Homosexualité et islam : la loi naturelle n’a-t-elle donc aucune valeur ?

L’islam, comme les deux autres religions monothéistes, rejette viscéralement l’homosexualité que certains lobbys tentent d’imposer de nos jours dans le monde occidental comme un modèle de relation humaine comme un autre, c’est-à-dire ayant la même valeur que le modèle hétérosexuel naturel et donc devant bénéficier des mêmes droits au regard de l’adoption ou de la PMA/GPA.

Envahie par la confusion mentale introduite par la généralisation du concept de « tolérance » hérité des Lumières (sauf pour la pédophilie, on se demande pourquoi – si l’enfant y trouve du plaisir –), l’homme moderne ne sait plus faire ce simple constat que la loi naturelle est par essence hétérosexuelle puisque les pratiques homosexuelles sont contraires par définition au but même de la nature – la reproduction – et que la réalité de l’existence biologique d’un père et d’une mère transmettant à leur progéniture un patrimoine génétique est incontournable.

Une certaine « fantaisie » des pratiques sexuelles observée, de façon assez rare, chez certaines espèces animales ou le caractère hermaphrodite de certaines autres espèces ne modifient en rien ce constat fondamental et la fonction des organes reste bien définie par la nature comme le rappelle à juste titre cet extrait du film « Beyond the candelabra », qui retrace une partie de la vie d’un célèbre pianiste de variété américain homosexuel, Liberace, joué par Michaël Douglas.

La pratique sodomite est effectivement un usage détourné et contre-nature d’un organe naturel qui n’est biologiquement pas prévu pour cela (lubrification, hygiène, etc.). Mais à en croire les thuriféraires de la sodomie moderne, il ne faut pas en rester à cette vision étroite et étriquée de la réalité. Il est vrai qu’à écouter les coprophages, on jurerait que les excréments sont un mets délicat.

C’est finalement « l’intelligence » de l’homme qui vient de nos jours au secours de certaines pulsions déviantes par rapport à l’axe général fixé par l’ordre naturel et qui leur trouve une « justification » afin de leur conférer le même statut dans l’ordre social humain que le modèle traditionnel hérité de l’ordre naturel. Dans le nouveau modèle au narcissisme évident dont il est fait de nos jours le matraquage médiatique, il s’agit de faire disparaître la figure du père ainsi que tout ce qui peut restreindre la volonté de puissance de l’enfant tout-puissant que certains rêvent encore d’être, jusqu’à vouloir transformer les autres en les faisant ressembler à l’idéal sublimé qui est l’objet de cette quête vouée à l’échec (cf. l’opération de chirurgie esthétique subie par l’amant de Liberace joué par Matt Damon à la demande de son mentor).

Ainsi, pourquoi restreindre le champ de ce type de raisonnement et ne pas l’étendre à d’autres pratiques, et ne pas s’interroger par exemple sur la raison pour laquelle les pratiques sodomites devraient avoir un statut différent dans l’ordre de la satisfaction des pulsions sexuelles que le sado masochisme ? En effet, si le sado masochisme procure du plaisir à certains, n’est-ce pas parce que c’est la nature qui en est « responsable » ? Dès lors n’est-il pas légitime de trouver naturel par exemple que certains hommes trouvent du plaisir à subir des violences jusque, pour certains, à jouir de se faire piétiner le sexe par les talons aiguilles de leur dominatrice ? Le peintre Francis Bacon, dont les toiles font ressortir la psychologie pathologique dont il souffrait et qui confinait à la folie, a bien abandonné un amant trop pacifique car il recherchait le plaisir extrême de se faire véritablement violer.

Que dire également de la zoophilie, pourtant réprimée, et qui ne semble pas encore avoir les faveurs de la coterie de cette nouvelle vague qui a submergé certains milieux artistiques, sans toutefois oser encore pousser l’audace jusqu’à faire un lien direct entre homosexualité et talent ? N’est-il pas étrange que nombre de couturiers passent leur temps à chercher à habiller des femmes avec lesquelles ils semblent visiblement incapables d’entretenir un rapport humain naturel jusqu’à l’intimité ? Le type de femmes décharnées que nombre de couturiers affectionnent ne correspondrait-il pas en réalité au besoin d’assouvir un désir inconscient de vengeance face à une altérité sexuelle qu’ils se sentent incapables d’assumer et à un amour naturel qui leur est étranger ?

La sexualité relève certes du domaine de la sphère privée mais chacun est libre de porter un jugement sur certaines pratiques, surtout lorsque ces pratiques deviennent un modèle social qui prive au bout du compte des enfants de leur mère biologique, de leur père biologique, voire des deux. La récente (juillet 2019) biographie filmée (« Rocketman ») du très talentueux Elton John insiste à plusieurs reprises et de façon très explicite sur le manque terrible d’affection dont cet artiste eut à souffrir dans son enfance de la part de sa mère et surtout de son père, celui-ci étant incapable de lui témoigner un amour qu’il pouvait prodiguer à ses autres enfants : est-ce un hasard ?

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