L’inégalité homme-femme : la justification doctrinale

Imam Nader Abou Anas (Bobigny)

Nader Abou Anas 2014 Bobigny La femme

La supériorité de l’homme sur la femme est inscrite dans le Coran :

Coran, sourate 2, verset 228 : « Quant à vos femmes, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prééminence sur elles. Allah est puissant et sage. »

Coran, sourate 4, verset 34 : « Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et à cause des dépenses qu’ils font pour elles sur leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. »

Le Statut de la femme musulmane  confirme l’infériorité naturelle de la femme en précisant que « le musulman doit se montrer patient quand il voit de la part de son épouse un comportement qui ne lui plaît pas. Il doit reconnaître sa faiblesse en tant que femme et en tant qu’être humain. »

De son côté, Yusuf Qaradawi écrit : « Chacun des deux époux a des devoirs envers l’autre, qu’il doit respecter et il ne lui convient pas de les transgresser. Ce sont des devoirs identiques, sauf pour ce que la nature a donné en particulier à l’homme comme le dit le Dieu exalté : « Les femmes ont des droits équivalents à leurs devoirs. Les hommes leurs sont supérieurs d’un degré » (Coran, sourate 2, verset 228). Ce degré représente l’entretien et la direction que doit assumer l’homme, ainsi que son rôle de responsable. »

La jurisprudence malikite illustre cette inégalité dans certaines questions d’indemnisation d’un préjudice : « Yahya ben Sa’id a rapporté que Sa’id ibn al-Mussayb disait : « Le prix du sang [ndlr les réparations] de la femme est du tiers de celui d’un homme, mais la diya [ndlr prix du sang] est la même s’il s’agit d’un doigt amputé ou une dent cassée. » »

Cette supériorité et cette autorité du mari vis-à-vis de sa femme se traduit à plusieurs niveaux qu’il est intéressant de détailler, notamment : le droit de faire usage d’une certaine violence (cf. article droit de battre) ; le droit de sortie (f. article droit de sortie) ; le droit de répudiation (cf. répudiation).