Le criminologue Alain Bauer à l’I.H.E.D.N. : toujours rien au sujet de la doctrine de l’islam

Le criminologue Alain Bauer, éminent expert internationalement reconnu, est intervenu le lundi 23 mai 2016 à l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale sur le thème : « les mutations du terrorisme ».

IHEDN 160523 Alain Bauer

Une partie de son exposé a naturellement porté sur le terrorisme des mouvements fondamentalistes musulmans (Al Qaïda, de son vrai nom « Front international islamique de lutte contre les juifs et les croisés » ; État Islamique ; Al Nosra ; etc.).

Alain Bauer

Cette intervention est tout à fait intéressante et Alain Bauer, esprit brillant, a par ailleurs la grande qualité de peu user de la langue de bois, de savoir tenir son auditoire en haleine et d’animer son exposé par certaines facéties verbales, quoiqu’en parlant toujours de sujets extrêmement sérieux. En attendant la mise en ligne de son intervention sur le site de l’I.H.E.D.N., je vous invite à l’écouter :

Cette intervention donne beaucoup de clefs de lecture intéressantes sur la genèse (orientale et occidentale) du terrorisme musulman. Un regret toutefois : à aucun moment la question du sous-bassement idéologique du terrorisme musulman n’est abordée. Pourtant, le terrorisme a besoin d’un fondement idéologique. Or nul doute qu’Alain Bauer est très au fait de ce sujet et du rapport étroit qu’entretient le terrorisme musulman avec l’islam de Mahomet, et donc avec le Coran. On peut donc s’interroger sur ce qui peut bien conduire un esprit libre à se refuser à aborder cette question pour, au moins, en débattre, alors qu’elle constitue une des facettes fondamentales de la problématique traitée.

Par ailleurs, une remarque sur le rôle d’Issa (Jésus) : si celui-ci fait partie effectivement de l’imagerie musulmane, il faut néanmoins préciser que l’islam ne reconnaît en aucune façon Jésus à la façon dont les chrétiens le conçoivent. L’islam a inventé pour ses besoins un Jésus imaginaire (les juifs comme les chrétiens étant par ailleurs accusés d’avoir falsifié leurs propres écritures) qui ne correspond absolument pas à l’incarnation de Dieu sur terre selon la conception chrétienne mais à un simple prophète, qui n’a d’ailleurs pas été crucifié ou tué mais élevé par Allah à lui (cf. Coran, sourate 4, versets 157-158), et qui, dans l’eschatologie musulmane, reviendra effectivement à la fin des temps pour « briser la croix, tuer les porcs » (hadith sahih de Bukhari n°2222).

Donc il est important de ne pas laisser penser aux auditoires occidentaux qu’une quelconque forme de reconnaissance par l’islam du Christ ou de la tradition chrétienne serait possible : islam et christianisme sont rigoureusement incompatibles. Ce qui fait en réalité que le dialogue inter-religieux islamo-chrétien est strictement inutile d’un point de vue religieux (doctrinal).

Qui plus est, du fait du dogme de la Sainte Trinité, les chrétiens sont coupables du pire des péchés qui soit aux yeux des musulmans : l’associationnisme (associer une autre divinité à Allah). Ils ne doivent d’avoir la vie sauve en terre d’islam, et dans le cadre d’un statut de citoyen de seconde zone (le statut de « dhimmi », appliqué également aux juifs), qu’au besoin qu’a eu Mahomet de s’inventer une parenté spirituelle pour prétendre récupérer à son profit l’héritage chrétien (difficile en effet de s’autoriser à exterminer comme n’importe quels autres non-musulmans ceux dont on prétend être le continuateur).

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