Le vert paradis des amours enfantines de Mahomet

La Tradition musulmane au travers de ses hadiths authentiques (« sahih ») établit clairement que Mahomet épousa Aïcha à 6 ans et qu’il commença à avoir des relations sexuelles lorsqu’elle eut 9 ans (lui en ayant environ 53). Cette Tradition est incontestée dans les pays musulmans, ce qui justifie d’ailleurs dans certains la licéité du mariage des petites filles avec des hommes adultes. Ainsi, Yusuf Qaradawi, éminent religieux musulman, président du Conseil Européen des Fatwas et de la Recherche (en charge d’établir une jurisprudence spécifique à l’intention des musulmans vivant dans les pays occidentaux non encore musulmans) mentionne ce fait de l’histoire musulmane sans aucune once de doute. De nombreuses références ont déjà été fournies dans un article précédent ( http://islametoccident.fr/?p=531 ).

Évidemment, cet attrait de Mahomet pour cette très jeune fille est problématique pour la figure d’une personne réclamant le titre de Prophète, tout autant d’ailleurs que le basculement d’un mariage unique avec Khadija à une sexualité débridée après la mort de cette dernière, Mahomet ayant eu ensuite jusqu’à 9 femmes en même temps (outre les concubines), donc bien au-delà de la règle coranique des 4 femmes maximum.

Toutefois, la Tradition musulmane étant fermement établie, l’attitude la plus « sage » consiste pour les religieux musulmans dans le monde occidental à pratiquer la taqiyya, c’est-à-dire passer sous silence ce goût immodéré de Mahomet pour la très jeune Aïcha (celle-ci étant de loin sa préférée comme l’indique cette Tradition). Ainsi, Tariq Ramadan contourne habilement le sujet en écrivant, sans plus de précision, dans la biographie qu’il a consacrée à Mahomet :

« Aïcha, la plus jeune femme du Prophète, se nourrissait également de l’exemple et des propos de Muhammad. (…) Elle fera part de la façon dont Muhammad était attentif à ses attentes et à ses désirs lorsque, jeune encore, elle arriva dans la demeure du Prophète à Médine. Le jeu faisait partie de leur vie, et Muhammad n’hésitait jamais à y prendre part (…). »

Effectivement, la Tradition « authentique » rapporte qu’il arrivait à Aïcha, déjà épouse du Prophète, de jouer à la poupée avec ses amies du même âge.

Si Tariq Ramadan est prudent, il est des personnalités plus téméraires et agressives, prêtes à tout pour défendre la mémoire de Mahomet. Ainsi en est-il de Mohamed Bajrafil, dont nous avons vu dans un précédent article ( http://islametoccident.fr/?p=4253 ) sa capacité à mentir effrontément. Voici une de ses interventions en 2014 face à un public de croyants musulmans :

Bajrafil Aicha Villeneuve le roi

La Tradition étant pourtant tout à fait claire, Mohamed Bajrafil n’a d’autre choix que d’essayer de brouiller les pistes, parfois de façon menaçante, avec une suite de propos confus et dont le postulat implicite est en réalité simplement : « Ce n’est pas possible que ce soit vrai. » Comme cela ne doit pas être, Mahomet n’ayant pu fait une chose aussi laide et détestable, il convient de partir de ce postulat et de construire à rebours la démonstration pour parvenir à la conclusion souhaitée : « Au moment où le Prophète se marie avec elle [Aïcha], elle n’avait pas moins de 18 ans : c’est impossible. C’est impossible. » 

Cette plaidoirie décousue et consternante, en contradiction avec la Tradition authentique de l’islam, est l’expression de l’embarras extrême soulevé par les déplorables amours enfantines de Mahomet. 

Comment mentir effrontément sur la nature des batailles de l’islam

Mohamed Bajrafil, imam de son état, est souvent invité sur les plateaux de télévision, en particulier par l’émission « Islam » diffusée chaque dimanche sur France 2. Sous des dehors patelins, Mohamed Bajrafil cache une mauvaise foi et un art consommé du mensonge si l’on en juge par ses propos. Ainsi, lors de l’émission « Islam » du 29 janvier 2017, celui-ci déclarait :

« 99,99% de ce qui s’est passé au temps du Prophète comme batailles a eu lieu autour de Médine, c’est-à-dire qu’il s’agissait de guerres non pas offensives mais plutôt défensives. Il y a eu juste une seule guerre que le prophète va mener loin des frontières de la ville de Médine, c’est la guerre de Tabouk ».

France 2 Islam 170129 Revelation 2 Batailles

Mohamed Bajrafil posait ainsi l’islam en victime, contrainte par l’agressivité extérieure à se défendre. C’est la sempiternelle ritournelle de l’islam pacifique, confit dans la légitime défense. Qu’en est-il ?

Il est facile de vérifier les faits suivants :

–  Bataille de Badr, première grande victoire des musulmans : il s’agissait pour Mahomet d’aller piller une caravane mecquoise circulant entre La Mecque et la Syrie, bien loin de Médine ;

–  Bataille de Khaybar : Mahomet vint y combattre les juifs de l’oasis de Khaybar, située à environ 150 km de Médine ;

–  Bataille de Hunayn : Mahomet combattit des tribus arabes sur la route allant de La Mecque (distante de Médine à vol d’oiseau de 340 km) à Taïf (située à environ 65 km de La Mecque)

–  Bataille de Mu’ta : opposant une armée musulmane aux byzantins à l’est du Jourdain.

Cette liste n’est pas exhaustive. On voit donc que, contrairement aux affirmations de Mohamed Bajrafil, les guerres de Mahomet éloignées de Médine sont loin de se réduire à la seule expédition de Tabouk (située à environ 530 km de Médine).

Ce qui est le plus étonnant dans cette histoire, ce n’est pas que Mohamed Bajrafil mente effrontément, mais que l’islam dit « modéré », qui officie tous les dimanches matins sur France 2, continue à l’inviter et à cautionner ainsi un statut de personnalité fiable et honnête, alors que ses mensonges sont parfaitement connus de la communauté musulmane cultivée.

La violence sacrée en islam, paradis des schizophrènes

L’islam, présentée par certains comme une religion d’amour et de paix, a bien un problème évident avec la violence, celle-ci s’exprimant régulièrement par des attentats terroristes perpétrés par des musulmans et au nom de leur religion. Les représentants de l’islam dit « modéré » tentent de résoudre la question par la théorie de « l’effort », à la racine du mot « jihad », le « grand » effort constitué par l’effort intérieur du croyant se conformant par sa foi aux commandements de Dieu étant prétendument largement privilégié devant un « petit » effort plus « physique », c’est-à-dire militaire, « combat armé dans le sentier d’Allah ».

Déjà, l’idée même de « combat armé » est surprenante pour une religion qui prétend être d’amour et de paix. Surtout, l’idée rabâchée ad libitum est que ce jihad militaire ne serait pas assimilable à la notion de « guerre sainte », bien qu’il s’agisse effectivement d’une guerre menée au nom de la religion, ce qui est pour le moins contradictoire. La reconnaissance de la violence comme processus religieux légitime ne serait ainsi que l’aboutissement de raisonnements dévoyés, en dépit de la multitude des imams qui les soutiennent.

La conférence organisée par la Société des Amis de l’Institut du Monde Arabe d’octobre 2016, consacrée au sens du mot « jihad », a été une fois encore l’occasion de constater l’embarras dans lequel se retrouve tout intervenant, ici Ghaleb Bencheikh, musulman cultivé et présentateur attitré de l’émission de France 2 « Islam » du dimanche matin, qui prétend, avec une honnêteté qui doit être louée, résoudre ce dilemme. Ainsi, le jihad ne serait pas la guerre sainte, et pourtant, il faut bien reconnaître que la notion de violence sacrée existe bien en contexte islamique et qu’« il y a [donc bien, en dépit de toutes les dénégations] quelque chose qui ne va pas ». Quoi ? Mystère et boule de gomme…

Amis IMA Jihad 161010 Violence sacree

Lettre ouverte du CCIF à Emmanuel Macron : comment menacer publiquement l’État

Le CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France) a publié le 13 mars 2018 une lettre envoyée à Emmanuel Macron qui constitue une menace à peine voilée de futur trouble à l’ordre public prenant prétexte d’une vision rigoriste de la laïcité.

Quand on sait que le CCIF est une organisation de propagande musulmane et dont la doctrine, fondée sur le Coran, rejette par nature fondamentalement l’idée d’une dissociation entre la religion et de l’État, et par conséquent le concept même de « laïcité », on peut se dire que ce texte ne manque pas de sel. S’attaquer à la laïcité en prétendant la défendre est une forme avancée de la duplicité, une des formes de « takiyya » dont le CCIF a le secret. 

L’idée par ailleurs selon laque la laïcité française, si elle n’était pas adoucie, pourrait faire courir à la France le risque d’un départ de certains jeunes, est proprement à hurler de rire. Je laisse le lecteur prendre connaissance de ce texte abracadabrant, où rien n’est nommé précisément, mais qui témoigne clairement du caractère agressif et dangereux de ce groupuscule.

Lettre ouverte à Emmanuel Macron

« Depuis votre investiture à l’Elysée beaucoup ont attendu de connaître votre position sur la laïcité. Refusant l’injonction de parler, vous avez choisi de prendre le temps qu’il faut pour vous positionner.

Vos différentes déclarations, semblent indiquer une volonté d’apaisement du débat que nous saluons. Si l’Etat est laïc, les membres de la communauté nationale n’ont pas l’obligation de l’être.

Le bon sens républicain implique une application stricto sensu du principe de laïcité, comme définie dans la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, et qui protège chaque citoyen en lui garantissant le droit de croire ou de ne pas croire, sans être inquiété pour ses opinions.

Le bon sens républicain nécessite que la communauté nationale se dresse comme un seul homme face à toute tentative d’instrumentalisation de la laïcité à des fins de division ou de racisme.

Le bon sens républicain nous oblige à veiller à ce que les institutions et les valeurs qui nous permettent de vivre ensemble, soient protégées des attaques des radicalisés de la laïcité.

Le bon sens républicain suppose d’être ferme dans la lutte contre toutes les formes de racisme, sans céder aux chantages des extrêmes.

Le bon sens républicain doit s’appliquer fermement et empêcher toute ingérence laïciste avec la même énergie que celle déployée contre le terrorisme parce qu’ils sont les deux faces d’une même pièce.

Monsieur le Président de la République, nous faisons le constat d’une détérioration du principe de laïcité qui tend à mettre à la marge toute une frange de la population en raison de son appartenance religieuse, réelle ou supposée. Or, la laïcité doit permettre de corriger cette dérive qui menace les libertés individuelles de toutes et tous.

En garantissant cela, l’histoire retiendra votre courage politique et vous marquerez votre mandat par une volonté farouche de ne pas dévoyer les valeurs qui nous unissent et font de la France une grande nation.

Les Français qui vous ont élu attendent de vous une réponse franche et juste face aux attaques fallacieuses faites à la laïcité et qui menacent l’union nationale.

La jeunesse, en particulier, formée ici et voyant la promesse de liberté, d’égalité et de fraternité se réduire à peau de chagrin chaque fois que les pouvoirs publics plieront face aux extrêmes, se confortera dans l’idée de quitter la France, de s’exiler loin de leur terre natale et loin de l’immobilisme. 150 milliards d’euros : c’est le coût de la discrimination en France selon une enquête France Stratégie datant de septembre 2016.

Monsieur le Président, soyez celui qui mettra fin à cet exil, dites non à l’instrumentalisation de la laïcité à des fins racistes et d’intolérance religieuse.

Nos voisins européens ne connaissent pas ces crispations qui traversent et fracturent la société, est-ce à dire que ces pays auront renié leurs valeurs démocratiques ? Les débats stériles auxquels nous avons droit chaque année ne produisent rien, trahissent nos valeurs et ruinent la cohésion sociale.

Nous attendons de votre gouvernement une action et un positionnement allant dans le sens du droit et de la justice pour faire respecter et appliquer le principe de laïcité. »

Les « circonstances de la révélation », planche de salut du Coran ?

Le Coran étant le résultat d’une révélation qui a duré seulement 23 ans, il est difficile de voir dans la confusion et les contradictions évidentes de ce texte le fruit d’un long processus historique qui pourrait les justifier, comme dans le cas des textes juifs de l’Ancien Testament dont la longue histoire peut expliquer des phases différentes au cours desquelles le message a pu évoluer de façon sensible. Cette faiblesse fondamentale du texte coranique pose évidemment problème à l’islam et, pour tenter de la pallier, la doctrine musulmane a recours au concept de « circonstances de la révélation » : «  La révélation s’est étendue sur 23 ans, dans des contextes différents, dans des lieux différents, et selon des circonstances différentes qui ont donné lieu dans la tradition religieuse à ce qu’on appelle « les circonstances de la révélation » ».

L’émission de France 2 « Islam » du 28 janvier 2018 est revenue sur cette question épineuse, car si l’idée qu’il puisse y avoir des circonstances historiques de la révélation est banale, l’idée en revanche que le contenu du message délivré, prétendument par Dieu lui-même, de façon universelle (pour tous les hommes) et définitive (jusqu’à la fin des temps), ait pu dépendre du contexte bédouin de l’Arabie du VIIème siècle est pour le moins vertigineuse et aberrante.

France 2 Islam 180128 Revelation 3 Circonstance revelation

  • Un texte tout simplement religieusement confus car politique

Comme le reconnaît un intervenant de l’émission, « Le texte du Coran est lui-même parfois assez elliptique, assez mystérieux, assez allusif ». D’ailleurs, « Il y a des récits différents, divergents sur la façon dont la révélation a commencé ».

La confusion et les contradictions du Coran, dont l’évidence saute aux yeux, ne présenteraient pas un caractère si problématique si on voulait bien reconnaître le Coran pour ce qu’il est : un manuel politique d’un individu qui a utilisé la religion comme instrument de conquête du pouvoir, sans que cela exclue d’ailleurs pour autant chez lui le sentiment personnel d’avoir un rapport spécial avec Allah : tout le monde sait que l’autosuggestion peut avoir des effets spectaculaires.

De fait, dans cette marche vers le pouvoir, « Les versets du Coran descendaient en fonction des circonstances (…) La révélation vient descendre sur le Prophète en fonctions des besoins ». Ainsi, lorsqu’il s’agissait pour Mahomet d’essayer de rallier les juifs à la cause de l’islam à Médine, la tolérance était plutôt de mise (cf. le fameux verset « Point de contrainte en religion », spécifiquement daté du début du séjour à Médine), mais sitôt que Mahomet fit le constat politique définitif qu’aucun rapprochement ne serait jamais possible avec les juifs (soit au bout de quelques mois seulement), il passa à la phase d’exclusion puis d’extermination.

  • Mahomet aussi pouvait dire des bêtises

La confusion du texte s’explique aussi par la simple humanité de Mahomet, qui n’était qu’un homme, ce qui explique que l’islam reconnaisse que « Toutes les paroles que Mohammed a pu dire ne sont pas de la révélation ». « Le Prophète peut lui-même donner un enseignement… (…) : tout ce qu’il a dit n’est pas la révélation. Il y a eu la révélation et il y a eu sa propre parole prophétique et même humaine, puisqu’à certains moments, il lui est arrivé, et il l’a dit, de faire des erreurs, de se tromper ». Bien entendu, cette précaution vaut en réalité pour tout ce qu’a dit Mahomet dans toute sa vie si on met de côté le fantasme du dialogue avec Allah.

  • Conclusion

Face à cette confusion et ces contradictions, on peut comprendre que « La foi [de l’islam puisse être] vécue de manière simplifiée », c’est-à-dire en réalité de manière ignorante, et que la difficulté à admettre ces faiblesses puisse conduire à ce que « Les gens [musulmans] répètent parfois des choses qui à force de répétitions deviennent des caricatures », d’autant, en outre, que la connaissance de l’arabe d’aujourd’hui semble loin de suffire car l’obscurité du texte est amplifiée par les aléas liés à la compréhension et à l’interprétation du patois local de l’époque, la langue arabe des Quraysh : « ce coin précisément d’Arabie, (…) qui est effectivement fait de tribus, qui a son propre parler singulier, le parler de « Quraysh » en particulier, la tribu dont est issue Mohammed bin Abdallah [Mahomet] ».

Renaud Camus contre le MRAP

Contexte : http://islametoccident.fr/?p=4151

  • Les faits

Le 18 décembre 2010, Renaud Camus a, lors d’une réunion publique intitulée « Assises internationales sur l’islamisation de nos pays », tenu notamment les propos suivants :

« Ce n’est pas à des voyous que vous avez affaire, c’est à des soldats. Enfin si, ce sont bien des voyous, mais ces voyous sont une armée, le bras armé de la conquête. […] La nocence, que ce soit le bruit, que ce soient les déprédations, que ce soient les occupations de halls d’immeubles et les exigences du regard baissé au passage, que ce soient les vols, les arrachements de sacs de vieille dame, les rackets au sein des écoles, les cambriolages, les attaques à main armée, le trafic de drogue, l’ensemble de ce qui est pudiquement appelé désormais le grand banditisme, ou bien, les formes nouvelles, ultraviolentes, du crime organisé, la nocence est l’instrument du Grand Remplacement du changement de peuple, de la contre-colonisation, de la conquête, de l’élargissement permanent des zones de territoire déjà soumis aux néocolonisateurs. En rendant la vie impossible aux indigènes, les nouveaux venus les forcent à fuir, à évacuer le terrain – c’est ce que les Anglo-Saxons appellent le « Whiteflight », la fuite des blancs. Ou bien, pis encore, à se soumettre sur place, à s’assimiler à eux, à se convertir à leurs mœurs, à leur religion, à leur façon d’habiter la terre et ses banlieues qui sont l’avenir de la terre. […] Ces colonisateurs qui sans cesse reprochent aux indigènes de ne pas les accueillir suffisamment, ni assez bien, ne semblent avoir rien de plus pressé, une fois dans la place, que de se l’assurer tout entière et, comme tous les colonisateurs, ils ne rêvent que d’être entre eux, les indigènes n’étant bons, éventuellement, qu’à faire tourner l’entreprise, à tenir le magasin […] Les attaques dont font l’objet les pompiers, les policiers et même les médecins dès qu’ils s’aventurent dans les zones déjà soumises le montrent assez : c’est en termes de « territoire », de défense du territoire et de conquête du territoire que se posent les problèmes qu’on réduit quotidiennement à des questions de délinquance, de lutte contre la délinquance. […] en de pareilles proportions, la nocence n’est pas un phénomène qu’on peut abandonner à l’action policière ou à celle des tribunaux, dont on connaît d’ailleurs la mollesse, engluée qu’elle est dans un réseau de lois, de règlements, de directives européennes et même de traités internationaux qui laissent la Nation sans défense et qui font de la Cité une ville ouverte, une sorte de Troie […] Le système pénal, qu’il soit policier ou judiciaire, est impuissant. Chaque fois qu’un indigène est sommé de baisser le regard et de descendre du trottoir, c’est un peu plus de l’indépendance du pays et de la liberté du peuple qui est traîné dans le caniveau ».

Poursuivi par le MRAP, Renaud Camus a été condamné pour provocation à la discrimination ou à la haine raciale. Sa condamnation a été confirmée en appel en septembre 2016 (4.000 euros d’amende et 2.000 euros à verser au MRAP au titre de l’article 618-1 du code de procédure pénale).

Il convient par ailleurs de noter qu’au-delà du texte central ci-dessus, la partie demandeuse (MRAP) a mentionné plusieurs autres citations du même auteur venant selon elle éclairer le sens de ce texte.

Sans refaire une analyse détaillée des arguments présentés de part et d’autre (chacun pouvant se reporter au jugement complet), tout étant une question d’appréciation, voici quelques remarques.

  • La focalisation sur les musulmans

La défense note que « lorsqu’il parlait du « Grand Remplacement », Renaud Camus visait l’immigration en général qui peut être largement musulmane mais ce n’est pas la seule » ou « qu’il vise les délinquants qui viennent principalement d’Afrique, mais que le fait qu’ils soient musulmans est secondaire ».

De son côté, la partie demandeuse note que Renaud Camus « désigne sans ambiguïté les musulmans par plusieurs références telles que « les origines nomades de cette civilisation » en utilisant le terme de « razzia », en faisant référence aux « manifestations politiques récentes » ».

Au vu du titre de la conférence et des autres prises de position de Renaud Camus, on peut comprendre que la problématique musulmane puisse apparaître comme centrale dans sa réflexion, que ce soit au travers du titre même de la conférence ou dans ses textes.

  • L’incitation à la haine

Le tableau de la situation que présente Renaud Camus paraît globalement catastrophique et ressemble bien à un état de guerre civile : « vitrines brisées », « pillage des magasins », « de fureur ils cassent tout, ils pillent, ils incendient » etc. La description d’une inaction généralisée de l’État incite effectivement à contourner des structures étatiques et la constitution de groupes d’auto-défense dans un cadre extra-légal.

S’il est vrai que la situation est effectivement gravissime dans ce que tout le monde finit maintenant par reconnaître comme étant des « territoires perdus de la République », l’État n’ayant plus les moyens ou la volonté d’y exercer son autorité, il n’en va pas partout de même, même s’il existe un risque réel et avéré de contamination dès lors qu’un changement de culture y opère. Par ailleurs, la violence évoquée est aussi le fruit d’autres facteurs, comme l’activisme de groupuscules d’extrême-gauche dont l’objectif la destruction de la société occidentale chrétienne.

  • Conclusion

Sans centrer sa critique sur la remise en cause précise et documentée de certaines valeurs culturelles ou religieuses, Renaud Camus met en cause des personnes et groupes humains de façon globale et « essentielle », sans considérer la nécessité de nuancer ce diagnostic en mentionnant certains facteurs politiques et économiques, et principalement la pauvreté (dans son rapport également à la démographie).

On peut comprendre que l’angoisse générée par ce changement brutal de société en France et en Europe se traduise chez certains par une désespérance profonde face à un monde qui disparaît, du fait notamment de l’irresponsabilité et de l’incurie d’une bonne partie de la classe politique en matière d’immigration – chacun voit aujourd’hui ce que cela donne à Mayotte –, dans un contexte en outre de mondialisation économique qui fragilise des pans entiers d’une population paupérisée. Il est sociologiquement compréhensible que cette désespérance se traduise par exemple par un fort rejet de comportements (incivilités, violence et délinquance, etc.) de plus en plus fréquents et qui s’épanouissent dans une relative impunité, la corrélation de ce phénomène avec certains facteurs culturels, religieux et sociaux étant assez claire.

Dans le contexte des lois françaises existantes, qui n’ont pas pour vocation d’assurer la liberté d’expression (comme aux États-Unis) mais au contraire de la restreindre, il est donc logique que l’incompatibilité entre le caractère global et viscéral du rejet de cette mort lente et le niveau d’analyse circonstanciée et impassible que la justice exige dans tout propos aboutisse à des condamnations, un peu comme si on trouvait normal de punir un prisonnier parce qu’il crie trop fort sous la torture.

Malheureusement, l’équité voudrait aussi que la justice s’attaque aussi à l’administration d’État lorsqu’elle décide de laisser faire pour des raisons idéologiques, en bafouant sans scrupule le mandat populaire qu’elle a reçu et les lois de la République : manifestations violentes récurrentes de certains activistes, occupation illégale de lieux privés ou publics, assistance par immobilisme ou complaisance aux passeurs d’immigrés clandestins, trafics en tous genres dans ces territoires perdus de la République, etc..

Tant que ce « deux poids deux mesures » sera en vigueur, comment parler sereinement de justice ? Quand l’honnête citoyen est emprisonné pour s’être défendu contre un cambriolage ou une agression, ou même simplement pour avoir dit une vérité qui ne plaît pas, difficile de rester calme et de ne pas se révolter. Malheureusement, on constate de plus en plus que ceux qui bafouent les lois n’en ont cure et sont finalement, relativement aux méfaits qu’ils commettent, les mieux protégés.

Démontrer que l’État Islamique a tort serait donc impossible ?

On sait que l’État Islamique, contrairement d’ailleurs à un Al Qaida moins prolixe, fait un usage intensif des sources scripturaires musulmanes originales et donc incontestables dans sa propagande. Un lecteur patient pourra en effet par exemple vérifier que les hadiths cités par les fondamentalistes musulmans de l’É.I. sont précis et exacts (au moins pour les plus importants provenant des recueils « sahih » de Bukhari et Muslim – avec la réserve toutefois que le degré de fiabilité des hadiths n’est pas indiqué, un petit nombre de hadiths faibles d’autres recueils étant cités sans avertissement pour le lecteur –), et ne sont pas dévoyés même si leur sens littéral peut parfois être contesté à grand renfort de dialectique.

J’ai documenté ce constat dans mon ouvrage « Les sources doctrinales de l’État Islamique », publié aux éditions UPPR, que je vous invite à lire si vous voulez vraiment connaître la vérité concernant l’authenticité doctrinale de l’inspiration des mouvements fondamentalistes, dont le modèle est l’islam de Mahomet, bien loin de la bouillie servie par les chaînes de télévision françaises chargées officiellement (puisqu’on n’a pas la possibilité d’y faire entendre un autre point de vue) de la contre-propagande en faisant passer les terroristes musulmans pour un ramassis d’abrutis et de petits voyous en mal de notoriété.

Or, que des organisations terroristes instrumentalisent plus facilement des personnes ayant déjà un passé de délinquant est naturel car c’est bien évidemment plus facile, mais de là à prétendre que cela prouve que ce terrorisme n’a rien à voir avec l’islam et que les chefs fondamentalistes musulmans qui les organisent ne connaissent pas leur propre religion, c’est ne rien comprendre à la question et, plus grave, à son ennemi. Car bien sûr, la situation des armées occidentales est totalement différente : il est bien connu qu’on y recrute comme fantassins que des prix Nobel totalement éclairés sur les raisons de leur combat… Mais malheureusement, journalistes et hommes politiques se carrent avec suffisance dans cette posture imbécile, comme récemment Alain Marsaud, pourtant ancien responsable anti-terroriste de haut niveau, qui a déclaré (en le répétant) dans une conférence publique de février 2018 : « la religion, cela ne m’intéresse pas », ce qui revient à dire : « comprendre l’idéologie et la motivation des terroristes, cela n’a aucun intérêt ».

Ce constat sur les sources doctrinales utilisées n’est en aucun cas bien sûr une façon de soutenir idéologiquement d’une quelconque façon les fondamentalistes et terroristes musulmans et leurs odieuses pratiques : c’est seulement un constat froid et objectif d’une réalité vérifiable. D’ailleurs, le caractère incontestable de ces citations est la raison fondamentale qui rend structurellement incapable l’islam dit « modéré » de produire un contre argumentaire au fondamentalisme musulman.

C’est ce que confirme de facto un intervenant de l’émission « Islam » de France 2 du 4 mars 2018 qui déclare avec raison :

« Daesh nous cite des sources dans ses fatwas qui sont au cœur de la réflexion juridique islamique, – cela a terrorisé le monde musulman «  mais non, ce n’est pas islamique » : si, c’est bien, bien islamique – (…) »

« Le croyant lambda va dire [entre les « modérés » et les « extrémistes »] : « vous dites la même chose, vous utilisez les mêmes sources, les mêmes procédés discursifs, les mêmes exégèses, donc : qui a raison ? » : on est incapable de le dire. »

France 2 Islam 180304 Comprendre islam 2 Daesh

Le Point : la censure en action

Un bel exemple de censure dans un magazine français (novembre 2015) lorsqu’on ose 1) mettre en évidence l’incompétence d’un figure choyée par ledit magazine, en l’occurrence Tahar Ben Jelloun ; 2) combattre les mensonges colportés à propos du caractère pacifique de la doctrine musulmane ; 3) rompre le tabou des racines profondes de l’antisémitisme de l’islam de Mahomet.

La déontologie journalistique selon saint Jean-Jacques Bourdin

Halimi Bourdin

Ben oui, ma pauv’dame, qu’une radio et un des ces journalistes les plus éminents, friands de scoop à quelques semaines d’une élection présidentielle tendue, enterrent volontairement le témoignage essentiel et embarrassant d’un frère d’une victime dans une affaire retentissante, cela arrive… mais n’allez surtout pas croire que ce serait de la censure politique ; oh non, surtout pas, quelle vilaine pensée !

Affaire Boutin : « L’homosexualité est une abomination »

Contexte : http://islametoccident.fr/?p=4151

  • Les faits

Dans une interview publiée dans la revue trimestrielle « Charles », parue le 2 avril 2014, Christine Boutin disait : « l’homosexualité est une abomination ». Poursuivie par des associations de défense de la « diversité sexuelle » (Le Refuge,  Mousse et Inter LGBT), Christine Boutin fut, dans un premier temps, condamnée par la justice pour incitation à la discrimination et à la haine au titre de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881.

Le jugement a finalement été cassé le 9 janvier 2018 par la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation  qui a considéré que les propos de Christine Boutin entraient dans le cadre de la liberté d’expression en notant d’ailleurs que « Mme Boutin s’était limitée à exprimer l’opinion largement partagée par les trois religions monothéistes », opinion religieuse dont on peut noter qu’elle s’accorde avec l’ordre naturel voulu par Dieu selon ces religions puisque l’homosexualité est par essence même stérile et ne peut donc en aucun cas assurer la survie de l’espèce, principe de base du fonctionnement naturel du règne animal et humain.

On peut noter à ce titre que la presse française ne s’est guère attardée sur cette relaxe définitive contrairement à la large publicité assurée à la condamnation initiale, ce qui est un cas d’étude intéressant de déontologie journalistique, les médias adorant se moquer d’elle sans se pencher sérieusement sur le contenu de ses propos.

  • L’« abomination » dans l’Ancien Testament

Les associations demandeuses arguaient qu’utiliser le terme « abomination », c’est condamner à mort. En effet, selon ces associations, Christine Boutin « a répété [ce mot] sans le nuancer, sachant parfaitement, en tant que personnalité politique influente, ex présidente du parti chrétien démocrate, catholique pratiquante connaissant parfaitement la Bible et le sens du Lévitique dont est issue cette expression, sa signification d’exécration, haine, détestation, dégoût profond, répugnance, et renvoyant par extension à l’infamie, le crime, l’atrocité, la monstruosité, ou encore le comble du mal, et qui renvoie dans le texte biblique à la condamnation à mort des homosexuels ».

La condamnation de l’homosexualité par Dieu figure dans l’Ancien Testament avec la destruction symbolique de Sodome et Gomorrhe.

Genèse 19, 13. Nous allons en effet détruire ce lieu, car grand est le cri qui s’est élevé contre eux à la face de Yahvé, et Yahvé nous a envoyés pour les exterminer.

Genèse 19, 24-25. Yahvé fit pleuvoir sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu venant de Yahvé, et il renversa ces villes et toute la Plaine, avec tous les habitants des villes et la végétation du sol.

Si la pratique homosexuelle est condamnée et sanctionnée à cette occasion, il faut néanmoins remarquer qu’il s’agit d’une condamnation globale d’une cité (jusqu’à la végétation) et non de l’expression d’un principe d’extermination individuelle des individus ayant des pratiques homosexuelles à suivre jusqu’à la fin des temps. Il s’agit en outre d’un châtiment imposé par Dieu lui-même, car les hommes ne sont pas appelés à exterminer les homosexuels ici-bas mais à s’éloigner le plus possible de leurs pratiques, la situation étant différente dans d’autres cas de figure mentionnés par les textes juifs, en particulier lorsqu’il s’agit de venir à bout de la croyance terrestre en d’autres dieux, péché ultime.

Deutéronome 13, 13 à 17. Si tu entends dire que dans l’une des villes que Yahvé ton Dieu t’a données pour y habiter, des hommes, des vauriens, issus de ta race, ont égaré leurs concitoyens en disant : « Allons servir d’autres dieux », que vous n’avez pas connus, tu examineras l’affaire, tu feras une enquête, tu interrogeras avec soin. S’il est bien avéré et s’il est bien établi qu’une telle abomination a été commise au milieu de toi, tu devras passer au fil de l’épée les habitants de cette ville, tu la voueras à l’anathème, elle et tout ce qu’elle contient, tu en rassembleras toutes les dépouilles au milieu de la place publique et tu brûleras la ville avec toutes ses dépouilles, l’offrant tout entière à Yahvé ton Dieu. Elle deviendra pour toujours une ruine, qui ne sera plus rebâtie.

En tout état de cause, il s’agit de textes religieux à tout le moins historiques et surtout symboliques, et qui ne constituent en aucune façon un code permanent applicable aux contrevenants. Ce qui reste en revanche de façon permanente, c’est la répugnance que doivent inspirer ces pratiques. En effet, le terme d’« abomination » reproché à Christine Boutin car considéré comme une incitation à la haine est un terme générique voulant dire « horreur inspirée par ce qui contrevient aux prescriptions de Dieu ». Dans beaucoup de cas, ce terme est surtout associé à la nécessité de s’éloigner de pratiques impures. Ainsi, le terme d’abomination recouvre de nombreuses autres situations dans l’Ancien Testament (nudité, règles des femmes, travestissement, etc. : voir quelques exemples ci-après), bien loin d’une condamnation spirituelle et morale qui ne concernerait que la seule homosexualité.

Lévitique 18, 6. Aucun de vous ne s’approchera de sa proche parente pour en découvrir la nudité. Je suis Yahvé.

Etc.

Lévitique 18, 19. Tu ne t’approcheras pas, pour découvrir sa nudité, d’une femme souillée par ses règles.

Lévitique 18, 20 à 23. À la femme de ton compatriote tu ne donneras pas ton lit conjugal, tu en deviendrais impur. Tu ne livreras pas de tes enfants à faire passer à Molek, et tu ne profaneras pas ainsi le nom de ton Dieu. Je suis Yahvé. Tu ne donneras ta couche à aucune bête ; tu en deviendrais impur. Une femme ne s’offrira pas à un animal pour s’accoupler à lui. Ce serait une souillure.

Lévitique 18, 26-27. Mais vous, vous garderez mes lois et mes coutumes, vous ne commettrez aucune de ces abominations, pas plus le citoyen que l’étranger qui réside parmi vous. Car toutes ces abominations-là, les hommes qui ont habité ce pays avant vous les ont commises et le pays en a été rendu impur.

Lévitique 18, 29. Oui, quiconque commet l’une de ces abominations, quelle qu’elle soit, tous les êtres qui les commettent, ceux-là seront retranchés de leur peuple.

Lévitique 18, 30. Gardez mes observances sans mettre en pratique ces lois abominables que l’on appliquait avant vous ; ainsi ne vous rendront-elles pas impurs. Je suis Yahvé, votre Dieu.

Deutéronome 17, 1. Tu n’immoleras pas à Yahvé ton Dieu une pièce de gros ou de petit bétail qui ait une tare ou un défaut quelconque, car Yahvé ton Dieu a cela en abomination.

Deutéronome 22, 5. Une femme ne portera pas un costume masculin, et un homme ne mettra pas un vêtement de femme : quiconque agit ainsi est en abomination à Yahvé ton Dieu.

Deutéronome 23, 19. Tu n’apporteras pas à la maison de Yahvé ton Dieu le salaire d’une prostituée ni le paiement d’un chien, quel que soit le vœu que tu aies fait : car tous deux sont en abomination à Yahvé ton Dieu.

Proverbes 3, 31-32. N’envie pas l’homme violent, ne choisis jamais ses chemins, car les pervers sont l’abomination de Yahvé, lui qui fait des hommes droits ses familiers.

Proverbes 6, 16 à 19. Il y a six choses que hait Yahvé, sept qui lui sont en abomination : des yeux hautains, une langue menteuse, des mains qui répandent le sang innocent, un cœur qui médite des projets coupables, des pieds empressés à courir au mal, un faux témoin qui profère des mensonges, le semeur de querelles entre frères.

Proverbes 11, 20. Abomination pour Yahvé : les cœurs tortueux ; il aime ceux dont la conduite est honnête.

  • L’« abomination » dans le Nouveau Testament

L’emploi de ce terme apparaît rarement (cf. ci-dessous) dans les textes chrétiens qui abandonnent ou se désolidarisent de façon générale de la vision juive essentiellement répressive pour se tourner vers la tolérance et le pardon (ce qui n’exclut par le jugement moral).

Matthieu 24, 15. Lors donc que vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, installée dans le saint lieu (que le lecteur comprenne !)

Marc 13, 14. Lorsque vous verrez l’abomination de la désolation installée là où elle ne doit pas être (que le lecteur comprenne !) alors que ceux qui seront en Judée s’enfuient dans les montagnes,

Apocalypse 17, 4. La femme, vêtue de pourpre et d’écarlate, étincelait d’or, de pierres précieuses et de perles ; elle tenait à la main une coupe en or, remplie d’abominations et des souillures de sa prostitution.

Apocalypse 17, 5. Sur son front, un nom était inscrit – un mystère ! – « Babylone la Grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre. »

Apocalypse 21, 27. Rien de souillé n’y pourra pénétrer, ni ceux qui commettent l’abomination et le mal, mais seulement ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau.

  • L’argument de l’« essentialisation » : la personne de l’homosexuel se résumerait de facto à son homosexualité

Les associations de défense de la « diversité sexuelle » tentent semble-t-il d’« essentialiser » les homosexuels en les structurant fondamentalement autour de leur sexualité afin de pouvoir prétendre que critiquer leur sexualité revient à s’attaquer à leur personne, comme en témoignent les affirmations suivantes citées en justice :

« Il n’y a pas de condamnation de l’homosexualité sans condamnation des homosexuels : les attaques portées contre une conduite constituant un aspect qui définit précisément l’identité d’un groupe doivent être assimilées à une attaque contre le groupe lui-même et les personnes qui le constituent. »

« Il existe un lien indissociable entre l’orientation sexuelle et la conduite sexuelle : l’orientation sexuelle n’est pas seulement un comportement mais définit également la personne de sorte que de condamner l’orientation sexuelle revient à condamner la personne. »

Ces associations défendent en effet que l’homosexualité, différente en cela de la religion, serait subie et non choisie :

« L’homosexualité n’est pas une théorie qui pourrait être critiquée et discutée indépendamment de ce que sont les homosexuels eux-mêmes, puisqu’on ne choisit pas d’être homosexuel. »

« La liberté de vivre son orientation sexuelle ne ressortant pas de la liberté de conscience, aucune comparaison n’est possible avec la critique d’une religion à laquelle on adhère, dissociable de celui qui la pratique.»

Au-delà de l’emploi du terme de novlangue « orientation sexuelle », qui signifie tout simplement « sexualité » (l’emploi du terme « orientation » ayant pour principal objectif de rendre par avance inapproprié, voire tabou, tout jugement moral via la connotation scientifique du mot – à ce compte-là, la pédophilie ne devient-elle pas également une orientation sexuelle légitime, à l’instar du sado masochisme, autre orientation sexuelle ? –), il est intéressant de noter que, pour ces associations, la liberté de critiquer les religions est implicitement totale puisque, a contrario de celle de l’homosexualité, la critique des religions ne concernerait en aucune façon selon elles la personne même du croyant.

Ce désintérêt religieux n’est guère étonnant puisque ces associations, d’esprit par essence athée, ne semblent guère préoccupées par le fait de donner un sens au monde terrestre en dehors de la satisfaction des pulsions et désirs de toutes sortes expérimentés ici-bas et dont l’imagination humaine a le secret, dans le cadre d’une jouissance qui répugne en réalité à toute idée de morale ainsi qu’à l’idée d’une autorité pour en décider et en juger, répugnance libertaire dont on peut se demander d’ailleurs si elle ne conduit pas inéluctablement à terme par exemple à la justification progressive de la pédophilie (cf. les débats actuels sur la question du viol des enfants en France en rapport avec l’âge).

En effet, dans cette lutte idéologique qui consiste à vouloir positionner sur le même plan moral toutes les sexualités, l’homosexualité ne devient-elle pas de facto la sœur aînée de la pédophilie et de toutes les pratiques sexuelles autres que le coït naturel homme-femme puisque toutes ces pratiques sont censées, d’après ces associations, répondre à un impératif naturel irrépressible qui les légitime ? Car, avec cette vision, à quel titre finalement condamner, par exemple, et sans recourir à ce qui serait dénoncé comme de l’arbitraire s’opposant au « vécu », une relation sexuelle entre un adulte et un enfant qui serait consentant ? Quel mal y a-t-il puisque, ainsi, la nature s’exprime dans chacun d’entre nous ?

Par ailleurs, l’idée que la religion serait forcément choisie n’est, elle aussi, qu’une simple opinion, un postulat : on peut en effet défendre tout aussi bien que la foi s’impose à l’individu (même s’il peut lui arriver d’en changer) jusqu’à en faire parfois sa raison de vivre. La foi est la réponse apportée dans cette quête essentielle de sens face à la mort, quelle que soit la façon dont on peut par ailleurs tenter de la justifier par la raison. Cette quête s’impose à certains individus afin de répondre à leur angoisse existentielle et prendre ainsi la forme de religion ou de croyance. Quant à ceux qui ne croient en rien et nient l’existence de tout ce qui serait autre que la simple matière, c’est-à-dire les athées, il est amusant de voir comment ils peuvent finalement craindre la mort et le néant, et gesticulent d’inquiétude à l’instant fatidique, eux qui devraient y être totalement indifférents s’ils étaient cohérents.

Quoiqu’il en soit, sous prétexte que l’on ne choisirait pas sa sexualité, voir critiquer son comportement serait ainsi être attaqué dans la dignité de sa personne ? Raisonnement qui semble absurde car, à ce compte-là, faudrait-il aussi trouver louable ou acceptable le comportement du pédophile, du zoophile, du cleptomane, du tueur ou du violeur en série, de l’alcoolique, etc., au prétexte qu’ils n’y peuvent rien et que cela était forcément inscrit dans leurs gènes ? Et pour autant qu’il n’y ait effectivement pas liberté de choix, ce qui est de toutes les façons indémontrable, n’y a-t-il pas toujours liberté de renoncer (certes parfois difficile à exercer car exigeant un grand courage), sauf à réduire l’homme à l’expression mécanique de ses instincts animaux ? Philippe Arino, lui-même homosexuel, évoque largement et avec profondeur cette question dans ses ouvrages ou sur son blog « L’araignée du désert ».

  • Les arguments détestables : les motivations politiques

Après les arguments au fond, qui devraient seuls être suffisants pour permettre de trancher le débat, terminons par les arguments de circonstance mentionnés par les associations, arguments détestables puisqu’ils cherchent à faire condamner une personne indépendamment du fait que ses propos soient condamnables au fond, et ce pour des raisons purement politiques :

« Prononcé dans un climat ayant déjà donné lieu à l’occasion du vote de la loi sur le mariage pour tous à des réactions d’intolérance liées à l’orientation sexuelle, il [le terme abomination] ne peut qu’inciter à l’hostilité, au rejet, à la discrimination, haine ou violence envers ceux qui partagent cette orientation sexuelle gravement stigmatisée. »

« Ce terme péremptoire et violent, émanant d’une élue de la République, a nécessairement un large écho dans la population française. »

« Cette condamnation peut avoir valeur de caution pour les auteurs effectifs ou potentiels de violences homophobes. »

Inutile d’élaborer sur la bassesse et la malhonnêteté du procédé.

  • Conclusion

Avec les raisonnements de ces associations, on en arrive à la situation délirante où la simple expression de la condamnation morale d’une pratique sexuelle (consistant par ailleurs dans le simple rappel de la condamnation ferme et définitive de l’homosexualité par les 3 grandes religions monothéistes – bien connue de tous –) deviendrait un délit d’opinion. Il est heureux que la Cour de Cassation ait pris la mesure d’une telle absurdité en rappelant sobrement que :

« Les restrictions à la liberté d’expression sont d’interprétation étroite » ;

« La liberté d’expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent » ;

« Le propos incriminé [de Christine Boutin], s’il est outrageant, ne contient néanmoins pas, même sous une forme implicite, d’appel ou d’exhortation à la haine ou à la violence à l’égard des personnes homosexuelles ».

Rappelons en effet ce que disait Christine Boutin : « Pour moi, la différence est la même qu’entre le pécheur et le péché. Le péché n’est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné ! Ça n’a rien à voir. C’est cette subtilité qui n’est pas toujours comprise. J’ai des amis homosexuels ! Je vous assure, de vrais amis ! Mais en ce qui concerne le comportement sexuel, chacun fait comme il peut. Je ne dis même pas comme il veut, je dis comme il peut. Personnellement je n’ai aucun jugement à porter sur la personne. […] Merci de me permettre de vous le dire, c’est là que se situe une importante confusion. L’homosexualité n’a rien à voir avec les jugements que je porte sur les homosexuels, qui sont mes frères, mes amis, et qui ont une dignité aussi grande que ceux qui ont d’autres comportements sexuels. Ils sont pécheurs comme je le suis. »

Ce jugement illustre un point d’une grande importance et qui est transposable à la problématique de la critique de l’islam : critiquer avec force l’islam, ce n’est en aucun cas appeler à la haine et à la violence contre les musulmans ; d’ailleurs, les musulmans n’ont généralement pas eu le choix de leur religion et sont tombés dedans quand ils étaient petits. Critiquer l’islam, c’est seulement, pour certains de ceux qui ne partagent pas cette foi, pouvoir professer librement l’opinion qu’on peut trouver cette religion absurde, incohérente, inutile, destructrice, et considérer qu’elle accable des millions de personnes dont on a anéanti l’esprit critique et la capacité à l’« éveil » aux autres. Ce peut être, par solidarité humaine et compassion, souhaiter faire entamer aux musulmans un processus les conduisant à apostasier, peu importe que cette idée puisse apparaître insupportable à certains. Or l’islam a bien compris, et depuis sa naissance, le danger mortel que représente l’esprit critique et l’ouverture tolérante aux autres spiritualités. L’islam ne peut survivre que si les chaînes de l’Oumma sont maintenues fermes coûte que coûte, jusqu’à faire payer de leur mort les récalcitrants qui oseraient défier cette loi, ainsi que l’a exigé Mahomet, l’apôtre de la religion d’amour et de paix.