Islam et dissidence : pourquoi la pensée dissidente est aujourd’hui inefficace en France

Alors qu’une censure intellectuelle évidente s’est installée en France, les publications ou vidéos musulmanes dites « islamistes » (très faciles à trouver sur internet) questionnent avec acuité la nature profonde de l’islam. Ce questionnement légitime ne dépasse guère jusqu’ici le cercle étroit des « spécialistes » et on voit bien que le monde politique et médiatique ne souhaite aucunement sa diffusion à l’ensemble de la population.

Alors que certains propos– à faire se dresser les cheveux sur la tête (en particulier concernant les femmes ou les homosexuels) – d’organisations ou personnalités musulmanes sont rendus publics sans ce que cela soulève d’émotion de la part des défenseurs auto-proclamés des droits de l’homme, les critiques de l’islam bénéficient d’un traitement de faveur de la part des pourfendeurs de la mal-pensance qui manient avec art l’arme accusatrice d’« incitation à la haine raciale ou religieuse » pour couper les têtes de l’hydre de la contestation, avec l’objectif permanent de faire assimiler par la justice française la critique de l’islam à la critique des musulmans en tant que personnes, ce qui est pourtant très différent. Cette indignation sélective ne laisse pas de surprendre.

Mais la critique de toute philosophie, religion, ou idéologie – comme l’est l’islam – reste libre en France, la France résistant encore à l’instauration d’un délit de blasphème en dépit des pressions constantes exercées par certaines organisations musulmanes.

Face à l’apathie et l’inconscience d’une frange non négligeable de la population française (2 millions de Français devant « Touche pas à mon poste » tous les soirs…), les courants dissidents, plus au fait de ces questions (meilleure connaissance des textes religieux, connaissance de faits d’actualité volontairement ignorés ou minimisés par les grands médias : qu’on se souvienne de l’affaire du 1er de l’an à Cologne,…), résistent tant bien que mal à la dictature de la pensée unique, à la stigmatisation dont ils font l’objet de la part des médias et des politiques, aux multiples actions en justice qui leur sont régulièrement intentées du fait d’un discours contraire à la vulgate officielle.

Mais, face à l’hystérie unilatérale, répressive et sectaire de certaines organisations et à l’impossibilité par ailleurs de pouvoir s’exprimer librement dans les grands médias, certains courants dissidents peuvent s’emporter dans leur expression et ainsi prêter le flanc à des sanctions qui ne relèvent pas nécessairement du complot judiciaire ou d’une manœuvre politique si les attendus du jugement reflètent effectivement de façon relativement objective la nature réelle des propos. Ils tombent alors dans le piège de la révolte.

Sans connaître le fond du dossier, il est probable que ce soit le cas avec la condamnation par la justice française le mercredi 6 avril 2016 du directeur de la publication du site Riposte laïque à une amende de 8.000 euros pour provocation à la haine envers les musulmans suite à une « diatribe violente » contre les musulmans publiée en octobre dernier. Intitulé « Et si l’islam était le culte de la perversion sexuelle et morale ? », le texte avait été signalé au parquet par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que « sous couvert d’expliquer les faits qu’il dénonce par la supposée déviance morale de l’islam, l’auteur impute ensuite aux musulmans, de manière explicite, sans aucune réserve et sans distinction entre eux, une perversion morale et des comportements abjects ». Pour les juges, le texte procède à une « stigmatisation généralisée et systématisée des musulmans », en évoquant « leurs supposées ‘pratiques zoophiles, pédophiles, incestueuses et nécrophiles, voire démoniaques’ ». Loin de se livrer à une critique de l’islam, son auteur « s’adonne à une diatribe violente contre les musulmans, auxquels il prête des perversions inhérentes à leur seule appartenance religieuse », ont estimé les juges. Selon eux, « les propos poursuivis ont amplement excédé les limites admises à la liberté d’expression ». [Ce jugement soulevait par ailleurs une question intéressante de compétence juridique relative au lieu d’implantation du site et à la recevabilité de la plainte en France.]

Au-delà de ce cas particulier, que constate-t-on ? Il semble se constituer un décalage grandissant entre une population, qui s’exprime de façon sincère mais souvent désordonnée, sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter) ainsi que sur les sites de la dissidence, et un monde politique et journalistique qui entend visiblement maintenir sa mainmise sur les médias, au mépris du premier des droits de l’homme, celui de la liberté d’opinion et d’expression.

S’ils résistent, les courants de la dissidence n’ont probablement pas encore aujourd’hui la structure nécessaire pour crever le plafond de verre de la censure et atteindre ainsi véritablement le grand public. L’émiettement et parfois la rivalité de ces courants portés par des personnalités fortes mais souvent farouchement indépendantes est un frein puissant qui les empêche d’atteindre la masse critique nécessaire pour leur permettre de franchir les obstacles qu’on dresse face à eux. Et l’expression dissidente devient parfois un but en soi, une psychanalyse individuelle ou collective, dénuée de tout impact politique ; elle rate son objectif.

Or l’outrance, la révolte, la polémique stérile, écartent de l’objectif qui doit rester l’analyse des faits et la critique documentaire qui, sur le long terme, sont des méthodes beaucoup plus sûres pour faire tomber le mur de la stigmatisation politique et permettre d’approcher la vérité.

S’agissant de l’islam, le discours dissident semble souffrir d’une affectivité et d’une émotivité qui restreignent sa lucidité et l’empêchent de bien séparer la question de la religion musulmane de la question des personnes en tant que telles. Nombre de musulmans sont musulmans parce que tout simplement nés dans la culture musulmane, sans avoir nécessairement fait le moindre choix conscient ou formulé le moindre engagement personnel. Or il est aisé de constater que la grande majorité des musulmans d’Europe n’a qu’une connaissance rudimentaire de l’islam. Ceux-ci sont les porteurs et les défenseurs naturels d’une religion dont ils ignorent très souvent les textes sacrés. Mais en l’absence d’une riche histoire philosophique, littéraire, scientifique, artistique, etc., depuis des siècles, leur identité s’est construite sur l’islam qui a ainsi acquis un rôle de structurant identitaire, alors que la religion a perdu pour l’essentiel ce rôle dans les pays occidentaux. Mettre en cause l’islam, simplement en le critiquant, est ainsi ressenti, à tort, comme une attaque mettant en cause la personne.

Avant d’aborder les questions tribales, sociologiques, géopolitiques, militaires, etc., de la question musulmane, il est donc absolument essentiel de traiter la question centrale de l’islam en tant que religion, en la déconnectant de tout aspect personnel. Car c’est bien l’islam en tant qu’idéologie religieuse qu’il faut décortiquer pour sortir de la confusion extrême où nous sommes plongés et qui autorise tous les discours, jusqu’aux plus absurdes et aux dénis de réalité les plus évidents. Car le constat est d’une simplicité biblique :

L’ISLAM TUE : IL FAUT COMPRENDRE POURQUOI.

La première tâche de la pensée dissidente, dont la vocation naturelle est de sortir des sentiers battus, est d’expliquer inlassablement en quoi consiste l’islam, quelle est sa doctrine authentique : pas à partir des opinions des uns ou des autres, qui parfois abusent de l’argument d’autorité et de leur suffisance pour imposer leur point de vue, mais à partir des textes sacrés musulmans eux-mêmes – que tous les musulmans reconnaissent – puisque tout le monde peut les lire en français et que cette lecture ne demande pas en réalité de compétences très pointues. Car il faut combattre farouchement l’idée que le sens des textes religieux musulmans ne serait accessible qu’à des érudits. La lecture du Coran, de la biographie de Mahomet et des hadiths est vraiment tout à fait abordable (même si elle est un peu austère) dans la mesure où la complexité de la pensée spirituelle est très faible (au profit de règles à respecter) : essayez, et vous verrez !

Malheureusement, beaucoup refusent de faire l’effort de se documenter et s’arrêtent à des jugements hâtifs et des oppositions irrationnelles et viscérales qui sont nécessairement perçues de façon négative et rejetées par des opposants dont les avis contraires sont tout aussi irrationnels et viscéraux ! Pour déconstruire rationnellement un discours, ou au contraire en montrer le bien-fondé, il faut d’abord connaître les textes fondamentaux qui le sous-tendent : certains ne se sont-ils pas mordus les doigts de n’avoir pas fait cet effort dans la première moitié du XXème siècle ?

La lecture des textes sacrés musulmans est la seule façon de se faire une idée juste et précise de ce qu’a été la véritable vie de Mahomet (et pas celle fantasmée par de nombreux biographes partisans) ainsi que sa pratique de la religion, et de dépasser ainsi le niveau actuel lamentable de la propagande et des dénis de réalité dont nous sommes abreuvés.

Cette connaissance est la condition sine qua non autorisant de demander à chacun de se positionner clairement et en conscience sur un choix de valeurs et de modèle de société (place de la femme, égalité des communautés humaines, liberté religieuse, laïcité, etc.) pour déterminer si, oui ou non, nous partageons les mêmes valeurs humaines et avons vocation, ou non, à vivre ensemble.

Libye et victimisation : une mise au point intéressante sur les errements français

L’excellente émission « Arrêt sur images » nous a gratifié fin mars 2016 d’un échange intéressant et plein de bon sens à propos des errements français en Libye et de l’instrumentalisation médiatico-politique de la victimisation.

ASI 160331 Libye et victimisation

ASI 160331 Libye et victimisation

BHL : un dandy irresponsable qui se prend pour un prophète ?

Si certains parlent de la folie religieuse des hommes de l’État Islamique, le passage de Bernard-Henri-Lévy sur le plateau d’On N’est Pas Couché le 13 février 2016 semble être une autre démonstration mémorable du délire auquel peuvent conduire les religions mal digérées.

BHL ONPC 160213

Visiblement, BHL résiste difficilement à la tentation de se prendre pour un prophète et à « aller au contact de la bête, dans la gueule du loup » comme Jonas, investi qu’il se sent d’une mission divine : « Être juif c’est être une espèce d’escorte silencieuse et secrète pour les autres peuples et les autres nations » ; bref, le peuple élu. Pourtant, on peut s’interroger sur la profondeur du judaïsme de ce personnage, lui qui se dit « juif laïc », déchiffrant à peine l’hébreu, n’accomplissant pas les gestes de la prière et de la consommation juive de nourriture.

BHL ONPC 160213 La responsabilite du judaisme

Au point que Léa Salamé finit par lui demander sur un ton qui n’est pas celui de la plaisanterie : « C’est Dieu qui vous a commandé d’aller en Libye ? », question à laquelle BHL répond : « C’est la conception que je me fais de moi-même (…) ».

BHL est fasciné par le récit de Jonas qu’il emporte parfois dans ses voyages : « Cette histoire est folle. Aller voir le pire des peuples pour tenter de le sauver. » Cette histoire est à la mesure de sa prétention immense : « À quoi cela servirait, franchement, d’avoir lu quelques livres, d’être un peu conscient de ça, l’esprit du judaïsme, et de son nom si on en faisait pas usage concrètement ? »

BHL ONPC 160213 Jonas

BHL ne regrette rien du chaos épouvantable créé par l’intervention en Libye. Il a jeté des dés et peu importe le résultat puisque celui-ci est dans la main de Dieu : « Le cœur des hommes est dans la main des rois et la main des rois est dans la main de Dieu ». Et Laurent Ruquier remarque avec bon sens que c’est le principe du : « On agit et on réfléchit après ».

Effectivement, BHL est fier d’être acteur de l’histoire, d’allumer la mèche qui va déclencher le mouvement de l’histoire, même si on ne sait pas où elle va, avec des accès hégéliens qui font froid dans le dos : « L’histoire s’est remise en marche. L’histoire, c’est chaotique. L’histoire, c’est des avancées et des reculs, c’est des surprises, c’est des emballements. » Des milliers de mort ? Ce n’est pas grave. C’est à ce prix que l’histoire avance. Vers quoi ? On ne sait pas bien. « Tous les peuples ont une passe possible vers la liberté, qu’il n’y a pas de région du monde qui ne soit pas destinée un jour à quelque chose qui pourrait ressembler à de la démocratie. »

Fasciné par celui qui semble être son modèle, l’anglais Disraëli, « le plus flamboyant de ces dandys », et qui avait surtout la reconnaissance du monde politique et le pouvoir, BHLBien au chaud et à son aise dans les mondanités parisiennes, ne choisit pourtant pas de prendre courageusement les armes pour assumer ses valeurs mais préfère se faire photographier bien habillé, dans une pose à dormir debout, ou plutôt à se faire tuer debout, auprès de combattants kurdes avec son éternelle chemise (ou son tee-shirt blanc) qui laisse voir une peau bien bronzée et une coiffure impeccable.

BHL Kurdes

Persuadé d’être spirituellement au-dessus du peuple vulgaire, peut-être même d’être inspiré par Dieu, BHL sombre dans un antisémitisme existentiel dont il a visiblement besoin pour « être », comme le petit enfant qui se construit contre l’autorité de son père : « Le sacre des juifs pour mieux les abattre », « L’obscure affaire du sang contaminé » assimilée à un « crime rituel », « L’affaire DSK : un complot antisémite ou peu s’en faut ». Rien ne désarçonne ce nouveau Don Quichotte, même pas le bon sens de Laurent Ruquier qui fait remarquer que l’affaire du sang contaminé n’a guère porté préjudice à la carrière de Laurent Fabius et que Dominique Strauss-Kahn a été protégé pendant des années pour les soucis que lui causaient ce qu’il avait entre les jambes.

BHL ONPC 160213 Antisemistisme

Alors, monsieur BHL, si je puis me permettre, quand on est malade de la tête, on se fait soigner. On ne joue pas aux apprentis-sorciers avec le sort des peuples et la vie de milliers de personnes quand, pour une raison encore obscure, on a tant soit peu eu l’oreille d’un plus petit que soi.

BHL et ses valeurs

Bernard-Henri Lévy ayant une aura médiatique certaine, il est intéressant de noter quelques aspects des valeurs profondes qui l’animent.

2013 (Biliothèque Médicis)

BHL Soeur 130623

BHL Soeur 130623

À propos de la conversion de sa sœur, Véronique, au christianisme : « C’est une toute petit sœur (…) tout de même majeure (…). Moi, je suis juif et très profondément juif. (…) Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’en faisant cela, elle rompt une chaîne de transmission, peut-être, elle contribue à la rompre. (…) »

2016 (On n’est pas couché)

BHL ONPC 160213 Valeurs

BHL ONPC 160213 Valeurs

Laurent Ruquier en lisant un extrait du livre de BHL : « BHL rappelle qu’il déchiffre lui-même à peine l’hébreu, qu’il n’accomplit pas les gestes de la prière et de la consommation juive de la nourriture. » Laurent Ruquier ajoute : « Vous êtes de surcroît un juif laïc, c’est bien de le rappeler ». BHL confirme.

BHL aurait-il un problème d’identité ?

Bataclan : les services secrets français ont laissé faire…

13 novembre 2015 :

Bataclan 151113

La Carillon 151113

Rappelons-nous qu’en janvier 2015, Tariq Ramadan était intervenu pour évoquer son « questionnement » au sujet des attentats de Charlie et sur le rôle des services secrets français qui auraient « laissé faire », propos quand même ahurissant :

Tariq Ramadan Salut les terriens janvier 2015

Tariq Ramadan Complot janvier 2015

Va-t-il nous faire la surprise d’une nouvelle saillie drolatique sur les terribles attentats du 13 novembre ? Tariq Ramadan va-t-il de nouveau aller expliquer aux familles des 129 morts et de la multitude de blessés que tout cela, c’est la faute des autorités françaises ?

Suspense…

Et qu’en pensent la LICRA, le MRAP et autre officines de la bien-pensance unilatérale  ?

Lassana Bathily : un bel exemple d’instrumentalisation ?

Dans l’attente d’un compte-rendu policier officiel des faits, il apparaît que lors de la prise d’otage de l’Hyper Cacher, un jeune clandestin malien employé par le magasin eut la présence d’esprit de conduire certains des otages au sous-sol où ils se sont cachés, lui-même s’échappant par un monte-charge lui permettant de sortir du magasin et d’informer la police sur la configuration des lieux. Sans nier le courage de ce jeune malien, il est toutefois difficile d’en apprécier la portée réelle, qui semble cependant bien loin de l’acte de bravoure des militaires américains notamment qui ont réussi à mettre hors d’état de nuire un autre terroriste dans le TGV quelques mois après au péril de leur vie.

Bien entendu, ce fut pour le gouvernement une « divine surprise », car le jeune homme était musulman, occasion absolument idéale de glorifier la rhétorique de la dichotomie entre les bons musulmans et les islamistes, et d’éviter toute analyse critique un peu poussée de la question musulmane et de la responsabilité gouvernementale. Aussi ce jeune homme fut-il derechef porté aux nues par la République au cours d’une cérémonie d’une émouvante candeur. Il ne semble pas en revanche que l’otage juif Yohav Hattab, qui tenta de tuer le terroriste en saisissant une arme dans un très grand acte de courage, mais qui fut malheureusement abattu, ait connu la même médiatisation.

Au-delà de l’instrumentalisation de cet événement par le gouvernement, il est tout aussi inquiétant de visionner la restitution faite dans l’émission « Islam » de France 2 du dimanche matin diffusée en mars 2015 :

Lassana Bathily

France 2 Islam Amour & misericorde Mars 2015 Extrait

Il y est dit : « Récemment, Lassana Bathily, jeune malien musulman, et modèle de fraternité, a ému le monde entier en sauvant des vies lors d’une prise d’otages. » Et une personne interviewée dit « Tout le monde entier a salué son acte de bravoure et c’est à juste titre qu’il soit récompensé par rapport à ce qu’il a fait ».

Le reportage, au-delà de la présentation de ce jeune garçon comme un « modèle de fraternité », ce qui est peut-être un peu excessif (mais soit), élude surtout totalement et volontairement la question du terrorisme musulman : aucune référence n’est faite au fait qu’il s’agit d’un acte de terrorisme antisémite commis au nom de l’islam dans un magasin juif ! C’est inouï. Comment peut-on ensuite prétendre sérieusement et avec objectivité parler de l’islam ?

Tariq Ramadan : pas de complot mais une manipulation

Quelques jours après l’attentat de Charlie Hebdo, Tariq Ramadan ne parle pas de « complot »  mais c’est tout comme : il « a des questions ». Son « questionnement » personnel laisse ainsi clairement entendre qu’il y a eu manipulation lors de l’attentat du 7 janvier contre Charlie Hebdo : « Comment cela se fait-il que les services de renseignement français ait laissé faire [ndlr l’attaque contre Charlie Hebdo] ? » Puis vient le couplet sur la stigmatisation : « pour pouvoir être dans l’air du temps en France, faut la boucler ».

Tariq Ramadan Salut les terriens janvier 2015

Tariq Ramadan Complot janvier 2015

Si Tariq Ramadan a sans conteste une très grande culture religieuse pour ce qui est de l’islam, que faut-il penser de son honnêteté intellectuelle et de ses intentions politiques au vu de ce type de réactions ? En tous cas, il y a certainement lieu d’être inquiet. La fin justifie les moyens dit-on.

Imaginez un seul instant que de tels propos aient été tenus par un juif ou un chrétien dans une situation semblable les concernant : la tempête médiatique ne se serait-elle pas immédiatement déchaînée en France ?

On se prend à rapprocher ce type de réaction stigmatisant la manipulation odieuse dont les musulmans serait par définition les victimes de celle de son frère Hani Ramadan en août 2015 au sujet de l’attaque du Thalys (cf. article Thalys).