Pourquoi l’État Islamique détruit les statues ? Parce que Mahomet le faisait, tout simplement !

Le monde occidental est horrifié devant la « barbarie » de l’État islamique qui détruit des œuvres d’art inestimables et exécute de sang froid certaines personnes en charge de ce patrimoine. En réalité, l’État islamique est logique et cohérent avec la doctrine musulmane puisqu’il procède comme l’a préconisé et l’a fait Mahomet, notamment lors de la prise de La Mecque.

Or « Mahomet n’est pas un barbare puisque celui qui sert de modèle à l’État islamique n’a jamais été qualifié de barbare par aucun dirigeant actuel du monde occidental » aurait dit monsieur de La Palice. Simplement, Mahomet avait un référentiel de valeurs différent du nôtre (occidental).

D’ailleurs, que ce soit dans le domaine artistique ou sur d’autres sujets, y compris pour le jihad, aucun dirigeant occidental, y compris MM. Hollande, Valls, Cazeneuve, Sarkozy, Chirac, Juppé,… n’a jamais tenté de mettre en cause la référence de Mahomet comme modèle à suivre par tous les jeunes musulmans. Il est donc logique que cette référence leur apparaisse parfaitement légitime et estimable puisqu’elle n’est jamais contestée, même en France.

  • La doctrine : Les anges n’entrent pas dans les maisons où il y a des statues

Yusuf Qaradawi indique : « L’islam interdit la présence de statues dans la maison islamique. Cela concerne toute figurine traitée avec considération. L’islam a fait de la présence de ces statues dans la maison une raison pour que les anges la fuient. Or, les anges sont une manifestation de la miséricorde de Dieu exalté et de sa satisfaction. Le Messager de Dieu a dit : « Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a des statues (ou des images) » (hadith unanime). Les savants ont dit : « L’unique raison pour laquelle les anges n’entrent pas dans la maison où il y a des images, c’est que celui qui adopte ces images a ainsi imité les mécréants. Ceux-ci mettent en effet des images dans leurs maisons et les glorifient. Les anges détestent donc cela et n’entrent pas chez lui en signe de contestation. L’islam a interdit au musulman de fabriquer des statues, même s’il les destine au non-musulman. Le Prophète a dit en effet : « Parmi ceux qui auront les châtiments les plus sévères le jour de la Résurrection, il y a ceux qui font ces images ». Dans une autre version : « Ceux qui veulent créer comme Dieu » (hadith unanime). »

  • Ainsi Mahomet ordonne de détruire ou de défigurer les statues

Mahomet, apôtre d’un strict monothéisme, demandait donc naturellement de détruire ou défigurer les statues. Ainsi, Yusuf Qaradawi écrit : « On rapporte dans un hadith que Gabriel refusa d’entrer chez le Messager de Dieu car une statue se trouvait devant sa porte. Le lendemain il n’y entra pas non plus et lui dit : « Donne l’ordre de couper la tête à cette statue afin qu’elle prenne l’aspect d’un arbre ». Certains savants s’appuyèrent sur ce hadith pour dire que seules les statues entières sont interdites. Ainsi, quand la statue a perdu un organe vital, elle devient licite. Cependant, l’examen juste de la demande de Gabriel de couper la tête de la statue, afin qu’elle prenne l’aspect d’un arbre, nous montre que l’important n’est pas l’influence de l’organe sur la vie de la statue ou sur sa mort par son ablation, mais l’important est de la défigurer afin que son aspect n’incite plus à l’adorer après l’ablation de l’une de ses parties. Si nous examinons sérieusement le problème en toute impartialité, nous jugeons que les bustes qu’on dresse dans les places pour immortaliser certains rois et certains grands sont bien plus interdits que ces statuettes entières avec lesquelles on orne les maisons. »

La Sîra retrace ainsi la prise de La Mecque par Mahomet :

–  « Lorsqu’il arriva à la Maison Sacrée, Mahomet tourna autour d’elle sept fois, monté sur sa chamelle, touchant l’angle (al-rukhn) avec une canne qu’il tenait dans sa main. Quand il finit ce tournement autour d’al-Ka’bah, il appela Uthmân b. Talbach et prit de lui la clef de la Ka’bah. On la lui ouvrit. Il y entra et y trouva une colombe en bois. Il la brisa par sa main et la jeta. Puis il se mit debout à la porte d’al-Ka’bah, pendant que la foule de gens se réunissaient dans la Mosquée. »

–  « Ibn Hîcham dit : « Un savant m’a dit que l’Envoyé d’Allah entra dans la Maison (Sacrée) le jour de la conquête de Makkah. Il y vit des images des anges et d’autres personnes. Il vit Ibrahim peint, tenant en sa main des flèches avec lesquelles il pariait (ou tirait au sort). Alors il dit : « Que Dieu les maudisse ! Ils ont fait notre vieux (ancêtre) parier et tirer au sort avec des flèches ! Ibrahim, qu’avait-il à faire avec le pari par les flèches ! Puis il récita le verset : « Abraham ne fut ni juif ni chrétien mais fut hanîf et soumis (muslim) [à Allah] ; il ne fut point parmi les associateurs » (sourate 3, verset 67). Puis il ordonna de détruire toutes ces images. Ce qui fut fait. »

Yusuf Qaradawi confirme par d’autres sources la destruction des statues de la Ka’ba lors de la prise de La Mecque : « Ibn Abbas a raconté que lorsque le Messager de Dieu vit au moment de la conquête de La Mecque les idoles qui remplissaient le temple sacré de Dieu, il n’y entra pas jusqu’à ce qu’elles fussent toutes détruites sur son ordre (hadith rapporté par al-Boukhari). Il ne fait aucun doute que ces statues exprimaient l’idolâtrie des associateurs de La Mecque et leur ancien égarement. »

Yusuf Qaraqawi donne une autre illustration : « On rapporte qu’Ali Ibn Abi Talib a dit : « Le Messager de Dieu était dans un cortège funèbre. Il dit : « Qui d’entre vous veut bien aller à Médine et n’y laisser aucune statue sans la briser, aucune tombe sans la niveler à hauteur de sol, aucune image sans la barbouiller ? » Quelqu’un répondit : « Moi, ô Messager de Dieu ! » L’homme partit et les habitants de Médine eurent peur de s’y opposer : puis il dit à son retour : « Ô Messager de Dieu ! Je n’y ai laissé aucune statue sans la briser, aucune tombe sans la niveler à hauteur du sol, et aucune image sans la barbouiller ». Le Messager de Dieu dit alors : « Celui qui revient à l’une de ces pratiques aura renié ce qui a été descendu sur Mohammad » » (hadith rapporté par Ahmad) »

La destruction des statues du musée de Bagdad ou des bouddhas de Bamiyan n’a donc rien d’un acte barbare au regard de la doctrine musulmane : c’est l’application même de la doctrine de Mahomet, qui légitime les actes de l’État islamique et des autres groupes musulmans orthodoxes.

  • La signification profonde : préserver le monothéisme

Yusuf Qaradawi précise : « Parmi les raisons profondes de l’interdiction des statues (et ce n’est pas la seule comme certains le pensent), il y a la préservation du monothéisme et l’éloignement de tout ce qu’imitent les idolâtres dans leurs images et leurs idoles qu’ils fabriquent de leurs mains puis adorent et se recueillent devant elles. »

Dans le même esprit, Hani Ramadan indique de son côté que le monothéisme musulman réalisé comprend le fait de s’être débarrassé des statues car ce sont des entraves dans le chemin vers Dieu.

Havre de savoir Excellence

Havre de savoir Excellence Hani Ramadan Statues

  • Heureusement, les jouets sont néanmoins autorisés (merci Aïcha !)

La statue est autorisée si aucun attachement cultuel quelconque n’est susceptible d’y être associé. Il en va ainsi des jouets des enfants dans la mesure où un hadith authentique unanime confirme cette position.

En effet, Yusuf Qaradawi indique : « S’il y a là une catégorie de « statues » où l’intention de glorifier quelqu’un n’apparaît pas, où il n’y a pas de luxe et qui ne contient rien des choses interdites déjà citées, l’islam admet alors de bon cœur, et n’y voit aucun inconvénient. Entrent dans cette catégorie les jouets des enfants auxquels on donne la forme de poupées, de chats ou d’autres animaux. Ces figurines sont en effet privées de tout respect puisqu’elles servent de jouets et de distraction aux enfants. La mère des croyants, Aïcha, a dit : « Je jouais avec des poupées sous le toit du Messager de Dieu et je recevais mes amies qui se cachaient pour jouer par crainte du Messager de Dieu, mais ce dernier était content de les voir venir chez moi et partager mes jeux » (hadith unanime). Dans une autre version, le Prophète lui dit un jour : « Qu’est-ce que cela ? » Elle répondit : « Ce sont mes poupées ». Il dit : « Quel est donc celui-ci qui se tient au milieu d’elles ? » Elle répondit : « C’est un cheval ». Il dit : « Que porte-t-il ? ». Elle répondit : « Deux ailes ». Il dit : « Un cheval avec deux ailes ? ». Elle répondit : « N’as-tu pas entendu dire que Salomon, le fils de David, avait des chevaux ailés ? » Le Messager de Dieu se mit à rire à pleines dents (Abou Dawoud). Il s’agissait de figurines avec lesquelles jouaient les fillettes et les garçons. Notre dame Aïcha était encore toute jeune au début de son mariage avec le Messager de Dieu [ndlr 6 ans]. »

Grâce à Aïcha, les enfants sont donc autorisés à pouvoir jouer avec des figurines. Il est intéressant de noter que l’âge de la très jeune Aïcha, parfaitement cohérent avec le fait de jouer à la poupée, n’est absolument pas remis en cause dans ce cas de figure pour nier le fait que Mahomet ait eu des relations sexuelles avec une petite fille de 9 ans (il en avait environ 52…).

  • Conclusion

Mieux vaut ne pas laisser nos musées entre les mains des musulmans, cela risque de mal finir un jour, et d’autant plus lorsque ces musées sont à la gloire de l’art occidental

Ainsi fit Mahomet avec les juifs Banû Quraydha de Médine

Sîra :

« Le Prophète ordonna de tuer tous les hommes des Banû Quraydha, et même les jeunes, à partir de l’âge où ils avaient les poils de la puberté.

Le Prophète ordonna de faire descendre de leurs fortins les Banû Quraydha et de les enfermer dans la maison de Bint al-Hârith. Il alla ensuite sur la place du marché de Médine, la même que celle d’aujourd’hui [ndlr époque d’Ibn Hichâm], et y fit creuser des fossés. Puis il fit venir les Banû Quraydha par petits groupes et leur coupa la gorge sur le bord des fossés.

(…)

Le Prophète ne cessa de les égorger jusqu’à leur extermination totale. » 

Imitation de Mahomet

Imitation de Mahomet

La résignation des ces hommes ne s’explique probablement que par la peur d’être torturé en cas de résistance.

Tikrit

Voici quelques extraits (les propos sont parfois un peu synthétisés et ne sont retenus que des passages intéressants d’un point de vue doctrinal) des vidéos de l’État Islamique tournées à l’occasion de la prise de Tikrit en juin 2014 qui explicitent l’action militaire de cette organisation en fonction de considérations religieuses précises mise en avant pour la défense des sunnites : accusation d’hérésie et de taqiya vis-à-vis des chiites et assimilés, citations du Coran appelant au jihad et à l’extermination des infidèles, renvoi à plusieurs événements de la vie de Mahomet (bataille de Badr, extermination des juifs Banû Quraydha, conquête de La Mecque, batailles suivant la prise de La Mecque).

Etat islamique Tikrit

Ces actions violentes ne résultent donc pas d’une « folie barbare » (cf. barbarie) mais de la mise en œuvre sans merci d’une idéologie religieuse guerrière s’appuyant sur le Coran et la vie du prophète Mahomet (éléments dont l’authenticité historique n’est pas contestée par l’ensemble du monde musulman). L’exécution massive dans des fossés creusés des ennemis de l’islam renvoie d’ailleurs explicitement aux exécutions perpétrées par Mahomet à Médine.

Etat islamique Tikrit 1

Voix du commentateur dans l’extrait 1 : « Dans ce mois de Ramadan, Allah a donné la victoire à ses partisans dans la province de Salaheddine sur les fils des mages païens. Les Moujahidoun les ont vaincus et leurs fortifications ne leur ont servi à rien car elles se sont écroulées devant les attaques des Moujahidoun. Maintenant est venu le combat. Nous ne combattons pas pour la terre mais pour le retour du califat et de la chari’a d’Allah. Nous combattons pour étendre à toute la terre ce qu’Allah a voulu. Nous ne dialoguons, négocions qu’avec canons et fusils. Nous ne faisons pas de compromis. Seule la force compte. Nous serons ou ne serons pas. Les entrailles de la terre nous seraient préférables à sa surface si nous l’abandonnions aux mécréants qui la gouvernent avec leur « association » et leurs croyances fausses. Le temps du combat est là. Nous sommes confiants dans la victoire d’Allah et sûrs que l’ennemi sera vaincu. Nous ne cesserons le combat que lorsque nous prierons à Rome, si Allah le veut, car Allah ne renie pas ses promesses. »

Etat islamique Tikrit 2

Voix du commentateur dans l’extrait 2 : « Quant à leurs blindés, ils sont à présent réduits à des morceaux éparpillés de métal rouillé. Les Moujahidoun ont poursuivi leur avance et leur conquête des casernes hérétiques. Et après les exécutions, il ne restait plus aux hérétiques qu’à se rendre. Les Moujahidoun ont resserré leur étau et fait prisonnier dans Speicher des centaines du troupeau des hérétiques, ces troupeaux qui étaient des bêtes féroces contre les sunnites. Dans les prisons, elles étaient sans pitié, comme des hyènes. Dans les mains des Moujahidin, elles sont comme des loques soumises qui se plaignent et pleurent. Elles priaient Ali, Fatima, Hassan et Hussein. Mais lorsqu’elles virent qu’il n’y avait pas de réponse de la part des gens de la maison du prophète, elles commencèrent à protester de leur amitié à l’égard des croyants. [Un hérétique supplie et fait référence à Gabriel et Aïcha] Tout cela ne leur apporte rien. Les Moujahidoun les ont tués groupe après groupe. Ils ont arrêté le complot et détruit les rêves hérétiques de rétablissement de l’empire perse. L’État islamique, par la grâce d’Allah, a été le rempart de la Nation. »

Un combattant : « C’est le jour des Banû Quraydha. Et ce n’est encore rien. » Puis il récite des versets du Coran : « Tuez-les où que vous les rencontriez…».

Cet extrait illustre la haine féroce qui oppose les sunnites et les chiites (qui se réfèrent à Ali et à ses fils) qui ne sont pas considérés comme des musulmans par les sunnites. La référence explicite à l’extermination par Mahomet des juifs Banû Quraydha (cf. Banû Quraydha) dans la bouche de ce simple combattant, ainsi que les versets du Coran constituent, qu’on le veuille ou non, une assise doctrinale solide pour l’action de tous ces combattants car leur authenticité historique n’est niée par aucun musulman (cf. doctrine du jihad).

Etat islamique Tikrit 3

Représentant de l’État Islamique dans l’extrait 3 : « Ramadan : de grandes choses y sont arrivées : le Coran, Badr la grande que le prophète a menée et qu’Allah a appelé le Jour du Discernement, la conquête de La Mecque qu’Allah a livrée au prophète. Après la chute de La Mecque, Mahomet a envoyé ses combattants dans les régions voisines pour purifier la terre de la souillure des associationnistes. »

Là encore, les références aux sources musulmanes authentiques sont claires et véridiques.

Le Coran célèbre la bataille de Badr dans la 3ème sourate (versets 121 à 127) : « Lorsqu’un matin, tu [ndlr Mahomet] quittas ta famille, pour assigner aux croyants les postes de combat. Allah entend et il sait. Quand deux de vos groupes songèrent à fléchir ! Alors qu’Allah est leur allié à tous deux ! Car, c’est en Allah que les croyants doivent placer leur confiance. Allah vous a donné la victoire, à Badr, alors que vous étiez humiliés. Craignez Allah donc. Afin que vous soyez reconnaissants ! Allah vous a bien donné la victoire lorsque tu disais aux croyants : « Ne vous suffit-il pas que votre Seigneur vous fasse descendre en aide trois milliers d’Anges ? » Mais oui ! Si vous êtes endurants et pieux, et que les ennemis vous assaillent immédiatement, votre Seigneur vous enverra en renfort cinq mille anges marqués distinctement. Et Allah ne le fit que pour vous annoncer une bonne nouvelle, et pour que vos cœurs s’en rassurent. La victoire ne peut venir que d’Allah, le puissant, le sage, pour anéantir une partie des mécréants ou pour les humilier par la défaite et qu’ils en retournent donc déçus. »

La conquête de La Mecque par Mahomet en janvier 630 fut une conquête militaire racontée par la Sîra : Mahomet marcha sur La Mecque avec dix mille hommes. Mahomet n’avait donné l’ordre que de combattre ceux qui les combattraient. Mahomet avait vu juste quant à l’affaiblissement des Quraychites : la ville se rendit sans combattre. Mahomet donna toutefois l’ordre d’exécuter huit personnes (hommes et femmes) nommément désignées, quand bien même ils auraient trouvé refuge sous les voiles de la Ka’ba : trois hommes qui avaient apostasié l’islam ; deux esclaves chanteuses qui chantaient des satires à propos de Mahomet ; deux opposants ; une domestique qui nuisait à Mahomet. Quatre furent effectivement capturées et tuées.

La Sîra relate de nombreuses batailles commandées ou menées par Mahomet après la conquête de La Mecque. Ainsi la bataille d’Hunayn contre les Hawâzin où Mahomet partit en guerre à la tête de douze mille hommes et où il vainquit avec l’aide des anges. Le Coran y fait référence par les versets 25 et 26 de la sourate 9 : « Allah vous a déjà secourus en maints endroits. Rappelez-vous le jour de Hunayn, quand vous étiez fiers de votre grand nombre et que cela ne vous a servi à rien. La terre, malgré son étendue vous parut bien étroite et vous avez tourné le dos en fuyards. Puis, Allah fit descendre sa quiétude sur son messager et sur les croyants. Il fit descendre des troupes d’anges que vous ne voyiez pas et châtia ceux qui étaient incrédules. Telle est la rétribution des incrédules. »

Etat islamique Tikrit 4

Voix du commentateur, le cheikh Abou Mohammad Al Adnani, dans l’extrait 4 : « Arrêtez l’attaque des ténèbres et tranchez la tête du serpent hérétique. Sachez que la prochaine étape sera celle du choc avec les hérétiques maudits. Ce n’est pas une guerre confessionnelle car une confession est une partie d’un tout. Or les hérétiques n’ont aucun lien avec l’islam. [Commentaire écrit en bandeau : ils appellent un autre qu’Allah : ô Ali ! ô Ali !] Ô sunnites, ne leur faites jamais confiance car ils sont traîtres en puissance. »

Cet extrait reprend la thématique du sort qui attend tous les musulmans considérés en réalité comme hérétiques ou comme traîtres en puissance (notion intéressante qui correspond à l’idée d’une défense légitime par anticipation).

Etat islamique Tikrit 5

Discours du représentant de l’État Islamique dans l’extrait 5 : « Regardez-les abjurer leur religion par peur de l’État Islamique. Oui, nous vous tuons car vous invoquez un autre qu’Allah. Nous faisons exploser vos têtes parce que vous utilisez la taqiya [ndlr cf. taqiya] avec nous, sans résultat. »

Palmyre

Dans la vidéo tournée à l’occasion de la prise de Palmyre (ci-dessous), l’État islamique donne son interprétation des combats, en particulier s’agissant des Alaouites (Nusairis), ennemis innés des sunnites : « Les soldats de l’État islamique continuent leurs combats contre les Nusairis et leurs alliés de tous partis et pays, et ils leur infligent les pires défaites. Regardez leurs soldats après chaque bataille éparpillés sur les routes. Regardez les prisonniers, enchaînés de fer. Quand Allah a livré à ses combattants unificateurs Palmyre et Sukhna, et ce qui les entoure en casernes, checkpoints et installations, ils capturèrent un nombre de soldats Nusairis et leurs acolytes chiites hérétiques, des prisonniers qui avaient torturé les pauvres et faibles sunnites : il était inévitable qu’ils paient pour ce qu’ils avaient fait. »

Mais ce qui est surtout à noter est que la vidéo commence par un rappel doctrinal clair et instructif pour tous ceux qui nient l’existence de la violence de la doctrine musulmane : la lecture du Coran : en l’occurrence, la sourate 9, dite du « repentir » (al-Tawbah), en particulier le verset 14 :

Coran, sourate 9, verset 14 : « Combattez-les ! Allah, par vos mains, les châtiera, les couvrira d’ignominie, vous donnera la victoire et guérira les cœurs des croyants. »

Coran, sourate 9, verset 39 : « Si vous ne vous lancez pas au combat, Il [ndlr Allah] vous châtiera d’un châtiment douloureux et vous remplacera par un autre peuple. Vous ne Lui nuirez en rien. Et Allah est omnipotent. »

Cette sourate contient de nombreux autres versets appelant au combat dans le contexte de la déclaration du jihad par Mahomet une fois qu’il eût constaté que sa prédication pacifique, portant soutenue par Allah, ne fonctionnait pas (cf. article doctrine du jihad). Par exemple :

Coran, sourate 9, verset 5 : « Après que les mois sacrés se seront écoulés, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les, dressez-leur des embuscades. Mais s’ils se repentent, accomplissent la salat et acquittent la zakat, alors laissez-les libres. Allah pardonne et est miséricordieux. »

Coran, sourate 9, verset 29 : « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, ceux qui n’interdisent pas ce qu’Allah et son messager ont interdit, ceux qui, parmi les gens du Livre, ne professent pas la religion de la vérité. Combattez-les jusqu’à ce qu’ils versent la capitation de leurs propres mains, après s’être humiliés. »

On ne peut qu’inviter le lecteur à se reporter lui-même à la lecture de cette sourate qui se situe dans le contexte d’un jihad qui a abrogé le pacifisme pour la suite des temps. Tout cela figure de façon très claire dans le texte sacré. La « contextualisation historique » mise en avant par les musulmans « modérés » aujourd’hui pour rendre moins agressive cette doctrine, effort louable, ne s’appuie, il faut bien le constater, que sur des conjectures et des raisonnements qui sont loin d’avoir la force d’un texte aussi clair que le Coran (dicté par Allah, faut-il le rappeler : si Allah avait voulu être clair et dire le contraire, il aurait pu aisément le faire…) et qui ne sont pas partagés encore aujourd’hui par les plus éminents représentants religieux de la communauté musulmane dans le monde.

Quant au discours prononcé à l’occasion de l’exécution des soldats, il est tout à fait dans l’esprit de ce que la Sîra mentionne à l’occasion des nombreuses batailles du prophète Mahomet (cf. article batailles dans la Sîra) :

« Gloire à Allah miséricordieux pour les croyants dans sa victoire et qui rabaisse les infidèles dans sa victoire. Prière et paix à son envoyé Muhammad. Comme suit, 3 messages que j’adresse de la terre du califat, de la ville de Palmyre, ville des conquérants :

1) À vous amis musulmans, peuple du califat : nous vous donnerions la victoire même si vous nous haïssiez. Nous vous rendrions votre honneur même si vous nous méprisiez, car telle est la volonté d’Allah.

2) À notre calife, Abou Baqr al Baghdadi al Quraysh, par Allah aujourd’hui nous réalisons ce que tu nous as promis, quand tu nous as dit que nous rendrons au centuple.

3) Aux tyrans arabes, à tous les tyrans infidèles, à tous les criminels endurcis : nous entrons dans vos terres, dans vos maisons que vous pensiez défendues contre Allah. Nous y avons pénétré et les avons conquises par la grâce d’Allah.

Voici les hommes du califat qui vont au nom d’Allah disposer de ces prisonniers Nusairis qu’Allah nous a livrés dans les derniers combats de Homs. »

PalmyrePalmyre 1  Palmyre 2

Exécution d’un soldat syrien

Soldat syrienEI soldat syrien

À l’occasion de l’exécution d’un soldat syrien, l’adjudant Raïf Al Ali, originaire de Jabbé, du village d’Ayn al Hayat, le discours de l’État islamique se situe dans la droite ligne de la doctrine du jihad professée et appliquée dans des conditions de violence tout à fait semblables par Mahomet (cf. article Jihad de Mahomet).

Il ne s’agit donc pas de propos délirants de fous barbares mais au contraire d’une doctrine élaborée qui s’appuie sur l’exemplarité du comportement de mahomet à l’égard des incrédules et des faux musulmans – que la Sîra décrit amplement et sans détours –, les alaouites n’étant pas considérés comme de vrais musulmans par les sunnites, la haine génocidaire des sunnites vis-à-vis des alaouites n’étant pas un fait récent.

« Gloire au Dieu tout puissant. La punition est pour les déviants et il n’y a d’inimitié que pour les oppresseurs. Prière et paix sur l’envoyé, miséricorde du monde, notre prophète Muhammad ainsi que sur sa famille et ses compagnons et sur qui a suivi son chemin pour le jour de la révélation (yawn al din).

Le régime Nusairi [1] prétend masser ses troupes pour entrer dans Palmyre. Nous lui disons : « Nous te défions d’y entrer au nom de Dieu. Jamais nous n’abandonnerons un pouce d’une terre gouvernée au nom d’Allah [2]. Par Allah, vous n’y entrerez que sur nos cadavres. Vous ne passerez pas si Allah le veut. Et voici qu’au nom d’Allah nous tuons et capturons tous les jours vos soldats et vos officiers et nous les tuons avec la volonté de Dieu. Et ce qui vient sera encore plus fort. Et nos regards ne sont pas seulement sur Palmyre, Homs ou Damas, mais sur Jérusalem et sur Rome. » »

[1] Régime syrien alaouite, les alaouites étant les adeptes de la doctrine d’Ibn Nusayr, notable de Bassora du IXème siècle et disciple et initié du 10ème imam chiite Ali Naqi.

[2] Voir l’article Dar-al-islam en ce qui concerne la problématique de l’impossible abandon aux infidèles de toute terre devenue un seul jour musulmane car cet abandon constitue un blasphème au regard de l’islam. Ce qui pose de sérieuses questions quant à la nature de la présence musulmane en Occident.

L’État islamique et les chrétiens

Message adressé par l’État Islamique aux chrétiens du monde avant l’égorgement de 21 chrétiens coptes sur les plages de Libye en février 2015 (pour la justification doctrinale au regard du Coran, se reporter à l’article Condamnation des chrétiens) :

Execution Coptes

« Gloire à Dieu le fort et le puissant, et prière et paix sur celui qui a envoyé la miséricorde au monde par l’épée. Ô gens, vous nous avez déjà vus sur les collines de Syrie et dans la plaine de Dabiq.

Nous tranchons des têtes tant qu’elles portent l’illusion de la croix et qu’elles boivent la haine de l’islam et des musulmans. Et aujourd’hui, au sud de Rome, dans la terre musulmane de Lybie, nous envoyons un nouveau message.

Ô croisés, votre paix dépend de notre bonne volonté. Tant que vous nous combattez jusqu’au bout, nous vous combattrons jusqu’au bout, jusqu’à ce que la guerre accomplisse son but, et que le Christ (Issa) revienne – paix soit sur lui –. Il cassera la croix, il tuera le porc et il mettra la jizya sur tous.

Et cette mer dans laquelle vous avez fait disparaître le corps du Cheikh Oussama Ben Laden – que Dieu l’accueille dans son séjour –, nous jurons par Dieu de le racheter par votre sang et nous conquerrons Rome si Dieu le veut, promesse de notre prophète – prière et paix soient sur lui –. »

La décapitation : une pratique de Mahomet, mise en scène par l’État Islamique avec des moyens modernes

Décapitation au couteau de chrétiens coptes par Daech sur les rives de Libye (février 2015)

La décapitation, validée et pratiquée par Mahomet – qui ne peut donc pas être considérée pour cette raison comme « barbare », sauf à considérer que Mahomet lui-même était un « barbare » -, a été reprise par Daech qui lui a donné une publicité d’envergure à l’échelle de ce que permettent les moyens modernes de communication.

Les extraits qui suivent de la Sîra illustrent quelques exemples de décapitation :

Retour de la bataille de Badr : « Après Badr, le Prophète regroupa les prisonniers et les emmena avec lui à Médine. À son arrivée à Rawhâ, les musulmans qui n’avaient pas pris part à la bataille sortirent à sa rencontre pour le féliciter, avec ses compagnons, de la victoire que Dieu leur avait procurée. (…) Le Prophète ordonna de tuer Uqba ibn Abû Mu’ît. Uqba lui demanda :
–  Muhammad, qui va nourrir mes petits-enfants ?
–  Le feu, répondit-il.
Ali lui trancha la tête. Le Prophète poursuivit son chemin et parvint à Médine un jour avant les prisonniers. »

Condamnation de Habbâr : « Le Prophète, ayant appris l’inconduite de Habbâr, lui envoya quelques-uns de ses compagnons : « Si vous mettez la main sur ce Habbâr ibn al-Aswad, leur dit-il, brûlez-le sur un bûcher ». Le lendemain, se ravisant, le Prophète leur envoya dire : « Je vous avais ordonné de brûler Habbâr. Puis j’ai pensé que le supplice du feu, Dieu seul pouvait l’ordonner. Si vous arrivez à le saisir, tranchez-lui simplement la tête. » »

Extermination des juifs Banû Quraydha à Médine : se reporter à l’article dédié à ce sujet (Banû Quraydha) : « Le Prophète ne cessa de les égorger jusqu’à leur extermination totale. »

Exécution du juif Huayy ibn Akhtab : « On fit donc venir Huayy ibn Akhtab devant le Prophète. Il avait les mains ligotées autour du cou et portait un manteau d’un rose éclatant, qu’il avait, pour ôter à ses geôliers toute envie de vol, tailladé de toutes parts :
–  Je ne regrette absolument pas, dit-il au Prophète, d’avoir été ton ennemi, mais, je le constate, quiconque abandonne Dieu, Dieu l’abandonne.
Et s’adressant à l’assistance :
–  Nous acceptons l’ordre de Dieu. C’est une tuerie que Dieu a décidé d’inscrire dans le destin du peuple d’Israël.
Puis il s’assit et le Prophète lui trancha la tête. »

Torture et exécution de Kinânah : « L’Envoyé d’Allah ordonna de creuser la ruine. On en extraya une partie du trésor des juifs. Il demanda à Kinânah où se trouvait le reste. Mais Kinânah refusa de l’indiquer. L’Envoyé d’Allah ordonna à al-Zubayr bin al-‘Awwâm de le torturer jusqu’à ce qu’on extraie ce qu’il y a chez lui. Al-Zubayr se mit à faire brûler, par un briquet, sa poitrine, jusqu’à ce que Kinânah fût sur le point de mourir. Puis l’Envoyé d’Allah l’a livré à Muhammad bin Maslamah. Celui-ci lui coupa son cou en vengeance de son frère Mahmûd bin Maslamah. »