La violence innée de l’islam : y viendrait-on (enfin) doucement… ?

Alors que le lien congénital de l’islam avec la violence est évident pour tout le monde, combien de dénis de réalité subit l’Occident depuis tant d’années de la part des musulmans au cri de « pas d’amalgame », remède bien commode censé exorciser le mal que représente l’esprit critique dans la tête des non-musulmans ?

Mais face aux évidences à répétition, des esprits plus éclairés que les autres ne peuvent plus trouver de nouvelle échappatoire. Il y a bien un vrai problème dans l’islam et il faut le traiter. Écoutons l’émission de France 2 « Islam » du dimanche 22 novembre 2015 :

France 2 Islam 151122 Extrait 1

France 2 Islam 151122 Extrait 5

À la question du journaliste : « Quelle est votre lecture des attentats et comment cela a-t-il été rendu possible ? », Ghaleb Bencheikh répond : « Sans auto-flagellation aucune et sans dolorisme aucun, ceci est dû aussi à la somme des démissions, des abdications, de la frilosité, à n’avoir pas su voir, n’avoir pas su endiguer en son temps la déferlante d’extrémistes ou jihadistes. (…) Nous ne pouvons pas indéfiniment dire que la tradition religieuse islamique est une religion de bonté, d’amour, de miséricorde, de sollicitude, de prise en compte de l’intérêt d’autrui – que nous croyons –, et oublier qu’il y a aussi au sein de cette tradition un corpus de sacralisation de la violence, un discours fielleux sur la guerre, justifié par le recours à la révélation coranique ou à la tradition en tant que telle. Eh bien, ça a poussé les illuminés exaltés, les idéologues, les sermonnaires, à – je n’aime pas beaucoup la lecture sociologisante, mais en tous cas – les laisser-pour-compte, les marginalisés, à commettre l’irréparable, ce que nous condamnons non seulement avec force, mais nous devons endiguer toute cette déferlante. »

Ghaleb Bencheikh reconnaît donc, fait rarissime chez les musulmans, l’existence claire d’une problématique spécifique : celle du lien congénital de l’islam avec la violence, violence figurant explicitement dans le Coran et la Tradition du Prophète. Cette prise de conscience, cette sortie du monde des dénis de réalité, sont absolument à saluer. C’est le premier pas, car on ne peut pas soigner un malade si on refuse de diagnostiquer sa maladie.

La question fondamentale est alors la suivante : comment les musulmans vont-ils faire leur auto-critique sans remettre en cause tout l’édifice de l’islam ? Cela paraît impossible.

Discours de Bernard Cazeneuve à la mosquée de Cenon, Bordeaux (25 février 2015)

Il est intéressant d’analyser la position du gouvernement français, par la voie de son ministre de l’intérieur, sur la question musulmane. Voici quelques commentaires relatifs au discours prononcé le 25 février 2015 par Bernard Cazeneuve.

http://www.interieur.gouv.fr/Le-ministre/Interventions-du-ministre/25.02.2015-Discours-de-M.-Bernard-Cazeneuve-a-la-mosquee-de-Cenon-Bordeaux

  • « La loi interdisant le port du voile intégral doit ainsi être appliquée avec fermeté. » 

Bernard Cazeneuve peut-il alors nous expliquer pourquoi cette loi n’est pas appliquée et, pire, pourquoi les policiers semblent avoir reçu des consignes pour ne pas l’appliquer ?

  • « Le président de la République a d’ores et déjà annoncé sa volonté de durcir la répression des actes et des menaces racistes,  antisémites et anti-musulmans. La prévention et la répression des actes anti-musulmans constitueront un axe majeur du plan d’action pour la lutte contre le racisme et l’antisémitisme que prépare actuellement le nouveau délégué interministériel (…). J’ai pour ma part donné instruction aux préfets de signaler systématiquement aux procureurs de la République tous les actes racistes, antisémites ou anti-musulmans dont ils auraient connaissance.  »

Et les actes anti-chrétiens ? Ils ne comptent pour rien ? Bernard Cazeneuve mentionne en fin de discours un rapide : «  Quant aux profanations de cimetières et de lieux de cultes, elles touchent toutes les confessions, et notamment la religion chrétienne, et sont, hélas, en nombre croissant. » Mais on voit bien que cela n’est vraiment pas dans ses priorités ni dans celles du gouvernement français.

  • « Je comprends que les musulmans trouvent injuste de devoir sans cesse rappeler qu’ils n’ont rien à voir avec de tels crimes. Chacun sait que l’immense majorité des Français de confession musulmane ont fermement et évidemment condamné les attentats perpétrés sur notre sol, ainsi que la volonté des terroristes d’invoquer la religion pour justifier leurs actes criminels. Mettre en relation les exactions de quelques individus avec les comportements et les valeurs de cinq millions de Français musulmans relève soit d’une coupable ignorance, soit d’une malhonnêteté inacceptable. »

Pour quelle raison cette demande de justification paraît-elle aussi insupportable ? Les musulmans ne sont-ils pas les représentants vivants d’une idéologie religieuse qui, de façon objective, sème la terreur dans le monde depuis plusieurs décennies ? Les musulmans ne portent-ils pas une responsabilité collective dans l’absence de dénonciation et de manifestation ferme et massive devant ces faits, même ceux qui se passent à l’étranger ou dans les pays musulmans (ex. absence de respect des droits de l’homme), ainsi que dans leur incapacité à purger leur doctrine de tous les ferments d’extrême violence, nombreux, qui y figurent avec une évidence criante (cf. jihad) ? Vouloir ignorer cette réalité relève bien d’une coupable ignorance ou d’une malhonnêteté inacceptable : celle du personnel politique français depuis des années.

D’ailleurs plusieurs représentants de la communauté musulmane ne sont pas de l’avis du ministre et jugent bien qu’il y a effectivement aujourd’hui des comptes à rendre aux non-musulmans quant à la violence que l’Occident et notamment la France subie depuis tant d’années (cf. violence).

  • « La République laïque garantit à chaque Français la liberté de conscience, par là même la liberté de croire ou de ne pas croire » 

Bernard Cazeneuve semble oublier que le C.F.C.M., dont il vante par ailleurs les qualités et qu’il considère être « l’interlocuteur privilégié de l’État », refuse encore aujourd’hui d’inscrire dans la charte des droits du musulman le droit d’apostasier (cf. apostasie). Il est donc intéressant de noter que le gouvernement français choisit comme interlocuteur privilégié une organisation qui refuse la liberté de conscience.

  • « Ma conviction (…) est que l’enseignement privé confessionnel musulman doit pouvoir se développer dans le respect des principes républicains. »

Bernard Cazeneuve peut-il nous expliquer comment l’enseignement confessionnel musulman pourrait être compatible avec les principes républicains puisqu’il consiste à enseigner une doctrine qui prône ou autorise (entre autres) l’inégalité naturelle homme/femme, la répudiation, la polygamie, les châtiments corporels, l’absence de liberté de conscience, le communautarisme ?

  • « Il y a beaucoup à faire aussi pour aider à mieux faire connaître l’islam comme religion et comme civilisation par nos compatriotes, en partenariat avec les musées, les bibliothèques, les médias audiovisuels. (…) Des cours de langue arabe et de civilisation arabo-musulmane, ainsi que des cours de soutien scolaire, seraient proposés à tous. Le Gouvernement a également décidé de relancer les études sur l’islam de France et l’islamologie à l’Université. Cette relance s’appuiera sur un programme précis, que je piloterai conjointement avec la ministre de l’Education nationale. Il existe une grande tradition d’islamologie française, illustrée par exemple par les noms de Louis MASSIGNON, Maxime RODINSON et Jacques BERQUE, et que nous devons contribuer à faire renaître.»

Il est extrêmement surprenant que l’État français se transforme ainsi factuellement en propagandiste de l’islam : est-ce bien là le rôle d’un État laïc ? Si la communauté musulmane se sent frustrée par une méconnaissance de la contribution de l’islam au monde occidental, que ne se prend-elle en main elle-même pour promouvoir cet héritage ? N’est-elle pas la mieux située ? Pourquoi, depuis tant d’années que chacun est libre en France et en Europe (contrairement à ce qui se passe dans les pays musulmans) de mener toutes les recherches possibles et imaginables cette évidence de la contribution musulmane ne s’est-elle pas imposée avec une immense clarté ?

Les femmes capturées par les musulmans peuvent être violées ou vendues

On sait que Mahomet et ses partisans conduisirent de nombreuses batailles, razzias, dont un des objectifs principaux étaient notamment de se procurer des biens et des femmes. Dans ce cas, les femmes captives deviennent esclaves et sont donc soumises au bon vouloir de leur maître qui peut les violer comme bon lui semble, sous réserve de respecter le délai imposé par Mahomet pour s’assurer de la pureté de la femme. Il n’y a d’ailleurs pas de raison a priori pour que Mahomet ait procédé différemment avec les femmes captives qu’il s’attribuait.

La Sîra précise en effet : « L’Envoyé d’Allah fit faire prisonnières [ndlr lors de la bataille de Khaybar] Saffiya bint Huyayy, elle était la femme de Kinana Ibn al-Rabi, ainsi que deux de ses cousines du côté paternel. L’Envoyé d’Allah choisit pour lui-même Saffiya. Dihyah Ibn Khalifa al-Kalbi avait auparavant demandé à l’Envoyé d’Allah de lui donner Saffiya, mais quand l’Envoyé d’Allah l’a choisie pour lui-même, il donna à Dihyah ses deux cousines. Les autres femmes captives furent distribuées aux autres musulmans. (…) Ibn Ishâq dit : Abdallah Ibn Abi Nujayh m’a rapporté sur l’autorité de Makhul que l’Envoyé d’Allah leur interdit ce jour-là quatre choses : 1) s’accoupler avec les femmes captives enceintes ; (…) L’Envoyé d’Allah a dit : « Il n’est pas licite à un homme qui croit en Dieu et en le Jour dernier d’arroser par son sperme le sperme d’autrui – c’est-à-dire de s’accoupler avec les femmes captives enceintes. Il n’est pas licite à un homme qui croit en Dieu et au Jour dernier de s’accoupler avec une femme captive [ndlr c’est-à-dire, concrètement, de la violer] avant de s’assurer qu’elle est en état de pureté. »  »

La jurisprudence chaféite confirme : « Quand un enfant ou une femme deviennent captifs, ils deviennent esclaves du fait de la capture, et le précédent mariage des femmes est immédiatement annulé. »

Bien sûr, en dehors du viol, il y a aussi la vente, également pratiquée par Mahomet comme l’indique la Sîra « Ibn Ishâq dit : Puis, l’Envoyé d’Allah fit le partage des biens des Banû Quraydha (cf. banû Quraydha), de leurs femmes et de leurs enfants entre les musulmans. En ce jour, il indiqua les parts pour les cavaliers et les parts pour ceux qui combattirent à pied. (…) Ce fut le premier butin où on fit le partage en parts et où on déduisit le cinquième. C’est d’après cette règle et ce qu’a fait l’Envoyé d’Allah que se faisait désormais le partage du butin dans les campagnes. Puis, l’Envoyé d’Allah envoya Sa’d Ibn Zayd al-Ansair, frère des Banû Abd al-Ashhal à Najd avec des femmes captives de Banû Quraydha pour les vendre et acheter en échange des chevaux et des armes. »

L’État islamique ne fait donc rien d’autre qu’appliquer la doctrine de Mahomet à l’issue de ses combats, doctrine parfaitement justifiée par la pratique du Prophète et de ses Compagnons.

Mahomet, un modèle exemplaire à suivre : vous êtes sûrs ?

La vénération des musulmans pour Mahomet est proverbiale et viscérale, d’où des réactions épidermiques lorsqu’on ose les chatouiller sur ce sujet. Essayons de comprendre pourquoi.

  • L’obéissance due à Mahomet : comment installer son culte de la personnalité

Bien que Mahomet ne soit qu’un simple messager d’un point de vue doctrinal, puisque tout le message qu’il délivre vient d’Allah directement – Mahomet ne fait que répéter (cf. messager) –, Mahomet a su organiser par la religion autour de sa personne un culte de la personnalité destiné à asseoir son pouvoir et son autorité (c’est en tous cas une lecture simple et tout à fait réaliste de l’histoire). Le Coran introduit en effet une quasi équivalence entre obéir à Allah et obéir à Mahomet, et ne semble guère pousser les individus à développer leur esprit critique (cf. critique).

Coran, sourate 2, verset 229. « (…) Voilà les ordres d’Allah. Ne les transgressez donc pas. Ceux qui transgressent les ordres d’Allah sont des injustes. »

Coran, sourate 3, verset 50. « (…) Craignez Allah et obéissez-moi. »

Coran, sourate 5, versets 101&102. « Ô les croyants! Ne posez pas de questions sur des choses qui, si elles vous étaient divulguées, vous causeraient du mal. Si vous posez des questions à leur sujet, au moment où le Coran est révélé, elles vous seront néanmoins divulguées mais Allah effacera votre faute à ce propos. Allah pardonne et est miséricordieux. Un peuple avant vous avait posé des questions pareilles puis, devint pour cette raison mécréant. » 

Coran, sourate 24, verset 54. « Obéissez à Dieu ! Obéissez au Prophète ! »

Coran, sourate 33, verset 35. « Soumis et soumises à Allah, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, (…) : Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense. »

Coran, sourate 33, verset 36. « Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah et son messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Quiconque désobéit à Allah et à son messager est dans un égarement évident. »

  • L’imitation servile de Mahomet

L’obéissance induit naturellement l’exemplarité du chef et donc son imitation. Ainsi, jusqu’à aujourd’hui, le culte de la personnalité à propos de Mahomet paraît très fort dans la culture musulmane. Mahomet est considéré par les musulmans comme un homme exemplaire à tous points de vue, un modèle pour tout bon musulman, car tout ce qu’il fait lui est inspiré par Allah comme l’indique le Coran :

Coran, sourate 53, versets 2 à 4. « Votre compagnon [ndlr Mahomet] ne s’est pas égaré et n’a pas été induit en erreur et il ne parle pas sous l’effet de la passion ; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée. »

Havre de savoir Humanisme de Mahomet

Havre de savoir Humanisme de Mahomet Extrait

Mahomet étant donc exemplaire en tout, le fait est que les compilateurs musulmans sont allés jusqu’à scruter le moindre geste ou comportement de Mahomet afin de le copier. Les hadiths du Prophète fourmillent de remarques ou de descriptions de cet ordre : tout comportement, toute attitude de Mahomet devient exemplaire, quand bien même elle semble bien éloignée de toute préoccupation religieuse ou spirituelle, Mahomet étant par ailleurs extrêmement superstitieux (ce qui ne cadre guère avec la religion).

Pour donner une idée du degré de détail – qu’on peut avoir peine à imaginer (imagine-t-on les chrétiens ou les bouddhistes noter la façon dont le Christ ou Bouddha faisait leurs besoins ?) – jusqu’où va se nicher l’« imitation de Mahomet » (car si d’infimes détails ont été notés, c’est que cela avait de l’importance en vue d’une imitation : sinon, pourquoi les noter ?), voici quelques hadiths authentiques (« sahih ») sur différentes thèmes (se reporter au bréviaire de l’islam Breviaire pour une vision plus complète).

Hadith (Bukhari) : Aïcha a dit : « L’Envoyé de Dieu m’a enjoint d’employer l’exorcisme contre le mauvais œil ».

Hadith (Bukhari) : Anas dit : « Voici la parole que prononçait le Prophète quand il entrait dans les cabinets d’aisance : « Ô mon Dieu, je me réfugie auprès de toi, contre les démons mâles et femelles » ».

Hadith (Bukhari) : D’après Abû Hurayra, l’Envoyé de Dieu a dit : « Lorsque l’un de vous se chausse, qu’il commence par le pied droit et, lorsqu’il se déchausse, qu’il commence par le pied gauche ; que le pied droit soit chaussé le premier et qu’il soit déchaussé le dernier ».

Hadith (Bukhari) : D’après Abû Hurayra, le Prophète a dit : « Le bâillement vient de Satan : lorsque l’un de vous a envie de bâiller, qu’il y résiste donc de toutes ses forces ; car quand l’homme dit ha ! il fait rire Satan ».

Hadith (Muslim) : D’après Abû Ayyûb Al-Ansârî, le Prophète a dit : « Quand vous allez satisfaire un besoin naturel, ne faites pas face à la Qibla [ndlr direction de La Mecque] ni lui tournez le dos non plus, mais orientez-vous vers l’est ou l’ouest ».

Hadith (Muslim) : D’après Abû Qatâda, le Prophète a dit : « Ne tenez pas votre verge de la main droite en urinant ; ne vous essuyez pas de la main droite après la satisfaction des besoins naturels ».

Hadith (Muslim) : Selon ‘Abû Hurayra, le Prophète a dit : « Que celui qui se nettoie les orifices naturels du corps après les besoins naturels (en usant de l’eau ou de la terre), le fasse à un nombre impair [c’est-à-dire une, trois, cinq, etc. fois] ».

Hadith (Muslim) : D’après Abû Saîd Al-Khudrî, le Prophète, ayant aperçu un crachat sur le mur de la Qibla de la mosquée, prit un caillou pour le frotter. Ensuite, il interdit au fidèle voulant cracher, de le faire devant lui ou à sa droite, mais seulement à sa gauche ou sous son pied gauche.

Hadith (Bukhari, Muslim) : Abdallah ibn Jafar a dit : « J’ai vu l’Envoyé d’Allah manger des dattes fraîches avec du concombre ».

Hadith (Bukhari) : Jâbir a dit : « Le Prophète a interdit de mêler le raisin sec avec des dattes et des dattes vertes avec des dattes mûres ».

Quel sens spirituel donner à cette imitation servile de tous les faits et gestes de Mahomet ?

  • Mais, au fond, en quoi le comportement de Mahomet est-il exemplaire ?

Or si on lit les hadiths et la Sîra, faut-il considérer comme exemplaires les comportements suivants :

–  Appeler et pratiquer le jihad, Mahomet ayant tué lui-même ou fait tuer de nombreux « ennemis » (considérés comme tels dès lors qu’ils ne reconnaissaient pas Mahomet rejetaient sa nouvelle religion) au nom d’une religion « de paix et d’amour » (cf. jihad de Mahomet) ;

–  Pratiquer l’assassinat nominatif de ses opposants, quand bien même il s’agissait d’artistes (poètes, chanteuses,….)  (cf. jihad de Mahomet) ;

Pratiquer la coutume tribale des razzias pour obtenir du butin (cf. butin) ;

Pratiquer avec ses partisans l’esclavage (et donc le viol) avec les femmes capturées à l’occasion des batailles (cf. femmes captives) ;

Chasser ou exterminer (par égorgement) de sang-froid les juifs d’Arabie (cf. extermination des juifs) ;

Multiplier les épouses (jusqu’à 9 en même temps) (cf. 9 épouses) ;

Avoir des relations sexuelles régulières avec une petite fille (Aïcha) à compter de ses 9 ans (lui en ayant 53 et plus) (même pour l’époque, cela n’avait guère l’air fréquent…) (cf. aïcha).

De quelle exemplarité parle-t-on ? Qu’y a-t-il de spirituel dans tout cela ? Où sont l’amour et la paix ? Est-ce bien sur le comportement de cet homme que repose tout l’islam ?

La violence musulmane : un début bien timide de reconnaissance d’une responsabilité pourtant évidente

À l’occasion des attentats du 13 novembre 2015, l’émission de France 2 « Islam » du 22 novembre 2015 revient, entre autres, sur la question de la violence dans l’islam et de la responsabilité de la communauté musulmane sous deux angles : la condamnation publique des attentats du 13 novembre ; la difficulté de l’islam à extirper de sa doctrine ses ferments violents.

France 2 Islam 151122 Extrait 1

France 2 Islam 151122 Extrait 3

  • La condamnation publique des attentats du 13 novembre 2015

Chacun sait que depuis des années que des attentats terroristes se produisent en France, les voix des musulmans de France ne se font guère entendre pour condamner ces agissements. Ce silence effroyable est la preuve d’une relative indifférence de la communauté musulmane vis-à-vis du sort des non-musulmans dans les pays occidentaux. Les voix musulmanes se réveillent surtout lorsque les musulmans craignent que ces agissements finissent par avoir un impact sur la perception par les non-musulmans des musulmans vivant dans les pays occidentaux : sans cette crainte, magistralement illustrée par le « pas d’amalgame », il ne se passe rien. L’émission fait en réalité le même constat.

Le Journaliste : « Les oulémas, les théologiens, que nous venons d’entendre, qui viennent de l’Égypte, qui ont condamné religieusement, théologiquement, justement ces crimes. C’est quand même extraordinaire d’entendre, justement de la voix des gens autorisés, une condamnation sans ambiguïté. »

Il quand même stupéfiant que le journaliste trouve « extraordinaire » le faits que des musulmans égyptiens (la communauté musulmane formant une grande famille comme on le sait, « l’oumma ») condamnent ces attentats (avec cela étant un mauvais argument cf. ). D’abord, on se serait attendu au fait que l’émission choisisse prioritairement des dignitaires musulmans français pour condamner ces actes : visiblement, cela ne doit pas être si évident d’en trouver (en dehors du responsable de l’émission)… Ensuite, le terme « extraordinaire », pour choquant qu’il paraisse est en réalité bien choisi : car cette condamnation par les musulmans rompt effectivement avec le silence ordinaire, habituel. D’ailleurs, c’est surtout le fait qu’elle soit sans ambiguïté qui surprend : les non-musulmans français étaient plutôt habitués à des attitudes ambiguës, le manque de sincérité des condamnations sautant habituellement aux yeux. Enfin, la référence aux « gens autorisés » laisse perplexe car on s’attendrait à des témoignages de tous les musulmans, ce qui aurait beaucoup plus de force que les témoignages isolés de quelques personnalités dont on ne sait pas qui ils représentent réellement.

À cela, Ghaleb Bencheikh répond : « Oui, et tant mieux, et il vaut mieux tard que jamais. Parce que nous pâtissions – cette fois-ci le nous je l’entends à l’ensemble des citoyens français, mais je le restreins aussi à la composante islamique de la nation – nous pâtissions d’une double difficulté : d’abord les citoyens français étaient sommés de se fondre d’une manière camaléonesque au sein de la nation, sans aucune référence à leur propre confession ; au même moment on leur demandait de se déterminer comme musulmans pour condamner la barbarie. » Et le journaliste enchaîne : « Autrement dit, vous n’êtes pas une communauté musulmane quand cela nous convient, mais dès lors qu’il y a une tragédie on vous désigne comme des musulmans pour vous exprimer. »

Il est quand même étonnant d’entendre une personnalité musulmane modérée avec une forte notoriété reprendre à son compte l’argument victimaire au travers de la contrainte qui serait imposée au musulman français de « se fondre de manière camaléonesque » dans la communauté française, comme si on imposait en France aux musulmans un châtiment particulier et qu’il y avait derrière tout cela – ce qui apparaît en filigrane dans le discours du journaliste – une stigmatisation (mot que les musulmans chérissent) bien spécifique.

Ce qui est demandé, c’est un respect des valeurs et des traditions françaises : c’est quand même la moindre des choses quand on prétend être français ! Ensuite, il faudrait que les musulmans nous expliquent pourquoi ils sont la seule communauté à poser un tel problème d’intégration et d’assimilation en France : ni les juifs, ni les bouddhistes, ni les vietnamiens, etc. ne se plaignent de quoi que ce soit. Musulmans, arrêter de vous plaindre, comme vous le conseille Tariq Ramadan (cf. victimisation).

  • La difficulté des musulmans à extirper de leur doctrine ses ferments violents pour proposer une sagesse

D’ailleurs, si les musulmans se plaignent de se voir mettre en face de leurs responsabilités, il semble que d’autres voix comprennent cette requête légitime des non-musulmans, car cela fait quand même des années que le terrorisme musulman touche l’Europe et plus généralement l’Occident.

Ainsi Rachid Abou Houdeyfa, que l’on goûte d’habitude dans un registre différent, a déclaré au lendemain des attentats : « Il y a eu, et il y a toujours eu, ici des gens égarés, qui revendiquent leur acte criminel au nom de telle ou telle religion. Aujourd’hui, c’est au nom de l’islam malheureusement. Et c’est pour cela qu’il est important que nous, musulmans, responsables religieux, eh bien nous nous justifiions, contrairement à ce que certaines personnes disent en répétant : « on n’a pas à se justifier, cela n’a rien à voir avec l’islam, etc. ». Soit, mais qu’on le veuille ou non, c’est des actes revendiqués au nom de l’islam. D’où l’importance de se justifier, de rappeler, haut et fort, avec fermeté, clairement, sans ambiguïté, que ces actes n’ont rien à voir avec l’islam. Et il est important aussi que les responsables religieux, particulièrement bien sûr les imams, lors des prêches du vendredi, non seulement condamnent, mais condamnent avec des preuves scientifiques et religieuses, et ne limitent pas simplement à condamner. Il est important aussi d’agir concrètement, au-delà de condamner sur ces actes inqualifiables de barbares – qualifiés de « barbares » si on veut – eh bien, ici, il est temps d’agir, de différentes façons (…). »

Rachid Abou Houdeyfa Attentats nov 2015

Rachid Abou Houdeyfa Attentats nov 2015

De son côté, Ghaleb Bencheikh s’enfonce dans la contradiction en déclarant, après s’être plaint de demandes de justification illégitimes (cf. ci-dessus) : « Les condamnations, les réprobations seules ne suffisent pas. Mais il faut aussi s’attaquer aux racines de la tragédie et aux racines du mal. (…) Les dignitaires, les hiérarques, les imams, les muftis, eux, avaient une véritable responsabilité, plus qu’engagée. Et, encore une fois, nous récoltons la moisson de nos démissions, de nos abdications, parce que lorsque le discours fielleux sur la violence sacrée, sur le jihad détourné, même dans son acception proliférée, eh bien on avait, par-ci par-là, que quelques petits atermoiements, le louvoiement, et encore une fois la frilosité nous a amenés à la tragédie dans laquelle nous nous trouvons. »

Si Ghaleb Bencheikh reconnaît la responsabilité des dignitaires religieux, jusqu’à leur « louvoiement », et de façon plus générale celle de la communauté musulmane – qui récolte selon lui aujourd’hui ce qu’elle a semé –, pourquoi se plaindre et trouver illégitime que les occidentaux demandent des comptes aux musulmans ? On nage dans l’incohérence.

  • Conclusion : c’est visiblement bien difficile de faire face à ses responsabilités ; avec tout ça, on n’est pas sorti de la Casbah…

« Made in France » : comment réduire la problématique du terrorisme musulman à de la psychiatrie

Made in France

Les attentats du 13 novembre 2015 ont conduit au report de la sortie d’un film : « Made in France ». Il m’a néanmoins été donné de le voir en avant-première. Non, sans un grand malaise. Voici pourquoi.

Ce film retrace le parcours d’un petit groupe de jeunes français de banlieue, musulmans de fraîche date ou dont l’islam est en cours de radicalisation, décidés à faire le jihad, jusqu’à l’engrenage de la préparation d’un attentat.

La qualité essentielle du film est de donner un bon aperçu de la vacuité abyssale de l’existence de ces jeunes garçons qui trouvent dans l’islam et le jihad une façon de se donner un peu de contenu existentiel : bref, des paumés qui ne savent même plus bien à la fin quelles sont leurs motivations réelles. Cette violence de bas étage a déjà été filmée de façon très percutante : regardez Gomorra.

Le problème est que l’islam n’est dans ce film qu’un prétexte pour entrer dans une problématique qui n’est plus vue que sous un angle psychiatrique : qu’est-ce qui peut conduire des jeunes à envisager des actes extrêmement violents consistant à tuer des gens au hasard ? y a-t-il une fascination du mal ? etc…

Tout lien est en réalité rompu rapidement avec la question de l’islam : une fois l’amorce consumée (un prêche musulman classique dans un local rudimentaire pour situer l’action dans le monde des banlieues musulmanes françaises), l’action perd tout lien avec l’islam : le film veut couper le cordon ombilical entre la violence et l’islam. On bascule ainsi dans une étude psycho-sociologique qui pourrait s’appliquer à n’importe quel désordre mental.

Pourtant, depuis des décennies, il n’y a que l’islam qui conduise à des attentats dans les pays occidentaux : inutile d’en faire une liste que tout le monde connaît et qui remplit page après page… Rappelée à cette triste réalité, l’équipe du film n’a eu aucune réponse à apporter. Les auteurs s’interrogent-ils sur la raison pour laquelle c’est l’islam qui depuis des décennies alimente le terrorisme religieux et non le bouddhisme, le christianisme ou le judaïsme ? Pas le moins du monde.

En réalité, l’argument implicite du film, argument hautement discutable, est qu’il n’y a pas de problème de violence dans l’islam et qu’il faut donc se concentrer sur le seul vrai problème qui reste : la psycho-pathologie de jeunes garçons complètement perdus placés sous les ordres d’un psychopathe et auxquels tout bon psychanalyste va trouver moult circonstances atténuantes. D’un côté, le gentil journaliste musulman, de l’autre les méchants islamistes qui fomentent des attentats et qui ne sont en réalité que de pauvres jeunes gens perdus : c’est pathétique !

Interrogée à l’issue de la projection sur l’absence totale de réflexion et de base doctrinales sérieuses dans le film à propos de l’islam, l’équipe du film, et en particulier l’un des deux acteurs principaux, Dimitri Storoge, n’a eu d’autre argument que celui de répondre comme toujours qu’« il ne fallait pas faire d’amalgame », réponse stéréotypée quand on n’a pas d’argument et qu’on y connaît rien.

Un film à fuir donc si vous aimez la vérité et si vous en avez assez du politiquement correct et de la censure médiatique en France qui empêchent de poser les questions qui fâchent et donc surtout de comprendre, dans le contexte par ailleurs que nous connaissons tous en ce mois de décembre 2015. Dans ce cas d’ailleurs, il est probable vous ne tarderez pas à vous faire traiter d’islamophobe…

En revanche, si votre ambition est seulement de voir un film à suspense français, vous y trouverez peut-être votre compte.

Port du voile islamique et établissement public : la CEDH donne raison à la France

Source : Le Monde

Une assistante sociale française, qui contestait son licenciement prononcé en décembre 2000 en raison de son refus d’ôter son voile islamique, a été déboutée, jeudi 26 novembre 2015, par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

La juridiction du Conseil de l’Europe a estimé que cette décision – Affaire Ebrahimian c. France, requête no 64846/11 –, motivée par le principe de laïcité, « fondateur de l’État » français, et celui de neutralité, imposés aux agents des services publics, ne constituait pas une violation du droit à la liberté de religion.

Dans un arrêt rendu à l’unanimité des juges, elle rappelle qu’« il ne lui appartient pas de se prononcer sur le modèle français » mais reconnaît que ces principes poursuivent « le but légitime qu’est la protection des droits et libertés d’autrui ». « Les autorités nationales n’ont pas outrepassé leur marge d’appréciation en constatant l’absence de conciliation possible entre les convictions religieuses de Mme Ebrahimian et l’obligation de s’abstenir de les manifester », ajoute-t-elle.

La requérante, Christiane Ebrahimian, avait été recrutée en contrat à durée déterminée, fin 1999, comme assistante sociale au service de psychiatrie du centre d’accueil et de soins hospitaliers de Nanterre. Elle avait été informée un an plus tard que son contrat ne serait pas renouvelé en raison de son refus d’enlever sa coiffe et que cette décision faisait suite à des plaintes formulées par certains patients.

Un arrêt qui complète la jurisprudence de la CEDH

Ce nouvel arrêt de la cour de Strasbourg complète une jurisprudence jusqu’à présent constante, depuis une décision de la CEDH datant de 2004 et reconnaissant à la Turquie le droit d’interdire le port du voile à l’université. Cette interdiction a été levée depuis à l’initiative du gouvernement islamoconservateur de l’AKP.

Les juges européens avaient par la suite débouté en 2008 deux collégiennes françaises qui contestaient l’interdiction du port du voile dans les établissements scolaires.

Ils ont validé en 2014 la loi française interdisant le port du voile intégral dans l’espace public en déboutant à son tour une Française d’origine pakistanaise qui invoquait son droit au respect de sa vie privée et de ses convictions religieuses.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/religions/article/2015/11/26/port-du-voile-islamique-et-etablissement-public-la-cedh-donne-raison-a-la-france_4818068_1653130.html#ttQEOc2PGAP7LKsi.99

Tariq Ramadan reconnaît des liens entre l’Arabie Saoudite, le Qatar et le terrorisme musulman

À l’occasion des attentats du 13 novembre 2015, Tariq Ramadan est intervenu à la télévision française à partir du Qatar pour condamner ces actes mais aussi pour faire d’autres commentaires. Parmi ceux-là, un retient l’attention : la reconnaissance de liens entre les deux principaux pays du Golfe et le terrorisme musulman.

Tariq Ramadan Qatar Attentats 151114

Tariq Ramadan Qatar Attentats 151114

À la question du journaliste : « Le Qatar a souvent été critiqué ou soupçonné en tout cas de financer les organisations terroristes. Qu’est-ce que vous avez à répondre sur ces accusations ? », Tariq Ramadan répond : « J’ai pu écrire là-dessus en disant qu’effectivement il y avait des financements qui ne passaient pas forcément par l’État mais qui passaient pas des institutions et qui étaient liées déjà en amont, pas forcément avec des terroristes, avec des lectures, qui sont des lectures binaires, qui sont des lectures littéralistes et qui sont en fait ce qui nourrit après la possibilité de la violence, et que de ce point de vue-là, le Qatar comme l’Arabie Saoudite, comme tous les États du Golfe doivent être critiqués dans, parfois, la gestion totalement contradictoire, d’un côté d’une ouverture sur le monde et sur les autres valeurs, et d’un autre côté, parfois des politiques qui sont liées à des groupes qui défendent des idéologies problématiques. »

Tariq Ramadan reconnaît ainsi à mots couverts l’existence de financements par des organisations qataries ou saoudiennes de groupes « à la lecture littérale de l’islam », en clair des groupes prônant le jihad (à l’exemple de celui pratiqué par Mahomet) et donc le terrorisme. On ne peut que remercier Tariq Ramadan de reconnaître ce que certains se voient violemment reprocher en Europe par les « pas-d’amalgame » : la vérité.

Outre ce commentaire, il est également intéressant de noter le propos suivant de Tariq Ramadan : « Je pense que ce qui est en train de se passer avec Daesh aujourd’hui, ce sont des groupes qui utilisent et instrumentalisent des versets ou des interprétations qui ne sont pas du tout représentatives de ce que les musulmans à travers le monde croient et défendent. (…) Il faut que la conscience musulmane le dise avec force, que cela n’est pas acceptable, que cela ne nous représente pas. »

Encore une fois, il s’agit de formuler des incantations sur l’autel de paix et d’amour qui serait celui de l’islam. Mais ce n’est pas cela que l’Occident attend. Ce n’est pas une question de dire des choses avec force mais de dire des choses justes : la force n’a rien à voir avec la vérité. Ce que l’Occident attend, ce sont des réponses documentées à partir des textes authentiques de l’islam et qui démontrent que l’islam est effectivement une religion de paix et d’amour. Au travail, car ce n’est pas gagné !

Islam, Valeurs & Violence : Un regard un peu plus clairvoyant que les autres…

À l’occasion des attentats du 13 novembre 2015, l’émission de France 2 « Islam » du 22 novembre 2015 revient avec raison sur les questions fondamentales (jihad, apostasie, place de la femme, droit des non-musulmans,…) auxquelles l’islam est confronté aujourd’hui de façon intense, la réponse apportée se réduisant le plus souvent à des incantations auxquelles les non-musulmans sont sommés de croire mais sans aucune preuve tangible.

Ghaleb Bencheikh parle de chantiers « titanesques », et ils le sont en effet. 1.400 ans après la mort de Mahomet, la confusion est aujourd’hui générale dans cette religion qui se prétend pourtant si parfaite et explicite, et qui est la seule depuis des années à générer du terrorisme et l’oppression de certaines groupes humains (chrétiens et yézidis entre autres) au nom même de la religion.

Laissons Ghaleb Bencheikh passer en revue ces chantiers « titanesques » :

France 2 Islam 151122 Extrait 1

France 2 Islam 151122 Extrait 1

Ghaleb Bencheikh : « Les chantiers sont titanesques. J’ai envie d’abord de les énumérer très brièvement : »

  • « D’abord le chantier de la liberté, de la liberté de conscience : criminaliser l’apostasie est en soi criminel ; »

Ghaleb Bencheikh reconnaît que la position des musulmans dans le domaine de l’apostasie n’est plus tenable, l’apostasie étant clairement condamnée par l’islam (cf. apostasie) et conduisant dans la quasi-totalité des pays musulmans à la condamnation à la prison ou à la décapitation. Rappelons que le C.F.C.M. refuse encore aujourd’hui en 2015 d’accorder aux musulmans de France le droit d’apostasier (cf. aujourd’hui).

  • « désintriquer la politique d’avec la religion, donc le chantier de la laïcité et du pluralisme; »

On ne voit pas comment les musulmans peuvent faire puisque l’islam est par définition religion et État (cf. laïcité) : rien ne peut être indifférent au religieux, la vie dans son ensemble, sous tous ses aspects, étant à organiser sous l’égide de Dieu. L’islam rejette clairement la laïcité. Aucun pays musulman aujourd’hui n’est laïc.

  • « le chantier de l’égalité, de l’égalité foncière, fondamentale, ontologique, entre les êtres, par-delà le genre, par-delà l’appartenance confessionnelle; »

Ghaleb Bencheikh ne fait que constater ce qui est une évidence en dépit des dénégations de multiples représentants des musulmans en Occident, notamment en France avec le C.F.C.M., à savoir : l’islam a un sérieux problème avec l’égalité homme-femme (cf. inégalité) et l’égalité des communautés humaines (cf. supériorité). Depuis le temps qu’on le dit !

  • « le chantier de la désacralisation de la violence : comment peut-on s’imaginer qu’il y ait une quelconque efficacité à la violence au XXIème siècle, et de surcroît qu’elle puisse être commanditée par la transcendance et par Dieu, et en se référant au Coran ; »

La violence est omniprésente dans la prédication de Mahomet à compter du moment où il émigre à Médine et où il s’aperçoit qu’il est incapable de rallier les juifs à sa nouvelle religion (cf. jihad). Et comme Mahomet a décidé de ne pas suivre la voie du Christ, c’est-à-dire convertir par la seule puissance de la foi et de façon pacifique, et qu’il n’a pas voulu finir sa vie en prophète incompris, l’insertion de la violence devient inévitable et congénitale à la doctrine de l’islam. Il existe des chapitres entiers de hadiths authentiques justifiant la doctrine du jihad, combat dans la voie d’Allah. La violence figure dans de nombreux versets du Coran. Quant à l’efficacité, ce n’est pas le sujet : le commentaire est assez surprenant. Que cette violence puisse être ou non jugée efficace à telle ou telle période, c’est le principe même de la violence au nom du religieux qui doit être banni.

  • « donc autre question : ce rapport à la révélation coranique : il se trouve que malheureusement on est train de faire l’exégèse sauvage : les criminels, assassins, s’en prévalent en exhibant tel ou tel verset hors contexte ; et de l’autre côté on n’a pas trouvé mieux de leur répondre, y compris dans la prière du vendredi il y a deux jours [ndlr 20 novembre 2015], que d’exhiber aussi des versets coraniques hors contexte, sauf que ceux-là enjoignent à l’amour et la bonté. C’est très bien, mais on est dans le même procédé, dans la même méthodologie et dans la même approche épistémologique. Donc on est dans une situation où on se bat à coups de versets coraniques. C’est le statut même de la révélation qui est à revoir. »

Effectivement, les versets exhibés par les dits « islamistes » sont tout à fait authentiques, ce qui pose déjà un sérieux problème. Les musulmans dits « modérés » contestent leur interprétation mais à coup d’anathèmes et non de démonstrations convaincantes. Les arguments sont assenés sans jamais être démontrés.

Le problème est que la démonstration passe par une analyse précise de la vie de Mahomet qui ressemble de façon assez évidente beaucoup plus à ce que fait l’État islamique aujourd’hui qu’à la vie de Jésus ou de Bouddha. Seuls ceux qui n’ont pas lu la Sîra disent le contraire (c’est-à-dire la très grande majorité des musulmans).

Le statut de la révélation est effectivement totalement à revoir : il s’agit en réalité d’un texte (largement copié du judaïsme) qui a obéi pour l’essentiel à des objectifs politiques, très éloignés de la véritable spiritualité. L’ultime question au fond est : Mahomet était-il un bon musulman ?

  • Conclusion

On ne peut, pour une fois, qu’applaudir le courage nécessaire à l’énoncé de ces constats véridiques et accablants pour l’islam, et qui font généralement l’objet de dénis de réalité intenses et souvent agressifs de la part de la communauté musulmane.

Les chantiers énoncés par Ghaleb Bencheikh sont d’autant plus titanesques que toute évolution de la doctrine de l’islam nécessite des contorsions dialectiques pour rendre acceptables aujourd’hui des textes sacrés qui prêchent clairement sur des sujets fondamentaux le contraire des valeurs occidentales. On se demande bien comment les musulmans vont s’y prendre pour réformer des textes qui semblent irréformables : difficile d’être optimiste après des siècles d’immobilisme face à une résistance encoure vigoureuse d’une communauté qui a énormément de mal à accepter la critique et encore plus de se remettre en cause.

Islam et violence dans le contexte du 13 novembre : un déni de réalité qui confine au mensonge

L’émission de France 2 « Islam » du dimanche 22 novembre 2015 revient sur les attentats du 13 novembre 2015. Le texte ci-dessous porte sur l’analyse de la séquence d’après laquelle l’islam ne contiendrait pas de violence et serait une religion d’amour et de paix.

France 2 Islam 151122 Extrait 4

France 2 Islam 151122 Extrait 4

  • « Il existe dans la tradition religieuse, des paroles mensongères attribuées au Prophète Mohammed, des interprétations totalement erronées et inexactes, sans faits, autour du texte coranique. Il est dit dans le Coran, « Combattez ceux qui vous combattent. Ne soyez pas les instigateurs, car Dieu n’aime pas les provocateurs ». Cela veut dire que tu ne dois combattre que celui qui vient pour te combattre. »

Première remarque : de quelles paroles mensongères parle-t-on ? On ne sait pas.

Deuxième remarque : si un exemple de parole mensongèrement attribuée à Mahomet est celle citée à titre d’illustration, on ne comprend plus rien, car cette citation correspond effectivement à un verset du Coran que les musulmans reconnaissent tous comme authentique et prononcé par Mahomet :

Coran, sourate 2, verset 190 : « Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne soyez pas transgresseurs. Allah n’aime pas les transgresseurs ! »

Donc cet ouléma prend pour illustrer une parole mensongère une parole authentiquement reconnue par les musulmans : la parole n’est pas mensongère. Reste à déterminer si cela ne correspond qu’à un cas de légitime défense : c’est loin d’être le cas (cf. ci-dessous).

  • « Les extrémistes prennent les textes et les retirent de leur contexte : ils se servent du début d’un verset en le dissociant de sa fin pour lui faire dire ce qu’ils veulent. »

Les dits « extrémistes » prennent malheureusement des versets parfaitement authentiques énoncés par Mahomet dans le contexte de la propagation de sa religion par la guerre sainte : le « jihad ». Il n’y a pas de distorsion de sens par les « extrémistes ».

Commençons déjà par le verset 190 de la sourate 2 ci-dessus : il correspond au verset prononcé dans le cadre de la lutte contre les polythéistes Quraychites de La Mecque que Mahomet n’a pas réussi à convaincre par la foi et qui ne voyaient guère d’un bon œil Mahomet constituer un État et une armée qui allaient nécessairement être les instruments de la guerre sainte entamée par Mahomet.

Rappelons juste d’ailleurs, comme l’explique Tariq Ramadan (cf. jihad), que refuser le message de Mahomet, la « paix » de Mahomet (quelle paix !), fait de tout individu un combattant (actuel ou futur) contre l’islam. Mahomet aurait pu choisir la voix du Christ : pourquoi ne l’a-t-il pas choisie ?

De toutes façons, les versets coraniques et les hadiths de Mahomet illustrant la nécessité de la guerre sainte, bien évidemment offensive et pas seulement défensive, sont tellement nombreux qu’on ne peut être qu’effaré par le commentaire de cet ouléma égyptien. Vous pouvez vous reporter au Bréviaire de l’islam téléchargeable sur ce site (cf. bréviaire) pour vous en convaincre.

  • « La France applique le véritable islam : la santé, la protection sociale, le logement, la liberté, la démocratie : c’est cela l’islam. »

Il est certain que les pays musulmans voient avec envie le système de santé et de protection sociale que la France a su mettre en place par le travail des Français depuis des générations, et qu’elle a l’incroyable générosité d’ouvrir à l’immigration (par le regroupement familial notamment) et aux clandestins. Donner la France en exemple est flatteur mais que penser alors de ce que les pays musulmans sont capables de faire lorsqu’ils sont laissés à eux-mêmes ? Si l’islam est si parfait, où sont les pays musulmans qui peuvent servir d’exemple ?

Quant à la liberté et à la démocratie, on manque de s’étouffer : effectivement, la France est un pays libre et démocratique. Combien de pays musulmans le sont aujourd’hui ? Aucun, si ce n’est, avec difficulté, la Tunisie, celle-ci étant devenue la cible naturelle de tous les musulmans orthodoxes car le progrès ne peut passer que par l’abandon explicite ou implicite du Coran et de la Tradition.

  • Conclusion

Mais le plus grave est encore dans tout cela, c’est que de telles absurdités soient colportées par l’islam de France médiatique dans des émissions de musulmans dits « modérés » destinées à un grand public et présentés comme de prétendus arguments pour rassurer les Français sur la compatibilité de l’islam avec les valeurs du monde occidental.