Islam et modernité

Tariq Ramadan analyse le rapport douloureux de la société musulmane à la modernité.

Conférence au Maroc

Tariq Ramadan Maroc Modernite

Tariq Ramadan écrit par ailleurs : « Les sociétés majoritairement musulmanes sont le plus souvent à la traîne sur le plan économique, elles ne présentent la plupart du temps aucune garantie démocratique et, quand elles sont riches, elles ne contribuent à aucun progrès intellectuel et/ou scientifique. Tout se passe comme si le monde musulman, se percevant comme dominé, n’avait pas les moyens de ses prétentions. L’expérience de l’exil économique va ajouter à ce sentiment présent, mais diffus, la dimension concrète des tensions et des contradictions. La peur de perdre sa religion et sa culture au cœur des sociétés occidentales provoque des attitudes naturelles de repli et d’isolement. »

Malek Chebel indique : « Trop longtemps demeurés sur le bas-côté de la route, les musulmans n’ont pas été – c’est le moins que l’on puisse dire – des acteurs du progrès technologique moderne. Le monde musulman contemporain n’a rien inventé qui puisse susciter l’admiration. (…) Dans l’évaluation générale réalisée par l’ONU sur le développement durable des nations, les pays du bloc arabo-musulman se présentent (avec quelques nuances) parmi les derniers du peloton des États qui investissent dans la formation et l’éducation. »

De son côté, Tareq Oubrou juge seulement « un peu exagéré » la déclaration de l’éditorialiste italien d’origine égyptienne Magdi Allam, récemment converti de l’islam au catholicisme : « Le problème des réformateurs de l’islam, c’est qu’on ne les trouve que dans deux endroits : les universités françaises et les cimetières du monde musulman. »

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