Les châtiments corporels : vol et amputation

L’islam punit le vol par l’amputation : ce point de doctrine est très clair et n’est pas remis en cause par les communautés musulmanes en Europe.

Coran, sourate 5, verset 38 : « Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez-leur la main, en punition de ce qu’ils se sont acquis, et comme châtiment de la part d’Allah. Allah est puissant et sage. »

La Tradition (Bukhari) rapporte : « Le Prophète a dit : la main du voleur doit être coupée si le vol excède un quart de dinar. »

La jurisprudence chaféite indique :

Section p21.1 « Dieu a dit : « Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main, en punition de ce qu’ils se sont acquis, et comme châtiment de la part d’Allah. Allah est Puissant et Sage. » » (Coran, sourate 5, verset 38).

Section p21.2 « Le prophète a dit :
(1) « Dieu maudit le voleur dont la main est coupée pour avoir volé une corde. »
(2) « Si Fatima, la fille de Mahomet, volait, je lui couperais la main. » »

Section o14.1 « La main droite est amputée, que la personne soit musulmane ou un non-musulman de l’État Islamique, quand cette personne a :
(d) volé au moins pour une valeur d’un quart de dinar (soit 1,058 grammes d’or) ;
(f) dès lors qu’il ne peut pas y avoir de confusion possible sur le fait qu’il s’agissait effectivement d’un vol et non pour une autre raison.
Si la personne vole une seconde fois, son pied gauche est amputé ; s’il s’agit d’une troisième fois, alors sa main gauche est amputée ; et s’il vole encore, alors son pied droit. S’il vole une cinquième fois, il est battu. S’il n’a pas de main droite lors du premier vol, alors son pied gauche est amputé. S’il a une main droite mais la perd avant d’avoir été puni par un acte de Dieu, rien n’est amputé. »

En pratique, ces peines ne sont pas toujours appliquées de façon systématique dans le monde musulman (tout dépend de la chari’a ou de la loi locale), quoique la non-application de ces peines contrevienne au Coran. Elles le sont dans la plupart des pays dits « orthodoxes » (ex. péninsule arabique, Afghanistan, Afrique noire) mais a priori pas dans les pays d’Afrique du nord, où le vol est néanmoins puni très fortement (jusqu’à la réclusion à perpétuité).

L’amputation est couramment pratiquée en Arabie Saoudite : interview d’Abdallah Bin Sa’id Al-Bishi, un des bourreaux actuellement en exercice.

Abdallah Bin Sa’id Al-Bishi

 Arabie Saoudite Amputation

La jurisprudence malikite reprend les éléments suivants :

–  « Abdullah ibn Omar a rapporté que l’envoyé de Dieu a ordonné la coupure de la main pour le vol d’un bouclier dont le prix est de trois dirhams. »

–  « Un voleur interrogé, et avouant son acte, Aïcha, la femme du Prophète ordonne de lui couper la main et dit : « On coupe la main du voleur, au cas où le prix de l’objet volé est d’un quart de dinar ou plus. » »

–  « Mâlik a dit : « Ce que je préfère, c’est que la main soit coupée, au cas où l’objet volé est du prix de trois dirhams, même si le prix de change en subit une augmentation ou une diminution. De ce fait, l’envoyé de Dieu avait ordonné que la main soit coupée au cas où le bouclier est d’un prix de trois dirhams. Quant à Osman ibn Affan, il l’a aussi exigé pour un cédrat dont le prix est de trois dirhams. C’est ce que j’ai entendu de mieux à ce sujet. » »

–  « Mâlik a dit : « On coupe la main du voleur pour un objet qu’il a volé même s’il ne l’a pas utilisé et qu’il a été remis à son propriétaire. Ainsi, le voleur avait l’intention de le garder. » »

Arabie Saoudite Chatiments

Islam et modernité

Tariq Ramadan analyse le rapport douloureux de la société musulmane à la modernité.

Conférence au Maroc

Tariq Ramadan Maroc Modernite

Tariq Ramadan écrit par ailleurs : « Les sociétés majoritairement musulmanes sont le plus souvent à la traîne sur le plan économique, elles ne présentent la plupart du temps aucune garantie démocratique et, quand elles sont riches, elles ne contribuent à aucun progrès intellectuel et/ou scientifique. Tout se passe comme si le monde musulman, se percevant comme dominé, n’avait pas les moyens de ses prétentions. L’expérience de l’exil économique va ajouter à ce sentiment présent, mais diffus, la dimension concrète des tensions et des contradictions. La peur de perdre sa religion et sa culture au cœur des sociétés occidentales provoque des attitudes naturelles de repli et d’isolement. »

Malek Chebel indique : « Trop longtemps demeurés sur le bas-côté de la route, les musulmans n’ont pas été – c’est le moins que l’on puisse dire – des acteurs du progrès technologique moderne. Le monde musulman contemporain n’a rien inventé qui puisse susciter l’admiration. (…) Dans l’évaluation générale réalisée par l’ONU sur le développement durable des nations, les pays du bloc arabo-musulman se présentent (avec quelques nuances) parmi les derniers du peloton des États qui investissent dans la formation et l’éducation. »

De son côté, Tareq Oubrou juge seulement « un peu exagéré » la déclaration de l’éditorialiste italien d’origine égyptienne Magdi Allam, récemment converti de l’islam au catholicisme : « Le problème des réformateurs de l’islam, c’est qu’on ne les trouve que dans deux endroits : les universités françaises et les cimetières du monde musulman. »

Les musulmans sont-ils supérieurs aux non-musulmans ?

Tariq Ramadan analyse le sentiment de supériorité des musulmans vis-à-vis des non-musulmans, et au sein même de la communauté musulmane.

Conférence au Maroc

 Tariq Ramadan Maroc Superiorite

Cette revendication à la supériorité des musulmans en tant que communauté  (Oumma) solidaire  s’inscrit clairement dans la doctrine du Coran :

Coran, sourate 3, verset 110 : « Vous êtes la meilleure communauté suscitée chez les hommes : vous ordonnez ce qui est convenable, vous interdisez ce qui est blâmable et vous croyez en Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux ; il y en a parmi eux qui croient mais la plupart sont des pervers. »

Coran, sourate 3, verset 139 : « Ne perdez pas courage, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais croyants. »

Cette supériorité s’accompagne naturellement d’un fort communautarisme qui sépare la communauté musulmane aux communautés des non-musulmans.

Coran, sourate 3, verset 103 : « Et tenez-vous fermement tous ensemble à la corde d’Allah et ne soyez pas divisés ! Rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous lorsque vous étiez divisés : c’est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de Feu, c’est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi, Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés. »

Coran, sourate 3, verset 104 : « Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdise le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront. »

Coran, sourate 8, verset 73 : « Les incrédules sont alliés les uns des autres. Si vous n’assistez pas les croyants non encore émigrés, il y aura tentation d’abjurer sur terre et grand désordre. »

Cette supériorité de la communauté musulmane s’accompagne d’une solidarité religieuse, qui transcende tout nationalisme, comme le rappelle un propos de Mahomet tenu peu de temps avant sa mort figurant dans la Sîra : « Musulmans, apprenez que tout musulman est le frère d’un musulman et que tous les musulmans sont des frères. »

Ce sentiment communautaire et cette supériorité sont des constantes de la culture musulmane : un mécréant ou un représentant des Gens du Livre ne peut pas valoir un musulman. Dans n’importe quel pays musulman aujourd’hui, un non-musulman n’a pas les mêmes droits qu’un musulman. L’histoire de l’islam et la jurisprudence islamique en donnent des preuves abondantes.

Le préambule de la Déclaration des droits de l’homme islamique de 1990 affirme : « (…) le rôle civilisateur et historique de l’Oumma islamique, dont Dieu a fait la meilleure Communauté ; qui a légué à l’humanité une civilisation universelle et équilibrée, conciliant la vie ici-bas et l’Au-delà, la science et la foi ; une communauté dont on attend aujourd’hui qu’elle éclaire la voie de l’humanité, tiraillée entre tant de courants de pensées et d’idéologies antagonistes, et apporte des solutions aux problèmes chroniques de la civilisation matérialiste ; » 

L’article 2 de la Convention citoyenne des musulmans de France qui stipule « Chaque citoyen musulman se doit de respecter la citoyenneté telle qu’elle est établie par les lois françaises de la République. Celle-ci reconnait la diversité et la pluralité de la société, ne faisant aucune distinction entre les croyants ou non. Elle prône la solidarité, l’égalité et la tolérance. » est un déni de la réalité vécue aujourd’hui dans les pays musulmans et qui a pour objectif de faire accroire l’idée rassurante que la conception musulmane de la société est sans danger pour la laïcité et la démocratie française.

D’ailleurs, dans un contexte français marqué par une évidente difficulté à s’intégrer normalement (comme beaucoup d’européens l’ont fait – italiens, portugais, polonais,…- ou d’indiens ou d’asiatiques – dont on entend guère parler  et qui ne peuplent guère les prisons -), l’hyper sensibilité de la communauté musulmane sur ce sujet est évidente et aboutit à des sous-entendus nauséeux et des revendications inquiétantes, comme en témoigne officiellement la Convention citoyenne des musulmans de France qui stipule dans son article 2 : « Les musulmans sont en droit de revendiquer que leur citoyenneté ne puisse être assimilée à une citoyenneté de seconde zone ou de faire l’objet d’une quelconque remise en cause. Le musulman est d’abord un citoyen. Il affirme ou non, ensuite, son appartenance religieuse. » Car qui a jamais parlé à l’égard des musulmans de citoyenneté de seconde zone ? Quel curieux procès d’intention. Est-ce l’État français qui a créé ces zones de non droit où la police n’ose même plus entrer ? La doctrine est têtue : force est de reconnaître que, malheureusement, la doctrine musulmane privilégie de façon évidente l’appartenance à la religion et se moque bien de la citoyenneté vis-à-vis de tel ou tel pays.

Esprit critique & Victimisation dans la culture musulmane

Tariq Ramadan analyse la difficulté des musulmans à entendre les critiques qu’on peut leur adresser et leur tendance à se poser en victimes (conférence donnée au Maroc).

Tariq Ramadn MarocTariq Ramadan Maroc Victimisation

Tariq Ramadan écrit également :

–  « L’absence de débat critique et serein est à notre sens l’un des maux qui rongent la pensée musulmane contemporaine. »

–  « Les dialogues et les débats manquent infiniment à l’intelligence musulmane contemporaine »

–  « Depuis longtemps les musulmans ne savent plus se mettre d’accord intellectuellement pour quelque chose (une idée, un projet ou un engagement) : ils ne se rapprochent émotionnellement les uns des autres et offrent parfois un front apparemment que lorsqu’il s’agit de se mobiliser contre un potentiel ennemi, une provocation ou une attaque. Loin du dialogue critique, l’union est effectivement émotive, souvent excessive, ponctuelle et éphémère. Certains “ulama“ et musulmans y voient une force de la Oumma islamique alors qu’au-delà de l’effet de l’image, on est en présence de l’expression d’une fragilité et d’une faiblesse à nulle autre pareilles. Les manifestations populaires, si excessives dans le monde musulman, contre les caricatures danoises ou les propos du pape Benoît XVI en Allemagne disent davantage sur des sociétés où le débat critique est absent, où la société civile est muselée (et parfois habilement instrumentalisée pour jeter son dévolu sur l’étranger, sur l’Occident), où le formalisme hypocrite est institutionnalisé que sur l’objet spécifique de la colère. »

–  « Le tableau ne serait pas complet si l’on oubliait le jeu joué par certains gouvernements arabes. Ces derniers ont également très peur de toutes les voix qui, installées en Occident, peuvent faire la critique de la dictature, du manque de démocratie, de l’absence des sociétés civiles, de la torture et de l’oppression des populations. Des États comme l’Arabie Saoudite, l’Égypte, la Syrie, la Tunisie ou l’Algérie (et tant d’autres), n’ont de cesse d’intervenir par des voies directement politiques ou diplomatiques pour jeter le discrédit sur les savants, les intellectuels ou les leaders musulmans qui les critiquent. »

–  « Il faut terminer cette liste non exhaustive de déficits avec un dernier écueil très souvent, trop souvent, rencontré dans les communautés musulmanes d’Occident. Qui cherche à évaluer les modes d’adhésion des musulmans aux discours qui leur sont proposés se rendra à l’évidence que l’émotivité est le principal canal d’attraction. Des discours qui touchent le cœur, qui s’appuient sur une unité supposée de la communauté, qui relatent une histoire de la civilisation islamique souvent idéalisée, qui enfin « prouvent » la grandeur de l’islam par une critique en règle de l’Occident… et voilà les intelligences et les émotions emportées pour une heure ou davantage. L’essentiel est sauvé : la vérité est de notre côté, la faute dans l’autre camp. Le déficit d’autocritique est tous les jours patent et dans l’esprit de beaucoup de musulmans il demeure que « critiquer un musulman, c’est critiquer l’islam », ou encore, presque plus gravement, « faire le jeu de l’ennemi, de l’Occident ». »

Pour Malek Chebel, le constat est également très sévère :

–  « L’attitude du croyant musulman vis-à-vis du corpus coranique a toujours été empreinte d’exaltation et de respect, ce qui l’empêche d’affronter les nouvelles idées. »

–  « Celui qui analyse les difficultés que rencontrent aujourd’hui l’islam et les musulmans est frappé par la faiblesse de la pénétration de la pensée rationnelle dans la pensée religieuse. »

–  « L’une des caractéristiques actuelles de la pensée en islam est d’être univoque. Mais lorsqu’on dit « univoque », il faut entendre le mot au sens immédiat du terme et non pas de manière métaphorique ou distanciée. Très distinctement, l’esprit musulman d’aujourd’hui répugne à se voir reprocher, même avec doigté, l’absurdité logique de telle pensée anachronique ou fossile, surtout si elle a été codifiée par le Coran ou la sharia. »

–  « Pour les autorités religieuses, il ne peut pas y avoir de liberté en dehors du dogme lui-même, ce qui revient à dire qu’il n’y a pas de liberté du tout, hormis évidemment celle qui consiste à suivre la voie telle qu’elle a été tracée depuis des lustres. »

Le diagnostic de Malek Chebel va d’ailleurs plus loin puisqu’il écrit : « Je suis frappé par l’emprise phénoménale que les religieux ont sur la société, et plus particulièrement sur les couches sociales démunies. Du reste l’étau de fer dans lequel se trouve la société arabe, perse ou indonésienne, n’est pas prêt de se desserrer, car la corporation des religieux a compris depuis longtemps que l’élévation du niveau de vie et surtout l’acquisition de connaissances rationnelles – les deux fers de lance du progrès humain – sont deux des facteurs qui limitent son influence. »

Tareq Oubrou considère de son côté que « Les musulmans ne sont jamais invités à se remettre en question [ndlr lors de la prière du vendredi à la mosquée]. L’islam leur est présenté comme LA solution universelle. »

C’est d’ailleurs ce que laisse entendre l’Éthique du musulman qui stipule : « Le croyant véritable n’accorde aucun intérêt à ce qui n’a pas de fondement certain dans la religion de Dieu. Évidemment, il va rencontrer, en raison de son audace face aux coutumes et aux habitudes, gêne et contrainte. Toutefois, il ne doit craindre, pour Dieu, le reproche de quiconque. Il doit poursuivre son but sans se préoccuper de la dureté des critiques et des invectives blessantes. »

La décapitation : un mode d’exécution validé doctrinalement en islam

La décapitation ne constitue pas un acte « barbare » au regard des valeurs musulmanes puisque :

1 ) C’est un mode d’exécution pratiqué par Mahomet lui-même et par ses partisans, comme en atteste sa biographie (se reporter à l’article décapitation). De ce point de vue, l’État Islamique a donc simplement remis cette pratique au goût du jour pour être le plus conforme possible à la pratique du Prophète.

2) La décapitation est une pratique parfaitement validée dans certains pays musulmans d’aujourd’hui au travers de la chari’a, notamment en Arabie Saoudite, terre sainte de l’islam, où elle est régulièrement mise en œuvre par les autorités (voir exemple de vidéo ci-dessous), généralement de façon publique.

 

Execution Arabie Saoudite 2015

Execution Leila Bassem 2015

La décapitation : une pratique de Mahomet, mise en scène par l’État Islamique avec des moyens modernes

Décapitation au couteau de chrétiens coptes par Daech sur les rives de Libye (février 2015) : IMAGE CENSURÉE

(par l’effet de la loi française qui poursuit ceux qui s’expriment librement)

La décapitation, validée et pratiquée par Mahomet – qui ne peut donc pas être considérée pour cette raison comme « barbare », sauf à considérer que Mahomet lui-même était un « barbare » -, a été reprise par Daech qui lui a donné une publicité d’envergure à l’échelle de ce que permettent les moyens modernes de communication.

Les extraits qui suivent de la Sîra illustrent quelques exemples de décapitation :

Retour de la bataille de Badr : « Après Badr, le Prophète regroupa les prisonniers et les emmena avec lui à Médine. À son arrivée à Rawhâ, les musulmans qui n’avaient pas pris part à la bataille sortirent à sa rencontre pour le féliciter, avec ses compagnons, de la victoire que Dieu leur avait procurée. (…) Le Prophète ordonna de tuer Uqba ibn Abû Mu’ît. Uqba lui demanda :
–  Muhammad, qui va nourrir mes petits-enfants ?
–  Le feu, répondit-il.
Ali lui trancha la tête. Le Prophète poursuivit son chemin et parvint à Médine un jour avant les prisonniers. »

Condamnation de Habbâr : « Le Prophète, ayant appris l’inconduite de Habbâr, lui envoya quelques-uns de ses compagnons : « Si vous mettez la main sur ce Habbâr ibn al-Aswad, leur dit-il, brûlez-le sur un bûcher ». Le lendemain, se ravisant, le Prophète leur envoya dire : « Je vous avais ordonné de brûler Habbâr. Puis j’ai pensé que le supplice du feu, Dieu seul pouvait l’ordonner. Si vous arrivez à le saisir, tranchez-lui simplement la tête. » »

Extermination des juifs Banû Quraydha à Médine : se reporter à l’article dédié à ce sujet (Banû Quraydha) : « Le Prophète ne cessa de les égorger jusqu’à leur extermination totale. »

Exécution du juif Huayy ibn Akhtab : « On fit donc venir Huayy ibn Akhtab devant le Prophète. Il avait les mains ligotées autour du cou et portait un manteau d’un rose éclatant, qu’il avait, pour ôter à ses geôliers toute envie de vol, tailladé de toutes parts :
–  Je ne regrette absolument pas, dit-il au Prophète, d’avoir été ton ennemi, mais, je le constate, quiconque abandonne Dieu, Dieu l’abandonne.
Et s’adressant à l’assistance :
–  Nous acceptons l’ordre de Dieu. C’est une tuerie que Dieu a décidé d’inscrire dans le destin du peuple d’Israël.
Puis il s’assit et le Prophète lui trancha la tête. »

Torture et exécution de Kinânah : « L’Envoyé d’Allah ordonna de creuser la ruine. On en extraya une partie du trésor des juifs. Il demanda à Kinânah où se trouvait le reste. Mais Kinânah refusa de l’indiquer. L’Envoyé d’Allah ordonna à al-Zubayr bin al-‘Awwâm de le torturer jusqu’à ce qu’on extraie ce qu’il y a chez lui. Al-Zubayr se mit à faire brûler, par un briquet, sa poitrine, jusqu’à ce que Kinânah fût sur le point de mourir. Puis l’Envoyé d’Allah l’a livré à Muhammad bin Maslamah. Celui-ci lui coupa son cou en vengeance de son frère Mahmûd bin Maslamah. »

L’extermination des juifs Banû Quraydha par Mahomet

Les Banû (« fils de ») Quraydha était la plus grande des tribus juives de Médine. Elle fut exterminée par Mahomet comme le relate précisément la Sîra :

« Le même jour, à midi, Gibrîl vint voir le Prophète. L’ange, coiffé d’un turban de soie, était sur une mule dont le bât était couvert de brocart :
–  Envoyé de Dieu, demanda Gibrîl, tu as donc déposé les armes ?
–  Les anges ne l’ont pas encore fait. Dieu t’ordonne, Muhammad, d’aller combattre le clan juif des Banû Quraydha. Moi-même j’y vais de ce pas et j’ai l’intention de faire trembler la terre sous leurs pieds.
(…)
S’approchant des fortins, le Prophète cria aux Quraydha : « Frères de singes, vous n’avez pas encore connu, je le vois, l’humiliation et la vengeance de Dieu. Vous allez la connaître !
(…)
Le Prophète ordonna de tuer tous les hommes des Banû Quraydha, et même les jeunes, à partir de l’âge où ils avaient les poils de la puberté.
Le Prophète ordonna de faire descendre de leurs fortins les Banû Quraydha et de les enfermer dans la maison de Bint al-Hârith. Il alla ensuite sur la place du marché de Médine, la même que celle d’aujourd’hui [ndlr époque d’Ibn Hichâm], et y fit creuser des fossés. Puis il fit venir les Banû Quraydha par petits groupes et leur coupa la gorge sur le bord des fossés.
Parmi eux, il y avait Huyayy ibn Akhtab, l’ennemi de Dieu, et ka’b ibn Asad, le chef des Quraydha. Ils étaient six à sept cents hommes. On dit même huit cents et même neuf cents. Pendant qu’ils étaient amenés sur la place par petits groupes, certains juifs demandèrent à Ka’b, le chef de leur clan :
–  Que va-t-on faire de nous ?
–  Est-ce que cette fois vous n’allez pas finir par comprendre ? Ne voyez-vous pas que le crieur qui fait l’appel ne bronche pas et que ceux qui sont partis ne reviennent pas ? C’est évidemment la tête tranchée !
Le Prophète ne cessa de les égorger jusqu’à leur extermination totale. »

Le porc : la doctrine musulmane et ses conséquences

Les musulmans et le porc par l’imam Mehdi Kabir

Imam Mehdi Kabir

Imam Mehdi Kabir 130405 Porc Villetaneuse

Ce prêche renvoie au Coran même :

Sourate 2, verset 168 : « Ô gens! Mangez ce qui est licite et bon parmi ce qui est sur la terre. Ne suivez point les pas du démon ; il est pour vous un ennemi déclaré. »

Sourate 5, verset 3 : « Vous sont interdits la bête morte, le sang, la chair de porc [1], ce sur qui a été consacré à un autre qu’Allah, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, et celle qu’un fauve a dévorée – sauf celle que vous égorgée avant qu’elle ne soit morte –. (…) »

Le Coran ne fait que reprendre l’interdit juif, cet interdit n’ayant d’ailleurs aucune justification médicale avéré et ne trouvant aucune explication certaine dans l’histoire du peuple juif.

[1] Lévitique 11, 7 : « Vous tiendrez pour impur le porc parce que tout en ayant le sabot fourchu, fendu en deux ongles, il ne rumine pas. »

On a vraiment du mal à voir ce qui peut valoir à cet animal, que Dieu a pourtant choisi de créer, un tel statut abhorré. Au moins peut-il se consoler d’échapper, contrairement aux bovins et ovins, au triste sort de l’égorgement dont on a du mal à penser qu’il est là pour réduire la souffrance des animaux (cf. article Souffrance & Halal).

Mais si la chair de porc est interdite, la gélatine de porc est autorisée comme l’indique cet exposé :

Havre de savoir Gelatine de porc

Havre de savoir Gelatine de porc 1         Havre de savoir Gelatine de porc 2

À vrai dire, la nature pour le moins fantaisiste et renversante des considérations théologico-chimiques contenues dans cet exposé risque de surprendre plus d’un scientifique…

 Cochon