L’inégalité homme-femme : Aujourd’hui

L’inégalité homme-femme inscrite dans le Coran (voir l’article Doctrine inégalité homme-femme) n’est semble-t-il pas restée lettre morte. Aujourd’hui, cette inégalité peut être constatée de façon évidente dans tous les pays musulmans.

Pour Malek Chebel, « la jurisprudence sur la femme, que ce soit la sharia ou les mentalités collectives, lui est extrêmement défavorable. Le but non avoué de toute cette armada de textes consiste à maintenir la femme dans une position inférieure à l’homme sous le prétexte que celui-ci subvient à ses besoins matériels. »

Globalement, le tableau dressé par Malek Chebel n’est guère flatteur : « Répudiation, polygamie, mariages forcés (et surtout mariages précoces à onze ou treize ans), rapts de jeunes filles, dénigrement des mères célibataires et assassinats perpétrés au nom de l’honneur, voilà quelques aspects – flagrants – de l’infériorité juridique de la femme musulmane par rapport à l’homme, une infériorité fondée – telle est la thèse fondamentaliste – sur le caractère ondoyant et limité de la nature féminine. »

Le monde musulman n’est pas sorti encore aujourd’hui du modèle patriarcal. Mohammed Bajrafil indique : « Concrètement, si le statut de la femme a été aussi malmené par les jurisconsultes, il faut avoir le courage et l’honnêteté de le dire, c’est parce que des sociétés plutôt patriarcales ont été les sociétés dans lesquelles majoritairement ces jurisconsultes ont vécu. »

Dans ces conditions, compte tenu de la reconnaissance par nombre d’islamologues de ces faits, il faut une certaine audace – qui frise le mensonge – pour oser écrire dans la Convention citoyenne des musulmans de France (article 3) que : « En France, l’égalité homme femme ne heurte en rien la conception musulmane. Bien au contraire, depuis l’avènement de l’islam et dans les temps modernes, les principaux défenseurs de la place de la femme musulmane dans la société contemporaine ont toujours favorisé son épanouissement. »

Au-delà des élucubrations du C.F.C.M., la palme du réalisme revient sans doute à Tareq Oubrou qui écrit : « Une chose est sûre : il ne faut pas compter sur la réforme théologique de l’islam pour faire évoluer la condition de la femme musulmane. »

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