Comment va réagir l’islam face à l’homosexualité institutionnelle ?

L’islam condamne sévèrement l’homosexualité. Il sera intéressant de voir ce que l’avenir réserve étant donné la promotion institutionnelle de l’homosexualité qui envahit la société française comme on le voit de plus en plus à Paris mais aussi dans certaines grandes villes françaises : passages piétons, affiches, etc.

Simone Veil au Panthéon : l’assassinat des enfants à naître consacré parmi les grandes œuvres de l’humanité

  • La condamnation de l’avortement en islam

Selon le Conseil européen des fatwas et de la recherche, organisme chargé de la jurisprudence pour les musulmans vivant en pays de mécréance, l’islam condamne l’avortement même s’il admet le principe de gravité croissante de ce crime en fonction du temps.

En effet, le premier recueil de fatwas (éd. Tawhid, présentation par Yusuf Al-Qaradawi, préface de Tariq Ramadan, pages 126 et 127) de ce Conseil stipule : « L’avortement est illicite au regard de la sharî’a islamique, que ce soit au cours de la première période de grossesse ou après celle-ci, et le degré de gravité du péché évolue en fonction des étapes de la grossesse. Le degré de gravité est moindre au début de la grossesse qu’il ne l’est par la suite, et plus la grossesse est avancée, plus l’interdiction est affirmée. Lorsque la grossesse atteint 120 jours, l’interdiction devient absolue, car cela est assimilé à un meurtre qui nécessite le versement du prix du sang d’un montant de 500 dirhams ou environ 213 g d’or. La seule exception à cette interdiction peut être faite si la grossesse présente un danger pour la vie de la mère (…). »

En tout état de cause, la qualification morale de l’avortement et les règles de rachat du péché en islam sont issues de la loi de Dieu et non de celle d’un homme qui déciderait de la morale à sa guise, ce qui est totalement inacceptable car contrevenant à la toute-puissance de Dieu sur sa création.

Malek Chebel écrit de son côté : « L’avortement (ijhadh) est interdit en islam, mais il y a un consensus au sein de la communauté sur un point : si la vie de la mère est en danger, il faut accepter de sacrifier un fœtus de moins de 120 jours. À partir de 4 mois après la conception, le fœtus est considéré comme un être vivant. Mais, dans la mesure où les théologiens s’appuient sur un verset très complexe (sourate 17, verset 40), voire incompréhensible, l’exégèse moderne, l’herméneutique et, a fortiori, la compréhension exacte de la position du Coran sont encore à construire. Ce verset, le voici : « Votre Seigneur vous a-t-il favorisé en vous donnant des fils et s’est-Il réservé des filles parmi les anges ? Voilà bien des propos extraordinaires. » »

  • L’anéantissement progressif de la morale en Occident

NB : toutes les citations ci-dessous sont tirées du Journal Officiel de la République française.

La société occidentale a injecté le virus du confort pour tuer la morale. Le ver est dans le fruit : ce qui relève de l’idée d’une morale extérieure à la toute-puissance de l’individu, qui s’impose donc inconfortablement à l’homme, est rongé petit à petit, l’idée d’un autre ou d’un « tout » supérieur à l’homme – défendue par les grandes religions et spiritualités – étant de plus en plus méprisée ou ridiculisée.

Une des étapes emblématiques de cette vague en France a certainement été la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse qui a rendu le meurtre légal dans certaines conditions, faisant de Simone Veil une redoutable compétitrice en matière d’assassinats de masse (mais silencieux cette fois) à côté de Hitler, Staline ou d’autres. Ce propos choque les âmes sensibles ? Mais n’est-il pas choquant que, depuis des années, plus de 200.000 enfants à naître soient liquidés chaque année en France par l’I.V.G., soit 2 millions tous les 10 ans !

Bien entendu, l’intention du législateur en 1974 n’avait rien à voir avec les sanglants dictateurs du XXème siècle, mais cette « solution » au problème soulevé par la simple maîtrise de la sexualité était-elle si différente dans ses conséquences finales une fois que la mort a fait son œuvre et que des vies ont été anéanties ? Ce n’est pas parce que le procédé mortel est silencieux qu’il en devient respectable. L’enfer peut être pavé des plus louables intentions.

Or, contrairement à ce que beaucoup d’ultras de la laïcité veulent faire accroire, la question de l’avortement n’est pas une question soulevée par des religions ringardes et dépassées. Oublions un temps la religion car il s’agit en tout premier lieu d’une question de conception de la morale qui dépasse toute théorisation religieuse du rapport de l’homme au monde.

La loi s’est en réalité parée des oripeaux de l’« humanité » pour déculpabiliser  des individus obnubilés par la chimère du bien-être, alors même qu’un enfant non désiré pouvait toujours être laissé aux soins de l’Assistance Publique. Il est ainsi atroce que Simone Veil ait pu déclarer : « Il me paraîtrait non seulement irréaliste mais inhumain de résoudre le problème de l’avortement en proposant aux femmes de mener leur grossesse à terme pour abandonner ensuite leur enfant à une autre femme. (….) Il serait impossible d’avancer une telle suggestion à une mère de famille ou même à certaines jeunes femmes car elles seraient dans l’incapacité totale de l’appliquer. »

Donc, pour résumé, plutôt tuer l’enfant à naître que de mettre chacun devant ses responsabilités et de laisser vivre un enfant dont la conception n’a pour autant été aucunement le fruit du hasard ; car, sauf preuve du contraire, les enfants n’arrivent pas portés par les cigognes.

Quant à l’argument du corps de la femme, il est moralement absurde comme le rappelait Emmanuel Hamel : « Il n’y a pas de différence absolue entre le fœtus parce qu’il est interne et le nouveau-né parce qu’il est externe ». Il est vrai également que passer par définition du stade d’innocent à celui d’assassin à un jour près permet d’atteindre les sommets de l’absurdité morale et juridique.

En réalité, les contradictions innées de la loi sur l’I.V.G. étaient clairement pointées dans le texte du projet de loi soumis à l’Assemblée Nationale : « On ne peut espérer que toutes les femmes décidées à interrompre leur grossesse renonceront à leur projet parce qu’elles auront été ainsi [au cours du délai de réflexion obligatoire de sept jours] éclairées. (…) Il n’est toutefois pas proposé d’admettre l’avortement parmi les actes médicaux remboursés par la Sécurité sociale, sauf, comme dès à présent, le cas d’avortement thérapeutique ».

Article L. L 162-1 : « La femme enceinte que son état place dans une situation de détresse peut demander à un médecin l’interruption de sa grossesse, laquelle ne peut être pratiquée qu’avant la dixième semaine de cette grossesse. En aucun cas l’interruption volontaire de la grossesse ne doit constituer un moyen de régulation des naissances. »

Simone Veil : « L’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. » Or l’idée même de loi d’exception était moralement absurde et mensongère, et Simone Veil le savait parfaitement. Est donc arrivé ce qui était écrit : l’exceptionnel est évidemment devenu la norme.

Simone Veil a en réalité procédé à la déculpabilisation légale des parents meurtriers, étant pleinement consciente du caractère monstrueux d’une telle mesure dont elle savait pertinemment que sa généralisation était inévitable en dépit de ses remords : « J’ai insisté à plusieurs reprises sur le caractère dissuasif du projet. Je sais que je n’ai pas convaincu certains d’entre vous, mais je suis persuadée que la consultation que nous prévoyons [avant confirmation de la décision d’avorter] est essentielle. (…) Peut-être ne parviendra-t-on pas toujours à dissuader les femmes de recourir à l’avortement, mais du moins leur offrira-t-on un réconfort qui fera que l’entretien n’aura pas été inutile»

« Offrir un réconfort » : une délicate attention destinée à excuser le meurtre.

Pierre Joxe avait fait preuve à l’époque de plus d’honnêteté et n’avait pas hésité à faire tomber les masques en souhaitant dès le départ l’élargissement désastreux mais inévitable des conditions d’application de cette loi : « Il est évident qu’un jour, dans quelques mois, dans quelques années peut-être, l’avortement sera non seulement libre mais remboursé par la Sécurité sociale. Personne n’en doute. » Il allait d’ailleurs pour lui de soi qu’il ne fallait en aucun cas insister sur l’aspect moral épouvantable de cet acte en exigeant une demande écrite, comme il le rappelait lui-même à l’Assemblée : « L’amendement qu’a retenu la commission supprime la procédure de la demande écrite. Cette formalité est une contrainte que rien ne justifie. En effet, elle oblige à formuler quelque chose qui est évidemment douloureux, difficile à dire et encore plus à écrire. »

Mais si la loi ne réprimait plus cet acte, pourquoi donc restait-il si douloureux ? Le problème moral que l’on voulait ignorer ne pouvait pas disparaître et il fut donc nécessaire de prévoir la liberté de conscience pour les médecins refusant de pratiquer l’avortement. D’ailleurs, puisque la loi prétend avoir réglé le problème moral, les mères de famille qui ont avorté devraient n’éprouver aucune difficulté à en parler avec leurs autres enfants qui ont échappé à ce sort funeste. Le couperet n’est pas passé loin : une question de chance finalement pour les enfants survivants.

Il est assez cocasse de noter que l’abolition de la peine de mort pour les criminels a été votée en France quelques années après seulement la légalisation de la mise à mort des enfants à naître. Magnifique prouesse de la raison humaine ! Et ce d’autant plus que la loi a poursuivi son travail mortifère en autorisant l’infanticide thérapeutique permettant l’élimination des fœtus a priori malformés, 1er stade de l’eugénisme annoncé par la loi en dépit des dénégations de Simone Veil : « Pour certains, nous ouvrons la voie, avec l’avortement, à l’euthanasie et à l’eugénisme (…) ».

L’enfant ayant ainsi perdu son statut absolu de personne morale autonome et étant devenu un objet de production et un « droit », il est aujourd’hui impossible de résister à la vague de l’eugénisme, de la procréation médicalement assistée et de la gestation pour autrui réclamées notamment à tue-tête par tous les couples issus de la théorie du genre. Ce n’est qu’une question de temps. Tous les avis des « comités d’éthique » qui postulent au concours de la sagesse universelle ne sont que les pitoyables pantomimes d’une morale en putréfaction.

  • Une société occidentale sans morale peut-elle séduire les musulmans ?

L’islam ne peut donc guère être incité à respecter une société qui a ainsi décidé de s’autodétruire et qui se reconnaît de plus en plus dans la multiplication des « genres » dont la fierté est l’expression ultime de l’abîme identitaire. C’est au contraire le dégoût qu’elle inspire qui marque plus sûrement les esprits religieux imprégnés par la recherche du sens de la vie et qui acceptent la dimension transcendantale de l’univers, irréductible à la volonté humaine.

L’extension inévitable de cet effondrement moral généralisé facilite grandement l’exploitation par les fondamentalistes de l’écœurement qui saisit tout musulman à la vue de la contestation par l’homme de l’ordre divin, comportement opposé à celui de la soumission exigée par le Coran.

Cet effondrement s’exprime d’ailleurs de façon plus générale dans la vague actuelle de rejet de l’autorité qui caractérise notre société : Zones À Défendre totalement illégales et qui se parent des vertus du jaillissement utopiste nés dans les cerveaux indifférenciés de toutes les « Camille » ; exercice de l’autorité légitime de l’État démocratique contre l’illégalité qualifié de « violence d’État » par les anarchistes libertaires ; agressions devenues banales bien qu’extrêmement violentes avec tentatives de meurtre contre les forces de l’ordre et faisant l’objet d’une grande clémence judiciaire par comparaison avec les poursuites engagées contre les groupes qui défendent, sans violence physique, la notion d’identité et de souveraineté nationale ; refus de la « sélection » à l’université et occupation avec dégradations massives des locaux universitaires ; etc.

Bref, il est probable que le général de Gaulle aurait trouvé que toute cette chienlit  donne la nausée. On en finirait presque par désirer l’arrivée de la chari’a.

« Marche des fiertés » : certes, mais fierté de quoi précisément ?

On sait que les religions monothéistes condamnent toutes fermement l’homosexualité, et l’islam encore plus que toute autre :

Coran, sourate 26, versets 165 & 166 : « Accomplissez-vous l’acte charnel avec les mâles de ce monde et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Vous êtes un peuple transgresseur. »

Jurisprudence chaféite (une des 4 principales écoles juridiques de l’islam sunnite – pas la plus rigoriste –) : « Le Prophète a dit : (1) « Tuez celui qui sodomise et celui qui est sodomisé. » ; (2) « Que Dieu maudisse celui qui fait ce que faisait le peuple de Lot. » ; (3) « Le lesbianisme est l’adultère entre les femmes. » »

Inutile par ailleurs de revenir sur la pénalisation de l’homosexualité dans tous les pays musulmans du monde aujourd’hui.

  • Les musulmans et les LGBT vont-ils faire bon ménage en France ?

Dans un contexte d’expansion continue de l’islam en France, il est donc intéressant de s’interroger sur l’avenir que nous prépare la promotion institutionnelle de l’homosexualité et de toutes les « diversités » sexuelles par le système politique et médiatique, le cocktail islam-LGBT s’annonçant détonant car il est peu probable que le projet LGBT de destruction de toute notion d’identité naturelle (« imposée » par la nature) au profit d’une identité uniquement choisie ne séduira guère les musulmans.

Ainsi, invité sur le plateau de l’émission « Arrêt sur images » du 28 juin 2018, Arnaud Gauthier-Fawas, administrateur de l’inter-LGBT en charge de l’organisation de la « Marche des fiertés » (ex-gay pride) à Paris s’est exprimé de façon pour le moins étonnante (sans d’ailleurs être contesté par les représentants des autres courants de la « diversité » sexuelle d’aujourd’hui) :

ASI 180630 Marche des fiertés Extrait 1

« Je ne suis pas un homme. (…) Il ne faut pas confondre identité de genre et expression de genre. »

« Je ne suis pas blanc. Je suis à moitié libanais. »

  • Un communautarisme LGBT ?

Si le communautarisme est inné dans l’islam puisque clairement énoncé par le Coran, on peut craindre que celui-ci ne heurte de plein fouet celui de la communauté LGBT qui ne semble pas en reste de ce côté-là puisque, semble-t-il, tout le monde sur le plateau semble par exemple regretter peu ou prou que le quartier du Marais ne soit plus un quartier homosexuel :

ASI 180630 Marche des fiertés Extrait 2

  • Conclusion

Le phénomène de rejet destructeur de sa propre identité naturelle animale (mâle/femelle) qui constitue la quintessence du mouvement LGBT, – rendu possible par une « intelligence » humaine dont l’histoire a montré qu’elle peut tout justifier (la raison étant loin pourtant d’être la mesure de toute chose) –, est un cas bien singulier dans l’éthologie du règne animal.

Toute idée d’ordre naturel est en effet abandonnée au profit d’un « ressenti individuel » idéalisé et transformé en vérité, ressenti dont on peut se demander s’il n’est pas surtout l’enfant d’une émotivité narcissique et égocentrique qui ne fait que magnifier une subjectivité éminemment relative, résidu infantile d’un moi qui ne supporte pas qu’on lui impose des limites.

La volonté de puissance de ce nouveau moi se traduit par une déstructuration explosive de l’identité qui éclate en un feu d’artifices des genres comme chez Tinder qui propose en version anglaise (par ordre alphabétique) : Agender ; Androgyne ; Androgynous ; Bigender ; Female to Male ; FTM ; Gender Fluid ; Gender Nonconforming ; Gender Questioning ; Gender Variant ; Genderqueer ; Male to Female ; MTF ; Neither ; Neutrois ; Non-binary ; Other ; Pangender ; Trans ; Trans Man ; Trans Person ; Trans Woman ; Transfeminine ; Transgender ; Transgender Female ; Transgender Male ; Transgender Man ; Transgender Person ; Transgender Woman ; Transmasculine ; Transsexual ; Transsexual Female ; Transsexual Male ; Transsexual Man ; Transsexual Person ; Transsexual Woman ; Two-Spirit. Il n’est pas dit ce qui se passe lors de rencontres entre deux personnes appartenant à des identités différentes.

S’il est indéniable que cette nouvelle conception de la nature humaine offre un champ d’étude prodigieux à la psychanalyse, on peut en revanche craindre par exemple que ceci soit le prélude à l’ouverture de la morale publique admise  à l’inceste et à la pédophilie puisque chacun revendique finalement à devenir son unique et propre juge.

Le changement essentiel de modèle de société humaine que cette conception sous-tend et qui s’oppose de front à toutes les valeurs des grandes religions terrestres pique la curiosité tant les perspectives ouvertes par cette évolution quant à l’avenir de l’humanité sont stupéfiantes (la mort bornant heureusement toujours le champ de l’expérimentation humaine).

Taqiyya vestimentaire ?

Tayeb Chouiref fait partie des intervenants réguliers portant la bonne parole dans l’émission hebdomadaire « Islam » diffusée le dimanche matin sur France 2. On le retrouve également sur les sites internet musulmans. Or sa présentation vestimentaire semble toute différente.

Tayeb Chouiref s’adressant à ses coreligionnaires en contexte musulman :

Tayeb Chouiref s’adressant au public d’une grande chaîne de télévision occidentale, vêtu des oripeaux de la civilisation occidentale (France 2) :

Étonnant, non ?

Où sont les femmes ?

La fin du Ramadan est toujours marquée par la grande prière à la mosquée de Paris, comme en ce mois de juin 2018.

C’est l’occasion d’y faire résonner le grand cri de l’islam « Allah u akbar », exclamation appartenant tout autant à l’islam dit « modéré » qu’aux terroristes musulmans d’Al Qaïda, de l’État Islamique, etc., mais visiblement pas aux femmes musulmanes car leur infériorité naturelle leur interdit semble-t-il d’être présentes au côté des hommes.

 

France 2 Islam 180617 Aid

Il semble qu’il manque encore à l’islam un Patrick Juvet pour dénoncer cette injustice !

Jules Monnerot : un grand prophète !

Jules Monnerot, sociologue français, publia pour la première fois en 1949 un livre important : « Sociologie du communisme ».

Dans cet ouvrage, Jules Monnerot analyse notamment la proximité idéologique entre l’islam et les grands totalitarismes du XXème siècle, principalement le communisme, qualifié d’« islam du XXème siècle ». La clarté et la profondeur de son propos, alors que le monde est à cette époque à peine sorti de la deuxième guerre mondiale, que Staline règne en maître et que l’islam n’a pas encore la place qu’il a acquise de nos jours en Europe suite aux vagues d’immigration massives (Afrique du Nord, Turquie, Pakistan, etc.), justifient amplement qu’on y revienne aujourd’hui, la clairvoyance de nombre de constats et la description prémonitoire des difficultés que nous connaissons à cette heure en Europe étant impressionnantes, ceci présageant bien mal de l’avenir de cette Europe d’aujourd’hui, dont une part est devenue déracinée, décervelée et hébétée.

  • La confusion du religieux et du politique

Avec beaucoup de bon sens, Jules Monnerot rappelle une évidence : la confusion du religieux et du politique dans l’islam (pratiquée d’ailleurs depuis toujours dans les pays musulmans), caractéristique qu’il étend au communisme.

« L’islam nous a légué le modèle d’une société où le politique et le sacré sont confondus. Le Coran était la règle indissolublement religieuse, politique et civile. Les infidèles ne pouvaient être que des tributaires. Ils étaient objets de l’histoire et du droit, non sujets. L’empire ottoman se contenta de leur prendre leurs enfants pour en faire des janissaires. Pendant la grande période conquérante, ce qu’il y avait dans l’islam d’État, au sens que nous donnons à ce mot, participait de la doctrine sacrée du prophète, était le corps, la chair et la vie de la doctrine. »

« Cette confusion du politique et du religieux fut une des caractéristiques majeures du monde islamique : elle permet à des chefs d’État d’agir en dehors des frontières de leurs États en tant que « commandeurs des croyants » (Emir al muminim). Ainsi des khalifes ont disposé d’instruments dociles, d’âmes damnées, partout où il y avait des hommes qui relevaient de leur autorité. Les frontières territoriales, par lesquelles certains de leurs sujets semblent leur échapper, ne sont que des obstacles matériels (…). »

« De manière assez comparable à ce qui se produisit lors de l’apparition de l’islam, le « communisme » se présente à la fois comme religion séculière et comme État universel. (…) Religion séculière, il draine les ressentiments, organise et rend efficace les impulsions qui dressent des hommes contre des sociétés où ils sont nés, il travaille obstinément à entretenir, favoriser, accélérer cet état de séparation d’avec elles-mêmes, et de sécession d’une partie de leurs forces vives qui précipite les rythmes de la dissolution et de la destruction. »

« Ces religions n’ont pas de frontière. La Russie soviétique, qui n’est que le centre géographique d’où rayonne l’expansion communiste, ne peut admettre de frontières que provisoires. Les frontières de l’expansion russe ne tracent jamais à cet « islam » en marche que des limites temporaires. Le communisme, comme l’islam conquérant, ignore la distinction du politique et du religieux (…). »

  • Comment se présenter comme « la » vérité

Pour la Russie communiste, comme pour l’islam, il n’existe d’autre vérité que la sienne. La transposition entre communisme/marxisme, national-socialisme et islam coule de source, l’ « Oumma » (communauté des croyants musulmans) étant une sorte d’équivalent de la « patrie » totalitaire.

« Pour l’homme cultivé d’Europe ou d’Amérique, s’il n’est pas communiste, le communiste est un fanatique religieux au service d’un empire en expansion qui tend à la domination mondiale. Aux yeux des communistes, il n’en est pas ainsi : l’avènement du communisme est « ce qui doit arriver » : toute l’histoire, tout le passé humain ne prend de sens que par ce fait futur. Le communisme est en marche. La religion n’est religion que pour les autres. Pour le religionnaire, elle n’est que la forme la plus haute de la vérité. Aux yeux du vrai croyant, il n’y a plus de Russie, mais ce croyant ne croit pas qu’il est croyant : il est en possession de la vérité, c’est-à-dire qu’il prend « ce qui le possède » pour la vérité. On le voit saisi pour cette « vérité » d’un attachement actif que la vérité (dans la science) n’a pas coutume d’inspirer, et qu’elle ne demande pas. Le communisme est une confession et cette confession a quelque chose comme une patrie ; de ce fait, une telle patrie n’est pas une patrie comme les autres. Le communisme est à la Russie soviétique comme à l’empire abbasside la religion islamique : ce n’est qu’une comparaison, mais nécessaire : le communisme n’est pas un « parti nationaliste étranger », c’est une secte religieuse de conquérants du monde pour qui la Russie n’est que la position fortifiée à partir de quoi on livre bataille. »

« Le marxisme est pour le présent une doctrine de la prédestination sociologique (…) et, pour le futur, un messianisme de l’espèce humaine. C’est que, hors du prolétariat, il n’est point de salut. Tout se passera sur terre. Le peuple élu, le prolétariat opprimé verra le châtiment de ses oppresseurs. (…) Mais il ne s’agit pas d’attendre la réalisation de la promesse : il faut y travailler. Et des échecs, il n’y a jamais que cette conclusion à tirer : le moment n’était pas venu, les temps n’étaient pas mûrs. » (discours rappelant étonnamment celui de l’État Islamique)

« En tant qu’« islam », et l’entreprise russe communiste, et l’entreprise pangermaniste « aryenne » ont subordonné en principe le monde entier qu’elles veulent régir à cette « participation mystique » d’une « orthodoxie » et d’un peuple historique (surtout de la suprême élite de ce peuple, en qui s’incarne la « race » dans le système hitlérien, et la doctrine marxiste, c’est-à-dire la « science », dans le système russe). » (en dépit de la visée universelle de l’islam, rappelons la primauté et le prestige de la branche arabo-musulmane – descendante de Mahomet – ainsi que la prétention scientifique de la doctrine musulmane, le Coran étant prétendument un livre explicite sur toutes choses et qui se trouve à l’origine de tout, d’où les élucubrations hallucinantes de certains imams)

« Dans le national-socialisme allemand, comme dans le communisme, il y avait conjonction d’une tyrannie politique, d’un « islam » [conjonction conquérante d’une religion et d’un peuple], et d’une « doctrine de la prédestination ». » (cf. les visions eschatologiques de l’islam, fréquemment invoquées par les fondamentalistes musulmans pour justifier la violence dans le cadre d’un châtiment divin intervenant dès ici-bas) 

  • Une idéologie névrosée

Islam et communisme mobilisent à leur profit névrose, frustration et irrationalité pathologique affective, mais les Occidentaux ne comprennent pas qu’on ne lutte pas naïvement contre ce type d’idéologie avec les seules ressources de la saine raison, du bon sens ou de l’enrichissement matériel par l’élévation du niveau de vie économique. Nous sommes par-delà le bon sens et la raison.

« Le marxisme peut être utilement comparé aux conséquences névrotiques qui se développent à partir d’un traumatisme affectif : il y a rationalisation de l’expérience, naissance d’une Weltanschauung et d’une praxis qui se développent à partir de l’événement traumatisant (le drame de la prolétarisation). » (transposé en France aujourd’hui en drame de la colonisation et dont il s’agit maintenant de se se venger, ce droit à la vengeance étant exercé au nom de la « victimisation » dans tous les domaines, et en particulier dans celui de la liberté d’expression qu’il convient de bâillonner afin de l’empêcher de s’élever contre le changement de civilisation qui s’opère)

« (…) les voies invisibles par lesquelles le nouvel « islam » draine les ressentiments du monde dont il a juré la perte ; des armes, d’une efficacité meurtrière pourtant sans précédent, peuvent être désarmorcées grâce aux techniques lentes de drainage des ressentiments et de dérivation des agressivités. »

« On n’a pas besoin de partager toutes les vues de Freud sur l’inconscient pour lui accorder qu’en pareil cas les motivations réelles sont hors de portée, c’est-à-dire que le communiste continue à être communiste tout comme l’obsédé individuel continue à être obsédé en dépit des arguments qu’on lui donne, et qui « devraient » faire évanouir son obsession – si, précisément, il n’était un obsédé. Le domaine de la communication des idées est un domaine limité. L’anomalie mentale ou la religion séculière continuent des barrières contre lesquelles se heurte notre désir de communication universelle. Les fondements d’une fraternité humaine fondée sur l’intelligence sont alors battus en brèche. »

« Ce qu’on nomme idéologie n’est rien d’autre qu’un système passionnel ou délirant, collectif. (…) Le communisme du religionnaire communiste est d’ordre « symptomatique », il a un autre sens que le sens intellectuel ; il représente en fait tout autre chose que ce pour quoi il se donne ; en ce sens par rapport à un tel « sujet », le « communisme » est un « syndrome ». On voit jouer avec une très grande netteté le mécanisme bien connu de la passion : tout ce qui est affecté d’une valeur est entraîné dans l’orbite de l’« objet » aimé et se met à participer de cet objet (c’est la « cristallisation ») ; on adhère au marxisme parce qu’il est « vrai », ou « scientifique » ; on soutient l’Union soviétique parce qu’elle est « socialiste », qu’elle est une « société juste ». Le communisme et le communiste ont réponse à tout. (…) Chez le religionnaire se manifestent exclusivisme et monomanie ; l’activité du sujet se concentre et s’unifie tandis qu’elle concourt avec un grand nombre d’activités de même nature dirigées dans le même sens. Les énergies accumulées tendent à ne se décharger que dans un sens. Le « blocage de l’esprit sur un petit nombre d’idées », favorable au succès pratique, s’accompagne souvent de « manifestations de mythomanie généralisée et contagieuse » et de rêves éveillés d’extermination. Des représentations qu’aucun démenti de l’expérience ne peut réduire soumettent les faits à une déformation systématique, les infléchissant et gauchissant toujours dans le même sens. Il y a confusion partielle du désir et de la réalité : on ne fait plus le départ entre ce qui est et ce qu’on voudrait qui soit, entre la formation du réel par les actes des hommes et la formation des idées sous la pression du désir. »

« La vie moderne, surtout dans les grandes villes, est vulnérante : il y a un point à partir duquel l’homme frustré, quelles que soient les apparences dociles qu’il garde, est un homme irréconciliable. Il ne pourra plus être un révolté les ressorts de la révolte sont brisés. (…) Les religions séculières qui les agglomèrent les réintroduisent dans la social et les arrachent à la déréliction. (…) Il arrive que l’homme frustré, à partir du point où il est devenu incapable à la fois de révolte et de réconciliation, « tire un trait », comme celui qui sépare du résultat les chiffres d’une addition. Le compte en est arrêté, le montant en est trop élevé pour pouvoir être réglé dans ce monde comme il va. Ce qui a offensé l’offensé, humilié l’humilié, est devenu inexpiable. (…) L’homme irréconciliable, tiré désormais à un nombre suffisant d’exemplaires, est prêt à placer son ressentiment comme un capital. Il consent alors à une « conjuration », à un « islam » comme une délégation générale des injures à venger et des revanches à prendre. »

« Le mythe agit dans le domaine de l’énergie affective, le dogme dans le domaine intellectuel de l’organisation, de la justification, de la rationalisation ; le dogme, c’est l’idéologie fixée et comme statufiée : il tend à « objectiver » des idées qui n’auraient pas pu être produites sans la foi et qui acquièrent, devenues dogme, une sorte de force autonome, d’existence sociale pour elles-mêmes. Les propositions du dogme peuvent être autant de jugements qui doivent être suivis d’exécution. C’est ainsi qu’une fois totalement investi par un dogme nouveau, plus d’un croyant finit par se réveiller bourreau et devenir exécuteur. On ne discute pas le dogme, on dispute du dogme. Alors que toute proposition scientifique dans nos sociétés passe pour se défendre elle-même, le dogme a besoin d’être armé, le dogme a besoin d’être défendu, le dogme a peur, seules les persécutions le rassurent. (…) Les dignitaires d’une association dogmatique et les porteurs militants du dogme s’identifient affectivement à celui-ci et sont comme blessés dans leur chair par des coups portés au dogme, et s’ils se sentent confusément (ils ne sauraient guère le constater clairement) battus sur le plan intellectuel, tendent à prendre, s’ils le peuvent, sur le plan physique, une revanche sans réplique. »

  • L’organisation de la prise du pouvoir

Reste alors à prendre le pouvoir pour imposer « sa » vérité en recrutant des troupes parmi les déclassés et marginalisés, en s’assurant du concours aveugle des idiots utiles de l’intelligentsia, en s’assurant de la neutralité bienveillante – parfois inconsciente – d’individus détenant des positions clefs.

« Le type d’armée que Lénine préconise est adapté à ce type de guerre non militaire que connaît le XXème siècle : « Il faut que nous ayons partout des hommes…dans toutes les couches sociales, sur toutes les positions permettant de connaître les ressources du mécanisme de l’État…il nous faut de tels hommes, non seulement pour la propagande et l’agitation, mais encore et surtout pour l’organisation ». »

« Les révolutionnaires professionnels, avant la révolution d’Octobre, étaient en Russie des hommes exclus de la production et du droit. Un premier séjour en prison leur rendait ou très difficile ou impossible l’intégration ultérieure à la société tsariste. Ils étaient enfermés par l’Okhrana dans son destin de révolutionnaires. (…) La société tsariste par ses procédés mêmes de défense tendait à créer en marge d’elle-même le « milieu » révolutionnaire. En les chassant de la société, elle enlevait à ces hommes toute perspective autre que la destruction de cette société. »

« Grâce à une série de déformations et simplifications qui en feront une nourriture affective plus assimilable, le marxisme répondra mieux aux besoins de ceux qu’il exalte. (…) L’élan de cet « islam » nouveau [le communisme] risquerait d’être brisé s’il ne trouvait au dedans de la citadelle les transfuges qui doivent ouvrir les portes. D’où l’importance attachée dès l’abord aux « intellectuels » par les bolcheviks, intellectuels eux-mêmes, et qui avaient renversé un régime parce qu’ils avaient su trouver (ou du moins ils le pensaient) « la théorie juste ». Tout se passe comme si les bolcheviks n’avaient jamais douté qu’à la destruction de la bourgeoisie la bourgeoisie dût prêter son concours, que la « mauvaise conscience » bourgeoise dût seconder puissamment cette « conscience socialiste que l’Intelligentsia apportait aux ouvriers de l’ extérieur ». (…) En d’autres termes, dans l’histoire et la description du communisme, on n’a pas accordé aux sympathisants la part qui leur revenait. (…) La bourgeoisie qui se référait soit aux droits de l’homme, soit aux idées chrétiennes, ne s’est jamais tenue pour une aristocratie de naissance : elle se justifiait à ses propres yeux par le travail, le mérite ; le mécanisme psychologique des conversions bourgeoises au communisme était favorisé par la morale reçue dans la bourgeoisie elle-même, la cause des travailleurs se confondant avec la cause de la justice. À partir de l’intervention du communisme dans l’histoire, la question change ; elle devient : « la foi qui n’agit pas, est-ce une foi sincère ? » Les « sympathisants » (c’est alors que ce mot entre dans la langue) ne risquent plus d’en être quittes pour un élan du cœur. Il faudra qu’ils agissent, ou qu’ils favorisent l’action des autres ; autant dire qu’ils sont engagés dans la guerre bien qu’ils ne soient pas « bons pour le service armé » ; ils doivent concourir aux séductions de la propagande et, du dedans, à l’investissement de la « société bourgeoise ». Le cas échéant, on leur demander une complicité plus active. »

« Après la défaite allemande notamment, apparurent çà et là des hommes-satellites assujettis à l’action des communistes et non à leur pensée. D’eux, ce n’est pas une adhésion que l’on requiert : c’est un concours. Étant donnés les fonctions qu’ils détiennent, il est peu souhaitable qu’ils affichent une obédience inopportune ; cela pourrait avoir effet de les écarter de leur poste, donc de les rendre inutilisables. Peu souhaitable même que le concours qu’on leur demande s’accompagne d’une secrète mais sincère adhésion. Il est préférable qu’ils restent les bourgeois qu’ils sont, c’est ainsi qu’ils servent le mieux ; l’intérêt répond mieux de leur docilité. Ainsi inspireront-ils d’ailleurs plus de confiance à ceux-là mêmes qu’ils ne peuvent trahir que dans la mesure où ils leur ressemblent. Ces hommes-satellites sont improprement nommés « crypto-communistes ». »

  • La taqiyya

Comme il s’agit d’utiliser comme armes contre la démocratie les droits et les libertés que celle-ci offre à tous, l’ennemi doit avancer plus ou moins masqué, mais toujours menaçant vis-à-vis d’autorités tétanisées par le risque de guerre civile, en pratiquant la dissimulation (taqiyya), afin de ne pas éveiller la méfiance de la masse de la population inconsciente et ne pas risquer de perdre le soutien des idiots utiles.

« Le communisme triche toujours puisqu’il joue toujours aussi un autre jeu que celui qu’il déclare jouer. La notion même de franc jeu lui est foncièrement étrangère. C’est une caractéristique de l’ennemi à laquelle il s’adapte et qui le confirme dans le mépris qu’il porte à cet ennemi et dans la conviction qu’un adversaire qui se lie lui-même est voué à la défaite. (…) Les états-majors communistes, avant d’être les maîtres, exigent la démocratie pour avoir les mains libres : ce n’est qu’un champ de bataille. L’armée bolchevique obtient ainsi le terrain sur lequel elle sait le mieux manœuvrer, précisément parce qu’elle n’est pas démocratique. La démocratie pour elle c’est d’enlever aux adversaires le pouvoir de se concerter. Ici le système de la « fraction » fait merveille. Étant démocrates, les adversaires ne sont pas organisés ni hiérarchisés, ils n’opposent aux manœuvres concertées que dispersion et confusion. »

« Il est d’autres hommes-satellites. Mentionnons pour mémoire ces « innocents utiles » qui semblent trop utiles pour être tout à fait innocents. Faisant preuve par ailleurs d’esprit critique, ils ont d’une naïveté et d’une crédulité trop spécialisées, trop localisées, trop conséquentes pour être universellement reçues comme sincères. Ils semblent bien qu’ils ne voient que ce qu’ils veulent. Le rapport de ce qu’ils consentent à voir à ce qu’ils refusent de connaître les définit. »

« Le spectacle d’une sélection de complaisants que leur complexion porte à « se mettre en avant », et qui n’ont pas l’habitude d’analyser en termes de forces et de rapports de forces une situation historique, de déterminer la nature exacte des forces en présence, a sans doute suggéré aux communistes qu’en tout état de cause il vaut mieux, lorsque la chose est possible, choisir soi-même ses ennemis que de se les laisser imposer. (…) De fait, ils n’appréhendent rien tant que ce qui est capable de résister, de leur résister. Ce qui leur est intolérable, c’est qu’il puisse exister d’autres modes de groupements « durs » que celui qu’ils constituent eux-mêmes. De sorte que, si l’on fait si peu que ce soit mine de leur contester ce monopole, ils crient incontinent au « fascisme ». Ils ne tolèrent que les groupements où il leur est possible de trouver des complaisants. Les autres, présents ou futurs, qu’ils soient anathèmes. Ce qu’il leur faut, c’est un unique groupement de structure forte, le leur, se développant dans un milieu uniformément labile et relâché. Ils usent maintenant du chantage hitlérien qui, en son temps, stupéfia : on peut l’exprimer à peu près ainsi : « Ne pas nous laisser faire, c’est vouloir la guerre ». Les assiégeants n’ont jamais aimé que les assiégés veillent : ils les préfèrent endormis. » (cf. la lettre ouverte du Comité Contre l’Islamophobie en France adressée à Emmanuel Macron http://islametoccident.fr/?p=4243 )

Lettre ouverte du CCIF à Emmanuel Macron : comment menacer publiquement l’État

Le CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France) a publié le 13 mars 2018 une lettre envoyée à Emmanuel Macron qui constitue une menace à peine voilée de futur trouble à l’ordre public prenant prétexte d’une vision rigoriste de la laïcité.

Quand on sait que le CCIF est une organisation de propagande musulmane et dont la doctrine, fondée sur le Coran, rejette par nature fondamentalement l’idée d’une dissociation entre la religion et de l’État, et par conséquent le concept même de « laïcité », on peut se dire que ce texte ne manque pas de sel. S’attaquer à la laïcité en prétendant la défendre est une forme avancée de la duplicité, une des formes de « takiyya » dont le CCIF a le secret. 

L’idée par ailleurs selon laque la laïcité française, si elle n’était pas adoucie, pourrait faire courir à la France le risque d’un départ de certains jeunes, est proprement à hurler de rire. Je laisse le lecteur prendre connaissance de ce texte abracadabrant, où rien n’est nommé précisément, mais qui témoigne clairement du caractère agressif et dangereux de ce groupuscule.

Lettre ouverte à Emmanuel Macron

« Depuis votre investiture à l’Elysée beaucoup ont attendu de connaître votre position sur la laïcité. Refusant l’injonction de parler, vous avez choisi de prendre le temps qu’il faut pour vous positionner.

Vos différentes déclarations, semblent indiquer une volonté d’apaisement du débat que nous saluons. Si l’Etat est laïc, les membres de la communauté nationale n’ont pas l’obligation de l’être.

Le bon sens républicain implique une application stricto sensu du principe de laïcité, comme définie dans la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, et qui protège chaque citoyen en lui garantissant le droit de croire ou de ne pas croire, sans être inquiété pour ses opinions.

Le bon sens républicain nécessite que la communauté nationale se dresse comme un seul homme face à toute tentative d’instrumentalisation de la laïcité à des fins de division ou de racisme.

Le bon sens républicain nous oblige à veiller à ce que les institutions et les valeurs qui nous permettent de vivre ensemble, soient protégées des attaques des radicalisés de la laïcité.

Le bon sens républicain suppose d’être ferme dans la lutte contre toutes les formes de racisme, sans céder aux chantages des extrêmes.

Le bon sens républicain doit s’appliquer fermement et empêcher toute ingérence laïciste avec la même énergie que celle déployée contre le terrorisme parce qu’ils sont les deux faces d’une même pièce.

Monsieur le Président de la République, nous faisons le constat d’une détérioration du principe de laïcité qui tend à mettre à la marge toute une frange de la population en raison de son appartenance religieuse, réelle ou supposée. Or, la laïcité doit permettre de corriger cette dérive qui menace les libertés individuelles de toutes et tous.

En garantissant cela, l’histoire retiendra votre courage politique et vous marquerez votre mandat par une volonté farouche de ne pas dévoyer les valeurs qui nous unissent et font de la France une grande nation.

Les Français qui vous ont élu attendent de vous une réponse franche et juste face aux attaques fallacieuses faites à la laïcité et qui menacent l’union nationale.

La jeunesse, en particulier, formée ici et voyant la promesse de liberté, d’égalité et de fraternité se réduire à peau de chagrin chaque fois que les pouvoirs publics plieront face aux extrêmes, se confortera dans l’idée de quitter la France, de s’exiler loin de leur terre natale et loin de l’immobilisme. 150 milliards d’euros : c’est le coût de la discrimination en France selon une enquête France Stratégie datant de septembre 2016.

Monsieur le Président, soyez celui qui mettra fin à cet exil, dites non à l’instrumentalisation de la laïcité à des fins racistes et d’intolérance religieuse.

Nos voisins européens ne connaissent pas ces crispations qui traversent et fracturent la société, est-ce à dire que ces pays auront renié leurs valeurs démocratiques ? Les débats stériles auxquels nous avons droit chaque année ne produisent rien, trahissent nos valeurs et ruinent la cohésion sociale.

Nous attendons de votre gouvernement une action et un positionnement allant dans le sens du droit et de la justice pour faire respecter et appliquer le principe de laïcité. »