Mangez du poisson !

L’islam interdit la consommation de la bête trouvée morte. Toutefois, pour une raison inconnue, le poisson n’est pas compté comme faisant partie des bêtes mortes, ce qui est une absurdité scientifique, car si le musulman ne doit pas manger une bête trouvée morte – c’est-à-dire dont on ne sait pas de quoi elle a pu mourir ou notamment depuis combien de temps – pour des raisons sanitaires, il en va naturellement de même avec le poisson.

Yusuf Qaradawi précise la règle musulmane : « Les animaux marins sont ceux qui vivent dans l’eau et ne peuvent vivre ailleurs. Ils sont tous licites quelle que soit leur provenance, soit qu’on les ait pris dans l’eau vivants ou morts, soit qu’ils flottent à la surface de l’eau ou qu’ils ne flottent pas. Les poissons et les baleines ont la même valeur, de même que ce qu’on appelle le chien de mer (requin), ou le porc de mer, etc. Peu importe la confession de celui qui les a pris, musulman ou non-musulman. Dieu a élargi le domaine du licite à Ses créatures en leur permettant de manger tous les animaux marins, sans en interdire aucune espèce en particulier et sans exiger leur abattage comme pour les animaux terrestres. Il a plutôt laissé à l’homme la liberté de les achever avec ce qu’il peut, dans la juste limite de ses besoins et en évitant au possible de les faire souffrir. »

Yusuf Qaradawi précise : « La législation islamique ne compte pas dans la catégorie des bêtes mortes les poissons et autres produits de la mer. Quand on a interrogé le Prophète sur la mer, il dit : « Son eau est pure et bonne pour les ablutions rituelles et sa bête morte est licite ». Dieu exalté a dit : « On vous a permis de pêcher en mer et d’en manger » (Coran, sourate 5, verset 96). Omar a dit que cela voulait dire ce qu’on en pêche et ce qui en est rejeté. »

Yusuf Qaradawi poursuit : « Dans les deux recueils authentiques et selon Jabir, le Prophète envoya une patrouille formée de certains compagnons. Ils trouvèrent une grande baleine échouée sur la plage. Ils en mangèrent durant plus de vingt jours, puis revinrent à Médine. Ils en parlèrent au Messager de Dieu qui leur dit : « Mangez d’une subsistance que Dieu vous a donnée. Donnez-nous en à manger si vous en avez encore ». On lui en donna et il mangea. »

Donc manger une baleine échouée, potentiellement atteinte de maladie, ou du poisson flottant à la surface de l’eau après avoir ingéré des produits toxiques, ne pose pas de problème. En revanche, manger la viande d’un cochon en bonne santé est interdit. Tout cela est évidemment et scientifiquement une absurdité. Reste la règle religieuse, cette grande chose !

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