Les territoires perdus de la République

En février 2015 Christiane Taubira nous gratifiait de son incompréhension du phénomène terroriste musulman qui provoquait chez elle une « grande perplexité ».

 Taubira 150211

 

Taubira 150211

Il fallait « prendre le temps de parler » avec tous ces jeunes tentés par le jihad pour tenter de « comprendre leurs ressorts profonds » : autant dire, le niveau zéro de l’analyse.

Mais Christiane Taubira se sent plus à l’aise dans la couture : « recoudre le lien social, retravailler la cohésion nationale » : de bien belles expressions ma foi, et bien creuses face à une doctrine qu’elle ne comprend pas.

Y a-t-il eu du progrès depuis ? Le Bataclan a-t-il changé quelque chose ?

Je ne doute pas que les nombreuses personnes qui ont perdu un proche cette année ou en perdront demain seront touchées par la profondeur de cette analyse.

Ce dont on peut être au moins sûr, c’est que les territoires perdus de la République ne sont effectivement pas un mythe.

Bataclan : les services secrets français ont laissé faire…

13 novembre 2015 :

Bataclan 151113

La Carillon 151113

Rappelons-nous qu’en janvier 2015, Tariq Ramadan était intervenu pour évoquer son « questionnement » au sujet des attentats de Charlie et sur le rôle des services secrets français qui auraient « laissé faire », propos quand même ahurissant :

Tariq Ramadan Salut les terriens janvier 2015

Tariq Ramadan Complot janvier 2015

Va-t-il nous faire la surprise d’une nouvelle saillie drolatique sur les terribles attentats du 13 novembre ? Tariq Ramadan va-t-il de nouveau aller expliquer aux familles des 129 morts et de la multitude de blessés que tout cela, c’est la faute des autorités françaises ?

Suspense…

Et qu’en pensent la LICRA, le MRAP et autre officines de la bien-pensance unilatérale  ?

Bataclan & Cie : quelles références doctrinales musulmanes ?

Les actions de l’État islamique s’appuient le plus souvent sur le rappel de l’exemple de Mahomet comme référence doctrinale. Mahomet, prophète de la religion « d’amour et de paix », étant considéré comme un modèle et un exemple à suivre par les musulmans, modérés ou pas, cette référence incontestable est particulièrement signifiante.

Mahomet installé à Médine à partir de 622 ne parvint pas, contrairement à ses espérances, à rallier à lui les juifs. Petit à petit la tension monta donc entre Mahomet et les tribus juives, notamment les trois principales : les Banû Qaynuqa, les Banû Nadir et les Banû Quraydha.

En effet, si Mahomet essaya sans doute au tout début de convertir les juifs, avec moult discussions, ce fut sans aucun succès. Les juifs d’ailleurs étaient sans doute beaucoup plus coriaces à convertir car ils avaient déjà une longue tradition monothéiste contre laquelle il fallait lutter et argumenter, le monothéisme n’étant pas pour eux une nouveauté. Mahomet décida donc de se débarrasser des juifs dès 624, soit deux ans seulement après son arrivée à Médine.

Les premiers visés furent les Banû Qaynuqa. En 624, prenant prétexte d’un incident sur un marché [1], Mahomet entra en guerre contre cette tribu, la plus faible. Mahomet avait en réalité de multiples griefs à leur égard : il les trouvait hypocrites, vantards (ils avaient défié Mahomet après Badr) ; ils remettaient constamment en cause la véracité de la mission de Mahomet, etc. Après 15 jours de siège, cette tribu dut se rendre. Mahomet avait l’intention de tuer les mâles et de prendre en captivité les femmes et les enfants. Mais sur l’intervention insistante d’Abdullah Ubayy ibn Salûl, de la tribu arabe des Khazraj avec qui ces juifs étaient alliés, Mahomet accepta finalement de les expulser de Médine.

[1] Un orfèvre juif avait joué un tour à une musulmane en attachant son vêtement de sorte qu’en se relevant, elle fit voir ses parties intimes. Un musulman présent tua l’orfèvre juif pour cette indécence et celui-ci fut immédiatement tué par des juifs qui étaient aux alentours. Les musulmans réclamèrent vengeance.

En 625, Mahomet expulsa de Médine une autre tribu juive, les Banû Nadir, qu’il soupçonnait de trahison. Il assiégea leur oasis et brûla leurs palmiers. Deux juifs seulement se convertirent. Les autres furent expulsés de Médine avec ce que leurs chameaux pouvaient porter et le reste de leurs biens fut partagé entre les musulmans. La sourate 59 retrace cet épisode. C’est le verset 2 de cette sourate qui figure en en-tête de la revendication de l’État islamique concernant les attentats du 13 novembre 2015 :

Revendication Bataclan

Quant à la dernière tribu juive, les Banû Quraydha, Mahomet leur fit la guerre, les fit prisonniers puis égorgea les prisonniers jusqu’à leur extermination totale (cf. quraydha). Cette extermination est mentionnée comme référence dans la prise de Tikrit (cf. Tikrit) par l’État islamique.

Karim Benzema : mon pays c’est l’Algérie

Dans le contexte de l’appréciation de la capacité des jeunes issus de l’immigration à se sentir français, le cas de Karim Benzema est intéressant. Français né en France, musulman, il déclarait il y a quelques années, sans être revenu a priori sur ses propros, et bien qu’il porte le maillot de l’équipe de France : « Mon pays, c’est l’Algérie ».

Karim Benzema

Benzema mon pays l’Algerie 2011

Il y a 3 ans, il déclarait aussi : « On ne va pas me forcer à chanter la marseillaise ». Certes, mais on aurait aimé qu’il ait envie de la chanter….

Islam, jihad & barbarie : incompétence des politiques ou souci de ne pas inquiéter la population ?

Comment les hommes politiques, qui pour la plupart (ex. article Alain Juppé mais il n’est pas le seul) n’ont lu ni le Coran ni la biographie de Mahomet, peuvent-ils comprendre les racines idéologiques de l’islam ? Reste la barbarie (Le Petit Robert : « manque de civilisation ; état d’un peuple non civilisé »), qui a bon dos, mais qui empêche de comprendre, puisque les valeurs musulmanes ne sont pas les valeurs occidentales. Et l’on retombe sur la sempiternelle et lénifiante dichotomie islam/islamisme pour ne pas inquiéter les populations ou éviter de poser les bonnes questions…

Jihadisme & Barbarie

Jihadisme & Barbarie 150703

D’ailleurs, Tariq Ramadan rappelle à juste titre la profonde méconnaissance de l’islam de tous ceux qui utilisent cette dichotomie absurde :

Tariq Ramadan Burqa

Tariq Ramadan Dichotomie

Aujourd’hui en Israël ; demain en France ?

La France a connu de terribles guerres de religion il y a plusieurs siècles. Espérons que nous n’en arriverons pas là et que les banlieues françaises ne vont pas voir s’éveiller de nouvelles vocations. Mais les haines religieuses sont tenaces. Et malheureusement, depuis un certain, la religion d’amour et de paix qui nous est régulièrement vantée n’est pas en reste, d’autant que sa doctrine laisse sérieusement à désirer…

Israel and knives

Israel and knives

La journee des longs couteaux

La journee des longs couteaux

S’il est facile de dissimuler un couteau de cuisine dans un sac ou sous une tenue de ce type, nul doute que la burqa offre bien d’autres possibilités… y compris en France…

Pourquoi l’Allemagne néglige la question culturelle de l’immigration musulmane

Si la vague de migrants qui s’installe en Europe comporte des familles qui fuient effectivement la guerre, il semble qu’y figurent aussi des bataillons d’hommes célibataires musulmans qui, loin de chercher la sécurité pour leur famille, trouvent une occasion de s’installer sans trop de difficulté en Europe pour y bénéficier de meilleures conditions de vie.

Malheureusement, la censure pratiquée en Europe, notamment en Allemagne et en France, sur la nature de cette immigration empêche de faire un diagnostic plus précis que ce que certaines images laissent clairement à penser. Il est bien évident que cette immigration, essentiellement musulmane, va soulever des problèmes d’intégration énormes dans une Europe dont on n’ose même plus dire aujourd’hui qu’elle a des racines chrétiennes, sauf à être naturellement taxé immédiatement par l’intelligentsia française bien-pensante d’islamophobe (cf. islamophobie).

Cette intervention anglaise au Parlement de Strasbourg en octobre 2015 peut fournir des éléments permettant de comprendre pourquoi aujourd’hui la problématique culturelle est manifestement négligée au profit de questions économiques dans une Europe sous influence germanique.

Nigel Farage 151007

Nigel Farage 151007

La soi-disant défense de la France chrétienne par les politiques

Les revendications des musulmans visant à consolider l’institutionnalisation de la présence musulmane en France sont de plus en plus fréquentes et insistantes, et parfois sans limites si on en juge par la demande de Dalil Boubakeur de transformer les églises vides en mosquées (juin 2015). Il ne s’agit d’ailleurs pas ici d’une idée improvisée mais de la reprise d’une proposition écrite faite par M. Boubakeur. Pour la réciproque dans les pays musulmans, il faut sans doute faire appel à Georges Lucas.

Boubakeur Elkabach 150615 Eglises

Boubakeur Elkabach 150615 Eglises

Cette proposition s’appuie notamment sur l’idée inouïe – amalgame doctrinal parfaitement volontaire – que les juifs, les chrétiens et les musulmans auraient le même Dieu. Faut-il simplement rappeler qu’au regard de la doctrine islamique, les chrétiens commettent le plus grand péché qui soit, c’est-à-dire l’associationnisme du fait du dogme chrétien de la sainte Trinité, un des mystères fondateurs du christianisme ? Que les musulmans nient totalement la nature divine du Christ ? Que les juifs et les chrétiens ne sont que des citoyens de seconde zone (« dhimmis ») dans la doctrine musulmane ?

Mais face à une telle proposition, d’une violence incroyable, quel homme politique français aura le courage de remonter à la doctrine musulmane même pour remettre les pendules à l’heure ? Tous les hommes et femmes politiques français refusent l’obstacle et se réfugient derrière le paravent de la dichotomie islam modéré / islamisme radical, sans d’ailleurs savoir précisément de quoi ils parlent en terme de doctrine. Et si certains ont mieux compris la problématique, nul doute que le poids des urnes achète et achètera toujours leur conscience.

En effet, côté socialiste, François Hollande n’a-t-il pas depuis longtemps baissé pavillon devant l’islam, une bonne illustration étant le discours sur le soldat musulman (cf. soldat musulman) ? En outre, il n’est pas sûr que ses convictions morale soient suffisamment affirmées pour porter haut les valeurs chrétiennes de la France.

Hollande

Hollande

 Pour Emmanuel Todd (« Qui est Charlie ? »), « François Hollande, fis d’un médecin catholique d’extrême-droite et d’une assistance sociale catholique de gauche, est une parfaite incarnation de ce catholicisme zombie. (…) Le président de la République est un homme débonnaire, insignifiant, « normal » selon sa propre terminologie. Les socialistes, eux, sont modérés en toute chose. (…) L’incapacité de décider ne vient pas, à l’Élysée, ainsi qu’on le suggère parfois, du radical-socialisme. Elle a une origine culturelle collective, mais n’est en fait que l’une des virtualités de la subculture catholique, magnifiquement transmise à François Hollande, catholique zombie archétypal [1]. Comme tant d’autres avant lui, né poussière, il redeviendra poussière. (…) Il nous reste à comprendre comment des préférences inégalitaires et différentialistes de faible intensité peuvent aboutir, sur un mode collectif, à une obstination d’une rare violence. »

[1] « Le catholicisme zombie est la force anthropologique et sociale née de la désagrégation finale de l’Église dans ses bastions traditionnels. »

L’obstination de la médiocrité est en effet une des caractéristiques majeures de ce quinquennat. L’analyse d’Emmanuel Todd, illustrée par l’euro, est de ce point de vue assez éclairante sur la capacité à s’enferrer dans des choix sans issue : « Entre 1992 et 1995, j’avais remarqué qu’il n’était pas impossible de démontrer à un européiste, dans une discussion face à face, l’absurdité du projet de monnaie unique, mais que la croyance en l’inévitabilité de l’euro était invulnérable au niveau collectif. La croyance, faible, était déjà portée par un groupe social suffisamment vaste pour que l’individu, un instant retourné, en revienne à sa croyance en même temps qu’à son milieu après la conversation. (…) François Ruffin a saisi la même chose, ou plutôt le même rien, dans une très belle réflexion sur une élue picarde du PS. Il nous raconte ainsi, dans Fakir, sa « rencontre avec le vide » : « Deux heures durant, à sa permanence, j’ai échangé avec ma députée socialiste, Pascale Boistard. Rarement j’ai réalisé un entretien aussi vide. Je l’ai donc oublié. Et pourtant, ai-je réfléchi, mon interview, dans sa nullité, par sa nullité, témoigne d’une maladie, collective, neuro-dégénérative,… « . L’échec de l’euro invite désormais à réfléchir sur la limite, au sens mathématique du terme, de l’agrégation collective des croyances faibles : au niveau des individus, la croyance en la monnaie unique tend vers zéro tandis qu’au niveau collectif des « élites », elle est toujours aussi solide. On peut sans doute formuler l’hypothèse d’une croyance collective qui se perpétuerait alors même qu’elle n’existerait plus qu’à l’état de trace, ou plus du tout, en tant que croyance individuelle. L’euro n’est qu’un cas particulier d’inertie systématique, de persistance d’un projet humain en l’absence de toute réflexion sur sa validité, tout simplement parce qu’un groupe existe, originellement porteur d’une croyance, et que les sorties individuelles de la croyance ne suffisent pas à l’éliminer. »

Cette logique implacable et imbécile, qui exclut le peuple puisqu’on fait bien entendu son bien contre son gré, n’est-elle pas en marche dans nombre de projets de société du gouvernement socialiste actuel, y compris celui de vouloir l’intégration sociale de force (pour le bien de leur hôte) de communautés, sans même avoir l’intelligence de se préoccuper des valeurs spirituelles et morales que ces communautés revendiquent importer sur le sol national (le mot « assimilation » étant par ailleurs bien entendu devenu totalement tabou) ? Et quand ce projet d’intégration mécanique des musulmans est porté par un ministre qui a par ailleurs déclaré son attachement éternel à la communauté juive et à Israël, on se p(r)end à s’étrangler.

Côté droite, que n’entend-on d’appels pieux et inspirés à la commémoration et à la défense des racines chrétiennes de la France, tous les Républicains notamment cherchant à s’accaparer dans la féroce compétition qui les unit cette noble cause et ce noble dessein ? Qu’en est-il en réalité ?

Alain Juppé a depuis longtemps abandonné la partie au sujet de la problématique de l’islam, sa formation au sein des « élites » françaises l’autorisant certainement à en dédaigner avec superbe la gravité (cf. Alain Juppé). De toutes façons, ses convictions spirituelles et morales semblent si peu ancrées (mariage pour tous, adoption par les couples homosexuels, abandon de la loi de 1905 dans le cas de l’islam,…) au regard de ses ambitions de pouvoir personnel que si d’aventure un peu de courage était nécessaire pour défendre les églises de France, il est probable qu’il détalerait comme le rat des villes. Droit dans ses bottes, mais dans des bottes de 7 lieux.

Des paroles Alain Juppe 141002

Des paroles Juppe 141002

Pour ce qui concerne Nicolas Sarkozy, il est probable qu’une trop grande habitude des calculs politiques et électoraux le fait trop louvoyer entre les convictions, au point de nous perdre, comme dans la récente affaire Morano qui s’est retournée contre lui. En effet, lâcher ses lieutenants en rase campagne parce qu’ils disent tout haut ce que beaucoup pensent tout bas n’est guère galant et n’honore guère la mémoire du général de Gaulle.

De Gaulle Race

Nicolas Sarkozy Race 120317

Nicolas Sarkozy Race 120317

Alain Finkielkraut 151021

Alain Finkielkraut 151021

Quant au Front National, peu de réflexion fondamentale sur l’islam à se mettre pour le moment (octobre 2015) sous la dent.

Les politiques clament partout que l’immigration française doit être choisie : bien peu nombreux sont les politiques qui ont le courage de dénoncer, afin de la renégocier, la Convention Européenne des Droits de l’Homme dont l’alinéa 1 de l’article 8 stipule que «  Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale », alinéa qui, entendu extensivement, retire de facto au gouvernement français la possibilité de s’opposer au regroupement familial. Mesdames et messieurs les politiques, où sont la cohérence et le courage ?

La question est de savoir ce que dit l’islam, puisque les musulmans en sont les porte-parole. Qui, dans ce débat doctrinal, donc va défendre réellement si nécessaire les valeurs spirituelles et humaines de l’Occident chrétien que tout un chacun pourtant brandit avec vigueur dans une sphère politique toute émoustillée à l’approche des élections ? A-t-on oublié le chant des armées du Rhin ? Malheureusement, le pire est à craindre. La France chrétienne mais déchristianisée aura le sort qu’elle mérite ; les bêlements n’ont jamais empêchés l’égorgement.