Pierre Birnbaum, ou la confusion mentale

Dernier article de la série sur l’interview de Pierre Birnbaum : http://islametoccident.fr/?p=4886

Pierre Birnbaum promeut l’assimilation oiseuse de l’antisionisme, de l’argent, du pouvoir de l’argent, etc. à l’antisémitisme. Dans une posture stupéfiante, Pierre Birnbaum se pose en arbitre des propos autorisés dans un discours d’une grande confusion. Jean-Luc Mélanchon a-t-il oui ou non un penchant antisémite ? L’arrogance inouïe de cet « intellectuel » donnerait-elle envie de devenir antisémite ?

Pierre Birnbaum, ou comment parler la langue antisémite

Article de la série sur l’interview de Pierre Birnbaum : http://islametoccident.fr/?p=4886

Si la doctrine de l’islam est clairement antisémite, les juifs de leur côté semblent voir l’antisémite partout : ainsi, selon cette rabbine, dans tout homme sommeillerait ainsi en quelque sorte un antisémite qui s’ignore à l’insu de son plein gré. Et même s’il n’est effectivement pas antisémite, celui-ci peut être un « porteur sain » de l’antisémitisme, et dont il serait finalement coupable par manque de vigilance.

Cette suspicion atroce et odieuse, qui sonne comme un constat dans la bouche de la rabbine, permet de justifier le statut éternel du judaïsme comme victime. CQFD.

Il est malheureux que les religions ne limitent pas leur prétention inouïe à la détention de l’unique vérité : cette prétention n’est-elle pas justement ce qui crée et entretient la haine ?

Rappelons ce que disait Albert Einstein du judaïsme dans une lettre écrite en allemand et adressée 1954 au philosophe Eric Gutkind :

« Le mot « Dieu » n’est pour moi rien d’autre que l’expression et le produit des faiblesses humaines, et la Bible un recueil de légendes vénérables mais malgré tout assez primitives et de plus gentiment infantiles.»

« Pour moi la religion juive est, comme toutes les autres religions, une incarnation des superstitions les plus puériles (…). »

« (…) le peuple juif auquel je suis heureux d’appartenir, et avec lequel j’ai une profonde affinité de pensée, ne présente pas de qualité différente des autres peuples. »

« Aussi loin que remonte mon expérience, le peuple juif n’est pas meilleur que les autres groupes humains, bien que protégé des pires « abominations » par son manque de puissance [il semble bien que dans ce domaine la création de l’État d’Israël ait changé la donne]. Sinon, je ne vois rien en lui d »élu ». »

Quelques questions sur l’islam : version allemande

La version allemande des 20 questions essentielles sur l’islam est maintenant disponible. Je remercie chaleureusement les personnes qui m’ont aidé à la réaliser.

N’hésitez pas à la diffuser : la connaissance doit profiter à tous.

La nouveauté musulmane : un bobard ?

Dernier article de la série consacrée au livre de Robert Hoyland : « Dans la voie de Dieu » (http://islametoccident.fr/?p=4814).

La lecture des textes sacrés de l’islam montre que l’apport spirituel de l’islam est inexistant, Mahomet se contentant, ainsi qu’il est répété à maintes reprises dans le Coran, d’être un répétiteur de la parole de Dieu, parole dont le véritable contenu avait déjà en réalité été livré dans la Thora. En effet, il est flagrant que Mahomet a pour l’essentiel copié le judaïsme, que ce soit sur l’aspect spirituel (ex. le monothéisme, la transcendance radicale de Dieu vis-à-vis de ses créatures) ou le souci des rituels (l’islam ayant repris des règles juives comme le principe des interdits alimentaires, auxquelles il en a adjoint beaucoup d’autres, parfois excessivement terre à terre : comment faire ses ablutions, dans quelles positions prier, comment faire ses besoins puis s’essuyer, etc.).

L’islam ne révèle en effet rien de nouveau sur Allah, au contraire : au-delà des formules de convenance évoquant un dieu miséricordieux et sage, l’islam en fait en réalité un dieu terrible et sans pitié, auquel il faut impérativement se soumettre, qui n’entretient avec ses créatures qu’une relation univoque débarrassée des complexités, et parfois des contradictions, dont le judaïsme est pétri et dont les juifs font leur miel pour couper les cheveux en quatre depuis des siècles, ce qui explique peut-être qu’ils fassent traditionnellement de bons tailleurs. L’islam n’est pas une religion de prix Nobel. Réduit à sa plus simple expression, le corpus spirituel musulman peut ainsi être très facilement assimilé par des masses incultes, car l’islam, projet idéologique, a une vocation politique à conquérir le monde en s’adressant aux masses les plus nombreuses, au contraire du judaïsme, religion élitiste et non prosélyte.

Cette situation explique sans doute aussi assez largement l’antisémitisme viscéral et millénaire de l’islam car, dans son absolue nécessité de supplanter son frère siamois dans la lutte éperdue pour accaparer l’héritage monothéiste (les chrétiens n’étant pas dans la course du fait de leur polythéisme supposé qui les rend hérétiques d’office), l’islam est condamné à jeter l’opprobre sur le judaïsme dans des termes profondément haineux (il suffit de lire les textes sacrés de l’islam pour être effrayé par la haine qui suinte de tous ses pores, Mahomet ayant déjà eu visiblement l’intuition de la solution finale avec les juifs de Médine qu’il a chassés ou exterminés).

Dans le même esprit, le livre de Robert Hoyland fait partager un point de vue intéressant qui bat en brèche le mythe selon lequel l’islam aurait constitué une rupture dans l’histoire de l’Arabie, ce qui revient à dire, en d’autres termes, que l’islam n’a en rien constitué une « révélation ».

« Pour les savants musulmans, les conquérants arabes ont apporté d’Arabie occidentale un corpus de lois complet différent de celui qui était alors en vigueur dans le reste de l’Orient, et en ont fait la nouvelle loi des musulmans. De nombreux spécialistes de l’islam acceptent aujourd’hui ce principe sans sourciller. Pourtant, l’Arabie était en contact avec le reste du Proche-Orient depuis des millénaires et, en outre, on sait que les systèmes juridiques sont toujours résistants au changement. Les lois qui étaient en place dans la région à la veille des conquêtes arabes l’étaient toujours le lendemain, et ce corpus juridique, constitué d’un mélange de droit proche-oriental et de droit romain, est resté en vigueur durant la période umayyade, complété par des amendements ad hoc conçus par les califes et leurs agents. À partir du début du VIIIème siècle, cependant, un ensemble de savants musulmans se mit à travailler sur cet ancien corpus et accepta, rejeta ou en modifia les règles en estampillant celles qu’ils approuvaient avec la mention « fait/dit par Muhammad ». Les usages anciens passèrent ainsi pour de nouvelles lois islamiques venues d’Arabie. (…) De nombreuses sentences considérées comme islamiques, comme l’amputation de la main pour le vol et la peine de mort pour les apostats, étaient appliqués dans la région bien avant l’islam.  (…) Ce processus fut mené à bien à un rythme effréné par un grand nombre d’autorités religieuses, dans différents centres de l’Empire arabe : dès le milieu du VIIIème siècle, plusieurs recueils des paroles et des actes de Muhammad étaient rédigés, notamment les célèbres volumes de Bukhari (mort en 870) et de Muslim (mort en 875). (…) Dans la mesure où un grand nombre d’éléments de ces recueils proviennent de coutumes et de pratiques du Proche-Orient préislamique, nous ne devrions pas considérer ce processus comme la promulgation d’un corpus juridique étranger, mais comme la construction consensuelle d’un ensemble de lois établi par la nouvelle communauté musulmane, dont la majorité était issue des peuples conquis. »

L’Europe des juges se soumet à l’islam et valide le délit de blasphème

Dans une décision rendue ce jour (mardi 19 mars 2019), la Cour européenne des droits de l’homme a de nouveau illustré l’inanité du gouvernement des juges européens et la soumission de l’Europe politico-judiciaire à l’islam puisque cette décision bafoue ouvertement le principe même de la liberté d’expression en l’absence de toute incitation à la violence ou à la haine.

Car il s’agit juste ici de s’étonner d’une certaine forme de bêtise. En effet, quel sentiment noble et respectable peut inspirer un personnage qui, selon les sources musulmanes elles-mêmes, a, entre autres, massacré des juifs, pratiquait le pillage, vendait femmes et enfants sur les marché pour se procurer des chevaux et des armes, entretenait des relations sexuelles avec une gamine prépubère dont il aurait facilement pu être le grand-père ? Appelez cela comme vous voulez, mais gardez-vous simplement de prononcer un mot tabou, ou il vous en coûtera devant le grand tribunal inquisitorial européen…

Cette décision absurde est en réalité un aveu de faiblesse et trahit l’angoisse panique des politiques européens face à une situation qui n’est plus maîtrisée et qui conduit lentement et sûrement à la guerre civile (n’oublions pas comment les guerres de religion ont prospéré en Europe). Cette décision est symptomatique d’une Europe manifestement malade de son immigration et du multiculturalisme qui en a découlé, qu’elle ne sait plus comment soigner, et qui se trouve acculée à tenter de défendre par des voies judiciaires une religion que sa vacuité empêche de se défendre toute seule. Aurait-on connu pareille mésaventure judiciaire il y a quarante ans avant l’immigration de masse ? Certainement pas. Cherchez l’erreur…

Mais, pire que cela, cette décision trahit la conviction des responsables européens que les musulmans sont des masses incapables de supporter la moindre critique, inéducables, hermétiques à la liberté d’expression, incontrôlables, et prêtes à en découdre par la violence : il ne faut surtout pas éveiller leur courroux (déjà que la France n’est pas capable d’en finir avec 1.500 casseurs…) ! Ce n’est guère rassurant. Aussi, certains croient-ils que par sagesse c’est aux couches intelligentes à se plier aux exigences brutales du vulgaire : ceux-là ne font en réalité que creuser la tombe de l’utopie européenne multiculturelle déjà décédée.

Voici l’article du European Centre for Law and Justice :


« BLASPHÈME CONTRE MAHOMET » :
LA CEDH REJETTE LA DEMANDE DE RÉEXAMEN
« La Cour européenne des droits de l’homme a malheureusement refusé de renvoyer l’affaire E.S. contre Autriche en appel en Grande Chambre. La condamnation pénale de Mme Sabaditsch-Wolff, pour avoir assimilé à de la pédophilie l’union de Mahomet (56 ans) à Aïcha (9 ans), est donc définitive. C’est là un grave recul de la liberté d’expression. De fait, Mme Sabaditsch-Wolff a été condamnée pour avoir dit une vérité dérangeante.
 
Rarement pourtant un jugement de la Cour n’a suscité une telle unanimité contre lui. La semaine dernière encore, une vingtaine de personnalités ont cosigné une Tribune en faveur de la défense de la liberté d’expression en matière religieuse (à lire ici). Parmi elles se côtoient d’anciens musulmans, des chercheurs et intellectuels catholiques, des féministes ou encore des auteurs non-religieux. Parmi les signataires figurent notamment Waleed Al-Husseini, Rémi Brague, Chantal Delsol, Zineb El-Rhazoui, Annie Laurent, Boualem Sansal, Pierre-André Taguieff, Michèle Tribalat et bien d’autres encore.
 
L’ECLJ est intervenu devant la Cour et dans la presse dans cette affaire. Il ne s’agissait pas de défendre un droit à l’expression d’obscénités blasphématoires, mais de préserver la faculté de dire la vérité et de dénoncer les erreurs, même si cela doit déplaire.
 
Saisie d’un recours en « appel », la Cour européenne aurait pu corriger son précédent jugement ; elle a choisi de ne pas le faire, et lui a même accordé l’autorité d’une « affaire phare » censée éclairer l’ensemble des juridictions nationales. Ce jugement n’était donc pas accidentel, mais indique une orientation nouvelle. LCour impose à présent aux États l’obligation « d’assurer la coexistence pacifique de toutes les religions et de ceux n’appartenant à aucune religion, en garantissant la tolérance mutuelle ».
 
La Cour n’a pas motivé son refus de renvoyer l’affaire « en appel ». Nous ne pouvons donc faire que des conjectures.  J’y vois un glissement vers un multiculturalisme prêt à sacrifier la liberté d’expression aux exigences du « vivre ensemble ». Un tel jugement renonce à l’idéal de justice fondée sur la vérité et lui préfère celui, arbitraire, de « tolérance ».
 
Ce faisant, c’est le juge qui décide de ce qui peut être dit en fonction de sa propre conception du « vivre ensemble », et de sa crainte des réactions des personnes potentiellement offensées par ces propos.

L’avenir nous montrera si la CEDH persévère dans cette voie liberticide.
 
Grégor Puppinck

Pierre Birnbaum, où la mauvaise foi en acte ?

Article de la série sur l’interview de Pierre Birnbaum : http://islametoccident.fr/?p=4886

Revenant sur la publication de dessins/images faisant état du profil de grand financier d’Emmanuel Macron (du fait de son passage comme associé-gérant à la Banque Rothschild et de son réseau de relations dans les milieux d’affaires), Pierre Birnbaum veut à tout prix en démontrer le caractère immédiatement antisémite : pour lui, l’élection d’Emmanuel Macron aurait suscité immédiatement en France la résurgence d’un antisémitisme virulent et viscéral d’origine politique, c’est-à-dire essentiellement d’extrême-droite (rappelons au demeurant que le nazisme était un mouvement socialiste). Mais de l’antisémitisme religieux, et notamment l’antisémitisme viscéral de l’islam que l’on retrouve à de multiples reprises dans ses textes sacrés, il n’est pas fait mention.

Or les faits ne semblent pas corroborer cette affirmation puisque la publication mise en cause est bien postérieure à l’élection. Au-delà du fond même de la question (la connotation antisémite ou non), c’est l’amateurisme et le caractère partisan de cette personne supposée être un référence digne de foi qui interpellent, et surtout la mauvaise foi qu’il manifeste lorsque le rappel des faits lui donne tort, alors même qu’il prétend détenir une information (la date de publication) qu’il n’a en réalité pas.

Pierre Birnbaum : « On est dans les semaines, dans les jours… Dans les semaines : je peux vous trouver la date… Dans les semaines, dans les jours…»

Daniel Schneidermann : « Attendez… Voilà… le 17 novembre 2017 : on est en novembre »

Pierre Birnbaum : « Trois mois après [l’élection présidentielle] »

Daniel Schneidermann : « Non, six mois »

Pierre Birnbaum : « Six mois après[mine dépitée]… mais les gilets jaunes n’ont pas commencé…[transition vers un autre sujet] »

La « shahada » : une profession de foi politique tardive et fortuite ?

Article de la série consacrée au livre de Robert Hoyland : « Dans la voie de Dieu » (http://islametoccident.fr/?p=4814).

Un point de vue intéressant sur l’origine essentiellement politique de la profession de foi musulmane, la « shahada ».

« Abd al-Malik laissa astucieusement les groupes rivaux se déchirer entre eux et utilisa ensuite les troupes royales de Syrie pour remporter la victoire finale, tuant Abdallah ibn al-Zubayr en 692 et mettant fin à près d’une décennie de crise. Cette seconde guerre civile arabe avait été extrêmement clivante, et Abd al-Malik comprit qu’il fallait essayer d’assurer l’unité de la communauté, et démontrer aux sujets conquis ainsi qu’à ceux qui étaient hors de sa portée que le régime arabe était toujours une force avec laquelle il fallait compter. Il introduisit deux changements administratifs importants visant à harmoniser les différents systèmes présents dans son royaume : il créa une monnaie commune et décréta qu’il ne devait plus y avoir qu’une seule langue administrative officielle, à savoir l’arabe. Il conféra aussi un statut plus important à l’islam afin que la religion musulmane joue un plus grand rôle dans la vie publique. Cela n’avait pas été fait auparavant par égard pour les nombreux chrétiens qui se trouvaient parmi les populations soumises comme parmi les combattants arabes. En outre, Abd al-Malik avait constaté que son rival al-Zubayr avait remporté un immense soutien populaire en défendant la primauté du sanctuaire de La Mecque et du prophète Muhammad, et il était déterminé à usurper ce rôle pour lui-même. Il conçut à cette fin un nouveau credo islamique, « Il n’y a de divinité que Dieu et Muhammad est son prophète », et la fit écrire et frapper sur tous les documents officiels et sur la nouvelle monnaie. »

L’islam se félicite des divagations juridiques de l’Europe favorisant l’instauration d’un délit de blasphème

Lettre du European Centre for Law and Justice du 11 mars 2019 : https://mailchi.mp/eclj/blasphemy-case-islamic-authorities-congratulate-the-european-court-of-human-rights?e=31d53f1055

BLASPHEMY CASE: ISLAMIC AUTHORITIES CONGRATULATE THE EUROPEAN COURT OF HUMAN RIGHTS
Al-Azhar University and Pakistan welcome the recent decision of the European Court of Human Rights regarding blasphemy against Muhammad; it allows them to justify their own repression of freedom of expression in religious matters.
by PhD Grégor Puppinck
 If one needed any more arguments to convince the European Court of Human Rights (ECHR) of the necessity to retry the Austrian case of blasphemy against Muhammad, the highest Islamic authorities may have just provided it. They enthusiastically welcomed the E. S. v. Austria decision of last October 25 in which the Strasbourg Court validated the conviction of an Austrian lecturer for “defaming” Muhammad by comparing his union with 9-year-old Aisha to “paedophilia”. This lecturer, speaking in front of thirty people, wanted to denounce the practice of marriage of prepubescent girls in the Muslim culture, following the example of Muhammad. According to the European Court, these statements sought less to inform objectively than to demonstrate, in a “malicious” way that Muhammad is not a “worthy subject of worship” and thus constituted a “malicious violation of the spirit of tolerance, which was one of the bases of a democratic society”. The Court considered them to be “in a manner capable of arousing justified indignation” of the Muslims and “likely to disturb the religious peace”, and concluded that it was therefore legitimate to condemn their author.
 
On March 19, the Court must decide whether it agrees to refer the case for an “appeal” in the Grand Chamber for a new judgment. Rare enough, this request for referral is supported by 59,000 signatories of a petition to defend the right to criticize Islam in Europe.
 
This E. S. v. Austria judgment, described by the European Court as a “key case”, was echoed worldwide. It is more political than juridical. It has been strongly criticized in Western countries, both among conservative and free-thinkers, shocked that the European Court could limit to this point the guarantee of freedom of expression in religious matters. It has also been criticised because it completely relativizes the paedophilia and violence imposed on a 9 year-old girl. Conversely, in the Arab press, this judgment was greeted with enthusiasm and presented as a “historical decision”, or as “a victory for the Islamic world after the crisis of the cartoons published several times by several European newspapers.”
 
Exceptionally, some of the highest Islamic authorities have commented on this judgment, to rejoice and take advantage of it; which should question us.
 
This is the case of the Observatory of Islamophobia of the prestigious Cairo’s Al-Azhar University, the highest authority of Sunni Islam. It expressed its support to the Court’s decision and described it as “courageous”. It saw in it a general condemnation of “blasphemies against the Prophet” and the assertion of the principle that “freedom of expression does not permit the harming of the religious feelings of others”. According to this Observatory, this decision is important also in that it would contribute “to reduce the problems of Islamophobia” while “the number of Muslims in Europe could reach 14% in 2050”. Based on this decision, it urged “governments around the world and international human rights institutions to take measures to counter attempts to defame others on the grounds of freedom of opinion or freedom of expression.” It also called for “dissuasive legislation and sanctions against all those who attempt to attack religious forces”.
 
 
The E. S. v. Austria judgment was also praised by the main authorities in Pakistan, a country famous for being the most repressive in the world regarding blasphemy.
 
Thus, on November 13, 2018, Pakistan’s Prime Minister Imran Khanwelcomed the recent decision of the European Court of Human Rights not to authorize acts of profanity under the guise of freedom of expression”. Addressing the President of the European Parliament, he expressed “the hope that European countries will comply with the decision of the European Court and take measures to strengthen respect for religions and interreligious harmony”. He also expressed the “serious concerns of the Government and people of Pakistan regarding the blasphemous caricatures of the Holy Prophet, stressing the need to redouble efforts in European countries to avoid such provocative incidents; to raise awareness of the religious sensitivity of Muslims, especially the respect of the Prophet Muhammad”. His Minister for Human Rights echoed him, “urging the Western world to show respect for religions”. She also added that “freedom of expression does not protect blasphemy”.
 
Accordingly, the Secretary General of the largest world federation of Koranic schools (10,000 madrassas), Qari Hanif Jalandhari, saw in this decision “a very important step” and asked the United Nations to elaborate global legislation “condemning anyone who commits a blasphemy against divine books or sacred persons of all religions”. As for the Vice-chancellor of Bahauddin Zakariya University, Dr. Tahir Amin, he also stated that the verdict of the European Court is “undoubtedly a major and historical decision”.
Perhaps one should rejoice to see the highest judicial authority in Europe agreeing with the highest Islamic authorities on the respect to be shown to Muhammad? Perhaps this is a welcomed gesture of appeasement in the conflict of civilization between the liberal West and the Ummah? This perspective is attractive; and this is the direction followed by the European Court in this E.S. v. Austria case when it laid down the principle that States now have the obligation “of ensuring the peaceful co‑existence of all religions and those not belonging to a religious group by ensuring mutual tolerance”.

Is it grandeur, cowardice or naivety?
 
This ideal of peace is appealing, but its price is the freedom to speak the truth. It implies that any statement, even true, is condemnable as intolerance and incitement to violence as soon as threatening people declare themselves offended in their religious feeling. Of course, it is true that peace is the greatest good of society; and it is therefore right that, in order to preserve it, the authorities must sometimes limit individual freedoms. But society must be well threatened to sacrifice even the freedom to speak the truth; or then, not believe in it anymore.
 
 “What does the truth matter towards peace?” relativists from all sides will say. If truth does not exist, then, indeed, freedom of expression is of little value, and a mandatory “tolerance” should be imposed upon all.
 
Some might see a certain grandeur in the reckless respect of the religion of “the others”; a respect perceived as all the more commendable as it is usually accompanied by contempt for one’s own religious tradition. This may explain the “double standard” of the European Court’s recent case law, which, like so many postmodern Europeans, is more sensitive to attacks against Islam than to those directed against Christianity. Last year, it validated the Austrian speaker’s condemnation while granting its protection to the perpetrators of true anti-Christian blasphemy committed in the Moscow Cathedral and the major Lithuanian press.
 
Others may see cowardice in sacrificing freedom of expression for fear of “putting at risk religious peace”.
 
Others yet may see naivety in rejoicing at the support of Al-Azhar and Pakistan, as these authorities find in the European Court’s decision a justification for their own repression of freedom of expression in religious matter.
Thus, in Pakistan, in addition to the emblematic Asia Bibi case, about 1,500 persons were accused of blasphemy between 1987 and 2016 according to the Centre for Social Justice, and more than 70 persons have been murdered since 1990 on such crime allegations. Just recently, a thirty-year-old man was sentenced to death for allegedly “insulting Prophet Muhammad” on Facebook. Prime Minister Imran Khan declared again, recently, before an audience of imams, his will to “support and defend article 295c” of the Penal Code which punishes by death or life imprisonment anyone who “defiles the sacred name of the Holy Prophet Muhammad”. Western countries, the European Parliament and the United Nations Human Rights Committee have been calling for the repeal of this law for years.
With Egypt, Pakistan is leading the global campaign led by the Organization of Islamic Cooperation (OIC) for the global limitation of freedom of expression regarding religion. This campaign led to the adoption by the UN Human Rights Council of a series of resolutions condemning the “defamation of Islam”, then the “defamation of religions”. It was only after years of intense debate that governments attached to the modern conception of human rights were able to counter this initiative by adopting a resolution on 12 April 2011, which is based on the belief that freedom of expression is the best antidote to intolerance.
 
The recent decision of the European Court goes, surprisingly, against the efforts of Western countries to safeguard freedom of expression in religious matters. It is even interpreted by the Islamic authorities as finally giving them reason, and places them in the extravagant situation of giving lessons of religious tolerance to the European states.
 
This decision is also sad news for all those who, among Muslims, hope to find in Europe the protection to brave the Islamic ban on criticizing Islam and reinterpreting the Qur’an and hadith.
 
This decision stands out also clearly from the recent judgments of the Court. Previously, the Court had established the principle that freedom of expression protects words that “offend, shock or disturb” and that freedom of religion does not confer the right “to see religion protected from negative comment.” Moreover, it had recognized to believers the obligation to “tolerate and accept the rejection by others of their religious beliefs and even the propagation by others of doctrines hostile to their faith.” On that basis, it had guaranteed the freedom of expression of anti-religious messages. Last year, it gave its protection to the famous “Pussy Riot”, the punk band condemned in Russia for organizing a “performance” in the choir of the Moscow Cathedral with cries including “shit, shit, shit L***”. It also held that Lithuania could not sanction the dissemination of blasphemous advertisements presenting Christ and the Virgin Mary as tattooed and lascivious junkies.
 
The European Court, in judging this case, was aware of these issues since we had warned it in our written observations.
 
Certainly, there is no reason to make blasphemy and vulgarity into human rights! There is no “right to blasphemy” but a right to freedom of expression with responsibilities and limitations. Only the dissemination of free offensive obscenities as well as the incitement to immediate violence should be restricted. But if obscenity and incitement to violence must be censored, such should not be the case of mere criticism.
The European tradition teaches that there is no lasting peace without truth and justice. Because Europe is the heir, since ancient times, of a civilization that identifies God with truth and love, and not with arbitrariness and force, we place those at the top of our values and do not conceive that truthfulness could offend God or society. Seeking the truth and knowing God are one. This is certainly the origin of our attachment to rational research and criticism. We want a society in which “Love and faithfulness meet together; righteousness and peace kiss each other”. Righteousness and peace, which characterize the ideal of every society, are the fruit of love and truth. True peace, therefore, is not reduced to the superficial absence of violent conflict, and it is vain to pretend to establish it on lies or relativism.
 
The Austrian lecturer told the truth. She is criticized above all for having done so in a “malicious” way, that is to say without love. What do we know about it, and is it justice’s role to judge one’s intentions? Moreover, to make this reproach is to forget that the denunciation of evil, to protect society, under its apparent roughness, is an act of love.
 
For all these reasons, it is to be hoped that the Court will agree to retry this case in order to guarantee the freedom to criticize any religion, to defend the rights of truth over error.

Les prétendus hadiths : un instrument politique ?

Article de la série consacrée au livre de Robert Hoyland : « Dans la voie de Dieu » (http://islametoccident.fr/?p=4814).

Sans revenir sur l’émission extravagante par Mahomet des milliers de hadiths rapportés par la Sunna, ni sur leur incohérence (et leur fiabilité), il est intéressant de les interpréter de façon tout à fait rationnelle et réaliste comme une construction a posteriori à visée politico-religieuse comme le fait Robert Hoyland en se fondant sur les sources historiques disponibles.

« Pour les Umayyades, manifestement, l’idée selon laquelle l’ère des prophètes était révolue et les califes agissaient désormais comme les agents de Dieu sur terre était fondamentale. La pratique et la législation de Muhammad étaient bien entendu importantes pour la communauté : les Arabes « respectaient la tradition de Muhammad, leur maître, à tel point qu’ils infligeaient la peine de mort à toute personne prise en train d’enfreindre effrontément ses lois », dit le moine du VIIème siècle Jean de Fenek. Mais, pour les Umayyades, les nouvelles lois étaient du ressort des califes. Les savants religieux se mirent bientôt à contester ce point de vue, et certains le firent en affirmant que les actes et paroles (hadith) de Muhammad leur avaient été fidèlement transmis. La chose fut apparemment rare au cours des deux premières générations après Muhammad : « J’ai passé un an auprès d’Abdallah fils d’Umar Ier (mort en 693) », rapporte un juriste, « et je ne l’ai pas entendu transmettre quoi que ce soit venant du Prophète ». Mais l’idée acquit bientôt un soutien populaire. Un autre savant dont les écrits datent d’environ 740 remarque : « Je n’ai jamais entendu Jabir ibn Zayd (mort vers 720) dire : « le Prophète a dit… », et pourtant les jeunes hommes qui se trouvent ici le disent vingt fois par heure ». Un peu plus tard encore, les paroles de Muhammad furent mises sur un pied d’égalité avec le Coran comme source de la loi islamique. À l’époque de Muawiya, cependant, cela ne constituait encore qu’un lointain futur : pour l’heure, les califes – non les savants – légiféraient. »

Pierre Birnbaum, ou comment donner une apparence d’objectivité à un procès d’intention

Article de la série sur l’interview de Pierre Birnbaum : http://islametoccident.fr/?p=4886

Pierre Birnbaum voudrait pouvoir jeter l’opprobre sur les Gilets Jaunes en les accusant de xénophobie, mais il semble manquer d’arguments puisque les « cahiers de doléances » ne mentionnent pas ou très peu cette question comme le souligne Daniel Schneidermann. Pierre Birnbaum en déduit donc que ces cahiers ne reflètent sans doute pas la véritable pensée des Gilets Jaunes : CQFD. Qu’est-ce, si ce n’est de la malhonnêteté intellectuelle ?