L’extermination des Yézidis : statut dans la doctrine de Mahomet

  • Le sort terrible des Yézidis dans le Moyen-Orient d’aujourd’hui

Les Yézidis subissent aujourd’hui au Moyen-Orient un sort terrible : ils sont pourchassés ou exterminés. Le reportage d’Arte diffusé le 17 mai 2016 le rappelle :

La fin des chretiens Orient 160517 Yezidis

La fin des chretiens Orient 160517 Yezidis

  • Exterminer les Yézidis en application de la règle coranique

En appliquant l’islam du Coran et de Mahomet, l’État Islamique considère que les Yézidis sont de simples mécréants comme les autres et ne font pas partie des Gens du Livre : de leur point de vue, il est donc normal qu’ils les persécutent. Ce choix de considérer les Yézidis comme des mécréants qui ne peuvent pas bénéficier du statut de dhimmi résulte non d’une folie meurtrière incontrôlée mais d’une étude religieuse spécifique avec le souci pour l’État Islamique d’appliquer le mieux possible les règles énoncées par le Coran et la Tradition sur le sort à réserver aux non-musulmans, et qui sont :

– pour les Gens du Livre (essentiellement juifs et chrétiens) : la conversion ou le statut d’humiliation de la « dhimmitude » (avec paiement aux musulmans d’un impôt spécifique, la jizya) ;

– pour les autres non-musulmans : la conversion ou la mort.

Sourate 9, verset 29. Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, ceux qui n’interdisent pas ce qu’Allah et son messager ont interdit, ceux qui, parmi les gens du Livre, ne professent pas la religion de la vérité. Combattez-les jusqu’à ce qu’ils versent la capitation de leurs propres mains, après s’être humiliés.

Cette violence n’a rien de choquant dans la doctrine musulmane : rappelons que la biographie de Mahomet d’Ibn Hîcham, reconnue par tous les musulmans, décrit précisément comment Mahomet a exécuté par égorgement entre 600 et 900 prisonniers juifs à Médine, exemple suivi par l’État Islamique qui a décapité 21 chrétiens coptes sur les rives de Libye en 2015. Le Coran fait précisément référence à cet épisode :

Sourate 33, verset 26. Allah a fait descendre de leurs fortins ceux des Gens du Livre ayant prêté assistance aux Factions. Il a jeté l’effroi dans leurs cœurs : un groupe d’entre eux vous avez tué [les hommes] et un groupe vous faisiez prisonnier [les femmes et les enfants].

Le Coran incite de façon générale à cette violence puisqu’il s’agit, avec la grâce d’Allah, de jeter l’effroi dans le cœur des mécréants :

Sourate 8, verset 12. Rappelez-vous quand ton [s’adresse à Mahomet] Seigneur inspirait les anges en leur disant : « Je [Allah] suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez leurs cous ; frappez-les sur les doigts. »

  • Les Yézidis doivent-ils être considérés comme des Gens du Livre ?

Le sort des Yézidis dépend donc de leur statut au regard de l’islam : peuvent-ils être considérés comme appartenant au Gens du Livre pour échapper à la mort promise par Mahomet ?

L’analyse de l’État Islamique est la suivante : « Avant la prise de Sinjar, on a imposé aux étudiants en chari’a de l’État Islamique d’étudier profondément les Yézidis afin de déterminer s’ils devaient être considérés comme un groupe à l’origine associateur ou comme un groupe à l’origine musulman et qui par la suite a apostasié, en se basant sur les nombreuses règles islamiques qui doivent être appliquées sur le groupe, ses individus, et leurs familles. (…) Après des recherches plus approfondies, il a été prouvé que ce groupe existait durant la période pré-islamique jahiliya, puis il a été « islamisé » par un environnement fait de sa population musulmane, de sa langue, de sa culture (…). La source apparente de cette religion a été trouvée dans le zoroastrisme de la Perse ancienne, qui a été réinterprété avec des éléments des Sabéens, du judaïsme et du christianisme, pour finalement être exprimé dans un vocabulaire hérétique du soufisme extrême. Par conséquent, l’État Islamique a traité ce groupe de la manière dont doivent être traités les associateurs selon la majorité des savants du fiqh [droit islamique]. Ils ne sont pas comme les juifs ou les chrétiens. Il n’y a pas de place pour eux dans le paiement de la jizya [c’est-à-dire qu’on leur applique le principe : la conversion ou la mort]. »

En conséquence, les Yézidis subissent le sort que Mahomet imposait aux mécréants associateurs, ce qui donne ceci dans le langage de l’État Islamique (les hommes étant tués) : « Après la capture, les femmes yézidies et les enfants sont divisés selon la chari’a parmi les combattants de l’État Islamique qui ont participé aux opérations de Sinjar, un cinquième de ces esclaves étant transféré aux autorités de l’État Islamique pour être distribué en tant que cinquième du butin [pratique établie par Mahomet à la suite de l’extermination des juifs Banû Quraydha] . »

De la même façon, l’État Islamique considère que « Les druzes ne font pas partie de la dhimma et sont pires que les juifs et les chrétiens, et s’ils se repentent et acceptent l’islam, les autorités musulmanes doivent rester prudentes en raison de leur pratique de la taqiya. »

L’État Islamique revendique avec fierté sa volonté de remettre en vigueur strictement les règles qui découlent directement de l’islam de Mahomet et de ses Compagnons, ceux-ci étant « eux-mêmes un exemple de suivi du Messager d’Allah ». Aussi, pour l’État Islamique, « Cette grande étape de mise en esclavage de familles mécréantes est probablement la première depuis l’abandon de cette loi islamique. Le seul autre cas connu – bien que d’une plus petite ampleur – est la mise en esclavage de femmes et d’enfants chrétiens aux Philippines et au Nigéria par les Moujahidin. Les familles yézidies asservies sont maintenant vendues par les soldats de l’État Islamique comme les mécréants étaient vendus par les Compagnons avant eux. De nombreuses règles reconnues sont appliquées, incluant l’interdiction de séparer la mère de son enfant. »

Ce traitement épouvantable correspond pour l’État Islamique à un impératif religieux conforme à la pratique du Prophète et à la tradition musulmane, comme le mentionnent les hadiths authentiques comme celui de Bukhari : « Allah s’émerveille d’une personne qui rentre au Paradis avec ses chaînes ». Ou cet autre : « Abu Hurayra au sujet de ce verset : « Vous aurez été la meilleure communauté jamais produite parmi les hommes » [sourate 3, verset 110], a dit : « Il s’agit là des meilleurs des gens voulant le bien pour les gens : vous les ferez venir la chaîne au cou pour les faire entrer dans l’islam ». »

  • Conclusion

Que répondre à la clarté des textes sacrés musulmans (Coran, hadiths, biographie de Mahomet) ?

Les chrétiens sont des menteurs !

En France, chacun sait que la critique de la culture musulmane provoque l’ire de toute une nuée d’organisations de défense de la diversité (MRAP, LICRA,…) qui ne manquent pas de poursuivre les infidèles en justice. Mais cela semble poser beaucoup moins de problèmes que des musulmans, de façon tout à fait consciente, conspuent les chrétiens, ces « menteurs », puisque leur religion est un « mensonge », et fassent à leur égard preuve d’un mépris qu’on peut juger assez ignominieux.

Dans cette veine, il est intéressant d’analyser la vidéo ci-dessous fournie très sérieusement par une organisation musulmane française diffusant en 2015 la bonne parole aux musulmans de France et prétendant à leur formation.

Le choix du thème, et de la photo qui l’illustre, est intéressant : « Comment réagissent les prêtres au mensonge du christianisme ? » (Que dirait-on si des chrétiens ou des juifs organisaient da façon institutionnelle la même mise en scène à propos de « mensonges de l’islam »…)

Havre de savoir Mensonges du christianisme 1

Havre de savoir Mensonges du christianisme 2

Analysons le discours, en synthèse :

« L’évêque de Clermont-Ferrand dit : « le christianisme, c’est une arnaque » »

Il serait intéressant de savoir à qui cet intervenant fait référence car l’archevêque de Clermont est depuis 1996 monseigneur Hippolyte Simon, et il ne figure pas dans la liste des interviewés pour la série « L’origine du christianisme » à laquelle il est fait référence (voir la liste des interviewés [1] ci-dessous).

Archeveque ClermontIl serait d’ailleurs assez étonnant d’entendre un évêque en exercice dire que sa religion « est une arnaque ».

[1] Liste des interviewés : Christian-Bernard Amphoux (CNRS) ; Pier Franco Beatrice (Université de Padoue) ; Pierre-Antoine Bernheim ; François Blanchetière (Université Marc Bloch de Strasbourg) ; François Bovon (Harvard Divinity School, Cambridge, Massachusetts) ; Paula Fredriksen (Université de Boston) ; Pierre Geoltrain (EPHE, Paris) ; Christian Grappe (Faculté de théologie protestante de l’Université de Strasbourg) ; Martin Hengel (Université de Tübingen) ; Moshe David Herr (Université hébraïque de Jérusalem) ; Simon Légasse (Université catholique de Toulouse) ; Jean-Pierre Lémonon (Faculté de théologie de l’Université catholique de Lyon) ; Emmanuelle Main (Université hébraïque de Jérusalem) ; Daniel Marguerat (Faculté de théologie protestante de l’Université de Lausanne) ; Etienne Nodet (École biblique et archéologique française de Jérusalem) ; Enrico Norelli (Université libre de Genève) ; Serge Ruzer (Université hébraïque de Jérusalem) ; Daniel Schwartz (Université hébraïque de Jérusalem) ; Graham Stanton (Divinity college de l’Université de Cambridge) ; Ekkehard W. Stegeman (Séminaire théologique de l’Université de Bâle) ; Guy Stroumsa (Centre pour l’étude du christianisme à l’Université hébraïque de Jérusalem) ; David Trobisch (Séminaire théologique de Bangor, États-Unis) ; François Vouga (Kirchliche Hochschule Bethel, Faculté libre de théologie protestante de Bielefeld, Allemagne)

« C’est quoi cette religion où le prophète Jésus, il a été vendu par un des leurs, Judas, et les autres apôtres se sont enfuis, ils l’ont laissé, et après ils l’ont même dénigré,… »

En réalité, l’intervenant fait sans doute référence à des propos et un récit qu’il ne comprend pas, ou plutôt qui le dépassent : la faiblesse humaine, représentée notamment par le triple reniement de Pierre. C’est justement la grandeur du christianisme (comme on peut la retrouver également dans le bouddhisme) de reconnaître la faiblesse de l’homme et sa souffrance face à la peur et la difficulté d’assumer sa foi dans un doute que seule la mort dissipera définitivement. Ce triple reniement est un rappel grandiose de l’humilité de l’homme devant Dieu. Notons toutefois que Pierre mourut en martyr, ce qui prouve bien qu’il finit par assumer totalement sa foi.

Quant au propos consistant à présenter le coq, emblème de la France gauloise et qui annonce le matin et l’espérance d’une journée nouvelle, sous l’unique facette d’un Pierre symbolisé qui ne sait pas ce qu’il veut et qui change de direction comme une girouette, difficile de ne pas y voir un mépris et un dénigrement profonds.

« Le moindre mal qui touche l’islam, on le prend comme l’événement numéro un de l’information. (…) L’objectif c’est de trouver quelque chose qui dénigre le Coran. (…) Alors si jamais le livre même des musulmans souffre d’un manquement quelconque, on n’oserait pas laisser passer cela.  »

L’intervenant reprend l’antienne de la victimisation, manie largement dénoncée dans son propre camp (notamment par Tariq Ramadan cf. victimisation…).

« Ils trouveront rien ; non, ils vont trouver des choses qui vont tellement les frustrer qu’ils auront deux choses : soit mourir en déprime et en frustration, soit devenir musulman. Beaucoup ont choisi cette deuxième méthode. Parce que c’est la parole de Dieu : elle ne souffre d’aucun manquement, d’aucune lacune. »

C’est le mythe du Coran parfait, dont une simple lecture montre combien il diffère de la clarté classique des grands auteurs français (Voltaire, Boileau, Pascal,…) ou même de celle des Évangiles. Cette revendication irréfragable à la perfection (en dépit d’un texte qui admet lui-même des versets clairs et des versets « obscurs » ou « équivoques » cf. clarté et obscurité… ; en dépit de l’existence de versets abrogés cf. abrogation, etc…) est une conséquence du postulat selon lequel il s’agit de la parole de Dieu, par essence intouchable et claire.

Mais si le Coran est parfait, comment expliquer ses contradictions évidentes et le fait que depuis 1.400 ans certains sont toujours à tenter d’interpréter ce qu’il veut dire ? Si ce n’est par le fait que c’est un texte simplement d’origine humaine et qu’il a subi les vicissitudes historiques et politiques des temps de sa composition ?

À la question de l’auditoire « quelles sont les réactions des prêtres ? », l’intervenant cite en arabe le verset 14 de la sourate 27 : « Ils [ndlr les Égyptiens] les [ndlr les signes] nièrent injustement et orgueilleusement, alors qu’en eux- mêmes ils y croyaient avec certitude », verset qui se termine par « Regarde donc ce qu’il est advenu des corrupteurs ».

L’intervenant compare ainsi les prêtres chrétiens aux Égyptiens qui ont refusé de reconnaître les signes évidents des juifs (cf. Moïse devant pharaon) alors que les Égyptiens avaient bien pris conscience que les signes des juifs étaient vrais : en d’autres termes, les Égyptiens avaient endurci leur cœur contre toute raison devant les signes évidents produits par les juifs.

Ainsi, par cette référence, l’intervenant accuse donc de façon similaire les prêtres chrétiens de mensonge flagrant et d’endurcissement car ils refusent les signes manifestes de l’islam. N’ayant par ailleurs selon lui aucun argument contre l’islam, les prêtres chrétiens en seraient réduits à imposer leur dogmes incompréhensibles et irrationnels à leurs fidèles (cf. la sainte Trinité) alors même qu’ils sont convaincus que leur foi est fausse : en d’autres termes, ils sont accusés d’une profonde duplicité et leur responsabilité est inexcusable. C’est un point fondamental de la dialectique musulmane qui anéantit toute possibilité de discussion et critique constructive avec l’islam.

En effet, cette conclusion découle par nature du raisonnement musulman et ne souffre par essence aucune discussion : le Coran étant prétendument supérieur à tous les autres textes, aucun débat n’est possible. La discussion ne sert donc qu’à réaffirmer la véracité du Coran, quelle que soit l’extravagance du cheminement dialectique nécessaire pour y parvenir, et en dépit de toutes les insuffisances et incohérences (même aux yeux d’un athée) de ce texte issu d’une compilation historique aventureuse. Toute ouverture à la discussion n’est que de façade, c’est une ruse, une sorte de taqiya (cf. taqiya).

«  Deux plus deux dans les repères orthonormés font quatre. Vous allez voir le prêtre, il va vous dire cinq »

Pour un scientifique, la référence à la notion géométrique de repère orthonormé paraît pour le moins extravagante quand il s’agit de traiter d’un problème d’arithmétique, au point qu’on peut s’interroger sur la nature réelle des études scientifiques suivies par cette personne.

S’agissant de la Trinité, puisque c’est à cela qu’il est fait référence, il est vrai que, comparé à la conception chrétienne, la conception musulmane simple d’un Dieu d’une part, et de sa création d’autre part, ne sollicite pas avec la même intensité l’intelligence et la sensibilité personnelle au regard du sens de la création et de la vie. Les chrétiens n’ont d’ailleurs jamais nié que la question trinitaire ait soulevé de nombreux débats théologiques dans les premiers siècles de l’Église et que cela fait effectivement encore aujourd’hui partie des « mystères » de cette religion, au sujet desquels chacun est invité à s’interroger personnellement, pour lui donner un sens qui n’est pas toujours exprimable avec le langage mais qui peut parfois être ressenti de façon indicible.

Si l’intervenant avait quelques notions de relativité restreinte ou générale, et plus encore de physique quantique, sans doute trouverait-il dans la réalité expérimentée quotidiennement par les physiciens des phénomènes défiant tout autant, si ce n’est plus, la raison que le dogme de la sainte Trinité (qui peut au demeurant être envisagée de façon élémentaire comme 3 modes de relation entre l’homme et Dieu).

Aussi, plutôt que de s’interroger sur la nature de l’arbre (le christianisme), il faut parfois surtout observer les fruits qu’il produit, dans tous les domaines (théologie, peinture, musique, sculpture, œuvres humanitaires,…). Cet humble questionnement vaut pour l’islam.

« Vatican II il a inventé une chose très valable : c’est que c’est [ndlr le Nouveau Testament] la parole de l’homme, inspirée par Dieu. Ce qui est valable, c’est l’inspiration de Dieu. Ce qui est caduc, qui n’est pas valable, c’est la faute de l’homme. »

Les chrétiens n’ont jamais prétendu que le Nouveau Testament fût la parole de Dieu : c’est une incompréhension totale du texte originel et du sens du concile Vatican II (qui d’ailleurs n’a rien à voir avec le sujet abordé). Pour quelqu’un qui prétend avoir étudié 200 à 300 (excusez du peu !) livres sur la Bible (Ancien et Nouveau Testament), c’est tout simplement effarant.

Le Nouveau Testament ne regroupe depuis toujours que des témoignages (évangiles, épîtres ou lettres) des contemporains du Christ. C’est d’ailleurs pour cette raison précise qu’il existe 4 évangiles, c’est-à-dire 4 témoignages sur la vie de Jésus, chaque évangéliste restituant sa perception et son interprétation (en dépit du fait qu’ils aient pu s’influencer les uns les autres).

« Et en plus ils nous disent : la bible n’est pas un livre historique ; la bible n’a pas à être conforme avec les événements historiques ; la bible n’a pas à être conforme avec la science, parce que la bible, c’est un livre spirituel, c’est un livre religieux : on croit en cela sans même le comprendre. Même si cela heurte votre compréhension, c’est pas grave, c’est un message spirituel. Et la spiritualité pour la chrétienté, c’est un mystère. Tu n’as pas à comprendre. (…) Et circulez, y’a rien à voir. »

Il existe dans la Bible des éléments historiques et historiquement démontrés, et d’autres symboliques (ex. la création du monde…) ou dont on n’a pas de preuve historique. La Bible n’a jamais prétendu être un livre d’histoire : on se demande où l’intervenant est allé chercher cette idée saugrenue. La Bible contient parfois même des passages contradictoires comme la création symbolique de l’homme et de la femme dans la Genèse. Si les rédacteurs avaient voulu effacer des textes une incohérence aussi évidente, nul doute qu’ils l’auraient fait.

En revanche, la Bible prétend bien présenter un message spirituel puisqu’il s’agit d’un texte religieux.

Quant à l’inutilité de la compréhension perçue par l’intervenant, c’est un jugement qui n’engage que l’intervenant…

« Il [ndlr un musulman au XIXème siècle] a relevé devant les prêtres 1.200.000 erreurs dans la Bible »

L’ordre de grandeur de ce nombre astronomique n’a pas l’air de surprendre ce scientifique dont la conviction religieuse l’emporte probablement sur le bon sens. La Bible, Ancien et Nouveau Testament, comptant environ 1.800 pages dans l’édition de la « Bible de Jérusalem », cela correspondrait donc à environ 670 erreurs par page !! Et encore faudrait-il s’entendre sur le terme d’« erreur ». Est-il besoin de commenter plus avant ces propos ineptes ?….

«  Ils ont le choix : soit tu crois [ndlr sous-entendu : sans comprendre], soit tu te tais, soit tu te suicides ; il n’y a pas d’autre choix. »

On peut ne pas partager les croyances chrétiennes mais que dire de l’état d’esprit d’un intervenant dont la seule préoccupation est de vouer aux gémonies tout ce que représente le christianisme ?

« Il y a des problèmes avec l’authenticité de la Bible : les deux blocs : l’Ancien et le Nouveau Testament. Et ces problèmes, ce sont les non-musulmans, les chrétiens et les juifs qui les ont soulevés ».

La rédaction de l’Ancien Testament s’est échelonnée sur des siècles. Et comme pour le Nouveau Testament, il s’agit de textes rédigés il y a environ 2.000 ans et plus. L’origine et le sens des textes soulèvent des questions historico-religieuses parfois difficiles. Juifs et chrétiens sont tout à fait transparents sur la question : il est naturel que les spécialistes en discutent entre eux ouvertement. C’est même une preuve évidente d’ouverture et de bonne foi que de ne pas tenter de les occulter.

Cette transparence, qui nous (occidentaux habitués à la critique) paraît naturelle, peut étonner cet intervenant musulman, les musulmans étant habitués à la fiction d’un unique Coran alors que les recherches historiques montrent que de multiples versions ont existé initialement, les chiites se plaignant d’ailleurs de nombreuses suppressions faisant référence à Ali. Quant à la vie de Mahomet, elle a été rédigée plus de deux siècles après sa mort dans des conditions qui soulèvent de nombreuses questions.

Mais au-delà de toutes ces questions, pour certaines insolubles, n’est-ce pas la spiritualité qui en résulte au final aujourd’hui qui compte seule ?

« Bien sûr dans le Coran nous avons trace de cette falsification, de ces erreurs »

L’intervenant reprend la grande thèse de la « falsification », vitale pour l’islam – car elle permet de tordre les textes précédents (juifs et chrétiens) à sa guise pour aboutir au résultat souhaité –, et très bien décrite par Rémi Brague : « Les textes que le Coran confirme ne sont pas les textes réels qu’on peut lire dans la Bible juive ou chrétienne, mais bien, et exclusivement, des textes virtuels, introuvables. En effet, selon l’islam, les textes des Écritures antérieures ont été trafiqués par leurs porteurs. C’est la théorie de la « falsification« . Les textes ainsi défigurés ne méritent donc pas d’être crus, ni même lus, et encore moins associés au Coran. (…) La doctrine de la falsification se fonde sur les passages coraniques qui accusent certains groupes, en particulier parmi les juifs, d’avoir changé la parole reçue, de l’avoir remplacée par une autre, d’en avoir caché une partie, ou simplement de l’avoir oubliée. On ne sait pas trop quels juifs sont accusés de la sorte, s’il s’agit de contemporains de Mahomet ou de ceux d’une quelconque époque entre Moïse et ce dernier. On ne sait pas trop non plus en quoi consistait précisément l’accusation. (…) Le principe reste intangible : l’islam se reconnaît le droit de faire de son propre livre saint la mesure de l’authenticité matérielle de ceux qui l’ont précédé. Et ce seul fait suffit à retirer à ceux-ci leur valeur normative. »

D’ailleurs cette falsification touche tant les chrétiens que les juifs. Ainsi sur un autre sujet, Yusuf Qaradawi écrit : « Le musulman croit que l’origine des religions juive et chrétienne vient de Dieu, si l’on ne tient pas compte des falsifications qui les ont déformées. » Ou encore :  « La religion falsifiée des juifs a prétendu que le prêt à intérêt était interdit au juif quand il prêtait à son frère juif, tandis que pour le non-juif il n’y avait aucun mal à lui prêter avec intérêt. »

  • Conclusion

On peut naturellement être particulièrement sceptique sur la capacité de l’éducation nationale en France (ou en Europe) à enseigner de façon relativement objective le fait religieux musulman à l’école puisque toute critique ou mise en perspective, qui implique la notion de doute, est impossible en islam. Cette vidéo l’illustre magistralement.

Cette vidéo permet sans doute également d’avoir une meilleure compréhension de la raison pour laquelle les dénis de réalité les plus flagrants sont  fréquents dans la culture musulmane dès qu’il s’agit de parler de religion (sans parler de la question de la Shoah…).

Mort aux juifs !

Que dirait-on en France si des juifs ou des chrétiens lançaient dans la rue des « mort aux musulmans » vigoureux ? Dirait-on qu’ils « expriment leur frustration » ou leur « malaise » de façon légitime ? La bienveillance judiciaire qui s’applique dans ce cas ne tranche-t-elle pas avec la rigueur impitoyable qui s’abat habituellement en France sur la simple critique du fait religieux musulman, les grands médias de radio et de télévision étant particulièrement surveillés ?

Havre de savoir Peur de l'islam Mort aux juifsHavre de savoir Peur de l’islam Juifs

Dhimmi : le statut

C’est par le traité d’Omar que le statut de dhimmi est généralement connu. Ce statut serait apparu au VIIème siècle : en 637 après JC, le patriarche chrétien de Jérusalem livra la ville à l’armée musulmane d’Omar. Un traité, dit Traité d’Omar, fut alors signé avec ce calife afin de fixer les conditions dans les lesquelles les chrétiens et les juifs étaient autorisés à vivre en pays musulman. Ce traité assujettissait juifs et chrétiens à l’autorité musulmane, mais leur garantissait un traitement meilleur (d’où le terme de « protégé ») qu’aux autres ennemis de l’islam, par la reconnaissance de droits privés mais pas de droits politiques.

On trouve des traces du statut de protégé (dhimmi) à l’égard des Gens du Livre dans une lettre écrite par Mahomet aux rois de Himyar qui avaient abandonné le polythéisme et s’étaient ralliés à l’islam. Il est possible qu’elle ait inspiré le statut établi ultérieurement par Omar.

La Sîra rapporte les propos de Mahomet : « Si un juif ou un chrétien se convertit à l’islam, il compte parmi les croyants, avec les mêmes privilèges et les mêmes obligations qu’eux. Celui, en revanche, qui reste juif ou chrétien, on ne peut le contraindre à quitter sa religion. Mais, dans tous les cas, il doit payer un tribut d’un dinar, qu’il soit mâle ou femelle, qu’il soit libre ou esclave. En échange de ce tribut, il aura la protection de Dieu et de son Envoyé. Sinon, il sera considéré comme l’ennemi de Dieu et de son envoyé. »

L’application de ce statut a connu des variations importantes selon les époques et les sociétés musulmanes. On peut noter que les pays occidentaux ont imposé que le traité de Lausanne de 1923, réglant le sort de la Turquie suite à la première guerre mondiale et l’effondrement de l’empire ottoman, contînt une section spécifique (section III) intitulée : « Protection des minorités ». Le premier alinéa de l’article 38 de cette section stipulait : « Le gouvernement turc s’engage à accorder à tous les habitants de la Turquie pleine et entière protection de leur vie et de leur liberté, sans distinction de naissance, de nationalité, de langue, de race ou de religion ». Le premier alinéa de l’article 39 stipulait : « Les ressortissants turcs appartenant aux minorités non-musulmanes jouiront des mêmes droits civils et politiques que les musulmans. »

Le statut de dhimmi semble avoir disparu en tant que statut officiel dans le monde musulman aujourd’hui mais pas en revanche l’idée qui le sous-tend, bien vivace, c’est-à-dire la supériorité de la communauté musulmane sur toutes les autres communautés humaines (cf. Supériorité).

À lire la jurisprudence chaféite, on retrouve des principes qui font clairement échos à des règles appliquées de nos jours, notamment dans certains pays de la péninsule arabique. Cela questionne sérieusement la réciprocité des droits des musulmans dans les pays occidentaux au regard des restrictions de droits imposées aux non-musulmans dans ces pays.

Section o11.5 « Ces sujets non-musulmans [ndlr soumis au statut de dhimmi]  doivent respecter les règles islamiques qui ont trait à la sécurité et à l’indemnisation de la vie, de la réputation et de la propriété. En outre :
(1) Ils sont punis s’ils commettent l’adultère ou le vol, mais pas pour ivresse ;
(2) Ils doivent se distinguer des musulmans par l’habillement, en portant une large ceinture (zunnar) ;
(3) Ils ne sont pas salués par le « as-Salamu ‘alaykum » ;
(4) Ils doivent pas occuper la meilleure place dans les rues ;
(5) Ils ne peuvent pas construire des bâtiments aussi ou plus hauts que des bâtiments musulmans, mais s’ils acquièrent une haute maison [déjà construite], elle n’est pas rasée ;
(6) Il leur interdit d’afficher à la vue du public du vin ou du porc, de sonner les cloches des églises ou de porter des croix visibles, de réciter autrement qu’intérieurement la Torah ou l’Évangile, ou de défiler publiquement pour des funérailles ou de fêter publiquement des jours de fête ;
(7) Il leur est interdit de construire de nouvelles églises. »

Exemple d’abrogation : Les Gens du Livre : des communautés à combattre

L’ouvrage « Le Coran en islam » (al-qu’ran fi al’islam), écrit par le grand théologien de l’islam du XXème siècle, Muhammad Hussein Tabâtabâ’î, indique que le verset reçu au début de la prédication de Mahomet, c’est-à-dire au début de la période médinoise, prônant de vivre en paix avec les Gens du Livre (Ahl al-Kitâb), c’est-à-dire essentiellement les juifs et les chrétiens…

Coran, sourate 2, verset 109 : « Beaucoup de gens du Livre, après que la vérité s’est manifestée à eux, aimeraient par jalousie pouvoir vous rendre mécréants alors que vous avez la foi. Pardonnez et oubliez jusqu’à ce qu’Allah vienne avec Son jugement. Allah est puissant en toute chose ! »

…a été abrogé par le verset ultérieur sur la « guerre », datant de la fin de la période médinoise, c’est-à-dire peu de temps avant la mort de Mahomet, qui a mis fin aux relations pacifiques :

Coran, sourate 9, verset 29 : « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, ceux qui n’interdisent pas ce qu’Allah et son messager ont interdit, ceux qui, parmi les gens du Livre, ne professent pas la religion de la vérité. Combattez-les jusqu’à ce qu’ils versent la capitation de leurs propres mains, après s’être humiliés. »

La jurisprudence malikite confirme cette évolution logique et tout à fait claire en reprenant des propos de Mahomet maudissant les juifs et les chrétiens et interdisant leur présence sur la terre sainte de l’islam, tels que :

« Isma’il ibn Hakim a rapporté qu’Omar ibn Abdul Aziz disait : « Les dernières paroles dites par l’envoyé de Dieu (lors de sa maladie) étaient : « Que Dieu maudisse les juifs et les chrétiens qui ont fait des tombeaux de leurs prophètes des lieux pour prier. Deux religions n’existeront jamais sur la terre des Arabes. » »

« Section : L’exclusion des juifs de Médine. Ibn Chihab a rapporté que l’envoyé de Dieu a dit : « Deux religions ne peuvent jamais exister ensemble dans la presqu’île arabe. » » [ndlr en d’autres termes, l’islam étant la religion de la péninsule arabique, aucune présence d’une autre religion ne doit être tolérée]

Pour le principe de l’abrogation, voir : Abrogation

Les Gens du Livre : justification doctrinale de la nécessaire soumission et humiliation

Le Coran demande aux musulmans de combattre tous les non-musulmans, y compris par les armes (jihad ou « combat dans la voie d’Allah »). Les Gens du Livre (c’est-à-dire les juifs, les chrétiens et les zoroastriens) sont toutefois un peu mieux lotis que les autres non-musulmans en raison du fait que les Gens du Livre possèdent un Livre – même s’ils sont accusés d’en avoir vicié le sens -, alors que tous les autres non-musulmans n’en ont pas.

Coran, sourate 3, verset 19 : « La religion, aux yeux d’Allah, c’est l’islam. Ceux auxquels le Livre a été apporté ne se sont disputés, par agressivité, qu’après avoir reçu la science. Quiconque ne croit pas aux signes d’Allah, Allah est prompt à lui demander des comptes ! »

Aussi les Gens du Livre peuvent avoir la vie sauve sous réserve de se soumettre aux musulmans en payant un impôt spécifique (la capitation ou « jizya« ) et d’accepter l’autorité musulmane (avec toutes les règles juridiques, civiles,… afférentes). Cette tolérance et ses conditions d’application restent néanmoins très variables. Cette soumission, une fois acceptée par les musulmans, permet aux Gens du Livre de bénéficier d’une certaine forme de protection eu égard au sort réservé à tous les autres non-musulmans, qui sont sans droits. Le terme de « dhimmi » veut ainsi dire « protégé ».

Coran, sourate 9, verset 29 : « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés. »

Cette organisation religieuse et sociale est un principe très clair en islam. La jurisprudence chaféite indique :

Section o9.8 « Le calife fait la guerre aux juifs, aux chrétiens et aux zoroastriens après les avoir invités à se convertir à la foi et à la pratique islamiques, et, cas de refus, après les avoir invité à entrer dans l’ordre social islamique en payant l’impôt des non-musulmans, la jizya (…) en accord avec ce qu’Allah a dit : « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés. » (…). »

Section o9.9 « Le calife combat tous les autres peuples jusqu’à ce qu’ils se convertissent à l’islam, car ils n’ont pas de Livre, ne sont pas honorés à ce titre et ne sont pas autorisés à s’établir en payant la jizya (…). »

La jurisprudence malikite indique pour sa part : « Mâlik a dit : « Il est de la Sunnah de ne pas imposer l’impôt aux femmes des gens du Livre ni à leurs enfants. Il est obligatoire pour les hommes pubères. (…) L’aumône [ndlr zakat] n’a été en principe demandée aux musulmans que dans le but de les purifier pour qu’ils la donnent aux pauvres. Et cette capitation [ndlr jizya] a été imposée aux gens du Livre pour les humilier ».

Le commentateur contemporain de la jurisprudence malikite, le cheikh Muhammad Diakho, tente de circonstancier le sens de cette humiliation imposée aux Gens du Livre : « Cette volonté d’humilier les gens du Livre avait effectivement ses raisons d’être dans le temps historique et l’espace géographique qui s’explique aisément par les antagonismes qui accompagnaient la naissance d’une nouvelle religion. Si donc, comme dit l’imam Mâlik, cette « volonté d’humilier » était le but recherché (‘Illatu-l-kuhm), et si le temps et l’espace le justifient, il n’est pas nécessaire de comprendre de cette prescription qu’elle soit universelle, valable pour tout temps et espace. Dans les nouvelles conditions de cohabitation entre les diverses communautés religieuses dans les pays musulmans où les valeurs du respect mutuel, de l’entente et de la fraternité humaine sont fortement suggérées, rien n’est plus bénéfique à l’islam et aux musulmans que de circonstancier une certaine compréhension conflictuelle des textes scripturaires. »

La grande difficulté avec cette volonté d’atténuation du souci de la religion d’amour et de paix d’humilier les non-musulmans est qu’on ne voit pas bien sur quelle base doctrinale elle repose (même si on comprend bien l’objectif qui est de rendre acceptable l’islam par les non-musulmans) : le comportement de Mahomet qui demandait à ce que soient humiliés les Gens du Livre n’était-il pas exemplaire ?

L’État islamique et les chrétiens

Message adressé par l’État Islamique aux chrétiens du monde avant l’égorgement de 21 chrétiens coptes sur les plages de Libye en février 2015 (pour la justification doctrinale au regard du Coran, se reporter à l’article Condamnation des chrétiens) :

Execution Coptes

« Gloire à Dieu le fort et le puissant, et prière et paix sur celui qui a envoyé la miséricorde au monde par l’épée. Ô gens, vous nous avez déjà vus sur les collines de Syrie et dans la plaine de Dabiq.

Nous tranchons des têtes tant qu’elles portent l’illusion de la croix et qu’elles boivent la haine de l’islam et des musulmans. Et aujourd’hui, au sud de Rome, dans la terre musulmane de Lybie, nous envoyons un nouveau message.

Ô croisés, votre paix dépend de notre bonne volonté. Tant que vous nous combattez jusqu’au bout, nous vous combattrons jusqu’au bout, jusqu’à ce que la guerre accomplisse son but, et que le Christ (Issa) revienne – paix soit sur lui –. Il cassera la croix, il tuera le porc et il mettra la jizya sur tous.

Et cette mer dans laquelle vous avez fait disparaître le corps du Cheikh Oussama Ben Laden – que Dieu l’accueille dans son séjour –, nous jurons par Dieu de le racheter par votre sang et nous conquerrons Rome si Dieu le veut, promesse de notre prophète – prière et paix soient sur lui –. »

La condamnation du polythéisme et donc du christianisme par l’islam

  • Le christianisme : une religion fondamentalement condamnée par l’islam

Le christianisme est la faute la plus grave aux yeux des musulmans puisqu’ils considèrent que les chrétiens donnent des associés à Dieu par la Sainte Trinité, les musulmans ayant leur propre interprétation du christianisme contrairement au dogme professé par les chrétiens eux-mêmes.

La condamnation totale de ce qui est ainsi interprété comme un polythéisme (ou associationnisme : shirk) par l’islam s’appliquait également originellement aux arabes polythéistes de La Mecque (et qui étaient, eux, réellement polythéistes), dont les dieux et idoles étaient vénérés à la Ka’ba.

Il ne peut donc en aucun cas y avoir de rapprochement possible entre le christianisme et l’islam. L’islam est par nature un ennemi inné du christianisme qui ne peut être accepté qu’à une condition : la soumission à l’islam au travers du statut de dhimmi (cf. dhimmi).

Coran, sourate 3, verset 78 : « Et il y a parmi eux certains qui roulent leur langues en lisant le Livre pour vous faire croire que cela provient du Livre, alors qu’il n’est point du Livre ; et ils disent : « Ceci vient d’Allah », alors qu’il ne vient pas d’Allah. Ils disent sciemment des mensonges contre Allah. »

Coran, sourate 4, verset 48 : « Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne un quelconque associé. Il pardonne à qui Il veut des péchés moins graves. Mais celui qui donne à Allah un quelconque associé commet un énorme péché. »

Coran, sourate 4, verset 116 : « Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne un quelconque associé. Il pardonne à qui Il veut des péchés moins graves. Mais celui qui donne à Allah un quelconque associé est dans un égarement profond. »

Coran, sourate 4, verset 171 : « Ô gens du Livre, n’exagérez pas dans votre religion et ne dites d’Allah que la vérité. Le messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un messager d’Allah, sa parole qu’il envoya à Marie, un souffle de vie émanant de Lui. Croyez donc en Allah et en ses messagers. Et ne dites pas « Trois ». Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah est unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Allah suffit comme protecteur. »

Coran, sourate 5, verset 72 : « Ceux qui disent : « En vérité, Allah c’est le messie, fils de Marie » sont des mécréants. Alors que le messie a dit : « Ô enfants d’Israël, adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur ». Quiconque associe à Allah d’autres divinités, Allah lui interdit le Paradis ; son refuge sera le Feu. Pour les injustes, pas de secoureurs ! »

Coran, sourate 5, verset 73 : « Ce sont certes des mécréants, ceux qui disent : « En vérité, Allah est le troisième de trois. » Alors qu’il n’y a de divinité qu’Une Divinité Unique ! Et s’ils ne cessent de le dire, certes, un châtiment douloureux touchera les mécréants d’entre eux. »

Coran, sourate 9, verset 31 : « Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui ! Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent. »

Coran, sourate 31, verset 13 : « Luqman dit à son fils en l’exhortant : « Ô mon fils, ne donne pas d’associé à Allah, car l’association est vraiment une injustice énorme ». »

Coran, sourate 61, verset 9 : « C’est Lui [ndlr Allah] qui a envoyé son messager avec la Direction et la religion de vérité, pour la placer au-dessus de toute autre religion, en dépit de l’aversion des associateurs. »

  • Toutes les formes de polythéisme, dont le christianisme, doivent être combattus sans relâche

Toute forme de polythéisme, christianisme compris (sauf application du statut de dhimmi), doit être implacablement combattue :

Coran, sourate 2, verset 191 : « Tuez-les, où que vous les rencontriez ; et chassez-les d’où ils vous ont chassés. La persécution des croyants [ndlr les musulmans] est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants. »

Coran, sourate 2, verset 193 : « Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de persécution et que la religion soit entièrement à Allah seul. (…) »

Coran, sourate 2, verset 217. « (…) Ceux qui vous combattent [ndlr les polythéistes] ne cesseront de vous combattre jusqu’à, s’ils peuvent, vous détourner de votre religion. Ceux parmi vous qui abjureront leur religion et mourront infidèles, vaines seront leurs actions dans la vie immédiate et la vie future : ceux-là seront les gens du feu ; ils y demeureront éternellement. »

Coran, sourate 6, verset 107 : « Si Allah voulait, ils ne seraient point associateurs ! Mais Nous ne t'[ndlr Mahomet]avons pas désigné comme gardien pour eux ; tu n’es pas leur protecteur. »

Coran, sourate 9, verset 5 : « Après que les mois sacrés se seront écoulés, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. (…) »

Coran, sourate 9, verset 28 : « Ô vous qui croyez ! Les associateurs ne sont qu’impureté : qu’ils ne s’approchent plus de la Mosquée sacrée, après cette année-ci. Et si vous redoutez une pénurie, Allah vous enrichira, s’Il veut, par sa grâce. Allah sait tout et est sage. »

Coran, sourate 9, verset 29 : « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et son messager ont interdit, ceux qui ne professent pas la religion de la vérité alors qu’ils ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation de leurs propres mains après s’être humiliés. »

Coran, sourate 9, verset 113 : « Il n’appartient ni au Prophète ni aux croyants d’implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils des parents alors qu’ils savent que ce seront des hôtes de la Fournaise. »

Coran, sourate 48, verset 6 : « Il [ndlr Allah] tourmentera les hypocrites, hommes et femmes, et les associateurs et les associatrices, qui pensent du mal d’Allah. Qu’un mauvais sort tombe sur eux. Allah est courroucé contre eux, les a maudits et leur a préparé l’enfer. Quelle détestable destination ! »

Coran, sourate 98, verset 6 : « Les infidèles parmi les gens du Livre, ainsi que les associateurs iront dans le feu de l’enfer, pour y demeurer éternellement. Ceux-là sont le pire de l’humanité. »

  • Conclusion

On ne voit donc pas bien comment à partir de ces textes sacrés, reconnus et acceptés par tous les musulmans, bâtir en France un vivre ensemble puisque la doctrine musulmane rejette de façon viscérale le christianisme.

La condamnation des juifs dans l’islam

La condamnation doctrinale des juifs est très présente dans le Coran, les juifs étant accusés d’avoir perverti ou falsifié le message de Dieu. À compter du moment où Mahomet eut perdu l’espoir de convertir les juifs de Médine, elle fut accompagné par des appels à la violence dépourvus d’ambiguïté (se reporter également à l’article sur l’Extermination des Banu Quraydha).

Coran sourate 2, verset 75 : « Comment pouvez-vous espérer, musulmans, que de pareils gens [ndlr les juifs] partageront votre foi, alors qu’un groupe d’entre eux, après avoir entendu et compris la parole d’Allah, la falsifia sciemment ? »

Coran, sourate 4, verset 155 :  « Nous les avons maudits car ils ont rompu l’alliance, car ils ont été incrédules aux signes d’Allah, car ils ont tué injustement des prophètes, et parce qu’ils ont dit : « Nos cœurs sont incirconcis ». Non ! Allah a scellé leurs cœurs à cause de leur incrédulité ; rares sont donc ceux qui croient. »

Coran, sourate 5, verset 63 : « Pourquoi les rabbins et les docteurs de la Loi ne les empêchent-ils pas de tenir des propos mensongers et de manger des gains illicites ? Que leurs actions sont donc mauvaises ! »

Coran, sourate 5, verset 64 : « Les Juifs disent : « La main d’Allah est fermée ! » Que leurs propres mains soient fermées et qu’ils soient maudits à cause de leurs paroles. Au contraire, ses deux mains sont largement ouvertes et Allah distribue ses dons comme Il veut. Certes, ce qui a été descendu vers toi de la part de ton Seigneur fait beaucoup croître en eux la rébellion et l’incrédulité. Nous avons suscité parmi eux l’inimitié et la haine jusqu’au jour de la résurrection. Chaque fois qu’ils allument un feu pour la guerre, Allah l’éteint. Ils s’efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu’Allah n’aime pas les semeurs de désordre. »

Coran, sourate 62, verset 5 : « Ceux qui ont été chargés de la Torah mais qui ne l’ont pas appliquée sont pareils à l’âne qui porte des livres. Quel détestable exemple que celui de ces gens qui traitent de mensonges les versets d’Allah. Allah ne guide pas les gens injustes. »

La Sîra rapporte l’événement suivant : « Mahomet avait dit : « Tuez tout homme juif dont vous vous emparez. » Alors, Muhayyisah ibn Masûd sauta sur Ibn Sunaynah, un commerçant juif qui le fréquentait, faisait du commerce avec lui et le tua. Huwaysah ibn Masûd n’était pas encore musulman et était plus âgé que Muhayyisah. Quand Muhyyisah tua Ibn Sunaynah, Huwaysah se mit à battre Muhayyisab en disant : « ô ennemi de Dieu ! L’as-tu tué ? Peut-être y a-t-il de la graisse dans son ventre qui vienne de son argent ! » Alors Muhayyisah répondit : « Je jure par Dieu que celui qui m’a ordonné de le tuer est quelqu’un qui, s’il m’ordonne de te tuer, je te couperai le cou ». Cette phrase fut la cause de la conversion de Huwaysah à l’islam. En effet, Huwaysah lui dit : « Ah ! Si donc Muhammad t’ordonne de me tuer, tu me tueras ? ! » Muhayyisah répondit : « Oui, certes. Je jure par Dieu que si Muhammad m’ordonne de couper ton cou, je le ferai. » Alors Huwaysah dit : « Une religion qui te rend ainsi est quelque chose d’extraordinaire ! » Et Huwaysah a (aussitôt) embrassé l’islam. »

Pour l’islam, les juifs sont responsables de leur sort car comme le rappelle Jacqueline Chabbi : « Si les juifs médinois ne croyaient pas en Mahomet, c’est qu’avec une obstination coupable, ils avaient trahi leur propre cause. La divinité avait pourtant tenté de les remettre à plusieurs reprises sur le bon chemin. »

Rien d’étonnant donc à ce que la Tradition authentique (Bukhari) rapporte le propos suivant de Mahomet : « Vous combattrez les juifs au point que si l’un d’entre eux se cache derrière une pierre, la pierre dira : serviteur d’Allah ! Voilà un juif derrière moi : tue-le ! ».