La violence innée de l’islam : y viendrait-on (enfin) doucement… ?

Alors que le lien congénital de l’islam avec la violence est évident pour tout le monde, combien de dénis de réalité subit l’Occident depuis tant d’années de la part des musulmans au cri de « pas d’amalgame », remède bien commode censé exorciser le mal que représente l’esprit critique dans la tête des non-musulmans ?

Mais face aux évidences à répétition, des esprits plus éclairés que les autres ne peuvent plus trouver de nouvelle échappatoire. Il y a bien un vrai problème dans l’islam et il faut le traiter. Écoutons l’émission de France 2 « Islam » du dimanche 22 novembre 2015 :

France 2 Islam 151122 Extrait 1

France 2 Islam 151122 Extrait 5

À la question du journaliste : « Quelle est votre lecture des attentats et comment cela a-t-il été rendu possible ? », Ghaleb Bencheikh répond : « Sans auto-flagellation aucune et sans dolorisme aucun, ceci est dû aussi à la somme des démissions, des abdications, de la frilosité, à n’avoir pas su voir, n’avoir pas su endiguer en son temps la déferlante d’extrémistes ou jihadistes. (…) Nous ne pouvons pas indéfiniment dire que la tradition religieuse islamique est une religion de bonté, d’amour, de miséricorde, de sollicitude, de prise en compte de l’intérêt d’autrui – que nous croyons –, et oublier qu’il y a aussi au sein de cette tradition un corpus de sacralisation de la violence, un discours fielleux sur la guerre, justifié par le recours à la révélation coranique ou à la tradition en tant que telle. Eh bien, ça a poussé les illuminés exaltés, les idéologues, les sermonnaires, à – je n’aime pas beaucoup la lecture sociologisante, mais en tous cas – les laisser-pour-compte, les marginalisés, à commettre l’irréparable, ce que nous condamnons non seulement avec force, mais nous devons endiguer toute cette déferlante. »

Ghaleb Bencheikh reconnaît donc, fait rarissime chez les musulmans, l’existence claire d’une problématique spécifique : celle du lien congénital de l’islam avec la violence, violence figurant explicitement dans le Coran et la Tradition du Prophète. Cette prise de conscience, cette sortie du monde des dénis de réalité, sont absolument à saluer. C’est le premier pas, car on ne peut pas soigner un malade si on refuse de diagnostiquer sa maladie.

La question fondamentale est alors la suivante : comment les musulmans vont-ils faire leur auto-critique sans remettre en cause tout l’édifice de l’islam ? Cela paraît impossible.

Discours de Bernard Cazeneuve à la mosquée de Cenon, Bordeaux (25 février 2015)

Il est intéressant d’analyser la position du gouvernement français, par la voie de son ministre de l’intérieur, sur la question musulmane. Voici quelques commentaires relatifs au discours prononcé le 25 février 2015 par Bernard Cazeneuve.

http://www.interieur.gouv.fr/Le-ministre/Interventions-du-ministre/25.02.2015-Discours-de-M.-Bernard-Cazeneuve-a-la-mosquee-de-Cenon-Bordeaux

  • « La loi interdisant le port du voile intégral doit ainsi être appliquée avec fermeté. » 

Bernard Cazeneuve peut-il alors nous expliquer pourquoi cette loi n’est pas appliquée et, pire, pourquoi les policiers semblent avoir reçu des consignes pour ne pas l’appliquer ?

  • « Le président de la République a d’ores et déjà annoncé sa volonté de durcir la répression des actes et des menaces racistes,  antisémites et anti-musulmans. La prévention et la répression des actes anti-musulmans constitueront un axe majeur du plan d’action pour la lutte contre le racisme et l’antisémitisme que prépare actuellement le nouveau délégué interministériel (…). J’ai pour ma part donné instruction aux préfets de signaler systématiquement aux procureurs de la République tous les actes racistes, antisémites ou anti-musulmans dont ils auraient connaissance.  »

Et les actes anti-chrétiens ? Ils ne comptent pour rien ? Bernard Cazeneuve mentionne en fin de discours un rapide : «  Quant aux profanations de cimetières et de lieux de cultes, elles touchent toutes les confessions, et notamment la religion chrétienne, et sont, hélas, en nombre croissant. » Mais on voit bien que cela n’est vraiment pas dans ses priorités ni dans celles du gouvernement français.

  • « Je comprends que les musulmans trouvent injuste de devoir sans cesse rappeler qu’ils n’ont rien à voir avec de tels crimes. Chacun sait que l’immense majorité des Français de confession musulmane ont fermement et évidemment condamné les attentats perpétrés sur notre sol, ainsi que la volonté des terroristes d’invoquer la religion pour justifier leurs actes criminels. Mettre en relation les exactions de quelques individus avec les comportements et les valeurs de cinq millions de Français musulmans relève soit d’une coupable ignorance, soit d’une malhonnêteté inacceptable. »

Pour quelle raison cette demande de justification paraît-elle aussi insupportable ? Les musulmans ne sont-ils pas les représentants vivants d’une idéologie religieuse qui, de façon objective, sème la terreur dans le monde depuis plusieurs décennies ? Les musulmans ne portent-ils pas une responsabilité collective dans l’absence de dénonciation et de manifestation ferme et massive devant ces faits, même ceux qui se passent à l’étranger ou dans les pays musulmans (ex. absence de respect des droits de l’homme), ainsi que dans leur incapacité à purger leur doctrine de tous les ferments d’extrême violence, nombreux, qui y figurent avec une évidence criante (cf. jihad) ? Vouloir ignorer cette réalité relève bien d’une coupable ignorance ou d’une malhonnêteté inacceptable : celle du personnel politique français depuis des années.

D’ailleurs plusieurs représentants de la communauté musulmane ne sont pas de l’avis du ministre et jugent bien qu’il y a effectivement aujourd’hui des comptes à rendre aux non-musulmans quant à la violence que l’Occident et notamment la France subie depuis tant d’années (cf. violence).

  • « La République laïque garantit à chaque Français la liberté de conscience, par là même la liberté de croire ou de ne pas croire » 

Bernard Cazeneuve semble oublier que le C.F.C.M., dont il vante par ailleurs les qualités et qu’il considère être « l’interlocuteur privilégié de l’État », refuse encore aujourd’hui d’inscrire dans la charte des droits du musulman le droit d’apostasier (cf. apostasie). Il est donc intéressant de noter que le gouvernement français choisit comme interlocuteur privilégié une organisation qui refuse la liberté de conscience.

  • « Ma conviction (…) est que l’enseignement privé confessionnel musulman doit pouvoir se développer dans le respect des principes républicains. »

Bernard Cazeneuve peut-il nous expliquer comment l’enseignement confessionnel musulman pourrait être compatible avec les principes républicains puisqu’il consiste à enseigner une doctrine qui prône ou autorise (entre autres) l’inégalité naturelle homme/femme, la répudiation, la polygamie, les châtiments corporels, l’absence de liberté de conscience, le communautarisme ?

  • « Il y a beaucoup à faire aussi pour aider à mieux faire connaître l’islam comme religion et comme civilisation par nos compatriotes, en partenariat avec les musées, les bibliothèques, les médias audiovisuels. (…) Des cours de langue arabe et de civilisation arabo-musulmane, ainsi que des cours de soutien scolaire, seraient proposés à tous. Le Gouvernement a également décidé de relancer les études sur l’islam de France et l’islamologie à l’Université. Cette relance s’appuiera sur un programme précis, que je piloterai conjointement avec la ministre de l’Education nationale. Il existe une grande tradition d’islamologie française, illustrée par exemple par les noms de Louis MASSIGNON, Maxime RODINSON et Jacques BERQUE, et que nous devons contribuer à faire renaître.»

Il est extrêmement surprenant que l’État français se transforme ainsi factuellement en propagandiste de l’islam : est-ce bien là le rôle d’un État laïc ? Si la communauté musulmane se sent frustrée par une méconnaissance de la contribution de l’islam au monde occidental, que ne se prend-elle en main elle-même pour promouvoir cet héritage ? N’est-elle pas la mieux située ? Pourquoi, depuis tant d’années que chacun est libre en France et en Europe (contrairement à ce qui se passe dans les pays musulmans) de mener toutes les recherches possibles et imaginables cette évidence de la contribution musulmane ne s’est-elle pas imposée avec une immense clarté ?

La violence musulmane : un début bien timide de reconnaissance d’une responsabilité pourtant évidente

À l’occasion des attentats du 13 novembre 2015, l’émission de France 2 « Islam » du 22 novembre 2015 revient, entre autres, sur la question de la violence dans l’islam et de la responsabilité de la communauté musulmane sous deux angles : la condamnation publique des attentats du 13 novembre ; la difficulté de l’islam à extirper de sa doctrine ses ferments violents.

France 2 Islam 151122 Extrait 1

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  • La condamnation publique des attentats du 13 novembre 2015

Chacun sait que depuis des années que des attentats terroristes se produisent en France, les voix des musulmans de France ne se font guère entendre pour condamner ces agissements. Ce silence effroyable est la preuve d’une relative indifférence de la communauté musulmane vis-à-vis du sort des non-musulmans dans les pays occidentaux. Les voix musulmanes se réveillent surtout lorsque les musulmans craignent que ces agissements finissent par avoir un impact sur la perception par les non-musulmans des musulmans vivant dans les pays occidentaux : sans cette crainte, magistralement illustrée par le « pas d’amalgame », il ne se passe rien. L’émission fait en réalité le même constat.

Le Journaliste : « Les oulémas, les théologiens, que nous venons d’entendre, qui viennent de l’Égypte, qui ont condamné religieusement, théologiquement, justement ces crimes. C’est quand même extraordinaire d’entendre, justement de la voix des gens autorisés, une condamnation sans ambiguïté. »

Il quand même stupéfiant que le journaliste trouve « extraordinaire » le faits que des musulmans égyptiens (la communauté musulmane formant une grande famille comme on le sait, « l’oumma ») condamnent ces attentats (avec cela étant un mauvais argument cf. ). D’abord, on se serait attendu au fait que l’émission choisisse prioritairement des dignitaires musulmans français pour condamner ces actes : visiblement, cela ne doit pas être si évident d’en trouver (en dehors du responsable de l’émission)… Ensuite, le terme « extraordinaire », pour choquant qu’il paraisse est en réalité bien choisi : car cette condamnation par les musulmans rompt effectivement avec le silence ordinaire, habituel. D’ailleurs, c’est surtout le fait qu’elle soit sans ambiguïté qui surprend : les non-musulmans français étaient plutôt habitués à des attitudes ambiguës, le manque de sincérité des condamnations sautant habituellement aux yeux. Enfin, la référence aux « gens autorisés » laisse perplexe car on s’attendrait à des témoignages de tous les musulmans, ce qui aurait beaucoup plus de force que les témoignages isolés de quelques personnalités dont on ne sait pas qui ils représentent réellement.

À cela, Ghaleb Bencheikh répond : « Oui, et tant mieux, et il vaut mieux tard que jamais. Parce que nous pâtissions – cette fois-ci le nous je l’entends à l’ensemble des citoyens français, mais je le restreins aussi à la composante islamique de la nation – nous pâtissions d’une double difficulté : d’abord les citoyens français étaient sommés de se fondre d’une manière camaléonesque au sein de la nation, sans aucune référence à leur propre confession ; au même moment on leur demandait de se déterminer comme musulmans pour condamner la barbarie. » Et le journaliste enchaîne : « Autrement dit, vous n’êtes pas une communauté musulmane quand cela nous convient, mais dès lors qu’il y a une tragédie on vous désigne comme des musulmans pour vous exprimer. »

Il est quand même étonnant d’entendre une personnalité musulmane modérée avec une forte notoriété reprendre à son compte l’argument victimaire au travers de la contrainte qui serait imposée au musulman français de « se fondre de manière camaléonesque » dans la communauté française, comme si on imposait en France aux musulmans un châtiment particulier et qu’il y avait derrière tout cela – ce qui apparaît en filigrane dans le discours du journaliste – une stigmatisation (mot que les musulmans chérissent) bien spécifique.

Ce qui est demandé, c’est un respect des valeurs et des traditions françaises : c’est quand même la moindre des choses quand on prétend être français ! Ensuite, il faudrait que les musulmans nous expliquent pourquoi ils sont la seule communauté à poser un tel problème d’intégration et d’assimilation en France : ni les juifs, ni les bouddhistes, ni les vietnamiens, etc. ne se plaignent de quoi que ce soit. Musulmans, arrêter de vous plaindre, comme vous le conseille Tariq Ramadan (cf. victimisation).

  • La difficulté des musulmans à extirper de leur doctrine ses ferments violents pour proposer une sagesse

D’ailleurs, si les musulmans se plaignent de se voir mettre en face de leurs responsabilités, il semble que d’autres voix comprennent cette requête légitime des non-musulmans, car cela fait quand même des années que le terrorisme musulman touche l’Europe et plus généralement l’Occident.

Ainsi Rachid Abou Houdeyfa, que l’on goûte d’habitude dans un registre différent, a déclaré au lendemain des attentats : « Il y a eu, et il y a toujours eu, ici des gens égarés, qui revendiquent leur acte criminel au nom de telle ou telle religion. Aujourd’hui, c’est au nom de l’islam malheureusement. Et c’est pour cela qu’il est important que nous, musulmans, responsables religieux, eh bien nous nous justifiions, contrairement à ce que certaines personnes disent en répétant : « on n’a pas à se justifier, cela n’a rien à voir avec l’islam, etc. ». Soit, mais qu’on le veuille ou non, c’est des actes revendiqués au nom de l’islam. D’où l’importance de se justifier, de rappeler, haut et fort, avec fermeté, clairement, sans ambiguïté, que ces actes n’ont rien à voir avec l’islam. Et il est important aussi que les responsables religieux, particulièrement bien sûr les imams, lors des prêches du vendredi, non seulement condamnent, mais condamnent avec des preuves scientifiques et religieuses, et ne limitent pas simplement à condamner. Il est important aussi d’agir concrètement, au-delà de condamner sur ces actes inqualifiables de barbares – qualifiés de « barbares » si on veut – eh bien, ici, il est temps d’agir, de différentes façons (…). »

Rachid Abou Houdeyfa Attentats nov 2015

Rachid Abou Houdeyfa Attentats nov 2015

De son côté, Ghaleb Bencheikh s’enfonce dans la contradiction en déclarant, après s’être plaint de demandes de justification illégitimes (cf. ci-dessus) : « Les condamnations, les réprobations seules ne suffisent pas. Mais il faut aussi s’attaquer aux racines de la tragédie et aux racines du mal. (…) Les dignitaires, les hiérarques, les imams, les muftis, eux, avaient une véritable responsabilité, plus qu’engagée. Et, encore une fois, nous récoltons la moisson de nos démissions, de nos abdications, parce que lorsque le discours fielleux sur la violence sacrée, sur le jihad détourné, même dans son acception proliférée, eh bien on avait, par-ci par-là, que quelques petits atermoiements, le louvoiement, et encore une fois la frilosité nous a amenés à la tragédie dans laquelle nous nous trouvons. »

Si Ghaleb Bencheikh reconnaît la responsabilité des dignitaires religieux, jusqu’à leur « louvoiement », et de façon plus générale celle de la communauté musulmane – qui récolte selon lui aujourd’hui ce qu’elle a semé –, pourquoi se plaindre et trouver illégitime que les occidentaux demandent des comptes aux musulmans ? On nage dans l’incohérence.

  • Conclusion : c’est visiblement bien difficile de faire face à ses responsabilités ; avec tout ça, on n’est pas sorti de la Casbah…

« Made in France » : comment réduire la problématique du terrorisme musulman à de la psychiatrie

Made in France

Les attentats du 13 novembre 2015 ont conduit au report de la sortie d’un film : « Made in France ». Il m’a néanmoins été donné de le voir en avant-première. Non, sans un grand malaise. Voici pourquoi.

Ce film retrace le parcours d’un petit groupe de jeunes français de banlieue, musulmans de fraîche date ou dont l’islam est en cours de radicalisation, décidés à faire le jihad, jusqu’à l’engrenage de la préparation d’un attentat.

La qualité essentielle du film est de donner un bon aperçu de la vacuité abyssale de l’existence de ces jeunes garçons qui trouvent dans l’islam et le jihad une façon de se donner un peu de contenu existentiel : bref, des paumés qui ne savent même plus bien à la fin quelles sont leurs motivations réelles. Cette violence de bas étage a déjà été filmée de façon très percutante : regardez Gomorra.

Le problème est que l’islam n’est dans ce film qu’un prétexte pour entrer dans une problématique qui n’est plus vue que sous un angle psychiatrique : qu’est-ce qui peut conduire des jeunes à envisager des actes extrêmement violents consistant à tuer des gens au hasard ? y a-t-il une fascination du mal ? etc…

Tout lien est en réalité rompu rapidement avec la question de l’islam : une fois l’amorce consumée (un prêche musulman classique dans un local rudimentaire pour situer l’action dans le monde des banlieues musulmanes françaises), l’action perd tout lien avec l’islam : le film veut couper le cordon ombilical entre la violence et l’islam. On bascule ainsi dans une étude psycho-sociologique qui pourrait s’appliquer à n’importe quel désordre mental.

Pourtant, depuis des décennies, il n’y a que l’islam qui conduise à des attentats dans les pays occidentaux : inutile d’en faire une liste que tout le monde connaît et qui remplit page après page… Rappelée à cette triste réalité, l’équipe du film n’a eu aucune réponse à apporter. Les auteurs s’interrogent-ils sur la raison pour laquelle c’est l’islam qui depuis des décennies alimente le terrorisme religieux et non le bouddhisme, le christianisme ou le judaïsme ? Pas le moins du monde.

En réalité, l’argument implicite du film, argument hautement discutable, est qu’il n’y a pas de problème de violence dans l’islam et qu’il faut donc se concentrer sur le seul vrai problème qui reste : la psycho-pathologie de jeunes garçons complètement perdus placés sous les ordres d’un psychopathe et auxquels tout bon psychanalyste va trouver moult circonstances atténuantes. D’un côté, le gentil journaliste musulman, de l’autre les méchants islamistes qui fomentent des attentats et qui ne sont en réalité que de pauvres jeunes gens perdus : c’est pathétique !

Interrogée à l’issue de la projection sur l’absence totale de réflexion et de base doctrinales sérieuses dans le film à propos de l’islam, l’équipe du film, et en particulier l’un des deux acteurs principaux, Dimitri Storoge, n’a eu d’autre argument que celui de répondre comme toujours qu’« il ne fallait pas faire d’amalgame », réponse stéréotypée quand on n’a pas d’argument et qu’on y connaît rien.

Un film à fuir donc si vous aimez la vérité et si vous en avez assez du politiquement correct et de la censure médiatique en France qui empêchent de poser les questions qui fâchent et donc surtout de comprendre, dans le contexte par ailleurs que nous connaissons tous en ce mois de décembre 2015. Dans ce cas d’ailleurs, il est probable vous ne tarderez pas à vous faire traiter d’islamophobe…

En revanche, si votre ambition est seulement de voir un film à suspense français, vous y trouverez peut-être votre compte.

Islam, Valeurs & Violence : Un regard un peu plus clairvoyant que les autres…

À l’occasion des attentats du 13 novembre 2015, l’émission de France 2 « Islam » du 22 novembre 2015 revient avec raison sur les questions fondamentales (jihad, apostasie, place de la femme, droit des non-musulmans,…) auxquelles l’islam est confronté aujourd’hui de façon intense, la réponse apportée se réduisant le plus souvent à des incantations auxquelles les non-musulmans sont sommés de croire mais sans aucune preuve tangible.

Ghaleb Bencheikh parle de chantiers « titanesques », et ils le sont en effet. 1.400 ans après la mort de Mahomet, la confusion est aujourd’hui générale dans cette religion qui se prétend pourtant si parfaite et explicite, et qui est la seule depuis des années à générer du terrorisme et l’oppression de certaines groupes humains (chrétiens et yézidis entre autres) au nom même de la religion.

Laissons Ghaleb Bencheikh passer en revue ces chantiers « titanesques » :

France 2 Islam 151122 Extrait 1

France 2 Islam 151122 Extrait 1

Ghaleb Bencheikh : « Les chantiers sont titanesques. J’ai envie d’abord de les énumérer très brièvement : »

  • « D’abord le chantier de la liberté, de la liberté de conscience : criminaliser l’apostasie est en soi criminel ; »

Ghaleb Bencheikh reconnaît que la position des musulmans dans le domaine de l’apostasie n’est plus tenable, l’apostasie étant clairement condamnée par l’islam (cf. apostasie) et conduisant dans la quasi-totalité des pays musulmans à la condamnation à la prison ou à la décapitation. Rappelons que le C.F.C.M. refuse encore aujourd’hui en 2015 d’accorder aux musulmans de France le droit d’apostasier (cf. aujourd’hui).

  • « désintriquer la politique d’avec la religion, donc le chantier de la laïcité et du pluralisme; »

On ne voit pas comment les musulmans peuvent faire puisque l’islam est par définition religion et État (cf. laïcité) : rien ne peut être indifférent au religieux, la vie dans son ensemble, sous tous ses aspects, étant à organiser sous l’égide de Dieu. L’islam rejette clairement la laïcité. Aucun pays musulman aujourd’hui n’est laïc.

  • « le chantier de l’égalité, de l’égalité foncière, fondamentale, ontologique, entre les êtres, par-delà le genre, par-delà l’appartenance confessionnelle; »

Ghaleb Bencheikh ne fait que constater ce qui est une évidence en dépit des dénégations de multiples représentants des musulmans en Occident, notamment en France avec le C.F.C.M., à savoir : l’islam a un sérieux problème avec l’égalité homme-femme (cf. inégalité) et l’égalité des communautés humaines (cf. supériorité). Depuis le temps qu’on le dit !

  • « le chantier de la désacralisation de la violence : comment peut-on s’imaginer qu’il y ait une quelconque efficacité à la violence au XXIème siècle, et de surcroît qu’elle puisse être commanditée par la transcendance et par Dieu, et en se référant au Coran ; »

La violence est omniprésente dans la prédication de Mahomet à compter du moment où il émigre à Médine et où il s’aperçoit qu’il est incapable de rallier les juifs à sa nouvelle religion (cf. jihad). Et comme Mahomet a décidé de ne pas suivre la voie du Christ, c’est-à-dire convertir par la seule puissance de la foi et de façon pacifique, et qu’il n’a pas voulu finir sa vie en prophète incompris, l’insertion de la violence devient inévitable et congénitale à la doctrine de l’islam. Il existe des chapitres entiers de hadiths authentiques justifiant la doctrine du jihad, combat dans la voie d’Allah. La violence figure dans de nombreux versets du Coran. Quant à l’efficacité, ce n’est pas le sujet : le commentaire est assez surprenant. Que cette violence puisse être ou non jugée efficace à telle ou telle période, c’est le principe même de la violence au nom du religieux qui doit être banni.

  • « donc autre question : ce rapport à la révélation coranique : il se trouve que malheureusement on est train de faire l’exégèse sauvage : les criminels, assassins, s’en prévalent en exhibant tel ou tel verset hors contexte ; et de l’autre côté on n’a pas trouvé mieux de leur répondre, y compris dans la prière du vendredi il y a deux jours [ndlr 20 novembre 2015], que d’exhiber aussi des versets coraniques hors contexte, sauf que ceux-là enjoignent à l’amour et la bonté. C’est très bien, mais on est dans le même procédé, dans la même méthodologie et dans la même approche épistémologique. Donc on est dans une situation où on se bat à coups de versets coraniques. C’est le statut même de la révélation qui est à revoir. »

Effectivement, les versets exhibés par les dits « islamistes » sont tout à fait authentiques, ce qui pose déjà un sérieux problème. Les musulmans dits « modérés » contestent leur interprétation mais à coup d’anathèmes et non de démonstrations convaincantes. Les arguments sont assenés sans jamais être démontrés.

Le problème est que la démonstration passe par une analyse précise de la vie de Mahomet qui ressemble de façon assez évidente beaucoup plus à ce que fait l’État islamique aujourd’hui qu’à la vie de Jésus ou de Bouddha. Seuls ceux qui n’ont pas lu la Sîra disent le contraire (c’est-à-dire la très grande majorité des musulmans).

Le statut de la révélation est effectivement totalement à revoir : il s’agit en réalité d’un texte (largement copié du judaïsme) qui a obéi pour l’essentiel à des objectifs politiques, très éloignés de la véritable spiritualité. L’ultime question au fond est : Mahomet était-il un bon musulman ?

  • Conclusion

On ne peut, pour une fois, qu’applaudir le courage nécessaire à l’énoncé de ces constats véridiques et accablants pour l’islam, et qui font généralement l’objet de dénis de réalité intenses et souvent agressifs de la part de la communauté musulmane.

Les chantiers énoncés par Ghaleb Bencheikh sont d’autant plus titanesques que toute évolution de la doctrine de l’islam nécessite des contorsions dialectiques pour rendre acceptables aujourd’hui des textes sacrés qui prêchent clairement sur des sujets fondamentaux le contraire des valeurs occidentales. On se demande bien comment les musulmans vont s’y prendre pour réformer des textes qui semblent irréformables : difficile d’être optimiste après des siècles d’immobilisme face à une résistance encoure vigoureuse d’une communauté qui a énormément de mal à accepter la critique et encore plus de se remettre en cause.

Le musulman doit-il respecter la vie du non-musulman en Occident ?

Le principe général est que le musulman doit faire en sorte de vivre ou de s’installer dans un pays musulman lorsqu’il en a la possibilité (cf. émigration). Lorsque le musulman est contraint de vivre dans un pays non-musulman dont il estime qu’il ne respecte pas ses valeurs, le musulman est néanmoins considéré, selon le Conseil Européen des fatwas,  comme lié aux non-musulmans qui l’entourent par un « pacte » social implicite qui l’oblige à respecter la vie des non-musulmans (et leurs biens), quand bien même il rejette viscéralement leurs valeurs, leur mode de vie, etc.

Seule l’existence de ce « pacte » [1] implicite rend tolérable d’un point de vue religieux la cohabitation avec les non-musulmans [2], sous leur domination, cohabitation qui ne peut donc s’instaurer que dans le cadre du strict communautarisme qu’elle induit.

[1] Notion fondamentale dans l’islam (et que l’on retrouve à de multiples reprises dans les textes) pour des raisons historiques et culturelles liées notamment aux mœurs tribales en Arabie, les multiples tribus contractant et dénouant des alliances au gré des différentes facéties de la fortune, tout pacte conclu devant être impérativement respecté, mais tant qu’il n’est pas dénoncé…

[2] Comme le dit Tareq Oubrou : « L’enjeu est capital pour le monde musulman qui n’a d’autre choix que de composer avec le monde tel qu’il est. »

En effet, le Conseil Européen des fatwas « recommande à nos frères musulmans le respect de ce qui est prescrit par le Livre et la Sunna, et le consensus des théologiens de l’islam, en matière de respect des dispositions du pacte d’al-amân (sécurité) et des conditions de résidence et de citoyenneté dans les pays européens dans lesquels ils vivent – le Conseil insistant particulièrement sur ledit respect. Les obligations les plus importantes sont : de considérer intangibles les vies des non-musulmans, leurs biens, leur honneur en vertu du pacte qui leur a permis d’entrer dans le pays, et sans lequel il ne leur aurait pas été permis d’y entrer ni continuer à y séjourner. Dieu le très-haut a dit : « Soyez fidèles à vos engagements car, en vérité, il vous en sera demandé compte. » (sourate 17, verset 34) »

Ce rappel – considérer comme intangibles les vies des non-musulmans dans le cadre du « pacte » – peut paraître stupéfiant mais est bien réel et semble particulièrement nécessaire aux yeux du Conseil Européen pour les fatwas, car visiblement cette chose élémentaire (respecter la vie d’autrui, et surtout du non-musulman) ne semble pas aller vraiment de soi, cela va sans dire pour les dits « islamistes » mais aussi pour toute la communauté musulmane : car le Conseil ne s’adresse pas aux « islamistes » mais bien à l’ensemble de la communauté musulmane vivant en Europe.

Cette notion de « pacte » implicite est opportunément exhibée : mais qu’est-ce à dire ? Que naturellement la question devrait se poser différemment ? Et que devient demain ce pacte si d’aventure le nombre de musulmans a tellement augmenté qu’ils ne se considèrent plus dans le dar-al-harb mais le dar-al-islam, la France devenant de facto une terre musulmane ? Et si un pacte doit être toujours respecté, cela n’est vrai que pour autant qu’il n’a pas été dénoncé, et donc ce pacte ne garantit en rien l’avenir… Dans cette conception, la cohabitation n’est qu’un rêve éphémère…

L’émigration en terre d’islam pour vivre selon la chari’a

Ceux qui se revendiquent musulmans avant d’être français se rattachent de fait à leur communauté de croyants et n’attachent donc qu’une importance secondaire aux valeurs de leur pays : la France. Dans ce cas, autant qu’ils émigrent en terre d’islam, quelle que soit leur nationalité, comme d’ailleurs le recommande l’islam de façon très claire : en effet, si un musulman éprouve des difficultés à suivre les lois du pays dans lequel il réside car non conformes à ses valeurs, il doit émigrer (faire hijra) pour venir habiter sur une terre musulmane où l’application de la chari’a sera conforme à ses désirs.

Coran, sourate 4, verset 97 : « Les Anges enlèveront leurs âmes de ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes en disant : « En quel état étiez-vous ? » [ndlr en matière de religion]. – Nous étions faibles sur terre, dirent-ils. Alors les Anges diront : « La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer [ndlr aller en terre musulmane] ? ». Voilà bien ceux dont le refuge sera l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! »

Coran, sourate 4, verset 98 : « À l’exception de ceux qui sont faibles et incapables parmi les hommes, femmes et enfants, et qui ne sont pas guidés sur la bonne voie. »

Coran, sourate 4, verset 99 : « À ceux-là, il se peut qu’Allah accorde Son pardon. Allah est Clément et Miséricordieux. »

Coran, sourate 4, verset 100« Et quiconque émigre dans le sentier d’Allah trouvera sur terre de nombreux refuges et de l’espace. La rétribution de quiconque sort de sa maison pour émigrer vers Allah et Son messager, et que la mort atteint, incombe à Allah. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »

Yusuf Qaradawi précise : « Il n’est pas licite pour un musulman de vivre parmi les non-musulmans et sans son identité musulmane, sauf s’il s’agit de quelqu’un qui n’a pas d’autre solution. Cela est motivé par la possibilité ou l’impossibilité pour le musulman de se préserver, de préserver sa religion ainsi que ceux dont il a la responsabilité, à savoir sa famille et ses enfants. S’il se retrouve dans un environnement où il craint pour sa religion, pour lui-même et pour sa famille, il est de son devoir d’émigrer vers un autre environnement qui lui en garantisse la préservation, et il lui est interdit de demeurer dans un environnement où il craint la corruption pour sa religion ou le danger pour lui-même. »

Donc si certains honnissent les valeurs de la France, la cohérence avec leur foi devrait les conduire à partir vivre selon la chari’a qu’ils désirent, par exemple au Moyen Orient, et qu’on fasse en sorte qu’ils puissent obtenir la déchéance de la nationalité française qu’ils revendiquent de fait puisqu’ils nient les valeurs de la République française.

Et si on islamisait l’histoire de France ?

Une des raisons évoquées de façon constante pour expliquer la mauvaise intégration en France de certaines parties des populations musulmanes, en particulier d’origine maghrébine, est que ces populations, même nées sur le territoire français, ne s’y sentent pas chez elles. À écouter certains, il faudrait que la France réinvente son histoire, l’« islamise » : idée stupéfiante !

Lisons Tareq Oubrou, musulman réputé éminemment modéré : « D’après ce qu’on lit dans les manuels – ou plutôt ce qu’on y lit pas –, les musulmans n’ont absolument rien légué à l’Occident dans le domaine des sciences, des arts ou de la philosophie. À commencer par l’algèbre – de l’arabe al-jabr –, qui a envahi tout notre univers mathématique. De même, entre l’Antiquité gallo-romaine et les Lumières, pas une ligne sur les huit siècles andalous ! Même les noms des savants arabes – Avicenne, Averroès –, ont été latinisés…Pourquoi s’interdire de revisiter l’histoire de France en mettant mieux en lumière l’apport des différentes populations présentes sur son sol ? »

Tareq Oubrou collectionne les poncifs sans les démontrer (voir mathématique pour ce qui concerne les mathématiques ou latinisation pour ce qui concerne la latinisation des noms), alimentant ainsi volontairement une propagande de frustration qui donne par avance des arguments pour excuser l’inexcusable (incivilité, violence,…) : c’est une attitude totalement irresponsable qui alimente l’idée profondément pernicieuse d’un complot culturel occidental contre le monde musulman.

Qui empêche aujourd’hui en France qui que ce soit d’écrire ou de communiquer sur l’héritage légué par les cultures du Maghreb et du Moyen Orient ? Personne. D’ailleurs, il faut arrêter l’amalgame contenu dans le terme de « arabo-musulman » : ce n’est pas parce que les arabes (qui ne sont pas tous musulmans) ont pu transmettre certaines choses à l’Occident que cela a nécessairement un quelconque rapport avec l’islam.

Si Tareq Oubrou juge que cet héritage ne tient pas une place considérable dans les livres d’histoire, peut-être y a-t-il une bonne raison, évidente celle-là : c’est peut-être que cet apport est relativement limité. Et si les musulmans veulent corriger cette mauvaise perception, qui les en empêchent ? Au boulot !

Mais visiblement, Tareq Oubrou a beaucoup de mal à sortir du cercle vicieux de la victimisation (cf. victimisation) : « Le sentiment d’appartenir pleinement à une communauté de destin commence par là : que les petits Mohammed [1] sachent que leur culture d’origine a contribué à la civilisation au sein de laquelle ils vivent. Mieux mettre en valeur la contribution arabo-musulmane à la culture occidentale serait un signal positif. Les jeunes musulmans se sentiraient davantage partie prenante de la culture et de l’histoire de LEUR pays. »

[1] Parce qu’ils ne peuvent pas s’appeler Jérôme, Henri, David, Jacques… ?? Pourtant certaines populations étrangères, notamment d’origine asiatique, n’hésitent pas à faire ce choix. Qui parle d’intégration ?

Mais Tareq Oubrou n’a pas peur de pousser son idée jusqu’à une absurdité qui frise la folie : « La plupart des musulmans, même ceux qui décrochent un diplôme en fin de parcours, ressortent plus ou moins frustrés du système scolaire. Je vois une raison simple à cela : ils ne se reconnaissent pas dans l’histoire de France. »

Tareq Oubrou ne se rend même pas compte de la perversité de son propos : les petits français d’origine immigrée ne pourraient donc pas se sentir français puisque l’histoire de France n’est pas l’histoire du Maghreb et de l’islam…

Tareq Oubrou a-t-il oublié ce que Renan disait : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. »

Les vietnamiens, les libanais, les chinois, les indiens, etc. qui vivent en France n’ont pas plus de raisons de se reconnaître dans cette histoire de France : pourtant, cela ne semble pas leur poser de problème. Tareq Oubrou, avez-vous une explication à cela ?

Le fondement doctrinal des interdits : s’affirmer comme musulman contre les autres communautés

La différenciation permanente de certains  musulmanes ou musulmanes, par les interdits, l’habillement, etc., a-t-elle des racines doctrinales ? La réponse est malheureusement oui.

  • Se différencier d’avec les infidèles

La notion d’interdit n’est pas seulement une règle à suivre sans discuter pour les musulmans mais elle est aussi l’expression beaucoup plus fondamentale d’une façon de se différencier des non-musulmans. Ainsi, quand bien même un interdit peut n’avoir aucun sens aujourd’hui, il importe au musulman de l’appliquer pour ne pas être confondu avec les infidèles.

Pour le musulman, les non-musulmans qui bravent les interdits, et qui donc de fait rendent licite l’illicite, commettent le plus grand péché qui soit, l’associationnisme, qui valaient aux polythéistes arabes de se faire exterminer par Mahomet.

Yusuf Qaradawi indique en effet que : « La détermination du licite et de l’illicite est une prérogative exclusive de Dieu » et que « Interdire le licite et autoriser l’illicite sont étroitement liés à l’associationnisme. »

Yusuf Qaradawi précise : « Ni les rabbins, ni les moines, ni les rois, ni les sultans n’ont le droit d’interdire définitivement quelque chose aux créatures de Dieu. Celui d’entre eux qui a fait cela a outrepassé ses limites et transgressé les prérogatives législatives du Seigneur. Quiconque accepte ce qu’ils ont fait et le suit, a donné des associés à Dieu et cette obéissance est considérée comme de l’associationnisme (chirk) : « Auraient-ils des associés qui leur auraient ouvert une voie en matière religieuse que Dieu n’a jamais autorisée ? » (Coran, sourate 42, verset 21). »

Aussi, sur ce sujet, toute discussion avec les non-musulmans est inutile, d’autant que Yusuf Qaradawi précise : « Il n’est pas nécessaire pour le musulman de connaître en détail quel est le mal pour lequel Dieu a interdit telle chose. Il se peut que lui échappe ce qui apparaît à d’autres. Il se peut que ce mal ne soit pas découvert à telle époque et qu’il devienne apparent plus tard. Le musulman doit toujours dire : « Nous avons entendu et nous avons obéi. » »

  • Se différencier en particulier d’avec les juifs et les chrétiens

    Dans ce contexte, Yusuf Qaradawi indique que les juifs et les chrétiens sont évidemment à blâmer : « Le Coran a blâmé les gens du Livre (juifs et chrétiens) qui ont placé le pouvoir d’autoriser et d’interdire entre les mains de leurs rabbins et de leurs moines. C’est ainsi que Dieu a dit dans le verset 31 de la sourate 9 : « Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines comme seigneurs et maîtres à la place de Dieu, ainsi que le Messie, fils de Marie. On leur a ordonné pourtant de n’adorer que Dieu unique, nulle divinité autre que Lui. Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils Lui associent. » »

    Les juifs en particulier sont visés. Ainsi, Yusuf Qaradawi écrit : « De même que l’islam a interdit tout ce qui mène à l’illicite par des moyens apparents, de même il a interdit les ruses qui permettent de les commettre par des moyens cachés et par des stratagèmes diaboliques. Il a ainsi blâmé les juifs d’avoir rusé pour passer outre ce que Dieu a interdit. Le Prophète a dit : « Ne commettez pas ce qu’ont commis les juifs en vous permettant les interdits de Dieu à l’aide des moindres ruses » (cité par Ibn Qayym). »

    De toute façon, les juifs ne sont guère en odeur de sainteté chez les musulmans : ils méritent leur sort. Yusuf Qaradawi écrit : « Le Coran a indiqué une partie de ce qui était interdit aux juifs ainsi que la raison de cette interdiction. C’était un châtiment que leur imposait Dieu à cause de leur injustice et de leurs péchés. » Allah leur a-t-il aussi imposé la shoah pour leurs péchés ?

    Mais à vrai dire, les chrétiens en prennent aussi pour leur grade car ils ont eux aussi contrevenu aux ordres d’Allah. Yusuf Qaradawi écrit : « Tel fut le cas des juifs. Il était normal que les chrétiens suivirent leurs traces, car l’Évangile a déclaré que Jésus n’était pas venu abroger la législation de Moïse (Némos) mais qu’il était venu la compléter. Cependant, dans ce domaine, ils ont abrogé le Némos et se sont permis ce qui leur était interdit dans l’Ancien Testament, alors que l’Évangile ne l’a pas abrogé. Ils suivirent saint Paul dans la permission de tous les aliments et de toutes les boissons, sauf ce qui a été sacrifié aux idoles, si on dit que cette bête a été immolée à telle statue. Saint Paul justifia cela en disant que toute chose était pur pour les gens purs, que ce qui souillait la bouche n’était pas ce qui y entrait mais ce qui en sortait. C’est ainsi qu’ils se permirent la consommation de la viande de porc bien que textuellement interdite par la Thora jusqu’à ce jour. »

  • Conclusion

    Il n’y a guère de doute que cette façon de justifier les interdits laisse transparaître clairement en filigrane un mépris certain, voire parfois une haine, des juifs et des chrétiens. Mais cela n’a rien d’étonnant puisque les juifs et les chrétiens ne reconnaissent en aucune façon Mahomet et l’islam.

Une telle ferveur : seul l’islam peut nous offrir cela !

Difficile de dire si « les épées purifient la tête ». Ce qui est sûr c’est que seule une religion d’amour et de paix peut susciter une telle ferveur mystique. Les chrétiens sont à la traîne avec leur timides processions (quand elle existent encore).

Ferveur populaire

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