La « culture de l’excuse » : comment des politiques coupables mais silencieux essaient de s’en prendre à tous ceux qui réfléchissent

Après des décennies d’abandon coupable à une immigration et à un regroupement familial incontrôlé, dont on se demande bien si la France en avait vraiment besoin, et surtout qui a massivement importé dans un pays aux origines chrétiennes une religion dont on voit bien l’abîme qui la sépare dans sa doctrine des valeurs occidentales et chrétiennes, l’islam, il est maintenant bien tard, sauf à oser parler de l’indicible, comme ce qui s’est passé après l’indépendance de l’Algérie avec le rapatriement de près d’un million de personnes. La France semble bien avoir pris la route de la libanisation avec le développement d’un communautarisme qui laisse les politiques hébétés.

Dans cette débâcle politique lamentable, il est inévitable que les questionnements douloureux mais vrais et nécessaires rendent hystériques des gouvernants dont chaque jour dévoile l’extension du domaine de la médiocrité. Bien entendu, tout discours mettant ces gouvernants face à leurs responsabilités leur est insupportable et doit être empêché, que ce soit s’agissant de l’islam ou d’autres sujets de société.

Il est en effet intéressant de noter que c’est dans ce contexte de déliquescence avancée, où la parole politique est devenue malheureusement trop souvent synonyme de « mensonge, trahison, manipulation ou encore mépris », que vient d’apparaître une nouvelle forme de tentation liberticide sous forme de la remise en cause de l’essence même de l’analyse sociologique sous la forme du rejet de la « culture de l’excuse » : « Il ne peut y avoir aucune explication qui vaille, car expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser » nous dit avec force Manuel Valls, repris par d’autres, lors de la commémoration des attentats de janvier 2015, propos symptomatique de la marche vers la dictature intellectuelle sécuritaire qui étouffe les débats et dont les totalitarismes ont généralement le secret. A-t-on jamais vu un premier ministre de la République française interdire aux gens de réfléchir ? C’est totalement stupéfiant !

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Eh bien oui ! Expliquer, analyser, c’est mieux comprendre, c’est effectivement entrevoir la possibilité de « circonstances atténuantes » à des gestes épouvantables, sans pour autant dédouaner l’individu de toute responsabilité. La haine de l’autre peut être autre chose que le seul résultat d’un trouble psychiatrique, et l’État Islamique n’est pas qu’un ramassis de fous et de psychopathes barbares. L’idéologie communiste a envoyé des dizaines de millions de personnes à la mort : tous les communistes étaient-ils fous, et notamment nos très chers communistes français ? A-t-on empêché dans les médias les communistes de parler et de défendre une idéologie délétère et meurtrière ?

L’idée d’une possibilité d’explication est encore plus insupportable à certains lorsque certaines communautés sont visées, et prioritairement la communauté juive (car les chrétiens et la christianophobie sont beaucoup moins « intéressants » que l’antisémitisme). Manuel Valls ne vient-il pas de rappeler lors du dîner annuel au CRIF du 7 mars 2016 qu’ « il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël » et que certains font d’Israël « le juif des nations, l’unique cible au monde d’un processus de délégitimation » ? Comment l’antisémitisme pourrait-il être défendable ?

Le président du CRIF avait déclaré sur Europe 1 en février 2015 que l’antisémitisme actuel était essentiellement musulman en déclarant : « Toutes les violences [ndlr contre les juifs] aujourd’hui sont commises par des jeunes musulmans ». Il est vrai que chacun peut assez facilement constater en lisant les textes sacrés musulmans (Coran, hadiths, Sîra) que la doctrine et la pratique de Mahomet étaient viscéralement antisémites une fois le jihad déclaré, ce qui a imprégné toute la culture musulmane et dont le monde musulman sait régulièrement se souvenir, à en juger par les propos tenus régulièrement dans les médias musulmans à l’égard des juifs et d’Israël.

Les « islamologues patentés », tout à fait au fait de ces questions doctrinales, pourraient utilement nous éclairer à cet égard. Mais on ne voit pas bien en quoi ceux qui courtisent et conseillent le monde politique aident véritablement à alerter et à poser les vraies questions. D’aucuns n’annonçaient-ils pas en 2000 que « l’islamisme était rentré depuis le milieu des années 1990 dans une phase de déclin accéléré » et que « l’épuisement de l’idéologie et de la mobilisation islamistes ouvraient la voie à un troisième moment, de dépassement » ? Ce sont toujours les mêmes, encamisolés dans leur collusion avec le monde politique, qui interviennent sur les grands plateaux de télévision et de radio pour faire part de leur préoccupation et de leur incompréhension. Aucune voix discordante et libre ne peut véritablement s’exprimer de façon régulière.

Les vérités religieuses et historiques trop dérangeantes sont reléguées dans d’obscures salles de réunion où la pensée dissidente trouve de temps à autre refuge. Très récemment, l’abbé Pagès a vu son site internet « Islam et vérité » fermé pour une raison qu’on a du mal à comprendre – celui-ci luttant depuis des années contre les dérives de l’islam et se situant à l’exact opposé d’un apologue de l’État Islamique – ; l’historien Bernard Lugan a eu toutes les peines du monde à maintenir une de ses conférences après l’annulation en dernière minute par la doyenne de la faculté de droit de Clermont-Ferrand du prêt d’une salle de conférence : quelques anecdotes parmi d’autres. La dictature de la bêtise est décidément impitoyable.

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