Recep Tayyip Erdogan et l’islamisation

Recep Tayyip Erdogan, actuel (2015) président de la République turque, favorable à la réislamisation de la Turquie, déclarait en février 2008 lors de son voyage en Allemagne, que l’assimilation de la culture de la communauté musulmane turque d’Allemagne (plus de 2 millions de personnes) à la culture occidentale était un « crime contre l’humanité ».

Ce type de jugement n’est-il pas cohérent avec la volonté de ne pas aider l’Europe à lutter contre le terrorisme musulman comme en témoignait le juge Trévidic en octobre 2014 puisque celui-ci rappelait l’absence de coopération de la Turquie sur ce sujet en 15 ans (2000-2014) ?

Trevidic octobre 2015

Turquie Trevidic octobre 2014

Recep Tayyip Erdogan semble beaucoup plus préoccupé par son obsession d’unité du territoire turc, conduisant à l’indifférence ou au mépris de certains populations comme les arméniens, dont le génocide pourtant avéré et tout à fait reconnu au niveau international est encore aujourd’hui nié par la Turquie, ou les kurdes, empêchés pendant longtemps de porter assistance à leurs frères de Syrie pourchassés par l’État islamique.

Mustapha Kemal & L’islam

Pour Mustapha Kemal, fondateur de la Turquie moderne, l’islam est un obstacle au progrès.

Mustapha Kemal

L’histoire retient de nombreux propos développant ce thème, parmi lesquels :

–  « Depuis plus de cinq cents ans, […] les règles et les théories d’un vieux cheikh arabe, et les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. Elles ont réglé la forme de la Constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, la coupe de ses vêtements, ce qu’il apprend à l’école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu’à ses pensées les plus intimes. L’islam, cette théologie absurde d’un Bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies. »

–  « Vous venez me parler des avantages que nous a valu notre conversion à l’Islam, et moi je vous dis : regardez ce qu’elle nous a coûté ! »

–  « La République turque ne veut pas demeurer le pays des cheiks et des derviches, des confraternités et des couvents. Comme ordre, il n’y en a qu’un seul de vrai et de raisonnable — celui de la civilisation. »

Yûsuf Al-Qaradâwî : sa vision des causes du terrorisme

Dans une lettre remise à François Hollande en février 2015, Yûsuf Al-Qaradâwî indique que « Sur  la question du terrorisme, il ne faut pas s’arrêter sur les effets et les conséquences, en négligeant les causes et les motivations qui alimentent ce terrorisme, à savoir, l’absence de l’égalité humaine, la provocation des sentiments religieux, la négligence du droit des palestiniens à la création d’un État. Il ne faut pas non plus fermer les yeux sur les crimes perpétrés par les israéliens contre les palestiniens, sur le soutien des régimes dictatoriaux dans le monde Arabe et musulman qui répandent le sang de leurs peuples et transgressent leur liberté, comme c’est le cas en Syrie et en Égypte. Il affirme que la résolution de ces problèmes contribuera à éradiquer le terrorisme à la racine au niveau mondial. »

Angleterre : Prière publique pour défier la communauté chrétienne

Certains musulmans anglais ne semblent pas se préoccuper trop de la légalité de cette démarche lorsqu’ils décident d’organiser une prière provocante dans l’enceinte de l’abbaye de Westminster à Londres (que dirait-on en France si des chrétiens s’avisaient d’aller prier dans l’enceinte d’une mosquée…).

WestminsterWestminster

À cet égard, il est intéressant de rappeler que dans la culture musulmane, tout territoire conquis et donc devenu partie intégrante du dar-al-islam ne doit plus jamais revenir dans l’orbite du pouvoir des infidèles. Ce serait un  blasphème. Une telle prière n’est donc pas simplement une provocation à l’égard d’une communauté condamnée sévèrement dans l’islam pour son associationnisme, les chrétiens (cf. article chrétiens) mais un acte de foi sur le fait que cette terre sera un jour musulmane.

Le C.F.C.M. : une simple association gérant les lieux de culte

Le vice-président du C.F.C.M., Chems-Eddine Hafiz, précise que le CF.C.M. ne donne aucun avis religieux et se contente de gérer les lieux de culte et autres questions pratiques (ex. carrés musulmans).

CFCM Hafiz 2011CFCM Role 2011

Puisque tel est le cas, plusieurs remarques viennent à l’esprit :

1) Comment se fait-il que le C.F.C.M. prenne alors position pour déclarer que la religion musulmane est parfaitement compatible avec les valeurs de la République française, dont la laïcité, puisqu’il n’a donc aucune vocation à interpréter les textes sacrés et donc à trancher si nécessaire sur les questions touchant aux valeurs humaines et culturelles prônées par l’islam ?

2) Les musulmans de France peuvent continuer à interpréter comme bon leur semble en fonction des circonstances la doctrine musulmane puisqu’il n’y a pas d’autorité religieuse.

3) Il n’y a aucune possibilité de limiter l’influence des imams les plus virulents dans les mosquées de façon interne à la communauté musulmane. Seul le recours à la loi civile – dont on sait combien la simple application, dans le cas de la communauté musulmane, conduit rapidement à un procès en stigmatisation de la société française – peut donner quelques résultats.

Manuel Valls : quelle ligne directrice en matière religieuse ?

Il ne semble pas aisé de comprendre la pensée de Manuel Valls en matière religieuse ni d’estimer sa capacité à la neutralité éclairée dont ne doit pas se départir le ministre de l’intérieur du fait de ses responsabilités vis-à-vis des cultes, et encore moins un premier ministre, si l’on essaie d’en juger à partir de l’évolution radicale de ses positions passées.

En avril 2008, Manuel Valls, maire d’Évry, défendait avec conviction la cause palestinienne.

Valls et Les palestiniens avrill 2008Valls et Les palestiniens avril 2008

Manuel Valls épouse en 2010 Anne Gravoin qui est juive.

En avril 2011, Manuel Valls défend avec ardeur son « attachement éternel à la communauté juive et à Israël ».

Valls et Israel juin 2011Valls et Israel juin 2011

À cet égard, il est regrettable que les journalistes, toujours épris de morale et de déontologie, n’aient pas rappelé cet aspect lors de la controverse née de la déclaration de Roland Dumas en février 2015 qui considérait que Manuel Valls était sous influence juive. Les Français auraient certainement été beaucoup plus éclairés sur l’origine de la position de Roland Dumas (qu’on la partage ou non, ou qu’on la juge même abjecte, puisque là n’est pas le débat au regard de la déontologie journalistique) que par les lamentables propos de bistro entendus à l’époque du type « La vieillesse est un naufrage », etc., abondés par des personnalités du show business totalement incultes. Cette façon de procéder du milieu journalistique relève-t-elle de la déontologie journalistique ?

La lecture du Coran : c’est difficile ?

Lors d’une interview sur Canal + en mars 2015, Alain Juppé, interrogé par Michel Onfray, reconnaît ne pas avoir lu le Coran.

Juppe et le Coran mars 2015

Juppe et le Coran mars 2015

Il est toujours délicat pour un homme politique de reconnaître piteusement qu’il parle de quelque chose qu’il ne connaît pas (comme un enfant pris le doigt dans le pot de confiture…), mais il l’est encore plus, et encore plus irresponsable, de réitérer le même propos quelques mois après (août 2015 : voir ci-dessous).

Quant à l’argument consistant à dire que, pour un agrégé de lettres classiques, inspecteur des finances, cette lecture est « difficile », ou que cela ne figurait pas au programme de ses longues études (école normale supérieure et E.N.A.), nous sommes acculés à en rire pour éviter d’en pleurer.

Dans une interview accordé au Parisien en août 2015 à l’occasion de la présentation de son projet pour l’éducation, Alain Juppé est interrogé par un journaliste.

Juppe Le Parisien aout 2015

À la question du journaliste, « En janvier [ndlr 2015], l’hommage aux victimes de Charlie a été perturbé dans certains établissements. Faut-il parler des religions dès la primaire ? », Alain Juppé répond : « La primaire, c’est lire, écrire, compter, raisonner. Ne chargeons pas davantage le programme ! En revanche, au collège, il faut mieux enseigner le fait religieux pour que chacun comprenne ce qu’est une cathédrale, une fête patronale… La France a des racines judéo-chrétiennes. Elle a aussi une population musulmane. Il faut vaguement savoir ce qu’est le Coran. J’ai confessé un jour au philosophe Michel Onfray que je ne l’avais pas lu. Depuis, j’ai essayé de me rattraper. Mais c’est difficile à lire. »

Ainsi, Alain Juppé, ancien ministre, potentiel futur président de la République estime toujours inutile, même après « l’avertissement Onfray », de savoir précisément ce que dit le Coran, ce qui revient à dire qu’il ne juge pas nécessaire, en dépit de tous les événements nationaux et internationaux – pourtant au combien dramatiques – relatifs à l’islam depuis des années, de comprendre en quoi consiste la culture musulmane et les valeurs humaines et sociales qu’elle prône pour l’avenir de la France. Dont acte.

La décapitation : une pratique de Mahomet, mise en scène par l’État Islamique avec des moyens modernes

Décapitation au couteau de chrétiens coptes par Daech sur les rives de Libye (février 2015) : IMAGE CENSURÉE

(par l’effet de la loi française qui poursuit ceux qui s’expriment librement)

La décapitation, validée et pratiquée par Mahomet – qui ne peut donc pas être considérée pour cette raison comme « barbare », sauf à considérer que Mahomet lui-même était un « barbare » -, a été reprise par Daech qui lui a donné une publicité d’envergure à l’échelle de ce que permettent les moyens modernes de communication.

Les extraits qui suivent de la Sîra illustrent quelques exemples de décapitation :

Retour de la bataille de Badr : « Après Badr, le Prophète regroupa les prisonniers et les emmena avec lui à Médine. À son arrivée à Rawhâ, les musulmans qui n’avaient pas pris part à la bataille sortirent à sa rencontre pour le féliciter, avec ses compagnons, de la victoire que Dieu leur avait procurée. (…) Le Prophète ordonna de tuer Uqba ibn Abû Mu’ît. Uqba lui demanda :
–  Muhammad, qui va nourrir mes petits-enfants ?
–  Le feu, répondit-il.
Ali lui trancha la tête. Le Prophète poursuivit son chemin et parvint à Médine un jour avant les prisonniers. »

Condamnation de Habbâr : « Le Prophète, ayant appris l’inconduite de Habbâr, lui envoya quelques-uns de ses compagnons : « Si vous mettez la main sur ce Habbâr ibn al-Aswad, leur dit-il, brûlez-le sur un bûcher ». Le lendemain, se ravisant, le Prophète leur envoya dire : « Je vous avais ordonné de brûler Habbâr. Puis j’ai pensé que le supplice du feu, Dieu seul pouvait l’ordonner. Si vous arrivez à le saisir, tranchez-lui simplement la tête. » »

Extermination des juifs Banû Quraydha à Médine : se reporter à l’article dédié à ce sujet (Banû Quraydha) : « Le Prophète ne cessa de les égorger jusqu’à leur extermination totale. »

Exécution du juif Huayy ibn Akhtab : « On fit donc venir Huayy ibn Akhtab devant le Prophète. Il avait les mains ligotées autour du cou et portait un manteau d’un rose éclatant, qu’il avait, pour ôter à ses geôliers toute envie de vol, tailladé de toutes parts :
–  Je ne regrette absolument pas, dit-il au Prophète, d’avoir été ton ennemi, mais, je le constate, quiconque abandonne Dieu, Dieu l’abandonne.
Et s’adressant à l’assistance :
–  Nous acceptons l’ordre de Dieu. C’est une tuerie que Dieu a décidé d’inscrire dans le destin du peuple d’Israël.
Puis il s’assit et le Prophète lui trancha la tête. »

Torture et exécution de Kinânah : « L’Envoyé d’Allah ordonna de creuser la ruine. On en extraya une partie du trésor des juifs. Il demanda à Kinânah où se trouvait le reste. Mais Kinânah refusa de l’indiquer. L’Envoyé d’Allah ordonna à al-Zubayr bin al-‘Awwâm de le torturer jusqu’à ce qu’on extraie ce qu’il y a chez lui. Al-Zubayr se mit à faire brûler, par un briquet, sa poitrine, jusqu’à ce que Kinânah fût sur le point de mourir. Puis l’Envoyé d’Allah l’a livré à Muhammad bin Maslamah. Celui-ci lui coupa son cou en vengeance de son frère Mahmûd bin Maslamah. »