois compétent, Bernard Clerfayt (DéFI), avait indiqué attendre l’arrêt définitif de la Cour constitutionnelle. Il n’y a plus aucune raison de ne pas introduire une interdiction légale de l’abattage sans étourdissement dans la capitale, estime l’organisation.

M. Clerfayt a lui-même annoncé, juste après la publication de l’arrêt, qu’il mettrait le dossier sur la table du gouvernement Vervoort avant la fin du mois d’octobre.

Le CCOJB, qui était partie requérante, parle quant à lui d’un « retour à la case départ ». Pour le Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique, la Cour constitutionnelle « refuse de protéger les minorités religieuses ». Son président Yohan Benizri voit dans l’arrêt une permission de la chasse « par tradition », mais un refus d’une « exception similaire » pour la communauté juive, « et ceci au nom du bien-être animal de pauvres bêtes qui ne sont nées que pour finir dans nos assiettes ». « Le combat ne s’arrêtera pas pour autant », annonce-t-il.

La comparaison avec la chasse et la pêche, où les animaux sont en effet tués sans étourdissement, avait été également examinée par la CJUE, dont les arguments sont repris par la Cour constitutionnelle. La Cour met essentiellement en avant qu’il s’agit de situations très différentes dont on ne peut pas comparer les paramètres.

L’islam selon Emmanuel Macron : décryptage

Il y a quelques semaines, certains rendaient hommage aux victimes du terrorisme musulman en Europe ces dernières années.

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De son côté, Emmanuel Macron posait le débat en ces termes :

Ainsi, selon Emmanuel Macron : « Nos religions [judaïsme, christianisme et islamisme] sont liées. Nos civilisations sont liées. Ceux qui veulent faire croire, où que ce soit dans le monde, que l’islam se construit en détruisant les autres monothéismes, sont des menteurs et vous trahissent. »

Que judaïsme, christianisme et islamisme soient liés par leur origine est une évidence : le christianisme est issu du judaïsme et l’islamisme se pose en successeur de cette tradition monothéiste par son lien avec Abraham et la revendication de Mahomet à être le dernier des prophètes après Jésus (Jésus qui conserve d’ailleurs une place très particulière dans le Coran car il doit revenir à la fin des temps).

Comme tout propos politique habile, cette affirmation du lien entre les religions ne veut rien dire de clair en tant que tel et chacun peut l’entendre à sa façon. C’est un peu comme si on nous disait : « Je vous ai compris ! »

Que ces civilisations soient liées est beaucoup moins évident si l’on en juge par les apports relatifs des unes aux autres, en particulier avec l’islamisme. Il y a eu il y a bien longtemps des échanges entre l’Europe et le monde arabe (astronomie, médecine, langue, etc.) mais en quoi l’islamisme est-il concerné ? La civilisation arabo-musulmane n’a quasiment rien apporté au monde depuis mille ans comme le reconnaissent les musulmans eux-mêmes.

Ainsi, Malek Chebel écrivait encore il y a peu : « Trop longtemps demeurés sur le bas-côté de la route, les musulmans n’ont pas été – c’est le moins que l’on puisse dire – des acteurs du progrès technologique moderne. Le monde musulman contemporain n’a rien inventé qui puisse susciter l’admiration. (…) Dans l’évaluation générale réalisée par l’ONU sur le développement durable des nations, les pays du bloc arabo-musulman se présentent (avec quelques nuances) parmi les derniers du peloton des États qui investissent dans la formation et l’éducation. »

Quant à dire que « l’islamisme se construit en détruisant les autres monothéismes », c’est effectivement faux : il lui suffit de les soumettre comme le prévoit très clairement le Coran :

Coran, sourate 9, verset 29 : Combattez (…) ceux qui ne professent pas la religion de la vérité [l’islam] alors qu’ils ont reçu le Livre [c’est-à-dire pour l’essentiel les juifs et les chrétiens], jusqu’à ce qu’ils versent la capitation [impôt à payer aux musulmans] de leurs propres mains après s’être humiliés.

Il faut dire, vu la supériorité naturelle que la communauté musulmane estime avoir sur les autres et l’image des juifs et des chrétiens pour les musulmans, que c’est assez logique (jusqu’à un antisémitisme musulman virulent) :

Coran, sourate 3, verset 110 : Vous [musulmans] formez la meilleure communauté qui ait surgi parmi les hommes : vous ordonnez le convenable, vous interdisez ce qui est blâmable et vous croyez en Allah. (…)

Coran, sourate 3, verset 139 : Ne perdez pas courage, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais musulmans.

Coran, sourate 3, verset 110 : (…) Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux. Parmi eux, certains croient, mais la plupart d’entre eux sont des pervers.

Coran, sourate 5, verset 51 : Ô croyants ! Ne prenez pas pour alliés les juifs et les chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide pas les gens injustes.

Coran, sourate 5, verset 65 : Si les gens du Livre avaient la foi et la piété, Nous aurions certainement effacé leurs méfaits et les aurions certainement introduits dans les jardins du délice.

Coran, sourate 5, verset 82 : Tu trouveras certainement que les Juifs et les polythéistes sont les ennemis les plus acharnés des croyants. (…)

Coran, sourate 9, verset 30 : Les juifs ont dit : « Uzayr est fils d’Allah » et les chrétiens ont dit : « Le Christ est fils d’Allah ». Telle est la parole qui sort de leurs bouches. Ils répètent ce que les infidèles disaient avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! Comme ils s’écartent de la vérité !

Coran, sourate 62, verset 5 : Ceux qui ont été chargés de la Torah mais qui ne l’ont pas appliquée sont pareils à l’âne qui porte des livres. Quel détestable exemple que celui de ces gens qui traitent de mensonges les versets d’Allah ! Allah ne guide pas les gens injustes.

Hadith (Bukhari 3593) : Abdallah Ibn Umar a dit : « J’ai entendu l’Envoyé de Dieu dire : « Vous combattrez les juifs et vous aurez la victoire sur eux ; puis les pierres vous diront : Ô Musulman, derrière moi se trouve un juif : tue-le ! ».

Hadith (Muslim 2922) : D’après Abû Hurayra, l’Envoyé d’Allah a dit : « L’Heure Suprême ne se dressera pas avant que les musulmans ne combattent les juifs. Les musulmans tueront les juifs jusqu’à ce que les rescapés de ces derniers se réfugient derrière les pierres et les arbres qui appelleront alors le musulman en disant : « Ô musulman ! Ô serviteur d’Allah ! Voilà un juif derrière moi, viens le tuer ! », exception faite de l’arbre dit Al-Gharqad qui est l’arbre des juifs. »

Hadith (Muslim 2869) : Abû Ayyûb a dit : Un jour, le Prophète étant sorti après le coucher du soleil, entendit des voix : « Ce sont, dit-il, des juifs qui subissent le châtiment dans leurs tombeaux ».

Quant à ceux qui refusent de se soumettre, leur sort n’est pas enviable. Exemple : extrait de la Sîra, biographe de Mahomet incontestée dans le monde musulman (publiée aux Éditions Fayard, page 277), relatif à l’extermination par Mahomet des juifs (prisonniers) de la tribu juive des Banû [fils de] Quraydha :

« Le Prophète ordonna de tuer tous les hommes des Banû Quraydha, et même les jeunes, à partir de l’âge où ils avaient les poils de la puberté.

Le Prophète ordonna de faire descendre de leurs fortins les Banû Quraydha et de les enfermer dans la maison de Bint al-Hârith. Il alla ensuite sur la place du marché de Médine, la même que celle d’aujourd’hui [époque d’Ibn Hichâm], et y fit creuser des fossés. Puis il fit venir les Banû Quraydha par petits groupes et leur coupa la gorge sur le bord des fossés.

Parmi eux, il y avait Huyayy ibn Akhtab, l’ennemi de Dieu, et ka’b ibn Asad, le chef des Quraydha. Ils étaient six à sept cents hommes. On dit même huit cents et même neuf cents. Pendant qu’ils étaient amenés sur la place par petits groupes, certains juifs demandèrent à Ka’b, le chef de leur clan :

Que va-t-on faire de nous ?

Est-ce que cette fois vous n’allez pas finir par comprendre ? Ne voyez-vous pas que le crieur qui fait l’appel ne bronche pas et que ceux qui sont partis ne reviennent pas ? C’est évidemment la tête tranchée !

Le Prophète ne cessa de les égorger jusqu’à leur extermination totale. »

CONCLUSION

Des propos politiques habiles et ambigus qui ne nous disent finalement rien de bien intéressant ni de concret sur le rapport de la France à l’islam et qui évitent le sujet délicat de l’incompatibilité de l’islamisme avec les valeurs des sociétés occidentales, qui sont de moins en moins occidentales du fait de la politique ouvertement immigrationniste pratiquée sous l’égide de l’Union Européenne. Avec une telle politique, les peuples européens de souche doivent se préparer à disparaître. L’agonie risque d’être douloureuse mais certains pays de l’Est montrent qu’ils ne veulent pas mourir. La France va-t-elle suivre leur exemple ? La question religieuse est effectivement la question essentielle pour l’avenir de la France aujourd’hui, bien avant les questions économiques et sociales.

L’islam des talibans, islam authentique ?

Sarwar Danish, deuxième vice-président afghan, a déclaré fin juin 2021 que la guerre qui se déroule dans son pays n’est pas légitime en terre d’islam. Les Talibans (nom qui signifie « étudiants », « chercheurs ») ont pris le contrôle de tout l’Afghanistan et vont pouvoir y imposer la charia musulmane. Y a-t-il une raison de s’en étonner et de s’inquiéter de cette perspective ?

Si la guerre entre musulmans est prohibée, encore faut-il définir qui est musulman. Il s’agit de la même question que celle soulevée par Daech (État Islamique en Irak et au Levant, en arabe : « daoulat al-islamiyah f’al- Iraq wa Belaad al-Sham ») dans sa guerre contre les régimes musulmans considérés comme corrompus et qui ne mettent pas assez clairement en œuvre la charia. La justification doctrinale de cette position a été précisément développée par Daech dans ses pblications (Dar-al-islam, Rumiyah, Dabiq, Inspire,…).

La réponse est simple et consiste dans la pratique du « takfir », fatwa de déchéance du statut de musulman, celui-ci devenant « kafir », c’est-à-dire « mécréant ». En effet, tout musulman qui considère qu’un autre musulman n’est en réalité pas musulman – car, par exemple, il n’applique pas la charia et s’allie aux mécréants (notamment des États occidentaux comme les Etats-Unis) –, peut demander à un imam de prononcer une fatwa contre ce dernier. Comme il n’existe dans l’islam sunnite aucun système hiérarchique entre les imams, obtenir d’un imam le blanc seing du jihad légitime, normalement réservé à la lutte armée contre les mécréants (juifs, chrétiens et tous autres non-croyants), n’est pas très difficile et conforme aux règles musulmanes.

Par ailleurs, si un peuple accepte de laisser une minorité prendre le pouvoir et y imposer sa loi, qu’y trouver à y redire ? C’est à chaque peuple de déterminer le chemin qu’il veut suivre et à en assumer les conséquences. Le peuple russe a laissé les bolchéviques prendre le pouvoir en 1917 mais il en a pâti horriblement pendant plus de 70 ans. Le peuple chinois semble aujourd’hui se satisfaire d’un régime de dictature communiste aménagée : pourquoi pas ? Nous n’entendons guère le gouvernement français dénoncer le régime chinois.

Qu’est-ce qui rend légitimes les pays occidentaux, dont la France, à prétendre exercer un droit d’ingérence dans les affaires afghanes ? Rien. En effet, en quoi la vision des droits de l’homme occidentale prévaudrait-elle sur la charia musulmane ? À quelle aune en juger ? La déclaration des droits de l’homme et du citoyen n’a pas empêché les massacres de Vendée, les guerres Napoléoniennes, la guerre de 14-18, etc.

Pourquoi trouver abominable qu’un pays choisisse d’aller jusqu’au bout de la croyance musulmane en imposant la charia islamique, dont il faut quand même rappeler qu’elle est directement issue de la pratique de Mahomet ? La notion d’islam radical ne veut rien dire : c’est tout simplement l’islam de Mahomet ! Et si l’Union Européenne, qui ne comprend rien à l’islam – à en juger par sa politique immigrationniste –, compte faire pression sur l’Afghanistan pour y développer les droits des LGBTQ+, nouveau totem emblématique de la rupture avec la loi naturelle, gageons que nous ne manquerons pas de moments cocasses.

Faut-il rappeler que le blasphème est puni de mort au Pakistan, pays musulman détenteur de la bombe atomique, en Arabie Saoudite, et vous envoie en prison en Algérie ? Pourtant, on n’entend guère les bien-pensants français sur ces questions.

L’histoire suit donc son cours avec son cortège de barbarie, d’idéologie, de bien-pensance imbécile, d’arrogance, d’apprentis sorciers, de guerres et de massacres. Reste que gérer correctement un pays sur le long terme est beaucoup plus difficile que de faire s’effondrer un gouvernement fantoche ou de réaliser des attentats dans les pays occidentaux.

Les droits de la femme en Afghanistan : des raisons d’avoir peur ?

Beaucoup de commentateurs occidentaux s’émeuvent aujourd’hui de l’impact de la prise de pouvoir des Talibans sur la condition de la femme en Afghanistan. Ces bonnes âmes se manifestent pourtant peu de façon générale sur la condition de la femme dans les pays musulmans orthodoxes, notamment au Moyen-Orient.

1) La cristallisation de l’attention autour de la burqa

Par son aspect obscurantiste aux yeux des occidentaux, la burqa est devenue le symbole de l’obscurantisme des talibans ? Qu’en est-il ?

Le niqab est dans la culture musulmane le tissu porté pour cacher le visage en sus du voile. La Tradition (Ibn Saad) mentionne qu’Aïcha sortit une fois en niqab pour aller voir une nouvelle future femme de Mahomet à la porte de Médine ; la Tradition mentionne ce fait comme a priori assez exceptionnel. Une autre Tradition (Ibn Sirin) indique que le niqab n’aurait été qu’une mode au temps de l’Arabie mahométane. De nos jours, dans certaines régions des pays du Golfe, il peut être remplacé par un masque en cuir.

À côté du niqab apparut semble-t-il à la même époque la burqa, liée a priori à l’habillement des femmes des bédouins, mais le manque de sources historiques rend hasardeuse une description précise. La burqa est un voile qui recouvre la totalité du corps de la femme, des pieds jusqu’à la tête, de couleur habituellement noire ou bleue. Dans certains cas, les mains doivent même être couvertes et les yeux grillagés.

Même si la burqa n’est aucunement une obligation musulmane, cette pratique patriarcale est fortement ancrée dans la tradition afghane et est plus fréquemment suivie de nos jours dans certains pays comme l’Iran, le Pakistan, et, de façon plus récente, a intégré la culture des pays du Golfe et d’Égypte notamment. Cette pratique reste très minoritaire dans le monde musulman et est souvent le fait des musulmans les plus radicaux (et de facto les plus anti-occidentaux).

2) La question plus générale de la condition de la femme dans le monde musulman

Si la burqa constitue un symbole, qu’en est-il de façon plus générale sur la condition de la femme musulmane ?

L’obligation du port du voile islamique – qui reste un sujet controversé dans le monde musulman – en dehors du domicile, surtout dans sa version intégrale (niqab, burqa), signifie l’enfermement de la femme (pubère) dont il faut se méfier, car elle est « le symbole du péché », étant entendu que dans la culture musulmane le péché est conçu, non pas d’un point de vue de la morale ou de la loi naturelle mais de la charia inspirée du Coran et de la Sunna. Un acte est halal (permis) ou haram (interdit) simplement selon la définition qu’en donne Allah ou Mahomet. L’interdiction de sortir seule (sans être accompagnée par un homme qui est « licite » pour la femme, donc membre de sa famille) répond à la même préoccupation.

De façon générale, le statut de la femme musulmane ne semble guère enviable si on reprend les textes sacrés de l’islamisme :

  • L’homme est par nature supérieur à la femme :

Coran, sourate 2, verset 228 : (…) Quant à vos femmes, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prééminence sur elles. Allah est puissant et sage.

Coran, sourate 4, verset 34 : Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et à cause des dépenses qu’ils font pour elles sur leurs biens. (…)

  • La femme est soumise sexuellement à l’homme :

Coran, sourate 2, verset 222 : (…) Quand elles [vos femmes] se sont purifiées, allez à elles comme Allah vous l’a ordonné. (…)

Coran, sourate 2, verset 223 : Vos épouses sont pour vous un champ de labour ; allez à votre champ comme vous le voulez et œuvrez pour vous-mêmes à l’avance. Craignez Allah. Sachez que vous le rencontrerez. Toi [Mahomet] fais gracieuse annonce aux croyants !

Hadith (Bukhari 5193, 5194) : Si le mari invite la femme dans son lit, qu’elle refuse de venir et qu’il passe la nuit mécontent d’elle, les anges la maudissent jusqu’au matin.

Hadith (at-Tirmidhî 1160) : Si le mari invite la femme dans son lit, qu’elle vienne, même si elle est aux fourneaux.

  • Le monde musulman est polygame, ce qui semble difficilement compatible avec l’égalité homme-femme

Coran, sourate 4, verset 3 : (…) Épousez, comme il vous plaira, deux, trois ou quatre femmes. (…)

  • Le mari musulman a le droit de battre sa femme si nécessaire :

Coran, sourate 4, verset 34 : (…) Quant à celles [de vos femmes] dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous de leur lit et frappez-les. Si elles reviennent à l’obéissance, ne leur cherchez plus querelle. Allah est auguste et grand !

Hadith (Bukhari 5204) : Abdallah Ibn Zama rapporte que le Prophète a dit : « Qu’aucun de vous ne fouette sa femme comme on fouette un esclave alors qu’à la fin du jour il coïtera (peut-être) avec elle. »

Sîra (Biographie de Mahomet), dernier sermon de Mahomet lors du pèlerinage d’adieu : Musulmans, vos épouses ne doivent point commettre d’action gravement honteuse. Si elles le font, Dieu vous donne l’autorisation de les mettre en quarantaine et de les battre, sans trop d’excès. Si elles renoncent à leurs mauvaises actions, elles auront le droit à la nourriture et au vêtement selon l’usage.

  • La femme adultère peut être mise à mort, voire être lapidée

Coran, sourate 4, verset 15 : Celles de vos femmes qui forniquent, faites témoigner à leur encontre quatre d’entre vous. S’ils témoignent, alors confinez ces femmes dans vos maisons jusqu’à ce que la mort les rappelle ou qu’Allah en décide autrement.

Hadith (Bukhari 6818) : Abu Hurayra rapporte que le Prophète a dit : « L’enfant appartient à la couche, et au coupable la lapidation ».

Sîra (Biographie de Mahomet) : Mahomet dit : « C’est donc moi qui ai ressuscité le jugement de Dieu [la lapidation] et son écriture et l’ait pratiqué »

Il semble que ce statut peu enviable soit la combinaison de mœurs ancestrales restées dans leur jus depuis des siècles et de la perception fondamentalement peu favorable de Mahomet :

Hadith (Bukhari 3331) : On rapporte les paroles suivantes d’Abu Hurayra : « L’Envoyé de Dieu a dit : « Soyez bienveillants à l’égard des femmes, car la femme a été créée d’une côte. Or ce qui est le plus recourbé dans la côte, c’est sa partie supérieure. Si vous essayez de la redresser, vous la brisez, et si vous la laissez en paix, elle restera toujours recourbée. »

Hadith (Bukhari 2658) : D’après Abu Said al-Khudri, le Prophète a dit : « Le témoignage d’une femme n’est-il pas la moitié du témoignage d’un homme ? – Certes oui, répondîmes-nous. – Cela, reprit-il, tient à l’imperfection de son intelligence. »

Hadith (Bukhari 5096) : Selon Usama Ibn Zayd, le Prophète a dit : « Je ne laisse après moi aucune cause de trouble plus funeste à l’homme que les femmes. »

CONCLUSION

La condition de la femme afghane musulmane suit l’orthodoxie rigoureuse de la tradition musulmane, assaisonnée d’une bonne dose de patriarcat. Si les textes ci-dessus existent bel et bien (chacun peut les vérifier aisément sur internet), des variations considérables dans leur mise en œuvre existent néanmoins dans le monde musulman, la femme restant toutefois toujours inférieure à l’homme et soumise normalement tout au long de sa vie à une autorité mâle.

Les conséquences de cette vision de la femme s’ensuivent conformément à la tradition musulmane suivie localement, celles-ci pouvant être d’autant plus choquantes pour le monde occidental que la notion de « morale » ou de « justice », au sens occidental, n’est pas prise en compte, la morale musulmane étant simplement ce qui est prescrit par les textes sacrés musulmans. Le monde musulman a un référentiel dans ce domaine radicalement différent de celui du monde occidental.

Lorsque le gouvernement français s’émeut de la condition de la femme dans l’Afghanistan des Talibans, il remet en réalité implicitement mais directement en cause le modèle sociétal musulman issu en droite ligne de Mahomet : est-il prêt à assumer jusqu’au bout cette critique fondamentale face à l’ensemble du monde musulman et à une France dont l’islamisation, favorisée au demeurant par sa propre politique aux dépens des racines chrétiennes de la France, est de toutes les façons inexorable du fait de l’évolution démographique ?