Tribune des imams dans Le Monde : l’islam de France est entré dans sa période surréaliste

Une trentaine d’imams a publié une tribune dans le journal Le Monde le 24 avril 2018, deux jours après le « manifeste contre le nouvel antisémitisme » publié dans le journal Le Parisien le 22 avril 2018 et signé par trois cents personnalités.

Les imams y dénoncent l’antisémitisme et le terrorisme présents en France dans des termes qu’il est intéressant d’analyser. En voici quelques extraits assez étonnants, voire sidérants.

  • « Si nous avons décidé de prendre la parole, c’est parce que la situation, pour nous, devient de plus en plus intenable ; et parce que tout silence de notre part serait désormais complice et donc coupable, même s’il ne s’agissait jusqu’à présent que d’un mutisme de sidération. »

Les imams, sans doute bouche bée par ce « mutisme de sidération », se rendent compte que le silence ne doit plus être de mise : constatation bien tardive alors que l’islam est revendiqué ouvertement par de nombreux terroristes depuis des années comme le moteur de leurs actions (dans le monde entier).

  • « Une situation cancéreuse à laquelle certains imams malheureusement ont contribué, souvent inconsciemment. Le courage nous oblige à le reconnaître. »

Oui, effectivement, les imams qui veulent suivre l’orthodoxie de l’islam de Mahomet ont répandu le vrai islam en France et en particulier favorisé le développement du fondamentalisme, et de façon tout à fait consciente contrairement à ce que ce texte affirme (avec l’appui de courants ou de pays bien identifiés). Il aurait été beaucoup plus courageux de le reconnaître de façon spontanée il y a déjà des années plutôt que forcés et contraints aujourd’hui dans le contexte d’un dévoilement de plus en plus évident de la nature de la doctrine musulmane et de son rapport à la violence.

  • « Depuis plus de deux décennies, des lectures et des pratiques subversives de l’islam sévissent dans la communauté musulmane, générant une anarchie religieuse, gangrenant toute la société. » « Nous sommes touchés aussi en tant que musulmans, comme le reste de nos coreligionnaires, musulmans paisibles, qui souffrent de la confiscation de leur religion par des criminels. »

C’est la grande et stupéfiante théorie de l’islam confisqué par des fous : on ne comprend pas bien alors pourquoi il n’existe toujours pas, après tant d’années, un corpus de textes expurgé de tous ceux qui posent problème et qui ne seraient plus d’actualité. On voudrait pouvoir comprendre ce propos assez confus à l’aide d’exemples précis illustrant comment s’opère cette confiscation : les imams, ici ou ailleurs, n’en donnent malheureusement pas.

  • « Citoyens aussi, nous voulons proposer notre expertise théologique aux différents acteurs qui sont confrontés aux phénomènes de la radicalisation dans les prisons, dans les établissements publics, fermés et ouverts, afin de répondre à des aberrations religieuses par un éclairage théologique lorsque les arguments avancés par ces jeunes sont d’ordre religieux. Une expertise que seuls les imams peuvent apporter. » « Nous appelons les imams éclairés à s’investir et à s’engager dans le virtuel et prodiguer un contre-discours qui prévient toutes pratiques de rupture et toutes formes d’extrémisme pouvant directement ou indirectement conduire au terrorisme. »

Cet engagement a déjà été pris il y a deux ans vis-à-vis du gouvernement français. Il n’en est rien sorti et il ne peut rien en sortir puisque les textes qui posent problème sont authentiques, incontestés en islam et tout à fait clairs.

  • « Cette radicalité ou radicalisation doit être combattue intelligemment par tous les concernés, des politiques aux imams en passant par la famille, l’école, le sécuritaire… Que chacun assume sa part de responsabilité. Les imams seuls ne peuvent donner la solution. Ils sont confrontés à de nouvelles formes de religiosité que leur formation religieuse théologique n’a pas prévues. »

Le texte atteint ici un sommet dans le pathétique irresponsable et la sidération. Mais alors, si les imams de l’islam dit « modéré » n’ont pas les outils suffisants pour déconstruire cette prétendue manipulation des esprits, alors qui ? Ils auraient été mal formés et appellent maintenant « au secours » : c’est vraiment trop bête…

  • « Notre indignation est aussi religieuse en tant qu’imams et théologiens qui voyons l’islam tomber dans les mains d’une jeunesse ignorante, perturbée et désœuvrée. » «Cette idée qui voudrait que l’islam soit génétiquement opposé à l’Occident et qu’il est invinciblement incompatible avec les valeurs de la République est précisément celle qui fait des ravages chez toute une jeunesse ignare, sans culture religieuse. » « Ce mélange des genres augmente la frustration d’une jeunesse exclue et qui se sent victime d’une promesse d’égalité non tenue. »

La méconnaissance des textes sacrés de l’islam par les musulmans est répandue en France ; il est facile de le constater. Le diagnostic des imams est encore pire et sans détour vis-à-vis de la jeunesse musulmane, sensible au charme du fondamentalisme, et qui serait aussi responsable de sa propre chute. Après l’argument incompréhensible d’une religion confisquée, c’est l’argument de la sottise des musulmans ou de la culpabilisation de la société française à l’égard d’une prétendue promesse non tenue.

Tout cela permet d’éviter la seule question qui fâche : le message du fondamentalisme séduit-il une jeunesse, certes en manque de repères, sur la base d’un discours s’appuyant sur une réalité doctrinale réelle ou inventée ? La question n’est pas posée.

  • « Nous appelons à bien écouter et entendre la mise en garde du Prophète qui dit que : « Le musulman qui porte atteinte à la vie d’une personne innocente vivant en paix avec les musulmans ne sentira jamais le parfum du Paradis. » Cette sentence sans appel dissuade et prévient sans équivoque celui qui penserait à ôter la vie d’autrui, que ce n’est pas un Paradis et des Houris qui l’attendraient mais un Enfer et ses tourments. » « Certains n’hésitent plus à avancer en public et dans les médias que c’est le Coran lui-même qui appelle au meurtre. Cette idée funeste est d’une violence inouïe. »

La liste des textes sacrés musulmans qui appellent à la haine, à l’humiliation, au meurtre des mécréants, au jihad, au martyr au combat, est, elle, sans appel (se reporter au « Livret musulman de premier secours » téléchargeable sur ce site : http://islametoccident.fr/?page_id=1786 ). Ce sont plutôt le mensonge et l’occultation de nombreux textes qui sont inouïs.

Oui, la paix existe (en principe) entre les musulmans, mais entre les musulmans et les mécréants, c’est une toute autre histoire. Mahomet lui-même a massacré plusieurs centaines de prisonniers juifs à Médine, fait assassiner des opposants, mener une guerre offensive sans merci à ses adversaires, vendu enfants et femmes capturés sur les marchés,…

  • « Le vrai sacrifice est de se donner pour les autres, comme l’a fait notre héros national, le colonel Arnaud Beltrame. »

La « récupération » de la figure du colonel Beltrame dont les fortes convictions chrétiennes sont en rapport avec l’engagement qui lui a coûté la vie est abject.

  • « Certains y ont déjà vu une occasion attendue pour incriminer toute une religion. Elle laisserait entendre que le musulman ne peut être pacifique que s’il s’éloigne de sa religion : un musulman positif, totalement sécularisé. Bref, un musulman sans islam. Le vrai musulman, le bon, ne peut être véritablement qu’un mauvais musulman et un citoyen potentiellement dangereux. »

La question fondamentale qui est posée est celle du rapport d’un croyant à sa religion ou à son idéologie et sa lucidité à son égard. L’islam, d’autres religions à certaines époques et d’autres idéologies comme le communisme (l’« islam du vingtième siècle » pour Jules Monnerot), le nazisme, le fascisme, n’ont-ils pas abusé, et jusqu’à quel point, de la crédulité humaine pour poursuivre des buts parfois odieux ou abominables ? Quel est, chez son partisan, le niveau de connaissance éclairée de la doctrine de l’idéologie à laquelle il adhère ? Jusqu’où va sa responsabilité ?

Une réflexion sur « Tribune des imams dans Le Monde : l’islam de France est entré dans sa période surréaliste »

  1. La question de la séparation de l’Islam et de la violence se pose aux Imams. Ils crient sans preuves que l’Islam défend la paix. C’est plus un désir qu’une réalité selon les textes très faciles à trouver. Vous en avez fait un recensement. J’espère que ce problème ne sera pas passé sous le tapis à l’aide d’une loi genre « discours de haine » limité à toute personne qui lit les textes musulmans et les cite intelligemment. Le prix à payer pour ce déni sera la guerre civile sous la forme la plus atroce.
    Je demande encore une fois aux Musulmans de me donner une réfutation de la violence de type Etat Islamique basée sur des textes théologiques reconnus et admis.

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