Le porc : la doctrine musulmane et ses conséquences

Les musulmans et le porc par l’imam Mehdi Kabir

Imam Mehdi Kabir

Imam Mehdi Kabir 130405 Porc Villetaneuse

Ce prêche renvoie au Coran même :

Sourate 2, verset 168 : « Ô gens! Mangez ce qui est licite et bon parmi ce qui est sur la terre. Ne suivez point les pas du démon ; il est pour vous un ennemi déclaré. »

Sourate 5, verset 3 : « Vous sont interdits la bête morte, le sang, la chair de porc [1], ce sur qui a été consacré à un autre qu’Allah, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, et celle qu’un fauve a dévorée – sauf celle que vous égorgée avant qu’elle ne soit morte –. (…) »

Le Coran ne fait que reprendre l’interdit juif, cet interdit n’ayant d’ailleurs aucune justification médicale avéré et ne trouvant aucune explication certaine dans l’histoire du peuple juif.

[1] Lévitique 11, 7 : « Vous tiendrez pour impur le porc parce que tout en ayant le sabot fourchu, fendu en deux ongles, il ne rumine pas. »

On a vraiment du mal à voir ce qui peut valoir à cet animal, que Dieu a pourtant choisi de créer, un tel statut abhorré. Au moins peut-il se consoler d’échapper, contrairement aux bovins et ovins, au triste sort de l’égorgement dont on a du mal à penser qu’il est là pour réduire la souffrance des animaux (cf. article Souffrance & Halal).

Mais si la chair de porc est interdite, la gélatine de porc est autorisée comme l’indique cet exposé :

Havre de savoir Gelatine de porc

Havre de savoir Gelatine de porc 1         Havre de savoir Gelatine de porc 2

À vrai dire, la nature pour le moins fantaisiste et renversante des considérations théologico-chimiques contenues dans cet exposé risque de surprendre plus d’un scientifique…

 Cochon

La polygamie dans le Coran

La polygamie est clairement autorisée par le Coran, jusqu’à 4 femmes en même temps :

Sourate 4, verset 3 : « Épousez, comme il vous plaira, deux, trois ou quatre femmes. Mais, si vous craignez de n’être pas équitable, alors une seule, ou des concubines [ndlr ou esclaves de guerre]. Cela afin de ne pas faire d’injustice ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille. »

La polygamie est donc parfaitement autorisée par le Coran mais un autre verset, dont l’interprétation fait couler beaucoup d’encre, indique que le mari doit subvenir aux besoins de sa famille et doit assurer un traitement égal à ses différentes femmes. La polygamie est donc encadrée par une notion d’équité mais qui reste assez floue :

Sourate 4 verset 129 : « Vous ne pourrez pas être équitable entre vos femmes, même si vous le désirez. Ne soyez pas trop partiaux au point de laisser l’une d’entre elles comme en suspens. Si vous établissez la concorde et si vous êtes pieux, Allah pardonne et est miséricordieux. »

Si le Coran précise que le mari doit être équitable envers ses femmes, on peut aussi émettre l’hypothèse que, plutôt que par charité, c’est du fait de la nécessité de bien séparer le statut de la femme de celui de la concubine. En effet, donner des droits à la femme vis-à-vis de son mari (en premier lieu le mahr) la distingue clairement de la concubine qui n’en a aucun vis-à-vis de son maître et est totalement soumise à son bon vouloir.

Pour certains, il est impossible d’être équitable de façon rigoureuse avec plusieurs femmes, y compris sexuellement, et par conséquent aucun homme ne doit pas avoir plus d’une épouse. Ainsi pour Tareq Oubrou, « Les conditions drastiques constituent une forme d’interdiction de la polygamie qui ne dit pas explicitement son nom. »

Toutefois c’est une interprétation dont on ne voit pas bien quel but elle poursuit, puisque de toute façon elle n’ôte rien à la licéité de la polygamie telle qu’autorisée formellement par le Coran, si ce n’est un objectif de rapprochement avec les sociétés occidentales pour donner une vision plus acceptable de l’islam ?

L’inégalité homme-femme : la justification doctrinale

Imam Nader Abou Anas (Bobigny)

Nader Abou Anas 2014 Bobigny La femme

La supériorité de l’homme sur la femme est inscrite dans le Coran :

Coran, sourate 2, verset 228 : « Quant à vos femmes, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prééminence sur elles. Allah est puissant et sage. »

Coran, sourate 4, verset 34 : « Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et à cause des dépenses qu’ils font pour elles sur leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. »

Le Statut de la femme musulmane  confirme l’infériorité naturelle de la femme en précisant que « le musulman doit se montrer patient quand il voit de la part de son épouse un comportement qui ne lui plaît pas. Il doit reconnaître sa faiblesse en tant que femme et en tant qu’être humain. »

De son côté, Yusuf Qaradawi écrit : « Chacun des deux époux a des devoirs envers l’autre, qu’il doit respecter et il ne lui convient pas de les transgresser. Ce sont des devoirs identiques, sauf pour ce que la nature a donné en particulier à l’homme comme le dit le Dieu exalté : « Les femmes ont des droits équivalents à leurs devoirs. Les hommes leurs sont supérieurs d’un degré » (Coran, sourate 2, verset 228). Ce degré représente l’entretien et la direction que doit assumer l’homme, ainsi que son rôle de responsable. »

La jurisprudence malikite illustre cette inégalité dans certaines questions d’indemnisation d’un préjudice : « Yahya ben Sa’id a rapporté que Sa’id ibn al-Mussayb disait : « Le prix du sang [ndlr les réparations] de la femme est du tiers de celui d’un homme, mais la diya [ndlr prix du sang] est la même s’il s’agit d’un doigt amputé ou une dent cassée. » »

Cette supériorité et cette autorité du mari vis-à-vis de sa femme se traduit à plusieurs niveaux qu’il est intéressant de détailler, notamment : le droit de faire usage d’une certaine violence (cf. article droit de battre) ; le droit de sortie (f. article droit de sortie) ; le droit de répudiation (cf. répudiation).

La violence à l’égard des femmes en islam

Coran, sourate 4, verset 34 : « Quant aux femmes dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous de leur lit et frappez-les. Si elles reviennent à l’obéissance, ne leur cherchez plus querelle. Allah est auguste et grand ! »

La Tradition (Ibn Majah) rapporte que Ash’ath bin Qais a dit : « J’étais l’hôte d’Omar une nuit et, dans le milieu de la nuit, il alla vers sa femme et la battit ; je les séparai. Quand je retournai me coucher, il me dit : « Ô Ash’ath, apprends de moi quelque chose que j’ai entendu du messager d’Allah : « Un homme ne devrait pas être interrogé sur la raison pour laquelle il bat sa femme. »  »

La Tradition (Abu Dawud) rapporte : « Omar ibn al-Khattab a dit : « Le prophète a dit : « On ne demandera pas à un homme pourquoi il bat sa femme ». »

Propos de Mahomet (tirés de sa biographie officielle) lors d’un sermon peu de temps avant sa mort : « Musulmans, vos épouses ne doivent point commettre d’action gravement honteuse. Si elles le font, Dieu vous donne l’autorisation de les mettre en quarantaine et de les battre, sans trop d’excès. Si elles renoncent à leurs mauvaises actions, elles auront le droit à la nourriture et au vêtement selon l’usage. »

La conquête de l’Europe occidentale par l’islam : « l’institutionnalisation de la présence musulmane en Occident »

Tariq Ramadan se félicite de la conquête progressive par l’islam de l’Europe occidentale, partie du dar-al-harb (cf. darl-al-harb), ce qu’il appelle dans sa terminologie « l’institutionnalisation de la présence musulmane en Occident »

Tariq Ramadan Institutionnalisation

Tariq Ramadan Lausanne Institutionnalisation