La « déradicalisation » à la française : une mauvaise recette de cuisine qui frise la supercherie grotesque

L’émission France 2 « Islam » diffusée le 23 octobre 2016 et consacrée à la « radicalisation » est venue opportunément illustrer, à l’heure de l’abandon de l’expérience des « unités spécialisées de déradicalisation », le constat accablant d’incompréhension par le gouvernement de la nature du terrorisme musulman. Je vous propose d’en revoir quelques courts extraits.

  • Préambule : la radicalisation, pente naturelle de tout musulman qui prend Mahomet pour modèle

Toute personne se donnant la peine de lire la biographie de Mahomet reconnue par tous les musulmans (Ibn Hîcham) se rend compte avec évidence que Mahomet, incapable de convaincre ses frères tribaux de La Mecque par la seule prédication, a déclenché un jihad sanguinaire et impitoyable une fois installé à Médine pour imposer son pouvoir politique.

Ce jihad, marqué par moult massacres, viols, razzias, assassinats nominatifs, vente de captifs (femmes et enfants) sur les marchés, etc., s’est accompagné de la formalisation du statut quasi-hitlérien d’Untermensch (sous-homme pour raison religieuse et non raciale) à destination des juifs et des chrétiens, c’est-à-dire le statut de « dhimmis » – hommes exploités non dans des camps de concentration mais via l’impôt à payer aux musulmans (la jizya) –, les autres mécréants étant soumis quant à eux à la règle binaire de « la conversion ou la mort ». L’islam, comme le nazisme, établit d’ailleurs dans le Coran une hiérarchie claire et explicite des communautés humaines.

Pour faire ce constat très simple, il suffit juste d’avoir un peu de temps devant soi – les détenus en prison n’en manquent pas – et si nécessaire une bonne paire de lunettes ; pas besoin d’un bagage culture ou intellectuel poussé : il faut juste savoir lire.

Ce constat implacable pousse nécessairement tout musulman qui étudie sa religion et qui veut rester fidèle à l’esprit de Mahomet à s’orienter vers le fondamentalisme et à la violence, sauf naturellement à ignorer les préceptes originels de sa propre religion ou à la rejeter par apostasie, de façon visible ou non (en ne la pratiquant pas) – ou sauf à inventer une nouvelle religion mais qui n’est plus l’islam de Mahomet –. Cette prise de conscience de la nature originelle de l’islam, celui de Mahomet, aboutit ainsi mécaniquement à ce qu’on appelle la « radicalisation », c’est-à-dire le retour à la pureté originelle de l’islam. La raison qui explique le mieux pourquoi les musulmans ne sont pas tous radicalisés est simplement qu’une énorme majorité de musulmans est ignorante de sa propre religion et de ses textes sacrés ; un simple test dans la rue vous le prouvera rapidement.

  • L’aveuglement du gouvernement français et l’exemple des prisons

Malheureusement, les élites gouvernementales françaises semblent avoir du mal à accepter ce constat élémentaire : cette simplicité leur paraît sans doute excessive et elles cherchent quelque chose de plus compliqué là où elles ne trouveront rien. Car les questions psychologiques, sociales, économiques, éducatives etc. ne viennent que se surajouter au terreau doctrinal indispensable à la « radicalisation » : sans la doctrine musulmane, il n’y aurait pas de terrorisme musulman dirait avec bon sens Monsieur de La Palice s’il était encore parmi nous. Il est donc naturel que depuis des décennies le terrorisme récurrent en Occident soit d’origine musulmane (et non juive, chrétienne ou bouddhiste) puisque seul l’islam prêche la violence et la haine de l’autre pour conquérir le monde (pour ceux qui contesteraient cette assertion, je vous invite à lire le « Livret musulman de premier secours » téléchargeable à cette adresse :  http://islametoccident.fr/?page_id=1786  et notamment les passages concernant le sort réservé aux mécréants, aux juifs et aux chrétiens).

Le gouvernement français patauge ainsi lamentablement dans ses tentatives mort-nées de mettre en place des mesures ou filières de « déradicalisation », tel un apprenti-sorcier. Un bon exemple est l’abandon récent (octobre 2016), après seulement quelques mois – tant l’échec doit être patent – des « unités spécialisées de déradicalisation » dans les prisons (dont 70% de la population est musulmane).

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  • Mettre l’accent sur la déradicalisation en prison et dans les établissements scolaires

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À l’égard de ce que recommande ce député interviewé, rappelons simplement que, comme déjà indiqué, l’expérience des « équipes spécialisées de déradicalisation » vient d’être stoppée par le ministre de la justice et que le contenu des livres scolaires qui présente aujourd’hui dans les nouveaux programmes 2016-2017 Mahomet comme un grand homme fondateur d’une religion, au lieu simplement d’un chef de clan conduisant guerres,  massacres ou assassinats ne peut que renforcer chez les enfants l’idée que Mahomet est effectivement un modèle à imiter.

Quant à la lutte contre les théories, du complot, ce député connaît semble-t-il très mal son sujet puisque c’est une question qui n’a pas de rapport direct avec le fondamentalisme musulman : il faut rappeler que l’État Islamique dénonce lui-même ces théories dans ses publications !

  • Des structures gouvernementales désemparées et une approche psychologisante superficielle

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Dounia Bouzar le précise explicitement : « il ne faut pas commencer par la déconstruction de l’idéologie » : si c’est malheureusement le nœud gordien du problème, il est compréhensible que Dounia Bouzar le contourne. En effet, il est pratiquement impossible de déconstruire l’idéologie fondamentaliste simplement puisque les fondamentalistes s’appuient à juste titre sur les textes sacrés de l’islam qu’aucun musulman ne peut réfuter. La qualité doctrinale des écrits des fondamentalistes dépasse d’ailleurs de très loin celle des productions (très pauvres) de l’islam « modéré ».

Aussi, l’« approche émotionnelle » peut donner des résultats, puisqu’elle aboutit indirectement par l’émotion à un questionnement profond quant à l’absolue conviction de la véracité du message prophétique en la personne de Mahomet, questionnement pouvant générer un doute sur l’intérêt d’une mort en « martyr » puisqu’elle ne pourrait ne pas être récompensée si Allah et Mahomet ne sont que fumées enivrantes du monde des chimères.

Reste que cette méthode émotionnelle n’extirpe pas la racine doctrinale du mal puisqu’elle ne s’y attaque pas. Mais qui le peut sans faire tomber les tabous puisque c’est la nature profonde de l’islam ?

  • Le discours très élaboré de l’État Islamique

À force de reléguer la violence des terroristes musulmans à la sphère psychiatrique, on se prive volontairement de toute compréhension profonde de la nature du fondamentalisme musulman. Il est rarissime que, du côté musulman, on accepte publiquement de parler de la profondeur indéniable du substrat doctrinal du fondamentalisme. C’est pourtant à cette réalité évidente (il suffit de lire les revues de l’État Islamique pour le constater) qu’un intervenant de l’émission fait référence en filigrane en disant « La capacité d’atteinte de Daesh repose sur un discours très élaboré », son propos n’étant évidemment pas limité à la seule capacité élémentaire de pouvoir s’exprimer dans plusieurs langues mais incluant (sans rompre le tabou d’une énonciation explicite) celle de pouvoir convaincre avec de puissants arguments justifiés par les textes sacrés :

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  • Fondamentalisme et radicalisation : deux phénomènes qui seraient distincts ?

Marik Fetouh, adjoint au maire de Bordeaux, Alain Juppé – qui n’arrive pas à lire le Coran (propos réitérés en public à plusieurs reprises) mais se targue de bien connaître l’islam et les musulmans et nous propose son concept naïf d’« identité [multiculturelle] heureuse » –, distingue fort mal à propos, dans un discours convenu et politiquement correct dont les Français ont maintenant l’habitude, le fondamentalisme et la radicalisation alors qu’ils ne sont en réalité que les deux faces de la même pièce comme nous l’avons vu. C’est le propre du déni de réalité de l’homme qui veut faire carrière en politique.

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  • Lille : le Centre de prévention des dérives sectaires liées à l’islam

Ce centre va lancer en 2017 un site internet sur la « déradicalisation » : je vous propose donc de vous retrouver en 2017 pour y décortiquer ce qu’on aura pu y mettre. Je ne doute pas que l’État Islamique proposera une déconstruction doctrinale méthodique de ce qu’on pourra y lire.

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  • Lutter contre la radicalisation par le dialogue interreligieux et les actions citoyennes ?

On se demande bien quel rapport peut bien avoir le dialogue interreligieux avec la lutte contre le fondamentalisme musulman : cela semble assez mystérieux. La violence est un problème interne à l’islam.

Quant aux actions citoyennes comme les journées portes ouvertes citées dans le reportage, là encore, quel rapport avec le terrorisme musulman ? Les journées portes ouvertes n’ont-elles pas pour objectif d’initier (mal d’ailleurs) les promeneurs qui s’y aventurent à l’islam ? Quel rapport avec le violence musulmane ?

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  • Conclusion

Au total, cette émission de France 2 donne une vision absolument affligeante et terrifiante de l’absence de compréhension véritable par les autorités françaises (alliées à un islam « modéré » qui pratique la taqiya au regard de la réalité de la doctrine) du terrorisme musulman. Méconnaissance volontaire de la doctrine musulmane et dénis de réalité vont sans doute encore alimenter pendant longtemps l’incompétence de nos gouvernants, incompétence dont ils portent néanmoins l’entière responsabilité. Un désastre annoncé, par négligence, comme celui de l’attentat de Nice qui n’a été que la mise en application stricte de méthodes de terrorisme amplement décrites par les mouvements fondamentalistes eux-mêmes depuis bien des mois.

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