Sinbad le marin : un joli conte ?

La question de l’apport de l’islam au monde moderne étant problématique  comme l’ont reconnu Malek Chebel et Tariq Ramadan, la mise en avant d’un passé musulman glorieux est souvent utilisée pour rééquilibrer en faveur de l’islam la balance de la contribution des différentes civilisations au monde dans l’histoire, ceci dans le contexte d’une revendication identitaire et religieuse qui sait que ce questionnement est susceptible de nuire gravement à l’image de l’islam.

Dans ce domaine, où monde arabe et monde musulman sont d’ailleurs souvent associés – voire confondus – par erreur dans le terme de « monde arabo-musulman » (il a toujours existé des Arabes non musulmans et les Perses par exemple ne sont pas des Arabes), il convient d’être particulièrement vigilant et de s’appuyer sur des faits vérifiables, dénués de vision partisane, à l’exemple de la démarche d’Ahmed Djebbar, intervenant de l’émission « Islam » du 11 juin 2017, qui fait preuve d’une grande probité intellectuelle. On souhaiterait que tous les intervenants dans ces débats fassent preuve des mêmes qualités.

France 2 Islam 170611 Voyageurs Moyen-Age 1 170611 Extrait 1

France 2 Islam 170611 Voyageurs Moyen-Age 1 170611 Extrait 2

Islam, immigration et violence : est-il possible d’étudier sérieusement la question ?

Depuis plusieurs décennies, la violence au nom de la religion est semble-t-il un monopole de l’islam, violence religieuse qui s’exerce entre musulmans ou à l’égard des non-musulmans et qui ravive d’ailleurs certaines persécutions sporadiques immémoriales comme celles subies par les coptes en Égypte. Cette violence, devenue institutionnelle dans les mouvements fondamentalistes comme Al Qaïda ou l’État Islamique, s’exerce sans provoquer de réflexion de fond sur son rapport à l’essence du système politico-religieux prôné par Mahomet. Seul un déni monumental est érigé pour faire rempart contre le questionnement, assorti d’un impitoyable tabou médiatique.

De la même façon, le rapport à la délinquance d’une doctrine qui prône ouvertement le droit au partage du butin pris sur les mécréants (explicitement traité dans le Coran, la vie de Mahomet et les hadiths) mériterait d’être approfondi. Tareq Oubrou lui-même reconnaissait il y a quelques mois dans son livre « un imam en colère » que de « 40 à 70% (selon les régions) de la population carcérale sont constitués par de jeunes musulmans » : n’est-il pas intéressant et utile de déterminer si cette sur-représentation a un lien avec la religion ou résulte d’autres facteurs ?

Si vous avez la curiosité de consulter le fichier de la police nationale faisant état des avis publics de recherche (mon précédent article http://islametoccident.fr/?p=684), vous constaterez que le site est « en dérangement » depuis des mois. Vous y lirez : « La consultation du site www.avisderecherches.interieur.gouv.fr est momentanément indisponible. Nos équipes travaillent à améliorer la qualité de ce site. Merci de réessayer ultérieurement. Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser. » L’administration a-t-elle l’intention de rendre à nouveau publiques à l’avenir ces informations ou ment-elle tout simplement ?

Bien entendu, l’impact possible de l’immigration illégale et économique sur la délinquance fait partie des autres tabous qui transforment la France en dictature de la pensée mondialiste. Ainsi, des intellectuels français semblent avoir troqué l’immigré européen ou asiatique – qui ne fait plus recette dans l’inconscient collectif du fait sans doute d’une intégration peu ou prou réussie – pour le migrant, principalement d’Afrique du Nord, d’Afrique noire, de Syrie, d’Afghanistan, ou d’autres pays musulmans où il est difficile de vivre – la grande majorité des migrants étant d’origine économique –, les pays musulmans riches du Golfe n’ayant d’ailleurs pour leur part aucune intention de les accueillir ; mais, curieusement, le monde médiatique semble peu s’interroger sur ce dernier aspect.

L’abandon par ces intellectuels d’une approche strictement rationnelle et documentée au profit de l’émotion est ici au service des tabous. Cette façon de traiter les problèmes sous l’angle essentiellement humanitaire et émotif, et non politique (accords de développement, lutte contre la corruption, etc.) – tout en se voilant pudiquement la face sur la question religieuse, taboue –, ne peut en effet que conduire à des catastrophes (racket des passeurs, alimentation de mafias locales, maltraitance, morts en mer, absence d’intégration et communautarisme dans les pays d’émigration, etc.) en renforçant un flux de plus en plus massif de personnes que les O.N.G. vont presque maintenant chercher sur le continent comme l’indique l’article du 14 juin 2017 du New York Times intitulé « Efforts to Rescue Migrants Caused Deadly, Unexpected Consequences » (https://www.nytimes.com/interactive/2017/06/14/world/europe/migrant-rescue-efforts-deadly.html?_r=0), article qui fournit notamment une carte des lieux de sauvetage tout à fait intéressante :

https://www.nytimes.com/interactive/2017/06/14/world/europe/migrant-rescue-efforts-deadly.html?_r=0

Même Bill Gates s’est ému récemment (interview accordée au journal allemand « Die Welt » le 2 juillet 2017 https://www.welt.de/vermischtes/article166152589/Der-Druck-ist-enorm-und-er-wird-wachsen.html) des effets désastreux de cette gestion et de la sous-estimation volontaire de l’impact sur les peuples européens de cette crise migratoire ; c’est dire !

La marche des musulmans contre le terrorisme

À l’approche de l’anniversaire du massacre de Nice, l’imam Hassen Chalghoumi a pris en juin 2017 la tête d’un groupe de musulmans et entamé une tournée  pour dénoncer cet islam qui ne serait pas l’islam. Comme à l’habitude, les incantations sont nombreuses mais le contre-argumentaire aux affirmations des musulmans fondamentalistes (Al Qaïda, État Islamique notamment) inexistant.

Le plus inquiétant est ce que dit cet imam du développement du fondamentalisme musulman dans les banlieues françaises. À la question de Jean-Pierre Elkabbach « Vous sentez monter des salafistes en Seine-Saint-Denis en ce moment même ? », l’imam Chalghoumi répond en effet : « Oui, le terrain est tellement vide, c’est triste, que le salafisme et le wahhabisme se développent énormément. »

La marche des musulmans contre le terrorisme 1707

Nulle contrainte en religion : une explication limpide

L’explication de cet imam, tout à fait conforme à la Sunna, contient la réaffirmation que le verset coranique « Nulle contrainte en religion » n’a jamais été un propos de tolérance vis-à-vis de la mécréance face à l’islam mais le simple constat de l’existence d’un choix entre deux camps, fait librement et dont l’homme doit donc assumer les conséquences, le camp de la vérité (l’islam) et le camp de l’erreur (les mécréants de toutes natures).

Nulle contrainte en religion

Il n’y a donc aucune contradiction par exemple entre ce verset et le massacre des juifs Banu Qurayza de Médine par Mahomet.

Burkini et crustacés

Cet été va peut-être voir ressurgir « l’affaire » du burkini sur les plages ou dans les piscines municipales…

…burkini, qui, il faut le rappeler, n’est pas un vêtement musulman. En effet, les textes de l’islam sont clairs : une femme musulmane n’a a priori rien à faire sur une plage : son lieu de prédilection est sa maison, son foyer, dont elle assure la tenue pour le compte de son mari. Vous trouverez les références doctrinales précises dans mon précédent article : http://islametoccident.fr/?p=1756

Le burkini a été inventé il y a une dizaine d’années par une styliste d’origine libanaise établie en Australie répondant à la demande du gouvernement australien qui, à la suite d’émeutes ethnico-religieuses à Cronulla en 2005, avait souhaité promouvoir la diversité dans les rangs des maîtres-nageurs sauveteurs en incorporant des musulmanes.

Le burkini est depuis devenu pour certains en Occident et singulièrement en France le porte-étendard de la revendication identitaire musulmane, alors même que les musulmans orthodoxes le rejettent et qu’il n’est guère pratiqué ni autorisé dans les pays musulmans,…

…ceux-là étant rejoints par les mécréants islamophiles de tous poils.

S’il est sain de s’émouvoir sur la question du burkini, cet arbuste ne doit pas cacher la forêt : c’est la doctrine de l’islam, unique, à laquelle il faut s’intéresser en priorité et qu’il faut connaître pour prendre conscience de l’ampleur du bouleversement qui attend les sociétés occidentales si les valeurs musulmanes finissent par s’imposer (liberté religieuse, statut de la femme, blasphème, etc.).

Et, pour finir sur ce sujet par une note humoristique :

Burkini – Les Goguettes en trio mais à quatre

L’islam, copie du judaïsme : la prière

On sait que l’islam est une copie du judaïsme dont il se prétend être le dernier successeur : les exemples d’emprunt abondent. Parmi ceux-ci, on trouve le principe du jeûne copié des juifs après l’hégire comme le rappelle l’islamologue Tayeb Chouiref dans l’émission de France 2 « Islam ».

France 2 Islam 170702 Jeune

Il est intéressant de noter que Mahomet, ayant rejeté les juifs peu de temps après l’hégire (cf. changement de direction de la prière) puisqu’ils refusaient de le reconnaître – jusqu’à décider de les massacrer dans certains cas –, en vint effectivement ensuite (2ème année de l’hégire) à établir ses propres règles de jeûne avec le jeûne du ramadan pour couper le cordon ombilical qui le liait encore aux juifs.

Régis Debray : « L’islam n’a rien à apporter »

L’islam, religion copiée du judaïsme, ne semble guère avoir depuis des siècles contribué à l’évolution du monde au point que Malek Chebel écrivait encore il y a peu : « Trop longtemps demeurés sur le bas-côté de la route, les musulmans n’ont pas été – c’est le moins que l’on puisse dire – des acteurs du progrès technologique moderne. Le monde musulman contemporain n’a rien inventé qui puisse susciter l’admiration. (…) Dans l’évaluation générale réalisée par l’ONU sur le développement durable des nations, les pays du bloc arabo-musulman se présentent (avec quelques nuances) parmi les derniers du peloton des États qui investissent dans la formation et l’éducation. »

Le lecteur peut retrouver sur ce site plusieurs articles sur cette question controversée, la discussion critique et documentée de la valeur de l’apport de la civilisation musulmane au monde, et plus particulièrement dans son rapport au monde occidental, étant systématiquement taxée par la bien-pensance mondialiste d’« islamophobie savante » en l’absence d’un argumentaire dont l’évidence se suffirait à elle-même.

À l’occasion de l’émission « Répliques » diffusée aujourd’hui (1er juillet 2017), il est intéressant d’écouter le point de vue de Régis Debray, penseur indépendant et parfois iconoclaste.

Sur ce « problème clef, qui fait mal », Régis Debray juge ainsi que « l’islam n’a pas de proposition civilisationnelle, scientifique, imaginaire, morale », que l’islam « n’a rien à offrir, rien à mettre sur la table », et que si l’islam est à l’origine d’« un trouble à l’ordre public », il ne vient pas « troubler l’ordre actuel des rapports de force entre civilisations ».