Vers une marche de la fierté musulmane ?

Pour faire resplendir la culture française dans le monde à l’occasion de la fête de la musique 2018, Brigitte Macron, sans doute imprégnée des valeurs catholiques universelles enseignées au Lycée jésuite Saint-Louis de Gonzague de Paris où elle fut professeur de français pendant 8 ans, a poussé son jeune mari à inviter dans le lieu hautement symbolique du palais de l’Élysée, plusieurs passeurs de musique électronique dont « Kiddy Smile » et ses danseurs. Rien ne semble avoir manqué à cette soirée festive, et personne ne vint troubler la fête alors qu’ils étaient en train.

Cette soirée, objet d’une promotion institutionnelle au plus haut sommet de l’État français, et que le monde entier nous envia, fut le prélude à la marche des fiertés inter-LGBT organisée quelques jours après à Paris et qui défendit haut et fort les nouvelles couleurs de la culture française dans le droit fil de Molière, Racine, Hugo, Balzac, Debussy, Ravel, la troupe de danse de l’Opéra Garnier, et de tant d’autres (NB : photos officielles 2017).

Face à cet aboutissement ultime et grandiose des valeurs de la société occidentale, il n’est pas impossible que les musulmans réclament un jour une marche de la fierté musulmane, sur une base sans doute toute différente si l’on en juge par ce rappel des valeurs largement partagées au sein de la communauté musulmane (ici par exemple en Norvège).

Normal muslims in Occidental country

Pas sûr que tous ces gens-là deviennent un jour copains comme cochons.

Yves Saint-Laurent aurait-il pu être musulman ?

Yves Saint-Laurent a eu une vie pour le moins sexuellement agitée et assez peu conforme semble-t-il aux préceptes de la doctrine de l’islam.

Ce témoignage récent (2018) permet sans doute d’analyser plus précisément ces moeurs au regard des principes de la chari’a islamique et de la voie de salut que cette dernière propose.

https://www.youtube.com/watch?v=QjvHdOPMwXg

https://www.youtube.com/watch?v=ZDOwQeThoiU

Fake news ?

Comment va réagir l’islam face à l’homosexualité institutionnelle ?

L’islam condamne sévèrement l’homosexualité. Il sera intéressant de voir ce que l’avenir réserve étant donné la promotion institutionnelle de l’homosexualité qui envahit la société française comme on le voit de plus en plus à Paris mais aussi dans certaines grandes villes françaises : passages piétons, affiches, etc.

Le Coran est loin d’être un évangile universel

Le Coran, parole d’Allah, revendique sa parfaite clarté et son caractère explicite. La formalisation écrite de cette révélation est en réalité intervenue, aux dires même des historiens musulmans, de façon assez complexe et mouvementée, ce qui n’est pas sans expliquer les multiples incohérences et contradictions de ce texte.

La stabilisation de sa codification scripturaire sous format imprimé (cf. par exemple les points diacritiques longtemps absents) est très récente puisqu’elle date du début du XXème siècle, sous l’égide de l’université Al-Azhar, comme le rappelle à juste titre Omero Marongiu-Perria lors de l’émission « Islam » du dimanche 22 janvier 2017.

France 2 Islam 170122 Revelation 1 Edition Boulaq

Mais il est intéressant de noter également qu’Omera Marongiu-Perria rappelle, avec honnêteté mais sous le regard médusé de Mohamed Bajrafil, que seule la prédication de Mahomet à La Mecque (12 ans) était porteuse d’un message potentiellement universel, a contrario de la prédication de Mahomet à Médine (10 ans) qui a pris un tour tout différent, car il faut rappeler que Mahomet y a déclaré le jihad contre tous les non-musulmans, raison pour laquelle il y a, entre autres, massacré bon nombre de juifs, conformément au récit qu’en donne la biographie musulmane de Mahomet d’Ibn Hîcham, incontestée en islam.

Tout ceci est naturellement absurde et ne tient pas debout d’un point de vue théologique : pourquoi diable le dieu des musulmans, Allah, aurait-il ainsi changé d’avis au bout de 12 ans, puisque c’est bien lui qui parle par la bouche de Mahomet, celui-ci n’étant que le rapporteur de ces paroles ? Quoi qu »il en soit, c’est bien le dernier message qui compte selon l’invraisemblable doctrine de l’abrogation déjà abordée sur ce site.

Simone Veil au Panthéon : l’assassinat des enfants à naître consacré parmi les grandes œuvres de l’humanité

  • La condamnation de l’avortement en islam

Selon le Conseil européen des fatwas et de la recherche, organisme chargé de la jurisprudence pour les musulmans vivant en pays de mécréance, l’islam condamne l’avortement même s’il admet le principe de gravité croissante de ce crime en fonction du temps.

En effet, le premier recueil de fatwas (éd. Tawhid, présentation par Yusuf Al-Qaradawi, préface de Tariq Ramadan, pages 126 et 127) de ce Conseil stipule : « L’avortement est illicite au regard de la sharî’a islamique, que ce soit au cours de la première période de grossesse ou après celle-ci, et le degré de gravité du péché évolue en fonction des étapes de la grossesse. Le degré de gravité est moindre au début de la grossesse qu’il ne l’est par la suite, et plus la grossesse est avancée, plus l’interdiction est affirmée. Lorsque la grossesse atteint 120 jours, l’interdiction devient absolue, car cela est assimilé à un meurtre qui nécessite le versement du prix du sang d’un montant de 500 dirhams ou environ 213 g d’or. La seule exception à cette interdiction peut être faite si la grossesse présente un danger pour la vie de la mère (…). »

En tout état de cause, la qualification morale de l’avortement et les règles de rachat du péché en islam sont issues de la loi de Dieu et non de celle d’un homme qui déciderait de la morale à sa guise, ce qui est totalement inacceptable car contrevenant à la toute-puissance de Dieu sur sa création.

Malek Chebel écrit de son côté : « L’avortement (ijhadh) est interdit en islam, mais il y a un consensus au sein de la communauté sur un point : si la vie de la mère est en danger, il faut accepter de sacrifier un fœtus de moins de 120 jours. À partir de 4 mois après la conception, le fœtus est considéré comme un être vivant. Mais, dans la mesure où les théologiens s’appuient sur un verset très complexe (sourate 17, verset 40), voire incompréhensible, l’exégèse moderne, l’herméneutique et, a fortiori, la compréhension exacte de la position du Coran sont encore à construire. Ce verset, le voici : « Votre Seigneur vous a-t-il favorisé en vous donnant des fils et s’est-Il réservé des filles parmi les anges ? Voilà bien des propos extraordinaires. » »

  • L’anéantissement progressif de la morale en Occident

NB : toutes les citations ci-dessous sont tirées du Journal Officiel de la République française.

La société occidentale a injecté le virus du confort pour tuer la morale. Le ver est dans le fruit : ce qui relève de l’idée d’une morale extérieure à la toute-puissance de l’individu, qui s’impose donc inconfortablement à l’homme, est rongé petit à petit, l’idée d’un autre ou d’un « tout » supérieur à l’homme – défendue par les grandes religions et spiritualités – étant de plus en plus méprisée ou ridiculisée.

Une des étapes emblématiques de cette vague en France a certainement été la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse qui a rendu le meurtre légal dans certaines conditions, faisant de Simone Veil une redoutable compétitrice en matière d’assassinats de masse (mais silencieux cette fois) à côté de Hitler, Staline ou d’autres. Ce propos choque les âmes sensibles ? Mais n’est-il pas choquant que, depuis des années, plus de 200.000 enfants à naître soient liquidés chaque année en France par l’I.V.G., soit 2 millions tous les 10 ans !

Bien entendu, l’intention du législateur en 1974 n’avait rien à voir avec les sanglants dictateurs du XXème siècle, mais cette « solution » au problème soulevé par la simple maîtrise de la sexualité était-elle si différente dans ses conséquences finales une fois que la mort a fait son œuvre et que des vies ont été anéanties ? Ce n’est pas parce que le procédé mortel est silencieux qu’il en devient respectable. L’enfer peut être pavé des plus louables intentions.

Or, contrairement à ce que beaucoup d’ultras de la laïcité veulent faire accroire, la question de l’avortement n’est pas une question soulevée par des religions ringardes et dépassées. Oublions un temps la religion car il s’agit en tout premier lieu d’une question de conception de la morale qui dépasse toute théorisation religieuse du rapport de l’homme au monde.

La loi s’est en réalité parée des oripeaux de l’« humanité » pour déculpabiliser  des individus obnubilés par la chimère du bien-être, alors même qu’un enfant non désiré pouvait toujours être laissé aux soins de l’Assistance Publique. Il est ainsi atroce que Simone Veil ait pu déclarer : « Il me paraîtrait non seulement irréaliste mais inhumain de résoudre le problème de l’avortement en proposant aux femmes de mener leur grossesse à terme pour abandonner ensuite leur enfant à une autre femme. (….) Il serait impossible d’avancer une telle suggestion à une mère de famille ou même à certaines jeunes femmes car elles seraient dans l’incapacité totale de l’appliquer. »

Donc, pour résumé, plutôt tuer l’enfant à naître que de mettre chacun devant ses responsabilités et de laisser vivre un enfant dont la conception n’a pour autant été aucunement le fruit du hasard ; car, sauf preuve du contraire, les enfants n’arrivent pas portés par les cigognes.

Quant à l’argument du corps de la femme, il est moralement absurde comme le rappelait Emmanuel Hamel : « Il n’y a pas de différence absolue entre le fœtus parce qu’il est interne et le nouveau-né parce qu’il est externe ». Il est vrai également que passer par définition du stade d’innocent à celui d’assassin à un jour près permet d’atteindre les sommets de l’absurdité morale et juridique.

En réalité, les contradictions innées de la loi sur l’I.V.G. étaient clairement pointées dans le texte du projet de loi soumis à l’Assemblée Nationale : « On ne peut espérer que toutes les femmes décidées à interrompre leur grossesse renonceront à leur projet parce qu’elles auront été ainsi [au cours du délai de réflexion obligatoire de sept jours] éclairées. (…) Il n’est toutefois pas proposé d’admettre l’avortement parmi les actes médicaux remboursés par la Sécurité sociale, sauf, comme dès à présent, le cas d’avortement thérapeutique ».

Article L. L 162-1 : « La femme enceinte que son état place dans une situation de détresse peut demander à un médecin l’interruption de sa grossesse, laquelle ne peut être pratiquée qu’avant la dixième semaine de cette grossesse. En aucun cas l’interruption volontaire de la grossesse ne doit constituer un moyen de régulation des naissances. »

Simone Veil : « L’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. » Or l’idée même de loi d’exception était moralement absurde et mensongère, et Simone Veil le savait parfaitement. Est donc arrivé ce qui était écrit : l’exceptionnel est évidemment devenu la norme.

Simone Veil a en réalité procédé à la déculpabilisation légale des parents meurtriers, étant pleinement consciente du caractère monstrueux d’une telle mesure dont elle savait pertinemment que sa généralisation était inévitable en dépit de ses remords : « J’ai insisté à plusieurs reprises sur le caractère dissuasif du projet. Je sais que je n’ai pas convaincu certains d’entre vous, mais je suis persuadée que la consultation que nous prévoyons [avant confirmation de la décision d’avorter] est essentielle. (…) Peut-être ne parviendra-t-on pas toujours à dissuader les femmes de recourir à l’avortement, mais du moins leur offrira-t-on un réconfort qui fera que l’entretien n’aura pas été inutile»

« Offrir un réconfort » : une délicate attention destinée à excuser le meurtre.

Pierre Joxe avait fait preuve à l’époque de plus d’honnêteté et n’avait pas hésité à faire tomber les masques en souhaitant dès le départ l’élargissement désastreux mais inévitable des conditions d’application de cette loi : « Il est évident qu’un jour, dans quelques mois, dans quelques années peut-être, l’avortement sera non seulement libre mais remboursé par la Sécurité sociale. Personne n’en doute. » Il allait d’ailleurs pour lui de soi qu’il ne fallait en aucun cas insister sur l’aspect moral épouvantable de cet acte en exigeant une demande écrite, comme il le rappelait lui-même à l’Assemblée : « L’amendement qu’a retenu la commission supprime la procédure de la demande écrite. Cette formalité est une contrainte que rien ne justifie. En effet, elle oblige à formuler quelque chose qui est évidemment douloureux, difficile à dire et encore plus à écrire. »

Mais si la loi ne réprimait plus cet acte, pourquoi donc restait-il si douloureux ? Le problème moral que l’on voulait ignorer ne pouvait pas disparaître et il fut donc nécessaire de prévoir la liberté de conscience pour les médecins refusant de pratiquer l’avortement. D’ailleurs, puisque la loi prétend avoir réglé le problème moral, les mères de famille qui ont avorté devraient n’éprouver aucune difficulté à en parler avec leurs autres enfants qui ont échappé à ce sort funeste. Le couperet n’est pas passé loin : une question de chance finalement pour les enfants survivants.

Il est assez cocasse de noter que l’abolition de la peine de mort pour les criminels a été votée en France quelques années après seulement la légalisation de la mise à mort des enfants à naître. Magnifique prouesse de la raison humaine ! Et ce d’autant plus que la loi a poursuivi son travail mortifère en autorisant l’infanticide thérapeutique permettant l’élimination des fœtus a priori malformés, 1er stade de l’eugénisme annoncé par la loi en dépit des dénégations de Simone Veil : « Pour certains, nous ouvrons la voie, avec l’avortement, à l’euthanasie et à l’eugénisme (…) ».

L’enfant ayant ainsi perdu son statut absolu de personne morale autonome et étant devenu un objet de production et un « droit », il est aujourd’hui impossible de résister à la vague de l’eugénisme, de la procréation médicalement assistée et de la gestation pour autrui réclamées notamment à tue-tête par tous les couples issus de la théorie du genre. Ce n’est qu’une question de temps. Tous les avis des « comités d’éthique » qui postulent au concours de la sagesse universelle ne sont que les pitoyables pantomimes d’une morale en putréfaction.

  • Une société occidentale sans morale peut-elle séduire les musulmans ?

L’islam ne peut donc guère être incité à respecter une société qui a ainsi décidé de s’autodétruire et qui se reconnaît de plus en plus dans la multiplication des « genres » dont la fierté est l’expression ultime de l’abîme identitaire. C’est au contraire le dégoût qu’elle inspire qui marque plus sûrement les esprits religieux imprégnés par la recherche du sens de la vie et qui acceptent la dimension transcendantale de l’univers, irréductible à la volonté humaine.

L’extension inévitable de cet effondrement moral généralisé facilite grandement l’exploitation par les fondamentalistes de l’écœurement qui saisit tout musulman à la vue de la contestation par l’homme de l’ordre divin, comportement opposé à celui de la soumission exigée par le Coran.

Cet effondrement s’exprime d’ailleurs de façon plus générale dans la vague actuelle de rejet de l’autorité qui caractérise notre société : Zones À Défendre totalement illégales et qui se parent des vertus du jaillissement utopiste nés dans les cerveaux indifférenciés de toutes les « Camille » ; exercice de l’autorité légitime de l’État démocratique contre l’illégalité qualifié de « violence d’État » par les anarchistes libertaires ; agressions devenues banales bien qu’extrêmement violentes avec tentatives de meurtre contre les forces de l’ordre et faisant l’objet d’une grande clémence judiciaire par comparaison avec les poursuites engagées contre les groupes qui défendent, sans violence physique, la notion d’identité et de souveraineté nationale ; refus de la « sélection » à l’université et occupation avec dégradations massives des locaux universitaires ; etc.

Bref, il est probable que le général de Gaulle aurait trouvé que toute cette chienlit  donne la nausée. On en finirait presque par désirer l’arrivée de la chari’a.

Réflexions sur la migration africaine dans une Europe « terre à prendre »

Article de Bernard Lugan du 25 juin 2018. N’hésitez pas à vous abonner à ses publications et à acheter ses livres de haute qualité et sans tabous : https://bernardlugan.blogspot.com

Les actuelles arrivées de migrants africains en Europe constituent les prémices d’un phénomène massif qui va connaître une amplification considérable dans les prochaines décennies.

Laissons parler les chiffres :

– Avec un taux de croissance de 4% la population africaine double tous les 18-20 ans.

– Au Niger, pays désertique où le taux de fécondité est de 7 enfants par femme, la population était de 3 millions d’habitants en 1960 et elle sera de 40 millions en 2040, puis de 60 millions en 2050.

– En Somalie, le taux de reproduction est de 6,4 enfants par femme et en RDC, il est de 6,1.

– En Algérie le programme de planification familiale avait permis de faire baisser l’indice synthétique de fécondité de 4,5 enfants par femme en 1990, à 2,8 en 2008. Or, avec la réislamisation du pays, depuis 2014, il a rebondi à 3,03.

Résultat :

– D’ici à 2030, l’Afrique va voir sa population passer de 1,2 milliard à 1,7milliard, avec plus de 50 millions de naissances par an.

– En 2100, avec plus de 3 milliards d’habitants, le continent africain abritera 1/3 de la population mondiale, dont les trois quarts au sud du Sahara.

Pour des centaines de millions de jeunes africains, la seule issue pour tenter de survivre sera alors l’émigration vers l’Europe.

Bloqués par leurs pré-supposés idéologiques et moraux, les dirigeants européens qui s’obstinent à ne pas tenir compte de cette réalité, ont choisi de s’accrocher au mythe du « développement ». En France, des Insoumis au Front national, tous défendent ainsi -certes à des degrés divers-, le postulat du développement ralentisseur migratoire. Et tous sont dans l’erreur.

Comme je l’ai expliqué dans mon livre « Osons dire la vérité à l’Afrique »[1], le développement de l’Afrique est en effet une illusion et parfois même une escroquerie intellectuelle et politique.

Pour deux grandes raisons :

1) A supposer qu’il ait une efficacité, le « développement » ne pourrait en effet avoir que des résultats à très long terme. Or, il y a urgence.

2) Tout a déjà été tenté en ce domaine depuis les indépendances, il y a plus de six décennies de cela. En vain car, en dépit des sommes abyssales déversées pour tenter de la faire « démarrer », l’Afrique régresse.

Loin de se développer, l’Afrique s’appauvrit globlement année après année

Selon les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) adoptés en 2000 par 189 Etats, aucun recul de la pauvreté africaine ne peut être envisagé sans un minimum de croissance annuelle de 7% soutenue durant plusieurs années.

Conclusion : comme il faut une croissance de 7% par an pour simplement commencer à réduire la pauvreté, le calcul est vite fait, année après année, il manque donc à l’Afrique entre 3 et 4% de croissance pour atteindre l’objectif des OMD.

Donc, loin de se combler, la pauvreté africaine augmente et cela d’autant plus inexorablement que la démographie galopante y efface les quelques gains de croissance.

Comment prétendre développer l’Afrique quand les investisseurs s’en détournent ?

Le discours politique répétitif est l’appel à l’investissement « moteur du développement », mais comme les investisseurs n’investissent pas en Afrique, nous restons donc dans le domaine incantatoire.

Dans son rapport de mai 2018, la BAD (Banque africaine de développement) souligne ainsi que pour les investissements dans le seul domaine des infrastructures, l’Afrique a besoin annuellement de 170 milliards de dollars d’IED (Investissements étrangers directs), alors que, au total de tous ses postes, elle n’en reçoit que 60 mds.

Début juin 2018, à la lecture du rapport sur les IED publié par la CNUCED (CNUCED, World Investment Report 2017), nous apprenons qu’en 2017, sur les 2000 milliards (mds) de dollars d’IED mondiaux, l’Afrique n’en recueillit en effet que 60 mds, un volume dérisoire en baisse de 3% par rapport à 2016 (Banque mondiale).

L’Afrique, dans l’ensemble de la globalité de ses 54 pays et de son 1,2 milliard d’habitants a donc reçu presque autant d’IED que Singapour (61,6 mds pour 6 millions d’habitants), et moins que l’Irlande (79,2 mds pour 5 millions d’habitants)…

Voilà qui en dit plus que les longs discours lénifiants sur le devenir de l’Afrique et sur son « développement »…

Une chose est donc certaine, le credo du « développement » ne freinera pas le déversement du surplus démographique africain sur l’Europe.

Comment en serait-il d’ailleurs autrement alors que rien ne peut être entrepris sans un strict contrôle des naissances que les Africains refusent d’envisager et que l’Europe n’est pas en mesure de leur imposer ?

Vue d’outre-Méditerranée, l’Europe continuera donc d’être considérée comme une terre à prendre. D’autant plus facilement qu’elle est peuplée de vieillards repus ou épuisés, d’hommes s’interrogeant sur leur virilité, de femmes n’enfantant plus et dont les dirigeants sont soumis au diktat permanent de l’émotionnel …

Bernard Lugan

25/06/2018

« Marche des fiertés » : certes, mais fierté de quoi précisément ?

On sait que les religions monothéistes condamnent toutes fermement l’homosexualité, et l’islam encore plus que toute autre :

Coran, sourate 26, versets 165 & 166 : « Accomplissez-vous l’acte charnel avec les mâles de ce monde et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Vous êtes un peuple transgresseur. »

Jurisprudence chaféite (une des 4 principales écoles juridiques de l’islam sunnite – pas la plus rigoriste –) : « Le Prophète a dit : (1) « Tuez celui qui sodomise et celui qui est sodomisé. » ; (2) « Que Dieu maudisse celui qui fait ce que faisait le peuple de Lot. » ; (3) « Le lesbianisme est l’adultère entre les femmes. » »

Inutile par ailleurs de revenir sur la pénalisation de l’homosexualité dans tous les pays musulmans du monde aujourd’hui.

  • Les musulmans et les LGBT vont-ils faire bon ménage en France ?

Dans un contexte d’expansion continue de l’islam en France, il est donc intéressant de s’interroger sur l’avenir que nous prépare la promotion institutionnelle de l’homosexualité et de toutes les « diversités » sexuelles par le système politique et médiatique, le cocktail islam-LGBT s’annonçant détonant car il est peu probable que le projet LGBT de destruction de toute notion d’identité naturelle (« imposée » par la nature) au profit d’une identité uniquement choisie ne séduira guère les musulmans.

Ainsi, invité sur le plateau de l’émission « Arrêt sur images » du 28 juin 2018, Arnaud Gauthier-Fawas, administrateur de l’inter-LGBT en charge de l’organisation de la « Marche des fiertés » (ex-gay pride) à Paris s’est exprimé de façon pour le moins étonnante (sans d’ailleurs être contesté par les représentants des autres courants de la « diversité » sexuelle d’aujourd’hui) :

ASI 180630 Marche des fiertés Extrait 1

« Je ne suis pas un homme. (…) Il ne faut pas confondre identité de genre et expression de genre. »

« Je ne suis pas blanc. Je suis à moitié libanais. »

  • Un communautarisme LGBT ?

Si le communautarisme est inné dans l’islam puisque clairement énoncé par le Coran, on peut craindre que celui-ci ne heurte de plein fouet celui de la communauté LGBT qui ne semble pas en reste de ce côté-là puisque, semble-t-il, tout le monde sur le plateau semble par exemple regretter peu ou prou que le quartier du Marais ne soit plus un quartier homosexuel :

ASI 180630 Marche des fiertés Extrait 2

  • Conclusion

Le phénomène de rejet destructeur de sa propre identité naturelle animale (mâle/femelle) qui constitue la quintessence du mouvement LGBT, – rendu possible par une « intelligence » humaine dont l’histoire a montré qu’elle peut tout justifier (la raison étant loin pourtant d’être la mesure de toute chose) –, est un cas bien singulier dans l’éthologie du règne animal.

Toute idée d’ordre naturel est en effet abandonnée au profit d’un « ressenti individuel » idéalisé et transformé en vérité, ressenti dont on peut se demander s’il n’est pas surtout l’enfant d’une émotivité narcissique et égocentrique qui ne fait que magnifier une subjectivité éminemment relative, résidu infantile d’un moi qui ne supporte pas qu’on lui impose des limites.

La volonté de puissance de ce nouveau moi se traduit par une déstructuration explosive de l’identité qui éclate en un feu d’artifices des genres comme chez Tinder qui propose en version anglaise (par ordre alphabétique) : Agender ; Androgyne ; Androgynous ; Bigender ; Female to Male ; FTM ; Gender Fluid ; Gender Nonconforming ; Gender Questioning ; Gender Variant ; Genderqueer ; Male to Female ; MTF ; Neither ; Neutrois ; Non-binary ; Other ; Pangender ; Trans ; Trans Man ; Trans Person ; Trans Woman ; Transfeminine ; Transgender ; Transgender Female ; Transgender Male ; Transgender Man ; Transgender Person ; Transgender Woman ; Transmasculine ; Transsexual ; Transsexual Female ; Transsexual Male ; Transsexual Man ; Transsexual Person ; Transsexual Woman ; Two-Spirit. Il n’est pas dit ce qui se passe lors de rencontres entre deux personnes appartenant à des identités différentes.

S’il est indéniable que cette nouvelle conception de la nature humaine offre un champ d’étude prodigieux à la psychanalyse, on peut en revanche craindre par exemple que ceci soit le prélude à l’ouverture de la morale publique admise  à l’inceste et à la pédophilie puisque chacun revendique finalement à devenir son unique et propre juge.

Le changement essentiel de modèle de société humaine que cette conception sous-tend et qui s’oppose de front à toutes les valeurs des grandes religions terrestres pique la curiosité tant les perspectives ouvertes par cette évolution quant à l’avenir de l’humanité sont stupéfiantes (la mort bornant heureusement toujours le champ de l’expérimentation humaine).

Taqiyya vestimentaire ?

Tayeb Chouiref fait partie des intervenants réguliers portant la bonne parole dans l’émission hebdomadaire « Islam » diffusée le dimanche matin sur France 2. On le retrouve également sur les sites internet musulmans. Or sa présentation vestimentaire semble toute différente.

Tayeb Chouiref s’adressant à ses coreligionnaires en contexte musulman :

Tayeb Chouiref s’adressant au public d’une grande chaîne de télévision occidentale, vêtu des oripeaux de la civilisation occidentale (France 2) :

Étonnant, non ?

Comment traduire un Coran souvent obscur ?

L’émission de France 2 « Islam » du 24 juin 2018 était consacrée à la problématique de la traduction du Coran, sujet hautement sensible pour les musulmans, l’arabe étant réputé être une langue sacrée, ce qui génère dans le monde arabo-musulman une immense fierté, mais aussi souvent un certain mépris des autres langues dès lors qu’il s’agit de parler de religion.

Il faut louer l’objectivité avec laquelle les intervenants de cette émission ont évoqué cette question de la traduction. Les constats simples et de bon sens auxquels ils parviennent méritent hautement qu’on s’y attarde quelque peu.

  • L’obscurité (en arabe) du texte coranique

Comme le rappelle un des intervenants, l’arabe des Quraychites (tribu de Mahomet) parlé au VIIème siècle n’est pas l’arabe moderne, sans compter que le texte du Coran est déjà par lui-même souvent obscur.

France 2 Islam 180624 Traductions du Coran 2 Extrait 3

« L’arabe coranique n’est la langue maternelle de personne. C’est une langue très particulière qui peut peut-être donner aux arabophones le sentiment d’une fausse accessibilité. »

« Il faut le reconnaître, le texte coranique en fait est souvent [en arabe, par définition] très compliqué, très obscur, beaucoup d’incertitudes … »

Que penser lors que l’intervenant rappelle que le calife Abu Bakr (mort en 634), contemporain de Mahomet (mort en 632), et premier « calife bien guidé » de l’islam, ne sait pas lui-même ce que veulent dire certains termes employés par Mahomet ?

France 2 Islam 180624 Traductions du Coran 2 Extrait 1

  • « Traduire c’est trahir »

Un intervenant fait usage du dicton bien connu « traduire, c’est trahir » : en effet, il est impossible, pour quelque texte que ce soit, de rendre par une traduction la totalité des sens, images, qualités esthétiques sonores, etc. qu’il véhicule.

De fait, ce qui nous intéresse dans le cadre d’une analyse de la doctrine de l’islam, c’est seulement le sens philosophique du texte. Là encore, il semble qu’il faille déchanter : le Coran n’est guère aussi explicite qu’il prétend l’être, du moins si l’on en juge par les différences d’interprétation qui séparent les différentes écoles de l’islam, le fait de penser que la traduction par un musulman serait en soi meilleure que celle d’un mécréant étant par ailleurs une « pure illusion ».

France 2 Islam 180624 Traductions du Coran 2 Extrait 5

Cela étant, il est important de remarquer que les différences d’interprétation du Coran sont pour l’essentiel du 2ème ordre pour le non-musulman : ainsi par exemple, toutes les innombrables discussions sur les rituels n’ont aucune importance pour le mécréant. Mais pour ce qui est en revanche de la polygamie, de l’infériorité de la femme, de l’interdiction du mariage de la musulmane avec le mécréant, du rejet de la laïcité, etc., sujets de beaucoup plus grande importance, les musulmans sont tous d’accord.

  • Paradoxe : les traductions sont en réalité des aides

Face aux difficultés soulevées par les nombreux passages obscurs du Coran et « à des vocables coraniques très hermétiques », on en arrive ainsi à la situation paradoxale dans laquelle les traductions peuvent être des aides utiles puisque le traducteur a dû, en plus de son travail linguistique, faire un travail exégétique plus ou moins approfondi pour savoir ce que le texte voulait dire. En effet, « Ce n’est pas parce qu’on est arabophone qu’on va comprendre forcément l’essence des versets coraniques »

France 2 Islam 180624 Traductions du Coran 2 Extrait 4

  • Les traductions en français

Pour ce qui est traductions en français, les traductions de Denise Masson et de Régis Blachère semblent être des traductions de référence. Ce sont précisément ces deux traductions qui ont été utilisées dans le « Livret musulman de premier secours » que j’ai publié en juillet 2016 sur le site et qui est téléchargeable ici : http://islametoccident.fr/?page_id=1786

France 2 Islam 180624 Traductions du Coran 2 Extrait 2

  • Conclusion

Une émission fort intéressante qui permet de se débarrasser de deux complexes dans la compréhension de l’islam à partir des textes originels : le complexe de supériorité des arabophones et celui, tout aussi désastreux, d’infériorité des non arabophones.

Où sont les femmes ?

La fin du Ramadan est toujours marquée par la grande prière à la mosquée de Paris, comme en ce mois de juin 2018.

C’est l’occasion d’y faire résonner le grand cri de l’islam « Allah u akbar », exclamation appartenant tout autant à l’islam dit « modéré » qu’aux terroristes musulmans d’Al Qaïda, de l’État Islamique, etc., mais visiblement pas aux femmes musulmanes car leur infériorité naturelle leur interdit semble-t-il d’être présentes au côté des hommes.

 

France 2 Islam 180617 Aid

Il semble qu’il manque encore à l’islam un Patrick Juvet pour dénoncer cette injustice !