L’ange Gabriel dans le Coran : une instrumentalisation habile

L’islam s’est beaucoup inspiré du judaïsme et du christianisme pour des raisons politiques afin de pouvoir prétendre être légitime dans lignée du monothéisme judéo-chrétien. Il en a donc logiquement revendiqué avec plus ou moins de fortune les symboles, au premier rang desquels l’ange Gabriel (« Gibril »).

Or il est très étonnant qu’un personnage aussi important que celui-ci, puisqu’il sert d’intermédiaire entre Allah et Mahomet, ait une place aussi réduite et surtout peu claire dans le Coran, place qui semble résulter, aux dires des spécialistes, d’une tradition musulmane bien postérieure à la mort de Mahomet et dont on peut penser qu’elle a surtout pour objet d’offrir au croyant un peu de merveilleux, l’apport spirituel de l’islam au regard du judaïsme et du christianisme étant quasi inexistant comme d’ailleurs le reconnaît Tariq Ramadan lorsqu’il écrit « Il n’y a pas de théologie islamique ».

L’émission de France 2 « Islam » du 21 janvier 2018 est revenue sur ce constat de façon claire.

France 2 Islam 180121 Revelation 2 Gabriel

Ces propos sont confirmés par de grands spécialistes arabisants, tels Jacqueline Chabbi (agrégée de langue arabe, docteur ès lettres) et Mohammad Ali Amir-Moezzi (directeur d’études à l’École pratique des hautes études, titulaire de la chaire de théologie islamique et d’exégèse coranique classique) dans leurs deux ouvrages respectifs, « Le Coran décrypté » et le « Dictionnaire du Coran ». Le lecteur peut se reporter à mon précédent article : http://islametoccident.fr/?p=3077

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