Halal : doctrine

Comme chez les juifs, seules certaines viandes sont consommables par les musulmans.

Coran, sourate 2, verset 173 : « Allah a déclaré pour vous illicite la chair d’une bête morte, le sang, la viande de porc et ce sur qui a été consacrée à un autre qu’Allah. (…) »

Coran, sourate 16, verset 115 : « Allah vous a seulement interdit la chair de la bête morte, le sang, la chair de porc, et la bête sur laquelle un autre nom que celui d’Allah a été invoqué. (…) »

En outre, la viande n’est consommable que si l’abattage suit une certaine règle : viande casher chez les juifs, viande halal chez les musulmans.

L’islam déclare impure la consommation de la chair de l’animal ovin ou bovin lorsque son abattage n’a pas fait l’objet d’une mise à mort rituelle. Il s’agit d’une impureté spirituelle et non médicale puisque le musulman est autorisé à en manger sous contrainte. L’abattage doit être réalisé en maintenant la bête vivante, c’est-à-dire sans étourdissement préalable rendant l’animal inconscient, car l’animal doit se vider de son sang dans ces conditions. L’abattage musulman est semblable à celui des juifs (shehita) nécessaire à la production de la viande casher.

La jurisprudence chaféite indique :

Section j17.1 « Il n’est pas autorisé de manger quelque animal avant qu’il n’ait été abattu selon les règles, les seules exceptions étant le poisson et les sauterelles (…). »

Section j17.2 « Il est contraire à la loi de manger de la viande provenant d’une bête abattu par un zoroastrien, quelqu’un qui a quitté l’islam, un adorateur d’idole (…) ou un chrétien des tribus du désert arabe (…). »

Section j17.4 « La condition nécessaire pour abattre un animal (…) est de couper à la fois la trachée et l’œsophage (…). Il est n’est pas nécessaire pour la validité de l’abattage de couper les artères carotides. (…) »

Section j17.5 « Il est recommandé lors de l’abattage :
(1) de tourner l’animal dans la direction de la prière (qibla) ;
(2) d’aiguiser le couteau ;
(3) de trancher rapidement, de façon que l’abattage ne demande pas deux ou plus de coups ;
(4) de mentionner le nom d’Allah ;
(5) de bénir le prophète ;
(6) et de couper les vaisseaux larges de chaque côté du cou. »

Section p54.1 « Allah a dit : « Et ne mangez pas de ce sur quoi le nom d’Allah n’a pas été prononcé, car ce serait (assurément) une perversité. » » (sourate 6, verset 121).

Section p54.2 « Le prophète a dit : « Qu’Allah maudisse quiconque abat en invoquant un autre nom qu’Allah. » »

La jurisprudence malikite est également claire sur le caractère religieux de l’abattage, bien avant toute considération relative à la souffrance animale, si l’on en juge par ce rappel du propos suivant, assez dogmatique : « Nafi a rapporté qu’Abdullah ibn Omar disait : « Quand on égorge une chamelle, on doit même égorger le petit qu’elle a dans son ventre, s’il est complètement formé et que son poil a poussé. Une fois qu’il est retiré du ventre de sa mère, on doit l’égorger afin de laisser le sang couler de son ventre. » »