5 réflexions au sujet de « LECTURE À TÉLÉCHARGER ! »

  1. La réalité de la violence en Islam à travers les textes que vous citez n’est pas contestable, et pose sans doute de nombreux problèmes de compréhension et d’application, aussi bien d’ailleurs pour les musulmans que pour les autres, quels qu’ils soient. Mais elle ne constitue pas du tout un élément, ni une sorte de paradigme, qui suffise, car c’est bien là votre intention, à conclure, et à suggérer à votre lecteur, la vision caricaturale d’une religion et de son prophète comme une pseudo-religion, dépourvue de toute spiritualité et se réduisant au crime et à la barbarie.
    La méthode consistant à mettre en avant les textes de la tradition islamique pour prétendre à une sorte d’ « objectivité » est au premier abord convaincante. Cependant les « textes » islamiques que vous présentez sont soigneusement sélectionnés selon une perspective préétablie exclusivement juridique et « politique » qui ne constitue qu’un aspect (surtout quand on le sépare des principes spirituels) secondaire qui ne donne qu’une vision caricaturale, et même totalement erronée de l’Islam qui est en réalité et reste foncièrement une tradition spirituelle et une religion authentiques, appartenant, avec toutes les autres, à l’héritage spirituel et intellectuel de l’humanité.
    Le Coran est assurément un texte compliqué (et les musulmans eux-mêmes ont produit un intense effort pour comprendre ce qui pour eux est une « révélation divine », sans jamais épuiser la matière, et sans résoudre certaines questions de façon rationnelle), mais il forme un tout dont on ne peut séparer les parties si on veut espérer le comprendre, à quelque degré que ce soit; ses incohérences apparentes tiennent justement à son origine divine qui transcende l’entendement humain. Les sources elles-mêmes (coran et hadîth), dans l’Islam traditionnel, demandaient de solides compétences, acquises au terme de longues études de la part des ‘ulâma et autres muhaddithin pour être interprétées. L’Islam et la science de l’Islam sont comme un immense océan. Et les interprétations sont inépuisables. Comment pouvez-vous dans ces conditions imaginer qu’en étudiant, même avec minutie, des traductions du Coran ou de recueils de hadîth ou de la sira, et en rassemblant quelques éléments dans quelques dizaines de pages, vous pourriez faire une synthèse de la vérité de l’Islam d’après les « textes »? il reste beaucoup de ces « textes » que vous ignorez. Prenez par exemple un commentaire soufi d’une sourate coranique, et vous aurez une autre compréhension du Coran, elle aussi fondée sur « les textes », mais naturellement incompatible et sans commune mesure avec la vôtre.
    Contrairement à une idée reçue, l’Islam n’est pas une tradition monolithique, rigide et formelle. C’est au contraire la complexité du Texte coranique qui résiste à toute réduction systématique, et permet une variété d’interprétations inépuisable et des applications dans l’ordre juridique, politique et social différentes. L’Islam historique comprend de nombreux courants, qui peuvent même s’opposer à mort, comme c’est le cas du shi’isme et du sunnisme. Les shi’ites, par exemple, possèdent leurs propres recueils de hadith contenant de nombreuses traditions inconnues ou rejetées par les sunnites. Or le shi’isme est bien et entièrement islamique.
    Si la loi sacrée (la célèbre shari’a) est bien un des éléments constitutifs et fondamentaux de l’Islam, celui-ci ne se réduit pas à la shari’a, laquelle ne se réduit pas non plus à son aspect juridique formel, qui est le seul que vous envisagez, et qui n’est que l’écorce d’un fruit donc la vérité spirituelle (haqîqa) est le noyau.
    Le véritable principe de l’Islam est spirituel et métaphysique; c’est le tawhîd ou l’unicité divine (principe universel également au fondement de la thora et du christianisme). La tradition islamique, dans tous ses aspects, est ordonnée par ce principe, sans lequel l’Islam n’existerait simplement pas du tout. Il n’est pas possible de comprendre ni de rendre compte de l’Islam, dans toutes ses dimensions: spirituelle, temporelle, historique, politique, juridique, artistique,…etc, en ignorant ce principe, ce que vous faites entièrement (comme d’ailleurs le courant de pensée auquel vous adhérez apparemment…) malgré quelques recensions de versets sur le monothéisme, et sans prendre en compte la tradition soufie, ni même la théologie musulmane proprement dite (équivalente par exemple à la théologie chrétienne). Or cette tradition soufie, qui est omniprésente dans l’histoire de l’Islam, et qui s’est puissamment déployée à toute époque et dans tous les milieux, est aussi d’origine prophétique et constitue même la part la plus essentielle de l’héritage spirituel du prophète Muhammad qui en est la source. La tradition soufie est un enseignement et une voie purement spirituelle visant à la connaissance divine et la réalisation des plus hautes destinées de l’être humain. La doctrine soufie, qui est donc purement islamique, puise elle aussi, comme la théologie et le droit, ses conceptions et ses enseignements dans les sources islamiques fondamentales que sont le Coran et la sunna (hadîth), et intègre aussi comme un de ses éléments constitutifs (mais envisagés comme une méthode de purification et de guidée spirituelle) les règles et les obligations rituelles de la shari’a, sans être pour autant naturellement une sorte d’ « organisation criminelle » s’occupant d’imposer la religion islamique par la force, assassiner les « incroyants, » réduire les femmes en esclavage, couper la main des voleurs ou exécuter les apostats… La tradition soufie constitue l’Islam, sans aucune restriction, à elle seule, et dans toutes ses manifestations (comme les confréries), et notamment dans sa vaste littérature (enseignement doctrinal initiatique mais intégrant l’interprétation de la théologie, et tous les aspects de la vie humaine d’un point de vue symbolique, ésotérique, et par conséquent universel; il suffira ici de citer l’oeuvre monumentale d’Ibn Arabi entièrement inspirée par le Coran et ses significations spirituelles). Cette tradition soufie représente non seulement un aspect ou une forme de l’Islam, si l’on peut dire, mais est pleinement et intégralement l’Islam véritable et le dépositaire de son héritage, et il n’est pas possible de comprendre l’Islam, dans tous ses aspects, si on ignore cela.
    Sur la question de l’abrogation et de l’application des sources coraniques, du hadîth, voire même de la sira, à laquelle vous attachez une importance démesurée, au motif que le prophète est en islam un modèle et un exemple à suivre dans tous ses faits et gestes, nous ne nous lancerons pas ici dans une vaine discussion, qui serait très compliquée, et pour laquelle je n’ai d’ailleurs pas les compétences. Nous dirons simplement que ce qu’il faut garder à l’esprit, est qu’il n’existe pas dans toute l’histoire de l’Islam, et plus spécialement dans le domaine du droit et de la jurisprudence islamique, de doctrine normative formellement constituée sur l’application des prescriptions et des indications légales et pénales coraniques ou prophétiques (hadîth). Le consensus (ijmâ’) existe principalement sur les fondements rituels (les 5 piliers); dans tous les autres domaines du droit (puisque c’est là que se trouve l’essentiel de votre argumentation), il n’y a que des points de vue juridiques, souvent différents voire même opposés qui n’ont de caractère normatif que pour ceux qui les reconnaissent (sans même parler des conceptions juridiques dans le monde shi’ite).
    Le juge musulman (ou l’autorité possédant un pouvoir équivalent), comme d’ailleurs un juge pénal en général, possède un pouvoir de décision dans l’application de la loi, et donc ici de la shari’a, par laquelle dans son jugement il prononce la peine qui lui paraît appropriée. Il n’est nullement obligé d’appliquer systématiquement un châtiment au motif qu’il est prescrit par la Loi sacrée ou l’une de ses applications selon telle école ou jurisprudence existante. Si le Coran prescrit formellement de terribles châtiments, il prescrit aussi le pardon et la générosité en vertu de la rahma divine qui est un concept spirituel coranique important et proprement axial du point de vue métaphysique et cosmologique. Il sera toujours impossible d’invoquer ici l’application du principe d’abrogation, car la miséricorde divine (rahma) est universelle. Pour prendre l’exemple classique de la peine du voleur qui doit avoir la main tranchée, le juge musulman n’est pas obligé d’appliquer cette peine terrible (comme toute autre du même genre), et force est de constater que la plupart du temps il ne l’a pas fait: si à toute époque et dans tous les pays régis par la shari’a, on avait systématiquement coupé la main du voleur, le monde musulman serait peuplé de manchots…
    C’est ici l’occasion de citer un principe bien connu, et qui trouve pleinement son application en Islam comme ailleurs, la célèbre parole de St Paul: « la lettre tue et l’esprit vivifie », référence qui vous ravira certainement puisqu’elle est chrétienne…
    En Islam, c’est la spiritualité muhammadienne conservée et transmise par les soufis qui constitue l’esprit. Le littéralisme aveugle est quant à lui représenté aujourd’hui par le wahhabisme saoudien et le jihadisme qui doivent être considérées comme de véritable déviations, proprement sataniques (à mon avis en tout cas) de l’Islam. Nombreux sont les théologiens traditionnels, et pas seulement les soufis, qui rejettent entièrement ces théories (vous reconnaissez de votre côté et de la même façon des déviations au sein du christianisme latin, et ce phénomène existe aussi en Islam). D’ailleurs les soufis sont haïs par les jihadistes qui dans le cadre de leur pseudo doctrine du takfîr les égorgent systématiquement comme tous leurs autres « ennemis ».
    Pour illustrer aisément mon point de vue, je mentionnerai la figure connue de l’Emir Abdel Qader, et je vous invite à l’examiner. Car celui-ci représente, dans une proximité à la fois spatiale et temporelle, un bon exemple, réel et concret, de cet Islam spirituel et muhammadien que j’évoquais plus haut à propos de la tradition soufie. L’Emir, qui est à la fois un chef de communauté et un chef de guerre est aussi un éminent spirituel soufi, et c’est pour cela qu’il illustre de façon saisissante comment on peut réaliser la fameuse « exemplarité prophétique » autrement que dans la vision caricaturale que vous proposez. Or, sous son ministère mouvementé, après avoir mené une guerre, qui n’a pas été sans violence de part et d’autre, contre les Français (guerre qui d’ailleurs, contrairement à ce que vous dites sur cette conception, est une application emblématique du « jihâd défensif »), l’Emir n’a jamais supplicié personne (il est possible qu’il ait prononcé des condamnations pénales, à vrai dire je ne le sais pas précisément, mais certainement pas sur la base des « textes » tels que vous les présentez). il est connu pour sa générosité envers les prisonniers, et est surtout resté célèbre en France pour avoir protégé les chrétiens de Damas d’un massacre projeté à l’époque par un parti ottoman .
    En conclusion, et en espérant que vous porterez quelque attention à cette lettre, sachez que je n’ai nullement l’intention de vous convaincre de quoi que ce soit. Je reconnais pleinement l’authenticité et même la majesté spirituelle du christianisme et le bien-fondé de l’idée de préserver l’héritage chrétien de l’occident (bien qu’à mon avis, il n’en reste plus grand chose de vivant aujourd’hui, car le processus de dégénérescence qui frappe l’Islam n’épargne pas le christianisme, surtout l’Eglise catholique latine), mais ce n’est pas en répandant des idées fausses sur l’Islam que l’on contribuera à la revivification de la tradition chrétienne, et malgré les apparences, c’est même plutôt l’effet inverse qui se produira dans le fond. D’ailleurs, j’ai du mal à comprendre comment on peut concilier la conception de l’Islam comme une pseudo-religion violente et criminelle (je dis « pseudo-religion » car à mon avis le concept même de « religion » entendu comme tradition spirituelle ne peut être utilisé pour qualifier l’Islam et son fondateur réduits au statut de crime et de barbarie) avec la filiation spirituelle abrahamique des trois grandes religions dites « monothéistes », le prophète Muhammad étant descendant d’Ismaël, fils d’Abraham. Vous ignorez également la très profonde vénération dans laquelle sont tenus le Christ et Marie en Islam, qui est un élément très important de la spiritualité islamique, ainsi que l’égale vénération des « Fils d’Israël (banû Isra’îl) » qu’il faut distinguer de la condamnation des « juifs (yahûd) », cette double appellation des juifs dans le Coran étant éminemment symbolique. Comment prétendre que le Prophète de l’Islam ait ordonné « l’extermination des juifs » de façon générale et définitive, alors que c’est formellement contradictoire avec le statut de dhimmî, en vertu duquel de nombreuses populations juives (jusqu’à aujourd’hui) ont vécu dans les pays musulmans pendant des siècles?
    J’espère ne pas avoir perdu mon temps en vous adressant cette note, en considération du travail de collation de « textes » que vous avez fait, et en espérant que votre intelligence y trouvera quelque profit, malgré les divergences de vue . Quoi qu’il en soit, c’était de mon côté une sorte d’obligation de vous informer de certaines vérités concernant l’Islam, que vous ne pourrez plus désormais prétendre ne pas connaître, quoi que vous en pensiez, et je vous adresse mes sincères salutations

    1. Je vous remercie de ce commentaire intéressant. Il y aurait énormément à dire tellement le nombre de sujets abordés est important. Je me contenterai de quelques remarques puisque de toute façon il sera impossible de nous réconcilier :
      – Vous me faites un procès d’intention, ce qui n’est pas très rigoureux intellectuellement : je ne prétends pas revivifier la tradition chrétienne et je n’appartiens, croyez-le ou non, à aucun camp : je me borne simplement à constater que la violence religieuse depuis des décennies vient de l’islam et que la communauté musulmane élude en permanence cette question. Car il faut bien reconnaître qu’on ne voit guère de chrétiens, de juifs, de bouddhistes,… tuer des gens dans la rue avec des kalachnikovs, braver ouvertement les lois de la République au nom de la religion, etc. Avez-vous déjà essayé d’aborder cette question dans une assemblée majoritairement constituée de musulmans ? Je l’ai fait encore récemment, et je dois vous dire que cela devient rapidement très houleux. Il me semble simplement que les valeurs auxquelles nous sommes attachés dans les pays occidentaux pour l’homme et la femme n’ont pas grand-chose à voir avec celles de la culture musulmane.
      – Étant a priori croyant(e), vous partez du principe que le Coran est évidemment d’origine divine : nous ne pouvons bien évidemment pas nous entendre. Pour moi, Dieu, pour autant qu’il existe, n’a rien à faire dans cette histoire. Nous sommes dans une pure construction politique et guerrière. Et il est impossible de prouver le contraire même si votre foi vous en convainc.
      – Le monde souffre de l’excès d’intelligence humaine : le principe du tawhid est de mon point de vue assez primaire. Je ne vois pas ce qu’a apporté Mahomet de vraiment neuf sur le sujet. Mais peu importe. Mais qu’on puisse en faire découler des constructions spirituelles ou religieuses d’une grande diversité ne fait aucun doute. Les juifs, les chrétiens et les musulmans l’ont fait. L’imagination des bouddhistes, hindouistes, philosophes grecs n’était pas moins impressionnante dans leur conception du monde. Pour ma part, j’ai beaucoup plus d’admiration pour les prodiges de l’intelligence mathématicienne et physique que des délires de certains philosophes ou religieux pourtant éminemment considérés. Dans le domaine de la religion, vous pouvez toujours inventer ce que vous voulez, du moment que votre construction est cohérente : vous n’êtes jamais rattrapés par la réalité. Vous supposez également que je n’ai pas lu d’ouvrages de philosophie musulmane : vous vous trompez. D’ailleurs c’est toujours les 3 ou 4 mêmes auteurs qu’on cite : quelle comparaison avec l’immense diversité de la philosophie occidentale ?
      – Vous mentionnez que les passages que je cite sont « soigneusement sélectionnés » : mais sélectionnés par rapport à ceux qui diraient l’inverse ? Où sont-ils ? Et ce sont les passages qui « posent problème », nombreux, qu’il faut étudier en priorité. Où trouvez-vous dans le Nouveau Testament ou le textes bouddhistes des textes aussi violents que ceux qu’on trouve dans le Coran et les hadiths ? La vie de Mahomet contient une longue suite de batailles, meurtres, assassinats à compter de l’émigration : qui peut le nier ? Exterminer les prisonniers juifs Banû Quraydha fait-il partie de la spiritualité ?
      – Il est vraiment regrettable que le Coran soit un texte compliqué et si difficile à comprendre alors qu’il prétend être le livre explicite par excellence : n’est-ce pas surprenant ? Ce qui n’empêche pas en plus Dieu de changer d’avis. Bouddha ou le Christ ont-t-ils changé d’avis ?
      – Je n’ignore en rien la profonde vénération vis-à-vis de Marie : ai-je dit le contraire ? Mais quelle importance ? Et idem pour le Christ : mais les musulmans vénèrent ce qu’ils en ont reconstruit à leur guise puisqu’ils nient sa nature divine contrairement au dogme trinitaire reconnu par tous les chrétiens : ce qui revient à dire que la reconnaissance musulmane n’a aucun rapport avec la conception chrétienne et marque une incompréhension profonde du message chrétien.

      Bref, inutile de continuer (statut de dhimmi et intérêt financier pour la communauté musulmane, statut de la femme, liberté de conscience et apostasie, polygamie…) puisque de toute façon le dialogue est stérile à partir du moment où quelqu’un pense qu’il a raison parce que Dieu est de son côté : c’est le grand problème de toutes les religions monothéistes. En outre, l’islam a visiblement une incapacité congénitale à dissocier la question identitaire de la question religieuse. Le plus étonnant dans tout cela est que mes propos sont assez banals si on en juge par les critiques terribles adressées par les musulmans eux-mêmes à leur propre culture (Malek Chebel, Abdennour Bidar : avez-vous lu sa « lettre ouverte au monde musulman » ?, Tariq Ramadan, Boualem Sansal, Adonis,…) Vous savez, un chanteur français de souche disait : « mourir pour des idées, l’idée est excellente ; moi j’ai failli mourir de ne l’avoir pas eue. » Donc nous nous retrouverons au ciel après notre mort et alors seulement nous serons ce qu’il y a derrière le voile. Mais en attendant, laissons vivre les gens en paix. Et je ne vois pas bien où est la paix apportée par l’islam.

  2. Le coran dicte le froid, le tiède et le chaud. Ainsi toute ruse est permise. Quand l’adepte de l’islam est en minoritaire, il va souffler le tiède pour ne pas paraître comme un ennemi. Quand il est majoritaire, il souffle le froid, le chaud et le meurtre s’il n’arrive pas à ses fins c’est-à-dire la dhimmitude (condition de sous-citoyen) ou la conversion à l’islam !

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