Chassez le naturel, il revient au galop ?

Les sociétés où l’islam est majoritaire ne prévoient pas et n’organisent pas l’égalité des droits entre les individus quelle que soit leur appartenance religieuse. En l’absence effective de laïcité, le non-musulman doit toujours se plier aux règles musulmanes, ses propres droits étant fortement réduits (ex. boire de l’alcool, pratique religieuse, accès à certains postes,…).

On nous dit que cette oppression (puisque c’est le nom approprié) des non-musulmans ne concerne que les pays musulmans et non les sociétés occidentales. Est-ce si sûr ? Il est à craindre en effet que ceci ne résulte pas d’une question de principe religieux mais soit le simple résultat d’un rapport de force : que se passera-t-il quand les musulmans représenteront une proportion plus significative des populations des sociétés occidentales ? Jusqu’où nous conduira le droit de vote communautaire, voire la simple pression de la rue, incontrôlable dans des sociétés occidentales empêtrées dans la camisole des droits individuels au point qu’on ne peut même plus se défendre chez soi contre un voleur ?

C’est ce que laisse présager les comportements de certains groupes de migrants, totalement indifférents aux lois de leur pays d’accueil, et qui comptent semble-t-il bien faire régner dans le pays qui a eu la générosité de les accepter leur loi. Alain Finkielkraut relate ainsi ces craintes (octobre 2015).

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Alain Finkielkraut ONPC 151003 Charia

Alain Finkielkraut cite Max Klingberg, qui travaille depuis 15 ans pour la Société internationale des droits de l’homme, et qui a déclaré à l’hebdomadaire Die Zeit : « La situation va empirer, prévient-il. Les agressions sont le plus souvent le fait des Pakistanais et des Afghans, ils sont encore plus islamistes que les Syriens. Il faut arrêter de croire que tous les réfugiés sont des défenseurs des droits de l’homme. Parmi ceux qui arrivent, une portion non négligeable a des croyances d’une intensité équivalente à celle des frères musulmans. »

Le magazine Causeur relate par ailleurs les propos du pasteur luthérien de l’église de la Trinité de Berlin-Steglitz (sud de Berlin) Gottfried Martens qui témoigne de la situation très précaire des chrétiens dans l’édition dominicale du quotidien berlinois Die Welt du 17 septembre : « Les musulmans très croyants répandent dans les foyers l’idée suivante : là où nous sommes règne la charia. Ceux qui souffrent le plus sont les musulmans convertis au christianisme : ceux-là ont 100% de chance d’être agressés ».

Pour Causeur, « la situation n’est pas récente : l’hebdomadaire Die Zeit s’est lui aussi fait l’écho d’agressions et d’une ambiance délétère dans les foyers de réfugiés dès juillet 2014. Voilà plus d’un an, donc, que les autorités allemandes sont conscientes des dangers qui menacent les réfugiés chrétiens. « Il y a une ambiance d’intimidation et d’hostilité envers les chrétiens », explique le prêtre maronite de Francfort Gaby Magea. L’accès aux cuisines communes est restreint pour les chrétiens, traités de « porcs » par certains musulmans, et leurs enfants sont agressés. La solution proposée par les autorités locales ? Une ségrégation des réfugiés selon leur religion, y compris entre musulmans chiites et sunnites, qui ont importé pour certains leurs conflits sur le sol allemand. Outre-Rhin, des voix s’y opposent, au nom justement de l’asile, et prônent la distribution d’une charte fondamentale des valeurs allemandes, telles que l’égalité entre les hommes et les femmes, la liberté d’opinion ou de religion. »

Causeur mentionne également : « Les foyers sont désormais devenus des lieux de violence religieuse, et l’Allemagne ne peut plus l’ignorer. A Suhl, en Thuringe (centre du pays), une cinquantaine de demandeurs d’asile sunnites ont organisé ce que le mensuel bavarois Bayern Kurier (édité par le parti conservateur CSU) décrit comme « une chasse à l’homme » contre un Afghan qui avait déchiré des pages du Coran. Dix-sept personnes, donc six policiers, ont été blessées dans l’émeute qu’ils ont provoquée. L’hebdomadaire de gauche Der Spiegel, qui a consacré à cette émeute un article sur son site web, n’a pour sa part pas indiqué la raison de cette flambée de violence. »

Ces faits (et d’autres) demandent à être vérifiés et appréciés mais sont également évoqués dans la presse étrangère, la presse française ne s’étendant guère sur un sujet qui remet en cause le tabou du vivre-ensemble voulu par le gouvernement français. Difficile toutefois de n’être pas inquiet à l’idée que l’Europe est tout simplement en train d’importer massivement l’islam orthodoxe (et non l’islamisme) sur son sol.

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