La liberté de conscience en islam : une position suicidaire pour un problème insoluble

Ghaleb Bencheikh, musulman pondéré et cultivé, présentateur attitré de l’émission de France 2 « Islam » diffusée le dimanche matin sur France 2 prend position, dans le cadre d’une conférence sur le mot « chari’a » organisée par la société des amis de l’Institut du Monde Arabe, pour une liberté de conscience absolue en islam.

Amis IMA Charia 161107 LIberte de conscience

La liberté de conscience a toujours constitué une question douloureuse en islam tant la tradition musulmane a en horreur l’idée même qu’un musulman puisse abjurer sa religion, au point d’ailleurs que le Conseil Français du Culte Musulman refuse encore aujourd’hui de reconnaître la légitimité du droit d’un musulman à abandonner l’islam ( http://islametoccident.fr/?p=1023 ). L’Institut du Monde Arabe a d’ailleurs consacré une conférence à ce sujet en novembre 2015 dont le titre était clair et problématique : « Quelle place dans la religion musulmane pour une véritable liberté personnelle, de conscience et de choix ? » ( http://islametoccident.fr/?p=2605 )

Ghaleb Bencheikh parle de « point aveugle de la pensée théologique islamique contemporaine » mais c’est en réalité un problème très ancien qui a des racines claires dans quelques hadiths réputés authentiques (« sahih ») par la tradition musulmane elle-même, même si Ghaleb Bencheikh va jusqu’à les remettre en cause.

Quant au fameux verset « Point de contrainte en religion » (verset 256 de la sourate 2) – pour autant d’ailleurs qu’on puisse y voir une véritable reconnaissance de la liberté de conscience plutôt que le simple constat que certains ont choisi l’égarement au lieu de la religion droite –, la biographie de Mahomet précise le moment de sa « descente » : il a été prononcé au début du prêche de Mahomet à Médine à l’époque où Mahomet cherchait à rallier à lui les juifs de Médine, avant finalement de se retourner contre eux et de les exterminer. En d’autres termes, il a été de facto abrogé. Il est intéressant d’ailleurs que Ghaleb Bencheikh indique que ce verset est « brandi par tous les musulmans dans les colloques inter-religieux » : ce verset fait en effet partie de l’attirail de la takiyya destiné à rassurer les mécréants.

Néanmoins, dans tout ce fatras coranique, on ne peut que louer le courage de Ghaleb Bencheikh qui va jusqu’au bout de sa démarche, quitte à remettre en cause la personne de Mahomet : « quand bien même il l’aurait dit… ». Il est étonnant que Ghaleb Bencheikh soit encore en vie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

3 × 3 =

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.