Les leçons de taqiya de Tareq Oubrou : (4) La critique de l’islam

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  • La liberté d’expression : un droit fondamental

La liberté d’expression est un des droits les plus fondamentaux de la personne humaine, mais il faut reconnaître que celui-ci est de plus en plus mis à mal en France par des lois scélérates qui prétendent imposer sur certains sujets la « bonne façon » de penser. C’est le propre de l’arrogance française, particulièrement développée au sein de l’« intelligentsia », ensemble des « intellectuels » qui se sentent investis d’une « mission » pour assurer le progrès de l’humanité. Penser peut aujourd’hui en France vous conduire en prison…

Or s’il est un domaine où la liberté doit être totale, c’est bien celle de la liberté de critiquer les religions. L’empêcher reviendrait à limiter l’homme dans la conception même qu’il peut se faire du sens de son existence.

Oui, on peut trouver que telle ou telle religion ou spiritualité – ou personnage de l’histoire religieuse – est totalement absurde ou grotesque. Oui, on peut trouver ridicule de penser qu’il soit possible de marcher sur l’eau ou qu’un cheval ailé ait réellement transporté son cavalier dans un voyage nocturne fabuleux jusqu’au ciel.

Au-delà de ce merveilleux dont les hommes ont souvent besoin, il est normal que la critique sans concession soit de la partie puisque les religions et spiritualités sont elles-mêmes incompatibles entre elles sur de nombreux points. Or il ne peut y avoir qu’une vérité.

  • Critique de l’islam et droit laïc : un constat à contrecœur de Tareq Oubrou

Si la liberté de critiquer l’islam n’existe guère dans les pays musulmans, cette liberté subsiste encore heureusement en France. Tareq Oubrou le reconnaît mais on sent bien à la lecture de son texte qu’il s’en désole lorsqu’il écrit : « Le droit positif laïque le permet. Il est possible de critiquer et même de ridiculiser une religion et, indirectement, ses adeptes. Il n’en reste pas moins vrai que (…) »

  • Comment justifier la censure : le spectre du nouvel antisémitisme

Face à ce constat fait à contrecœur sur lequel il ne peut pas en droit encore grand-chose aujourd’hui en France, Tareq Oubrou tente néanmoins de justifier la censure (ou l’auto-censure) de la liberté d’expression qu’il souhaite par la culpabilisation et l’accusation de racisme anti-musulman, eldorado de ce nouvel antisémitisme. En effet, la suite de la phrase citée ci-dessus est : « (…) en critiquant l’islam ou même l’islamisme, c’est toujours à l’Arabe que l’on pense, consciemment ou inconsciemment. C’est un racisme qui s’ignore ou qui ne dit pas son nom. »

À vrai dire, ce propos est assez détestable. C’est une approche perverse et qui veut convaincre par un raisonnement faux.

D’abord, critiquer l’islam n’est pas critiquer l’Arabe puisqu’il y a des Arabes qui ne sont pas musulmans et qu’une grande partie des musulmans sont asiatiques. Mais on peut comprendre que le tropisme moyen-oriental et surtout maghrébin de Tareq Oubrou le conduise à focaliser le sujet sur ce périmètre (au-delà de la question ethnique de l’arabité, sujet complexe).

Ensuite, l’idée que même sans en être conscient, la critique de l’islam se résume toujours à une racine qui serait le racisme, est un pur procès d’intention. Il n’est guère besoin d’épiloguer, tellement il est odieux, sur ce point de vue qui rappelle furieusement les écrits et propos d’Edwy Plenel, Fouquier-Tinville moderne du journalisme bien-pensant. Rappelons seulement à ce sujet les critiques virulentes de l’islam formulées par Malek Chebel (Manifeste pour un islam des lumières), Abdennour Bidar (Lettre ouverte au monde musulman), Tariq Ramadan (La réforme radicale), personnalités qu’on peut difficilement accuser de racisme anti-Arabes.

Enfin, dire à quelqu’un qu’il est dans l’égarement le plus complet ou développe des idées grotesques ne signifie pas contester sa dignité de personne humaine : ce sous-entendu est absolument ridicule. À cette aune, il ne faudrait jamais tenter de démontrer à quiconque qu’il a tort et donc la dispute ne serait pas possible !

  • Conclusion

Tareq Oubrou verse dans la pente facile mais terriblement nauséabonde de la stigmatisation, pourtant dénoncée maintes fois par les islamologues musulmans un peu plus éclairés, jusqu’à Tariq Ramadan. C’est le propre des personnes marquées par une affectivité à fleur de peau et qu’elles ont bien du mal à maîtriser.

Tareq Oubrou semble avoir les plus grandes difficultés à défendre l’islam par la seule voie de sa raison et supporte en conséquence très mal les critiques adressées à sa religion. Il ne peut absolument pas concevoir que, par empathie humaine et par conviction de la fausseté de la doctrine musulmane, certains cherchent à sortir les musulmans de l’égarement où ils se trouvent et considèrent que combattre l’islam, c’est faire œuvre humanitaire.

Une réflexion sur « Les leçons de taqiya de Tareq Oubrou : (4) La critique de l’islam »

  1. « …en critiquant l’islam ou même l’islamisme, c’est toujours à l’Arabe que l’on pense… »
    Comment se permettre un tel soufisme si éclatant et néanmoins si démagogique et dangereux?! Il faut vraiment être complètement aveuglé ou parfaitement déloyal. En tout cas cela disqualifie cette personne de toute honnêteté intellectuelle.

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