Le jihad dans le Coran : un décompte qui ne fait pas pencher la balance du bon côté

  • Le jihad dans le Coran

Ghaleb Bencheikh, présentateur attitré de l’émission de France 2 « Islam » diffusée le dimanche matin sur France 2 et intervenant principal d’une conférence sur le mot « jihad » organisée par la société des amis de l’Institut du Monde Arabe en octobre 2016, défend l’idée que le sens principal du mot « jihad » ne serait pas « guerre » mais « effort ». Cet argument ne résiste pas à la lecture de la jurisprudence des grandes écoles juridiques de l’islam mais c’est à peu près le seul qui existe pour tenter de défendre aujourd’hui l’idée que l’islam serait une religion d’amour et de paix alors même que le terrorisme musulman frappe régulièrement dans le monde.

Néanmoins, même Ghaleb Bencheikh ne semble pas vraiment convaincu par son propre argument puisque le décompte qu’il établit des versets du Coran mentionnant le mot « jihad » ne semble guère probant tant sont nombreux les versets renvoyant peu ou prou à la guerre. Ce décompte est en effet le suivant :

« 41 occurrences construite sur la racine J/H/D : 5 dont on ne sait pas trop à quoi cela renvoie (l’idée peut-être d’accomplir un effort) ; 19 dans le champ martial, guerrier ; 2 dans un autre contexte ; 1 dans un contexte étonnamment on ne peut plus non-violent ; le reste [14] dans le champ sémantique effectivement de la guerre mais le mot ne veut pas dire guerre ».

Amis IMA Jihad 161010 Decompte versets

  • Le Coran, profondément marqué par ses origines tribales

Un autre intervenant confirme la dimension très superficielle d’« effort intérieur », qui est en réalité bien postérieure : « Le mot « jihad » est né dans un monde tribal où cela veut dire, grosso modo, un « effort », un « engagement », en général plutôt dans des batailles, dans des conquêtes ou dans des défenses. (…) » et rappelle d’ailleurs à juste titre que «  (…) le Coran [qui] s’inscrit directement dans ce monde tribal (…) ». L’intervenant enfonce d’ailleurs le clou : « On combat pour gagner du butin, pour avoir des conquêtes, essentiellement, et le Coran, et l’islam lui-même s’inscrit dans cette tradition (…) »

Amis IMA Jihad 161010 Decompte versets

Ainsi, pourquoi faudrait-il s’étonner que le « jihad » signifie essentiellement « guerre au nom de la religion », « combat armé dans la voie de Dieu » selon la terminologie habituelle ? En réalité, il est naturel que des tribus bédouines coutumières des razzias, pillages de caravanes, rapines diverses, etc. aient facilement intégré dans leur culture une dimension religieuse si celle-ci leur permettait de conclure des alliances plus solides et de motiver leurs troupes pour l’obtention de résultats plus profitables.

  • Conclusion

Toute la culture tribale originelle dans laquelle a été écrite le Coran justifie naturellement le penchant guerrier de l’islam et la facilité à assortir la guerre d’une connotation religieuse. Les tentatives visant à dissocier l’islam de la guerre au nom de la religion paraissent bien dérisoires et désespérées tant cela conduit à nier la réalité des faits historiques ou contemporains.

Pas de quoi s’étonner donc qu’une sourate du Coran, et non des moindres, ait pour titre « le butin » : pour une religion d’amour et de paix, quoi de plus naturel et de plus évident !

Les terroristes musulmans : des hommes qui seraient coupés de leur religion

  • Délégitimer la position doctrinale des fondamentalistes musulmans

Pour Ghaleb Bencheikh, présentateur attitré de l’émission de France 2 « Islam » diffusée le dimanche matin sur France 2 et intervenant principal d’une conférence sur le mot « salafisme » organisée par la société des amis de l’Institut du Monde Arabe en novembre 2017, les salafistes « veulent passer outre les différents avis des différentes écoles juridiques [de l’islam] car ils veulent s’abreuver aux deux sources premières, c’est-à-dire le Coran et la Sunna. »

Amis IMA Salafisme 171106 Sources doctrinales

  • Analyse

Il est exact que les salafistes se réfèrent prioritairement aux textes sacrés de l’islam, ce qui paraît tout à fait logique et souhaitable (les chrétiens feraient bien de faire la même chose avec les Évangiles et les Épîtres…), mais la lecture de la propagande fondamentaliste musulmane montre qu’il est faux de dire qu’ils refusent tous les avis juridiques des écoles de l’islam.

En effet, pourquoi ignoreraient-ils des avis juridiques qui sont loin – contrairement à ce que laisse entendre Ghaleb Bencheikh face à un public qui n’a probablement jamais lu ces textes – de contredire les leurs ? Les fondamentalistes indiquent en effet par exemple que « les règles concernant le fait de répandre le sang sont issues, du Coran, de la Sunna, de l’« ijmaa » (consensus des savants) et du « qiyas » (raisonnement juridique) » ? En outre, certaines grandes figures parmi les savants de l’islam font de façon notoire partie de leur panthéon doctrinal, comme Ibn Taymiyya.

En réalité, la zone de « schisme » au sein de l’islam n’est pas doctrinalement entre les salafistes et les autres, mais entre ceux qui se sentent assez forts pour passer à l’action et les autres, moins téméraires, installés dans une vie matérielle confortable ou simplement oublieux du devoir de jihad que leur impose une doctrine pourtant claire. Ainsi, ceux qui sont visés, ce sont les « imams qui égarent » les musulmans en les éloignant du « jihad », combat armé dans la voie de Dieu, peu importe que ces imams soient étiquetés en Occident « modérés », « salafistes », etc.. En effet, ces imams détournent les musulmans qui les suivent sans regard critique hors du chemin du jihad et donc les éloignent de l’exemple du Prophète Mahomet, qui a mené la guerre au nom de la religion, comme les textes sacrés de l’islam en témoignent avec une grande clarté.

Ce que rejettent les partisans du jihad, c’est le « taqlid », c’est-à-dire le fait d’« agir selon l’avis de quelqu’un [en l’occurrence un imam] sans connaître sa preuve », ce qui correspond à la soumission aveugle, sans esprit critique. En effet, un imam qui prétend que le jihad ne fait pas partie du devoir de tout bon musulman est bien incapable de le prouver par les textes les plus sacrés de l’islam : il n’a donc pas de « preuve ».

  • Le « coranisme » ? en réalité, une impasse

Face à des mouvements fondamentalistes qui se réfèrent en permanence aux textes sacrés de l’islam pour justifier leur action, Ghaleb Bencheikh en est réduit à une démarche qui se résume à deux aspects :

1) Se centrer exclusivement sur le Coran en abjurant sa croyance dans la Sunna du Prophète, car les hadiths prêchant la guerre sainte, le « jihad », y sont tellement nombreux et explicites qu’il est impossible de nier leur existence et leur sens littéral.

C’est ainsi que Ghaleb Bencheikh déclare : « En réponse à la salafisation des esprits, il y a des réactions de ceux qui disent : « seul le Coran oblige ». » : c’est ce que Ghaleb Bencheikh appelle le « coranisme », lui-même étant un « coraniste ».

2) Contextualiser le Coran

Mais cet abandon de la Sunna (et de la biographie du Prophète, 3ème source sacrée de l’islam) est tout à fait insuffisante car le Coran lui-même contient de nombreux versets violents, appelant à la guerre sainte contre les mécréants (en précisant même les règles de partage du butin ainsi conquis, ce qui, pour un texte qui se veut spirituel, est pour le moins étonnant…).

Il faut donc trouver une façon de renier le sens littéral du Coran et de délégitimer la position de ceux qui « prennent dans son sens obvie, son sens littéral, le Coran ». Le Coran, parole éternelle d’Allah, serait ainsi sujet par essence à une interprétation dépendant notamment du contexte historique de son apparition, contrairement par exemple aux textes des autres religions qui peuvent faire l’objet d’interprétations de façon ponctuelle mais jamais de façon systématique et surtout jusqu’à contredire le sens littéral du texte qui est donné aux fidèles (les contradictions flagrantes du Coran justifiées par l’aberrante doctrine de l’abrogation étant de ce point un summum d’absurdité en la matière). Donc, le Coran, contrairement aux Évangiles ou aux textes bouddhistes par exemple, ne voudrait que rarement vraiment dire ce qu’il veut dire : jusqu’où la takiyya ne conduit-elle pas…

  • Conclusion

Ghaleb Bencheikh propose une voie dangereuse pour lui-même (puisque blasphématoire) et de toutes les façons sans issue, sauf au prix d’une mauvaise foi ou d’un aveuglement évident. Il se dresse avec courage ou inconscience contre une bonne partie du monde musulman dont la conception de l’islam n’a jamais été clémente et miséricordieuse, et pour qui le terme de « jihad » a bien toujours eu le sens principal de « guerre sainte » : il suffit simplement de reprendre les textes de jurisprudence des grandes écoles juridiques musulmanes pour s’en persuader. Je reviendrai sur ce point dans un prochain article.

L’ « islamisme » : un concept creux mais bien commode pour dégager sa responsabilité

Ghaleb Bencheikh, musulman pondéré et cultivé, présentateur attitré de l’émission de France 2 « Islam » diffusée le dimanche matin sur France 2 nous rappelle, dans le cadre d’une conférence sur le mot « islam » organisée par la société des amis de l’Institut du Monde Arabe, qu’il n’y a pas encore si longtemps, le terme « islamisme » était la dénomination courante de la religion musulmane, sans connotation idéologique ou politique particulière, et que le terme islam s’est progressivement imposé de façon récente dans des conditions assez obscures, alors même qu’il s’agit dans les deux cas de désigner la religion musulmane.

Amis IMA Islam 160905 Islamisme

C’est un rappel intéressant pour tous ceux qui font grand cas du distinguo entre ces deux termes, distinguo pratique – comme je l’avais déjà souligné dans un article précédent http://islametoccident.fr/?p=2817 – pour isoler et circonscrire les penchants violents de l’islam dans un concept creux, l’« islamisme », dont les musulmans ne se sentent pas responsables, comme si ce n’était pas aussi leur religion.

Conférences sous l’égide de la Société des Amis de l’IMA : un cycle intéressant

La société des Amis de l’I.M.A. (Institut du Monde Arabe) a organisé fin 2016 puis en novembre 2017 un cycle de 5 conférences consacré à l’explication de quelques grandes notions : islam, fatwa, chari’a, jihad, salafisme. Ces conférences sont disponibles sur youtube.

Ces conférences sont tout à fait intéressantes, en particulier en raison des questions posées par le public qui disposait, ce qui n’est pas toujours le cas dans les conférences de ce type, d’un temps réellement significatif pour échanger avec Ghaleb Bencheikh, intervenant régulier à l’I.M.A. et présentateur attitré avec une autre personne de l’émission « Islam » diffusée le dimanche matin sur France 2. Ces questions expriment me semble-t-il un profond malaise, compris au sein de la communauté musulmane, sur la place et le sens de l’islam dans les communautés humaines et son rapport aux civilisations occidentales.

Je me propose sur ce site de ne revenir dans quelques articles que sur quelques points abordés lors de ces conférences, l’analyse de Ghaleb Bencheikh étant intéressante car celui-ci fait partie de l’élite musulmane cultivée, éprise de progrès, et qui n’hésite pas à formuler sur sa propre religion des critiques dures et potentiellement très dangereuses personnellement.

Amis IMA Charia 161107 Critique islam

Même si on ne partage pas toute son analyse, qu’on peut juger parfois un peu utopiste dans son souci de progrès, on peut l’écouter avec beaucoup d’intérêt.

Ce souci de progrès dans le cadre d’une démarche volontariste apparaît d’ailleurs assez clairement au niveau des de la Société des amis de l’IMA à l’origine de cette bonne initiative, animée d’intentions louables pour diffuser la bonne parole, mais qui assène parfois des vérités discutables, comme l’absence de fondement religieux à la conquête musulmane ou la vision merveilleuse de la cohabitation entre l’islam et les deux autres religions monothéistes (l’intervenant reconnaissant curieusement par ailleurs sa faible compétence).

Amis IMA Islam 160905 Conquete

Fête de l’Aïd al-Adha : une occasion de renforcer la solidarité musulmane face aux mécréants

Les musulmans ont fêté début septembre 2017 la fête de l’Aïd al-Adha. Cette fête est l’occasion de rappeler la grandeur de Dieu, l’unique, le grand, avec la formule populaire en islam, qu’il s’agisse des fondamentalistes ou non : « Allah u Akbar »

Fete Aid 170903 Extrait 1

À cette occasion, le recteur de la Grande Mosquée de Paris a rappelé dans les tous premiers mots de son discours l’objectif prioritaire de la communauté musulmane : « rester unie », c’est-à-dire rester unie contre les non-musulmans, les mécréants, qui sont ses ennemis. Il dit en effet : « Je vous souhaite à tous et à toutes ainsi qu’à vos familles une bonne et heureuse grande fête de l’Aïd afin de nous rassembler tous et de rester unis. Inch a Allah. »

Fete Aid 170903 Extrait 4

Il ne fait en réalité, sans être aussi précis pour des raisons politiques évidentes, que reprendre le Coran qui est très clair sur le sujet, l’objectif avoué de l’islam étant de vaincre les non-musulmans pour imposer l’islam partout sur terre :

1) Les musulmans [les « croyants », puisque l’islam n’admet qu’une seule croyance, la sienne] forment une communauté unique et solidaire :

Sourate 9, verset 71. Les croyants et les croyantes sont alliés les uns aux autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la Salât, acquittent la Zakat. (…).

Sourate 49, verset 10. Les croyants sont frères. Établissez la concorde entre vos frères, (…)

Sourate 3, verset 103. Attachez-vous [musulmans] au pacte d’Allah et ne vous divisez pas ! Rappelez-vous les bienfaits d’Allah lorsque vous étiez divisés : Il réconcilia vos cœurs et vous êtes devenus frères. Vous étiez au bord d’un abîme de Feu et Il vous a sauvés. Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés.

Sourate 49, verset 9. Si deux groupes de musulmans se combattent, réconciliez-les. (…)

2) La solidarité des musulmans doit les aider à combattre leurs ennemis : les non-musulmans (incrédules, mécréants)

Sourate 8, verset 73. Les incrédules sont alliés les uns des autres. (…)

Sourate 48, verset 29. Mahomet est le messager d’Allah. Ceux qui sont avec lui sont violents envers les mécréants, miséricordieux entre eux. (…)

Le message coranique vis-à-vis des non-musulmans, qui appelle clairement à la violence (ci-dessus mais également dans bien d’autres versets), est ainsi particulièrement explicite.

La politique de l’autruche

Lors du dîner de fin du Ramadan du 20 juin 2017, Emmanuel Macron déclarait à des représentants de l’islam de France : « Personne ne peut faire croire que votre foi n’est pas compatible avec la République ».

Macron 170620

Le problème est que cette phrase ne veut rien dire : la compatibilité de la doctrine musulmane avec un système républicain (en France ou ailleurs) est une question qu’il est possible d’examiner objectivement et qui n’a rien à voir avec le fait de croire les affirmations de tel ou tel. Et le doute ne subsiste pas longtemps lorsqu’on examine un peu sérieusement les régimes politiques des pays musulmans, notoirement incompatibles avec l’idée même de laïcité.

L’évidence de cette incompatibilité est ainsi niée par des personnages qui ignorent visiblement le B.A.BA. des principes qui régissent l’islam puisqu’il est impossible de séparer la religion et le politique en islam. Dalil Boubakeur avait beau s’agiter il y a quelques années, il faut se rendre à l’évidence effectivement que « l’islam est un fait politique majeur » et que « c’est une idéologie de lutte, une idéologie d’agression ».

Boubakeur 2011

Face à cette situation, ce sera probablement tôt ou tard la soumission des sociétés occidentales – à tout le moins celles contaminées par la haine de soi et la repentance –, ou peut-être la guerre civile pour celles qui veulent survivre. Les chrétiens du Moyen-Orient en savent quelque chose, notamment les Libanais, mais qui les écoute en Europe ?

Un prêche malheureusement banal

S’il est un terme commode, c’est bien celui d’« islamisme » : un musulman, on sait ce que c’est ; un « islamiste », personne ne le sait et n’est capable d’en donner une définition claire et précise, tous les « islamistes » étant toutefois musulmans. Ce terme permet de faire endosser tous les maux de l’islam par un concept qui lui serait étranger mais qui est vide de sens, l’« islamisme », dédouanant ainsi l’islam de son examen de conscience, c’est-à-dire l’analyse de sa responsabilité profonde dans la violence au nom de la religion.

Néanmoins, une interrogation surgit immédiatement alors : Mahomet était-il un « islamiste » ? Car les fondamentalistes musulmans cherchent en effet à imiter le mieux possible le comportement de Mahomet, modèle de tous les musulmans, et ne se privent d’ailleurs pas de le rappeler dans leurs revues avec moult citations de textes musulmans incontestés en islam. Ceux qui en doutent et récusent ces prétendues allégations n’ont tout simplement pas lu les textes sacrés de l’islam : ces références y figurent de façon répétée, claire et précise. Alors si les fondamentalistes sont de « mauvais » musulmans, Mahomet était-il un « mauvais » musulman ?

Pour autant, il ne faut pas limiter ce débat aux seuls jihadistes qui s’emploient à répandre l’islam par les armes et la terreur comme Mahomet l’a lui-même fait si l’on se réfère à sa biographie musulmane officielle (Ibn Hichâm). Toute personne qui se donne la peine de lire les textes musulmans trouvera de multiples formes du fondamentalisme dans la vie de Mahomet et donc dans les racines mêmes  de l’islam.

En France, où les bien-pensants ne cessent de s’efforcer de limiter la question aux mosquées « radicalisées » (autre concept vide de sens), il est bien difficile d’en débattre, le pays des droits de l’homme ayant institutionnalisé une police politique qui assure dans les médias la main-mise du politiquement correct.

En revanche, il est intéressant d’écouter dans certains pays où la parole est vraiment libre, comme aux États-Unis, certains discours qui ne relèvent malheureusement pas du domaine de l’exception mais bien de l’habituel. En voici un exemple :

Preche musulman 170721

Cet imam est-il un abominable fanatique ? Eh bien non, malheureusement. À l’occasion des événements qui agitent Jérusalem en ce moment, il rappelle à la mémoire des musulmans le hadith bien connu de Muslim, qui, comme Bukhari, a produit des recueils de hadiths qui sont les fondements de la Sunna en islam, ces textes étant d’un niveau sacré presqu’égal à celui du Coran. Ce hadith bien connu, qui figure par les hadiths « sahih » – c’est-à-dire unaniment considérés comme authentiques en islam – est le suivant :

Hadith (sahih n°2922) : D’après Abû Hurayra, l’Envoyé d’Allah a dit : « L’Heure Suprême ne se dressera pas avant que les musulmans ne combattent les juifs. Les musulmans tueront les juifs jusqu’à ce que les rescapés de ces derniers se réfugient derrière les pierres et les arbres qui appelleront alors le musulman en disant : « Ô musulman ! Ô serviteur d’Allah ! Voilà un juif derrière moi, viens le tuer ! », exception faite de l’arbre dit Al-Gharqad qui est l’arbre des juifs. »

Alors posons la question : un homme (Mahomet) qui a exterminé une bonne part des juifs de Médine et appelle à la haine contre les juifs et à leur assassinat – avec une violence qui dépasse celle de Mein Kampf – est-il un bon musulman ?

Le feu comme arme de guerre en islam : l’exemple de Mahomet

Si le feu est en principe un châtiment que seul Allah peut infliger à l’homme  (immolation), le feu peut en revanche constituer une arme de guerre tout à fait légitime de l’islam contre les mécréants puisque Mahomet en a fourni l’exemple.

Petit rappel de la façon dont Mahomet fit la guerre aux juifs de Médine (en l’occurrence la tribu des Banû Nadîr) – extrait de la biographie de Mahomet par Ibn Hichâm, incontestée en islam – :

« Le Prophète sortit donc avec ses hommes à l’attaque des Baû Nadîr. C’était au mois de rabbî awwal. Il fit le siège de leur oasis pendant six nuits, alors qu’ils étaient barricadés dans leurs fortins, et ordonna à ses hommes de couper et de brûler leurs palmiers. »

 

Commémoration de la décapitation du Père Hamel : la nausée

La commémoration de la décapitation du Père Hamel est l’occasion d’un déferlement de bien-pensance et de politiquement correct qui soulève le cœur jusqu’à la nausée.

Face à des médias souvent partisans et pratiquant la désinformation, il est utile, au-delà de l’horreur de l’acte, de rappeler quelques faits, tous vérifiables, car les faits sont têtus :

  • Les chrétiens et les musulmans n’ont pas le même dieu : en effet, les conceptions chrétiennes et musulmanes de Dieu sont incompatibles. Il suffit de comparer les Évangiles et le Coran pour le constater. Le Coran contient entre autres une multitude d’invectives violentes et agressives vis-à-vis des juifs et des chrétiens, incompatibles avec la notion d’amour universel défendu dans le christianisme (et le bouddhisme avec la notion de compassion)
  • Au regard de l’islam, les chrétiens sont d’abominables mécréants : le choix du terme « abominable » est-il excessif ? Non, puisque pour l’islam les chrétiens sont coupables du pire des péchés, celui d’« associationnisme », c’est-à-dire le fait d’associer à Dieu, l’unique, d’autres dieux par la voie de la Sainte Trinité (le Père, le Fils et le Saint-Esprit). Jésus-Christ n’est d’ailleurs pas reconnu en islam comme incarnation de Dieu (concept crucial dans le christianisme) mais comme un simple prophète humain comme l’était Mahomet. L’islam a réinventé un Jésus (« Issa ») qui ne correspond en rien au Jésus des chrétiens.
  • D’un point de vue doctrinal, les chrétiens n’échappent à un sort potentiellement mortel en terre d’islam que par leur éligibilité au statut de « dhimmi » (comme pour les juifs), statut humiliant et de rang inférieur à celui des musulmans. Si ce statut appliqué pendant des siècles en terre d’islam a fini par être tardivement aboli par l’empire Ottoman et uniquement sous la pression occidentale, il imprègne profondément la mentalité musulmane car le Coran proclame ouvertement la supériorité définitive de la communauté musulmane sur toutes les autres.
  • L’islam a comme modèle, Mahomet, qui a massacré une bonne partie des juifs de Médine (cf. les Banû Quraydha, exécutés « jusqu’à leur extermination totale » selon les termes mêmes de la biographie d’Ibn Hichâm, incontestée dans le monde musulman), remis au goût du jour la lapidation, eu des relations sexuelles avec la petite Aïcha à ses 9 ans (chose qui pourrait être relativement sans importance si ce fait relaté par l’historiographie musulmane elle-même ne permettait encore aujourd’hui de justifier le mariage – nécessairement forcé – des petites filles), condamné à mort les apostats, pratiqué l’esclavage, conduit ou commandé de multiples batailles, ordonné des assassinats. Jésus-Christ n’a pas grand-chose à voir avec cette conception musulmane de la « miséricorde divine ».
  • La liberté de conscience, au sens de liberté de changer de religion, n’existe pas en islam. Il suffit par exemple juste de rappeler que le Conseil Français du Culte Musulman refuse encore officiellement aujourd’hui d’inscrire au nombre des droits des musulmans en France celui de changer de religion (c’est-à-dire d’abandonner l’islam). Qui en parle ?

On pourrait citer encore beaucoup d’autres incompatibilités fondamentales entre le christianisme et l’islam (ex. polygamie, statut de la femme, notion de « témoignage » musulman cf. – la « shahada » – comparé à la notion de « croyance » chrétienne).  Il n’est donc guère étonnant de constater que l’islam de France est toujours incapable aujourd’hui de produire un contre-argumentaire au discours des fondamentalistes musulmans (ex. État Islamique, Al Qaida) car ceux-ci s’appuient avec beaucoup de précision sur la vie de Mahomet – donc sans pouvoir être réfutés – qu’ils s’appliquent à imiter fidèlement notamment au travers du jihad.

La croyance chrétienne dans le pardon et la réconciliation universelle ne doit pas conduire à la naïveté et au mensonge par omission, car le christianisme est normalement épris de vérité. Le Christ ne dit-il pas en effet : « Si j’ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » (Jean 18, 23)

La liesse de cette communion universelle contre un « islamisme » dont personne n’est même capable de donner une définition (ce qui est bien commode : renvoyer les problèmes vers un concept qui n’existe pas évite de nommer son ennemi) occulte tous ces faits et constitue par ailleurs une insulte aux souffrances des chrétiens du Moyen-Orient, car c’est nier les conditions terribles dans lesquelles ils vivent en terre d’islam et qui peuvent aller jusqu’aux persécutions.

C’est aussi une façon désastreuse d’empêcher la nécessaire refondation de l’islam, car si le débat n’est pas posé et est au contraire nié dans l’œuf, aucune réflexion de fond ne peut bien entendu émerger.