Quand une religion d’amour et de paix rend licite la peine de mort

Ghaleb Bencheikh, présentateur attitré de l’émission de France 2 « Islam » diffusée le dimanche matin sur France 2 revient, dans le cadre d’une conférence sur le mot « fatwa » organisée par la société des amis de l’Institut du Monde Arabe en novembre 2016, reconnaît clairement l’existence dans la doctrine de l’islam du concept de peine de mort, ce qui est pour le moins contradictoire avec l’idée même de religion d’amour et de paix.

 

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Ghaleb Bencheikh explique en effet pourquoi la fatwa de mort de l’ayatollah Khomeyni contre Salman Rushdie n’était pas légitime car non conforme aux règles de validité prévues dans le doctrine de l’islam, ce qui confirme sans ambiguïté que la peine de mort est bien une peine prévue par l’islam dans certaines circonstances. 

Ghaleb Bencheikh se dresse avec courage contre le principe de peine de mort qu’il juge incompatible avec l’idée qu’il se fait du progrès. Or l’idée même de progrès est incompatible avec l’islam puisque le Coran est la parole éternelle et définitive d’Allah. L’idée que la parole d’Allah ait pu être conditionnée par un contexte historique n’a d’ailleurs absolument aucun sens : c’est totalement absurde. C’est pourtant la seule voie que nous propose finalement l’islam « modéré » pour ne pas sombrer dans le fondamentalisme.

Déconstruire l’islam : seule solution pour lutter contre le salafisme

  • La proposition stupéfiante de Ghaleb Bencheikh

Ghaleb Bencheikh, musulman pondéré et cultivé, présentateur attitré de l’émission de France 2 « Islam » diffusée le dimanche matin sur France 2 revient, dans le cadre d’une conférence sur le mot « salafisme » organisée par la société des amis de l’Institut du Monde Arabe en novembre 2017, propose une remise en cause fondamentale de l’authenticité de deux des trois sources scripturales les plus sacrées de l’islam : les hadiths, mais aussi la biographie (Sîra) du Prophète. Ces propos stupéfiants de la part d’un musulman valent la peine d’être écoutés attentivement.

 

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Naturellement, ces propos sont absolument traumatisants pour tout bon musulman dont Mahomet est le modèle car rejeter l’authenticité des hadiths, c’est rejeter la seule parole du Prophète de l’islam (le Coran étant censé être la parole d’Allah et non de Mahomet). Il n’est donc pas étonnant qu’une jeune femme réagisse fortement dans la séance de questions-réponses, ce qui donne à Ghaleb Bencheikh l’occasion de réitérer son propos.

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  • Pourquoi cette proposition stupéfiante, assimilable à un blasphème ?

Pourquoi Ghaleb Bencheikh en arrive-t-il à remettre en cause les textes les plus sacrés de l’islam pour ne finalement retenir que le Coran (même si celui-ci pose aussi de nombreux problèmes compte tenu des obscurités et surtout des contradictions qu’il contient) ? Fondamentalement, parce que les mouvements fondamentalistes musulmans (Al Qaida, État Islamique, etc.), mouvements « salafistes », à la source du terrorisme musulman contemporain, font un usage répété des hadiths et des passages de la biographie de Mahomet dans leurs revues de propagande pour justifier leur action et par conséquent le terrorisme : or ces textes sont 1) incontestables pour tout musulman qui accepte la Sunna telle qu’elle s’est constituée et a été validée par les plus grands savants de l’islam au cours des mille quatre cents ans qui se sont écoulés depuis la mort de Mahomet ; 2) d’une grande cohérence chronologique et idéologique ; 3) confirment in fine la vision guerrière et sanglante de l’idéologie mahométane, en contradiction flagrante avec l’idée d’une religion d’amour et de paix.

En d’autres termes, Ghaleb Benchikh est en train de proposer de réinventer l’islam sur une base uniquement coranique car il sait qu’il est impossible de s’y retrouver dans tout le fatras des hadiths et que, de toutes façons, il est impossible d’en dégager le concept de religion d’amour et de paix car en réalité ces textes sont très cohérents au regard de l’évolution du message de Mahomet qui devient une idéologie de guerre à compter de l’émigration à Médine. Il faut de ce point de vue saluer le courage (ou l’inconscience) de Ghaleb Bencheikh qui ose ainsi faire état d’un constat absolument accablant quant au rapport de la doctrine de l’islam à la violence.

  •  Conclusion

Ghaleb Bencheikh tente de sauver l’islam en jetant par-dessus bord les textes les plus sacrés de l’islam : c’est dire l’incapacité totale de l’islam « modéré » à contre argumenter doctrinalement face au salafisme et au fondamentalisme musulman, incapacité qui n’étonne pas ceux qui ont pris simplement la peine de lire les textes sacrés de l’islam. La situation est vraiment dramatique pour ce représentant de l’islam « modéré », qui finalement cherche à inventer une religion nouvelle qui n’est plus l’islam. Si son message devait se répandre et être connu largement dans le monde musulman, il n’y aurait pas à donner cher de sa peau.

Par ailleurs, malheureusement, il n’est pas sûr que cette leçon de bon sens et de lucidité profite beaucoup à l’islamo-gauchisme en vogue en France, imperméable à la raison et aveugle aux plus grandes évidences. Il y a bien encore des gens qui défendent le communisme, idéologie pestilentielle qui a fait des millions de morts…

Une belle mais effrayante leçon de sagesse

L’émission de France 2 « Judaica » a abordé le 10 septembre 2017 de façon tout à fait fine et intelligente la question épineuse et dramatique du fanatisme, et en particulier du fanatisme religieux. Je propose ici cette émission dans son intégralité (15 minutes) compte tenu de son grand intérêt et de sa grande sagesse.

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Néanmoins, on ne peut être qu’effrayé par l’attitude de l’invité, le rabbin Daniel Epstein, qui n’ose pas nommer dans une émission française le fanatisme musulman – principal fanatisme religieux aujourd’hui – : « Le fanatisme religieux, que l’on n’ose à peine nommer par son nom parce que, évidemment, on s’expose à des poursuites judiciaires (…) »

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Que s’est-il passé pour qu’un rabbin tout à fait pacifique, voire débonnaire, en soit réduit à craindre les foudres de la justice française, simplement parce qu’il nommerait les choses. Comment en est-on arrivé là ? France, es-tu devenue folle et suicidaire ?

La soumission en islam : pourquoi un tel déni ?

  • La soumission en islam : la position schizophrénique de Ghaleb Bencheikh

Ghaleb Bencheikh, musulman pondéré et cultivé, présentateur attitré de l’émission de France 2 « Islam » diffusée le dimanche matin sur France 2 revient, dans le cadre d’une conférence sur le mot « islam » organisée par la société des amis de l’Institut du Monde Arabe en septembre 2016, sur la signification du mot « islam ».

Pour lui, le mot islam se réduit étymologiquement à « entrée dans la paix » et correspond à une « pacification intérieure, pacification de l’âme ».

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À vrai dire, on ne voit pas bien l’importance de cette précision étymologique, si ce n’est que le terme français de « soumission » fait écho au titre du livre de Michel Houellebecq publié le 7 janvier 2015, au moment même du massacre de « Charlie Hebdo » (et de l’Hyper Cacher) perpétré par des terroristes musulmans, fiction qui décrit l’arrivée au pouvoir en France d’un président de la République musulman qui va instaurer la chari’a dans un contexte de lâcheté des élites politiques ayant fait leur deuil de l’identité française. Cet écho est insupportable à Ghaleb Bencheikh au point que celui-ci perd son sang-froid et se livre à une attaque vile en traitant Michel Houellebecq d’« écrivaillon ». Il est dommage que cette personnalité très cultivée s’abaisse ainsi à une telle vilénie.

Les mots arabes dérivent d’une racine composée de 3 lettres, voire 4, d’une grande richesse de sens et qui peut être à l’origine de multiples significations. Ainsi, le mot « islam » a pour racine SLM de laquelle dérive de multiples sens, comme obéissance, soumission, abandon, paix, etc.. Ainsi, les musulmans reconnaissent en Abraham le premier « musulman » au sens de sa soumission totale à Dieu, ce qui le fait ainsi entrer dans la « paix de Dieu ». Il a ainsi par exemple accepté de sacrifier son fils Isaac, avant que le bras de Dieu ne le retienne finalement : ce qui est bien une preuve de soumission ultime à Dieu. S’il n’y a pas « stricte synonymie, stricto sensu, mot pour mot » avec le mot français, la notion de soumission entendue de façon restrictive comme « obéissance plus ou moins totale » est néanmoins bien présente en arabe.

Cette notion de soumission ou d’abandon à Dieu n’a donc en soi rien de problématique. On retrouve par exemple cette notion dans le catholicisme avec le vœu d’obéissance que font les moines et religieuses. La soumission correspond aussi au fait de « s’en remettre à Dieu dans une allégeance voulue comme telle » ainsi que le précise Ghaleb Bencheikh, celui-ci indiquant même que « ce n’est pas gênant pour un adorateur de Dieu d’être soumis à son seigneur ». Ce n’est en principe pas gênant mais que se passe-t-il si le Dieu en question, « Allah », demande à ses adorateurs de massacrer ou d’asservir tous ceux qui pensent qu’il y a d’autres dieux ou qui ne reconnaissent pas sa divinité ? C’est sans doute ce qui gêne Ghaleb Bencheikh et qui justifie son combat étymologique.

Pour ultime preuve de son analyse schizophrénique, Ghaleb Bencheikh mentionne la traduction en arabe du titre de l’ouvrage de Michel Houellebecq qui n’est pas « islam », tout en reconnaissant néanmoins que certains éditeurs ont traduit ce titre en arabe par « ist islam » qui renvoie bien à l’idée d’une soumission religieuse comme lui-même finit par le reconnaître.

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Sans prolonger un débat qui n’est pas d’une importance capitale, je fournis ci-dessous au lecteur deux compléments d’information qui pourront lui être utiles : d’une part, le Coran ; d’autre part, les avis d’intellectuels musulmans, et non des moindres.

  • Le Coran

Voici quelques versets (liste non exhaustive) du Coran qui semblent clairs sur la question de la légitimité de l’emploi du terme de « soumission » (la traduction fournie ici est celle de Muhammad Hamidullah, qui m’a été recommandée par la librairie musulmane faisant face à la Grande Mosquée de Paris : beaucoup d’autres traductions sont tout à fait similaires).

Sourate 2, verset 128. Notre Seigneur! Fais de nous Tes Soumis, et de notre descendance une communauté soumise à Toi. (…)

Sourate 2, verset 132. « Et c’est ce qu’Abraham recommanda à ses fils, de même que Jacob : « Ô mes fils, certes Allah vous a choisi la religion : ne mourrez point, donc, autrement qu’en soumis ! » (à Allah).

Sourate 3, verset 19 & 20. Certes la religion acceptée d’Allah, c’est l’islam. Ceux auxquels le Livre a été apporté ne se sont disputés, par agressivité entre eux, qu’après avoir reçu la science. (…) S’ils te contredisent, dis-leur : « Je me suis entièrement soumis à Allah, moi et ceux qui m’ont suivi. (…) »

Sourate 3, verset 102. Ô les croyants ! Craignez Allah comme il doit être craint et ne mourrez qu’en pleine soumission.

Sourate 16, verset 87. Les associateurs offriront alors ce jour-là à Allah la soumission, et ce qu’ils avaient inventé sera perdu pour eux.

Sourate 12, verset 101. Ô mon Seigneur. (…) Fais-moi mourir en parfaite soumission et fais-moi rejoindre les vertueux.

Sourate 33, verset 22. Et quand les croyants virent les coalisés, ils dirent : « Voilà ce qu’Allah et Son messager nous avaient promis ; et Allah et Son messager disaient la vérité ». Et cela ne fit que croître leur foi et leur soumission.

Par ailleurs, je ne listerai pas la multitude de versets intimant aux musulmans l’ordre d’obéir à Allah et à Mahomet (ex. le verset ci-dessous), car cela serait beaucoup trop long dans le cadre de cet article. Le lecteur peut retrouver cette liste dans le « Livret musulman de premier secours » disponible en téléchargement libre : http://islametoccident.fr/?page_id=1786

Sourate 2, verset 285. (…) Nous avons entendu et obéi. Seigneur, nous implorons Ton pardon. (…)

  • Citations d’intellectuels musulmans

Tariq Ramadan : « Le mot islam lui-même signifie « soumission » à Dieu, exprimant strictement un acte d’adoration avec son horizon spirituel. Par conséquent, respecter l’identité musulmane signifie bien reconnaître cette dimension première et fondamentale de la foi et, par extension, permettre aux musulmans d’accomplir toutes les pratiques religieuses qui modèlent leur vie spirituelle. »

Malek Chebel : « Que serait l’islam sans la soumission du croyant à son créateur ? La littérature coranique a beaucoup glosé cette notion, tandis que les auteurs les plus profonds ont signalé le type de relation que le musulman doit entretenir avec Allah. Il ne s’agit pas bien sûr d’une soumission aveugle, car elle est refusée d’avance. Il s’agit d’une soumission active et fervente, d’une adhésion plus que d’une soumission, d’une foi qui brûle l’âme du croyant et non d’une posture mécanique où le croyant serait l’objet passif de sa conviction, mais sans l’apport précieux de l’âme en fusion. (…) Il ressort de tout cela que l’« abandon à Dieu » ou « soumission » n’est pas l’apanage des seuls musulmans. Dans l’absolu et vu dans une perspective coranique, tout croyant est potentiellement soumis à Dieu. À ce titre, il est déjà un « musulman » au sens premier du terme, et cela avant même l’avènement de l’islam en tant que religion historique, pour autant évidemment qu’il en exprime le khuchu préalable, à savoir l’humilité et la foi qui déterminent le rapport à Dieu. Abraham serait ainsi le premier musulman au sens même où il s’est sincèrement abandonné à Dieu. C’est ce que les théologiens musulmans appellent le hanafisme. »

Yusuf Qaradawi : « Il n’est pas nécessaire pour le musulman de connaître en détail quel est le mal pour lequel Dieu a interdit telle chose. Il se peut que lui échappe ce qui apparaît à d’autres. Il se peut que ce mal ne soit pas découvert à telle époque et qu’il devienne apparent plus tard. Le musulman doit toujours dire : « Nous avons entendu et nous avons obéi ». »

La difficile acculturation des Turcs en Allemagne

L’émission « Répliques » d’Alain Finkielkraut était consacrée le 2 décembre 2017 au thème : « Où va l’Allemagne ? ». Alain Finkielkraut y recevait deux personnalités ayant une très bonne connaissance de l’Allemagne : Joachim Bitterlich (ancien diplomate allemand, conseiller au cabinet du ministre des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher et conseiller européen, diplomatique et de sécurité du chancelier Helmut Kohl) et Luc Rosenzweig (ancien journaliste de Libération et Arte, ancien rédacteur en chef du Monde, ancien correspondant du Monde en Allemagne).

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/ou-va-lallemagne

Cette émission fut l’occasion de décrire les efforts très importants faits par l’Allemagne pour tenter d’intégrer son importante population turque immigrée ou d’origine immigrée, non sans certains succès, compte tenu du fossé séparant la culture turque musulmane de la culture allemande à forte composante chrétienne. Les invités rappelèrent à cette occasion une évidence directement issue du Coran, objets des énormes mensonges et manipulations de la bien-pensance française et plenelienne : l’extrême difficulté à sortir la femme musulmane de son statut d’infériorité et la problématique du tabou du mariage de la musulmane avec le mécréant, ce type de mariage étant strictement interdit par le Coran et par conséquent abhorré par tout bon musulman.

Si des hommes turcs de 2ème ou 3ème génération persistent, comme cela est évoqué, à vouloir aller chercher leur femme dans le bled anatolien, ce n’est certes pas par amour de la culture de Goethe et de Schiller : l’échec de l’intégration culturelle serait patent et le constat alarmant.

Ce qui est reconnu Outre-Rhin devient indicible en France, avec la complicité de la loi française qui offre à toutes les associations prétendument humanitaires le cimeterre de la censure ou de la justice pour couper la tête à la liberté d’expression. Pour autant, pourquoi la situation de l’Allemagne, luttant de facto contre les conséquences néfastes de l’application de la doctrine de l’islam, serait-elle différente de celle de la France mais où rien n’est fait et où personne n’ose parler sauf à se faire agresser avec des noms d’oiseaux, voire traîner en justice ?

Le halal ou la crispation identitaire

  • Qu’est-ce qu’une fatwa ?

Ghaleb Bencheikh, musulman pondéré et cultivé, présentateur attitré de l’émission de France 2 « Islam » diffusée le dimanche matin sur France 2 rappelle, dans le cadre d’une conférence sur le mot « fatwa » organisée par la société des amis de l’Institut du Monde Arabe en novembre 2016, que la fatwa, avis juridique délivré par une autorité musulmane légitime, n’est qu’un avis et n’a donc aucun caractère obligatoire et coercitif : celui qui la reçoit est libre de la suivre ou pas.

Amis IMA Fatwa 161128 Obligation

  • Le halal est-il une obligation ?

Ghaleb Bencheikh indique que Mohamed Abduh, célèbre juriste et mufti égyptien mort en 1905 – donc bien avant les turbulences identitaires de l’islam d’aujourd’hui – avait émis une fatwa précisant la notion de « halal » (ce qui est autorisé pour un musulman) en ce qui concerne la viande : la viande de tout animal qui n’a pas été abattu en invoquant une autre divinité que Dieu est licite pour le musulman.

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Ghaleb Bencheikh précise que cet avis n’est pas un cas isolé et a été suivi par d’autres allant de le même sens. Ainsi est-ce le cas de Yusuf Qaradawi, célèbre personnalité musulmane dont on ne peut guère douter du fondamentalisme, qui a consacré un livre à la question du « licite et illicite en islam » (voir l’article   http://islametoccident.fr/?p=2462 )

  • Conclusion

Le halal, dans son fondement religieux même en islam, n’exige pas l’égorgement impératif des animaux, pratique épouvantable et ignominieuse qui contrevient à l’affirmation d’une humanité digne et respectueuse de son environnement. Beaucoup de musulmans l’ignorent sans doute. Il ne faut pas laisser le halal être ce qu’il devenu aujourd’hui par le fait de son instrumentalisation : l’expression crispée d’une revendication identitaire cherchant l’affrontement, doublée d’un rejet haineux des valeurs françaises traditionnelles.

Interroger publiquement les restaurateurs, les grandes entreprises de restauration, les cantines, les bouchers, etc. sur le mode d’abattage des animaux dont ils commercialisent la viande devient une urgence : il est à tout le moins inadmissible qu’on puisse dans le monde d’aujourd’hui faire collaborer subrepticement et de façon involontaire une population à l’entretien d’une pratique sacrificielle honteuse et détestable, renvoyant aux pratiques des âges les plus reculés de l’humanité.