De la consanguinité du judaïsme et de l’islam

Un article récent sur le site http://islametoccident.fr/?p=3758 rappelait, en dépit des mensonges de certains imams, la prééminence évidente au regard de Dieu d’Isaac, ancêtre du peuple juif, sur Ismaël, ancêtre du peuple arabe, rejeté par Abraham vers le désert, le texte juif de la Genèse rappelant d’ailleurs par trois fois qu’au regard de Dieu, Isaac est le seul fils légitime d’Abraham, son « unique » (Genèse 22, 2 ; Genèse 22, 12 ; Genèse 22, 16).

Il se trouve que France 2 vient de diffuser ce dimanche 5 novembre 2017 une émission « Judaica » consacrée au judaïsme et dont le thème était : « le choix d’Isaac » et où était rappelé le pseudo-sacrifice d’Isaac par Abraham (« Akeda »).

Inutile de revenir sur le thème du sacrifice d’Isaac et non d’Ismaël qui ne laisse place à aucune contestation tant le texte biblique est clair.

En revanche, cette émission est intéressante par la proximité originelle du judaïsme et de l’islam décrite par les intervenants, qui va d’ailleurs jusqu’à valoriser l’islam dans une volonté sans doute d’apaisement inter-religieux, alors que l’islam est depuis l’origine un ennemi héréditaire du judaïsme, Mahomet ne s’étant pas privé, entre autres, de chasser ou de massacrer les juifs de Médine.

France 2 Judaisme 171105 Extrait

Cette valorisation de l’islam (« la Torah n’est pas du tout contre l’islam, au contraire ») par les intervenants est d’ailleurs d’autant plus étonnante qu’ils semblent commettre une approximation de taille en faisant quasiment d’Ismaël un représentant biblique du futur islam, alors même que l’islam n’est évidemment annoncé nulle part dans les textes juifs. En effet, que dit le texte de la Genèse (17, 20 & 21) :

« En faveur d’Ismaël aussi, je t’ai entendu : je le bénis, je le rendrai fécond, je le ferai croître extrêmement, il engendrera douze princes et je ferai de lui une grande nation. Mais mon alliance, je l’établirai avec Isaac, que va t’enfanter Sara, l’an prochain à cette saison. »

S’il est clair que l’alliance de Dieu n’est établie qu’avec le peuple juif au travers d’Isaac – avant même qu’Isaac ne soit né (c’est-à-dire dans le projet même de la naissance d’Isaac) –, Dieu accorde néanmoins à son demi-frère une grande postérité dont il fera une grande nation : il s’agit bien évidemment d’un grand peuple et en aucun cas d’une nouvelle grande religion, le Messie ne pouvant être issu que du peuple juif, et quand bien même celle-ci se réclamerait du monothéisme abrahamique.

Qu’un individu appelé Mahomet soit ensuite parvenu à se proclamer l’héritier spirituel de cette branche ethnique et ait instauré une religion nouvelle dont il était surtout le chef, mais qui reste pour l’essentiel une copie du judaïsme, et ait échappé à la mort dans les combats provoqués par les multiples razzias qu’il menait, est un simple caprice de l’histoire sans aucun rapport avec le texte biblique et surtout l’expression d’un opportunisme politique voué à un grand avenir.

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