Et si nous lisions vraiment les textes musulmans au lieu d’en parler ?

Je vous propose de vous aider à plonger dans la lecture des textes musulmans authentiques, reconnus par tous les musulmans, pour, peut-être enfin (?), savoir de quoi on parle, car les médias et les islamologues ne nous aident guère en Occident à y parvenir.

Certes, il faut faire quelques efforts, mais le jeu n’en vaut-il pas la chandelle ? Que vaut la vérité ?

livret-musulman-27-juillet-2016

NB : texte librement diffusable

Le conflit islamo-occidental des civilisations existe bien

L’émission de France 2 « Islam » du 26 juin 2016 consacrée à l’éthique en islam a conduit les intervenants à aborder quelques questions fondamentales sur lesquelles il est utile de revenir et qu’il est intéressant de mettre en perspective par rapport au projet culturel musulman pour le monde tel qu’il ressort des déclarations des grandes organisations internationales musulmanes, en l’occurrence ici l’Organisation Islamique pour l’Éducation, la Science et la Culture (ISESCO en anglais).

  • Remarques sur quelques échanges intéressants

Il ne fait pas de doute que si tous les musulmans étaient aussi intelligents, instruits, mesurés et clairvoyants que les 3 intervenants sur le plateau de l’émission, l’islam ne constituerait pas la menace qu’il représente d’évidence aujourd’hui pour le monde occidental.

France 2 Islam 160626 Ethique 2

1) D’abord, on ne peut être que d’accord avec l’affirmation de l’absolue liberté de conscience de tout être humain, et donc évidemment avec la liberté d’opter pour la religion de son choix – ou pas de religion – (ce que le Conseil Français du Culte Musulman refuse encore aujourd’hui).

France 2 Islam 160626 Ethique 2 Extrait 1

Ce propos, tout à fait louable, contient par ailleurs un élément important qui distingue l’islam des autres religions, notamment le christianisme ou le bouddhisme, tellement son poids est fort dans la culture musulmane, et qui est certainement à l’origine de sa grande violence : l’idée que l’islam serait d’abord et avant tout un savoir, et non une croyance. Idée absurde mais préoccupation d’auto-justification constante du Coran, celui-ci étant supposé être par lui-même, du fait de sa prétendue inimitabilité, la « preuve évidente » de l’existence d’Allah et de la véracité du texte. Le musulman « ne croit pas qu’il a raison, il le sait » : c’est absolument fondamental à comprendre. Le doute n’est pas possible en islam face à la mécréance.

Dès lors que le musulman est sûr d’avoir raison, le non-musulman est nécessairement dans un égarement profond, dont il est d’ailleurs globalement responsable puisqu’il pourrait se convertir et refuse de le faire : il est donc par le fait coupable et discuter avec lui n’a aucun sens. C’est pourquoi le dialogue inter-religieux islamo-chrétien est une absurdité et pourquoi les politiques ne comprennent rien au prétendu phénomène de « radicalisation », qui consiste ni plus ni moins qu’à remettre à l’ordre du jour l’islam de Mahomet. Cette conception idéologique délétère est le terreau idéal pour le développement de la violence : l’islam nous en apporte tous les jours la preuve.

2) La reconnaissance du conflit de civilisations entre l’islam et l’occident, et la grande ignorance des musulmans de leur propre religion

France 2 Islam 160626 Ethique 2 Extrait 2

L’ignorance par les musulmans de leur religion est immense. L’expérience est absolument élémentaire et réalisable n’importe où : ils ne connaissent pas leurs propres textes.

Mais il est stupéfiant que l’intervenant cite l’exemple du mariage autorisé entre un musulman et une chrétienne comme signe implicite d’ouverture aux autres religions, alors que le mariage inverse – celui d’une musulmane avec un non-musulman – est absolument prohibé en islam puisque l’islam doit toujours être en position dominatrice par rapport à toute religion (les mariages avec des femmes autres que des juives ou des chrétiennes étant au demeurant interdits).

La responsabilité du monde musulman est encore une fois excusée par la colonisation, péché originel et source de tous les maux : depuis « les animaux malades de la peste », on connaît le procédé. Or le wahhabisme est tout simplement revenu indépendamment à la source de l’islam, celui que pratiquait Mahomet : c’est aussi simple que cela. Il suffit de lire la biographie de Mahomet pour s’en rendre compte.

Le problème avec le wahhabisme, c’est qu’il est fidèle à l’islam du Prophète : l’intervenant peut toujours le qualifier d’« extrêmement rigoriste », cela ne veut rien dire et en réalité valide le fait que c’est un islam doctrinalement juste. C’est aussi la raison pour laquelle l’islam de France n’a aucun contre argumentaire à fournir pour lutter doctrinalement contre l’État Islamique. L’islam est par définition en confrontation avec le monde.

3) Les musulmans modérés ne savent pas quoi faire face à la radicalisation

France 2 Islam 160626 Ethique 2 Extrait 3

La radicalisation serait due à l’« agressivité du monde », ce qui permet de réactiver le complexe de victimisation : le seul problème est que seuls les musulmans sortent dans la rue pour tuer.

Quant à la sécularisation des sociétés occidentales, c’est-à-dire l’abandon de la religion comme élément central de la vie, l’islam ne peut pas le tolérer : « un musulman ne peut pas être laïc » comme le rappelait avec justesse et de façon extrêmement directe et claire Hassan II.

  • Le projet communautariste de l’islam pour le monde

Il est intéressant, pour compléter la réflexion, de lire le rapport du sommet de l’Organisation Islamique pour l’Éducation, la Science et la Culture (ISESCO en anglais) qui s’est tenu à Doha en l’an 2000 sur le thème : « Stratégie pour l’action culturelle islamique hors du monde musulman ». Ce document est disponible à l’adresse :

http://www.isesco.org.ma/wp-content/uploads/sites/2/2015/05/StratégieExtVFLR1.pdf

C’est un document assez pénible à lire du fait notamment de son caractère laborieux et répétitif. On sent un effort maladroit et bien peu convaincant (les répétitions ne suffisant pas pour convaincre) pour mettre en avant la possibilité d’une coexistence de l’islam avec les autres populations dans les sociétés occidentales, mais, surtout, on peut y lire la réaffirmation claire de quelques notions fondamentales fondatrices du communautarisme musulman et de sa stratégie culturelle (outre le fait que le communautarisme figure explicitement dans le Coran).

1) La clef de voûte : la communauté musulmane transnationale (« Umma ») et la protection de l’identité islamique

« En croyant fermement que les communautés musulmanes d’Europe forment un élément constitutif important de la Umma islamique répandue et étalée sur une aire géographique extrêmement vaste, l’ISESCO s’est attachée à élaborer cette stratégie orientée vers nos communautés vivant en Occident, et visant à la réalisation de certains objectifs parmi lesquels il conviendrait de citer : (a) Affirmation du rôle de la culture dans la protection de l’identité culturelle des communautés musulmanes établies à l’étranger. (…) (d) Etablissement d’une grille de références et de valeurs islamiques ainsi qu’un tableau d’orientations qui guident les actions et dirigent les activités dans le sens de leur protection contre l’aliénation et l’herméticité. »

Si les chrétiens se pensent chrétiens, ils n’en accordent par moins pour autant une place essentielle et souvent première à leurs racines culturelles nationales ou régionales et au respect de la République laïque. En islam, l’appartenance à la communauté musulmane prime fondamentalement sur toute autre considération, ce qui s’explique naturellement par le fait que le monde est vu sous le prisme premier de la religion, avec un monde musulman d’un côté (le « dar-al-islam ») et un monde non-musulman de l’autre (le « dar-al-harb » ou « territoire de guerre »), perçu comme un monde nécessairement aliénant pour le musulman.

D’ailleurs, l’ISESCO « appelle à prendre conscience des fondements de la paix civilisationnelle islamique, à la protection de l’identité de la civilisation du Musulman contre les méfaits des courants idéologiques, culturels et politiques [présents dans les sociétés occidentales] qui sont incompatibles avec son identité civilisationnelle. »

2) Le rejet de la laïcité

«  Les pays d’accueil [des musulmans immigrés] se transforment en sociétés humaines pluriculturelles, ce qui a conduit les autorités de ces pays à promulguer des lois et établir des programmes pour l’intégration sociale, éducationnelle et culturelle des immigrés. Or, les pays d’accueil sont laïcs et chez eux, ils n’adoptent officiellement que la morale positive. »

Comme déjà vu ci-dessus, le rejet de la laïcité est une des bases de l’islam.

Les lecteurs attentifs constateront que la dernière phrase ne figure pas dans la version disponible à partir du lien ci-dessus. C’est que cette traduction a été modifiée a posteriori puisque je dispose d’une version antérieure (mais pas d’un lien sur le site de l’ISESCO qui permette d’y accéder) où cette phrase figure. Je peux la fournir à tout lecteur qui me la demandera. Un exemple de taqiya qui semble flagrant.

3) La préservation de l’identité musulmane suivante la lettre et l’esprit de l’islam, c’est-à-dire selon la chari’a

L’objectif affiché est de : « de sauvegarder l’identité culturelle des communautés en Occident »

Ainsi « La préservation de cette identité [islamique] exige dès maintenant une éducation islamique appropriée et saine, des programmes judicieusement élaborés ayant pour objet la conscientisation, la culturation, l’orientation, la protection sociale, suivant la lettre et l’esprit de l’Islam. »

On voit bien comment Najat Belkacem se situe dans le droit fil de cette réflexion en introduisant l’arabe à l’école de la République.

Et soyons clairs : « suivant la lettre de l’islam » revient à dire « selon la chari’a ». L’objectif est ainsi de parvenir à l’application de la chari’a en Europe.

  • Conclusion

L’islam de France est-il capable de nous proposer autre chose que des invocations face à des prises de position aussi nettes, incompatibles avec les valeurs de l’Occident ?

Tragédie de Nice : Quelle responsabilité des gouvernants qui refusent d’ouvrir les yeux ?

Les terribles événements de Nice remettent en cause le satisfecit implicite que s’accordait le gouvernement en matière de sécurité nationale. Dans une telle situation, la question se pose de déterminer précisément la responsabilité de la chaîne gouvernementale, préfectorale, etc. dans la perpétration d’un acte réalisé conformément à une procédure bien connue, et de longue date, des services de l’État ; l’enquête nous le dira. En effet, ne pas pouvoir arrêter rapidement un ou plusieurs tireurs isolés agissant seuls est une chose, ne pas être en mesure d’empêcher par un barrage solide l’accès d’une aire bondée à un véhicule lourd en est une autre. Il aurait dû être immédiatement mitraillé.

Car ce qui vient de se passer est une technique bien documentée par les terroristes eux-mêmes dans les magazines rendus disponibles publiquement sur internet et que les services de police et anti-terroristes connaissent évidemment : il suffit de lire.

Revue « Inspire » n°1 de l’été 2010 :

Inspire 1 TrucksPar ailleurs, un article du numéro 2 d’« Inspire » de l’automne 2010 dédié à l’utilisation des véhicules roulants comme outils de terrorisme pour « faucher les ennemis d’Allah » et « atteindre un carnage maximum » fournit des recommandations sur le choix du lieu, l’aménagement du véhicule, ou encore la nécessité de porter une arme puisque l’aventure se finit nécessairement mal compte tenu de l’impossibilité de fuir facilement sans être vu, ce qui a toutefois pour avantage d’assurer le martyr et le paradis pour le terroriste musulman. Ces recommandations ont été scrupuleusement suivies hier soir.

Et pour ce qui est de la justification idéologique, l’arme est toute trouvée : le Coran et les « dits » (hadiths) de Mahomet. Quelques tous petits exemples impossibles à nier (on pourrait en noircir au moins deux pages complètes) :

D’abord sur l’utilisation de la terreur :

Coran, sourate 3, verset 151. Nous jetterons l’effroi dans les cœurs des mécréants (…). Le Feu sera leur refuge. Quel détestable séjour que celui des injustes !

Coran, sourate 8, verset 12. Rappelez-vous quand ton Seigneur inspirait les anges en leur disant : « Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez leurs cous ; frappez-les sur les doigts. »

Ensuite sur la justification du martyr :

Coran, sourate 2, verset 154. Ne dites pas de ceux qui sont tués dans le sentier d’Allah qu’ils sont morts. Au contraire ! Ils sont vivants, mais vous n’en avez pas conscience.

Coran, sourate 3, verset 157. Si vous êtes tués dans le chemin d’Allah ou si vous mourez, un pardon de la part d’Allah et une miséricorde valent mieux que ce qu’ils amassent.

Coran, sourate 3, verset 169. Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah sont morts : ils sont vivants ! Auprès de leur Seigneur et bien pourvus,

Hadith authentique (Bukhari) : Anas Ibn Malik a dit : « Le Prophète a dit : Personne des élus du Paradis ne voudrait revenir en ce bas monde, dût-il posséder n’importe lequel des biens de la terre, à l’exception du martyr ; car lui, il souhaiterait revenir en ce bas monde et être tué à nouveau, et cela dix fois de suite, étant donné ce qu’il sait des faveurs divines. »

Tout ceci d’ailleurs nous montre qu’il s’agit d’actes prémédités pour des raisons religieuses, conformément aux textes musulmans sacrés, par des personnes tout à fait conscientes et responsables, et non folles comme la propagande gouvernementale veut nous le faire croire. Ou alors, qu’un responsable gouvernemental nous affirme que Mahomet était fou !

Comme le rappelait Alain Bauer il y a moins de deux mois dans une conférence publique à l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale (http://www.ihedn.fr/?q=multimedia-video-des-lundis), ces terroristes nous disent bien à l’avance ce qu’ils vont faire et comment ils vont procéder mais nous avons parfois du mal à les croire.

N’est-il pas urgent de commencer à regarder précisément ce qui est écrit dans le Coran ?

L’État Islamique est-il l’ennemi principal de l’Occident ?

  • La problématique

Il ne fait guère de doute que l’État Islamique sera vaincu lorsqu’il aura perdu ses soutiens tribaux, politiques et logistiques au Moyen Orient, sauf naturellement si Allah vient à sa rescousse. Cela peut prendre plus ou moins de temps. D’ici là, nous aurons certainement à subir de nouveaux attentats, la terreur faisant partie intégrante de l’islam de Mahomet (comme en atteste clairement sa biographie), celui-ci servant de modèle dans la conduite de la guerre aux courants musulmans fondamentalistes. Il n’y a pas que sur la plage de Sousse qu’on peut se promener avec une kalachnikov ; attention au nudisme. Cela n’anéantira toutefois pas la menace musulmane fondamentaliste dont le drapeau, n’en doutons pas, sera repris par d’autres factions musulmanes. Pour autant, cet ennemi à court terme est-il le plus nuisible aux sociétés occidentales ?

Une opinion peut être de considérer comme l’ennemi véritable d’une civilisation ou, plus modestement, d’une société, tout ce qui en entraîne sa décomposition et ronge ses valeurs fondamentales, ce processus (catalysé par la démographie) prenant du temps mais aboutissant de façon quasi-certaine.

Si la crise migratoire actuelle (dont les médias ne parlent plus guère… ?) pose un problème certain aux sociétés occidentales – en dehors du fait que de nombreux migrants migrent pour des raisons purement économiques et non de sécurité justifiant le statut de réfugié –, c’est qu’elle conduit à l’importation massive d’une culture très différente de la culture des pays d’accueil, d’autant que le culpabilisateur et funeste regroupement familial imposé le droit-de-l’hommisme européen, qui empêche par sa nature contraignante la mise en place d’une politique d’immigration véritablement réfléchie et choisie, n’a pas fini de faire sentir ses effets compte tenu de la proportion significative d’hommes seuls venant en Europe.

La question est donc de savoir, au-delà des discours convenus et de la bienséance apparente, si sur le long terme l’islam « modéré » projette de se fondre dans la société française (ou européenne) ou pas, débat qui, curieusement, ne semble guère avoir été soulevé de façon aussi forte dans le contexte de l’intégration en France d’autres communautés d’Europe ou d’Asie. Question qu’on peut reformuler de la façon suivante : l’islam de France a-t-il l’intention profonde et véritable de s’intégrer à la société française telle qu’elle est ou prétend-il en changer significativement les règles pour imposer sa vision des choses ?

  • La laïcité occidentale et l’islam

La difficulté immédiate soulevée par cette question est que, en dépit de toutes les dénégations, l’islam véritable est fondamentalement incompatible avec la laïcité qui assure un minimum de séparation de la sphère privée et de la sphère publique, puisque cette laïcité rend impossible aux yeux de l’islam la « pratique religieuse » dans toute l’étendue souhaitée (statut des femmes, mariage/divorce et droit de la famille, morale publique, justice, droit pénal, etc.). Comme le déclarait Hassan II à la télévision française : « À partir du moment où on est musulman, on ne peut pas être laïc. ».

Aussi cette laïcité n’est-elle acceptée en réalité que du bout des lèvres, l’islam de France n’ayant d’autre choix tant qu’il est encore trop minoritaire que de « faire avec » comme l’écrit Tareq Oubrou : « L’enjeu [de la vie dans un environnement sécularisé] est capital pour le monde musulman qui n’a d’autre choix que de composer avec le monde tel qu’il est. »

Aussi, ce rejet contenu (pour le moment) des valeurs de la laïcité s’exprime néanmoins concrètement et régulièrement par des « coups de canif » élargissant progressivement les entailles faites à ces valeurs. Citons-en quelques-uns à titre d’exemple :

–  Absence de respect de la loi sur la burqa : il suffit de se promener dans certains quartiers de France pour le constater aisément, le gouvernement actuel étant visiblement incapable de faire respecter la loi ou ne souhaitant tout simplement pas la faire appliquer.

–  Extension de la pratique vestimentaire consistant à porter dans l’espace public des vêtements de culture ostensiblement musulmane (Essayez voir a contrario le bikini ou la jupe un peu courte dans les pays musulmans orthodoxes, où ceux qui s’islamisent comme les Maldives…).

–  Revendication constante et conflits récurrents à propos du port du voile dans les administrations et les entreprises.

–  Demande d’instaurer des horaires distincts pour les hommes et les femmes dans certains espaces publics (ex. piscines). Demandes d’aménagement des cours d’éducation physique à l’école.

–  Revendication de salles de prière ou d’aménagement des conditions de travail pour des motifs religieux (ex. ramadan) en entreprise.

Il est intéressant de remarquer à cet égard que le gouvernement actuel étant soumis à l’influence de certaines organisations, ce point figurait dans le projet de loi El Khomri n°3600 enregistré à l’Assemblée Nationale le 24 mars 2016. Son article 6 stipulait : « Art. 6. – La liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses, ne peut connaître de restrictions que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. », ce qui était la porte ouverte à l’obligation pour l’entreprise de devoir satisfaire toutes les revendications religieuses.

Si l’expression parfaitement claire « La liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses, ne peut connaître de restrictions (…) » a disparu dans la version finale adoptée le 6 juillet 2016, l’article, dans sa nouvelle rédaction – à dessein assez incompréhensible –, n’a pas du tout refermé la porte et a même renversé la charge de la preuve : « Art. L. 1321-2-1. – Le règlement intérieur peut contenir des dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifestation des convictions des salariés si ces restrictions sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. »

Ainsi, si la pratique religieuse en entreprise n’est plus un droit, c’est en revanche à l’entreprise de démontrer qu’elle pose problème au regard d’obscurs « autres libertés et droits fondamentaux », dont la liste n’est pas donnée, ou au regard du bon fonctionnement de l’entreprise sous réserve d’une certaine « proportionnalité » dont on ne sait pas ce qu’elle veut dire. Et c’est à l’entreprise de « faire la police » en prenant l’initiative d’inscrire ce principe d’interdiction dans son règlement intérieur, contrainte supplémentaire. Bref, de quoi alimenter des contentieux religieux en pagaille.

Quelqu’un peut-il expliquer en quoi la France avait besoin de cela ?

–  Introduction de l’enseignement de l’arabe à l’école au travers de la porte détournée des ELCO, ce qui est pour certains une façon d’introduire la religion musulmane à l’école de la République, car, au-delà d’aspects culturels que l’on retrouve pour toute langue, l’arabe est la langue religieuse par excellence. En outre, il faut avoir conscience que l’arabe est le véhicule privilégié du fondamentalisme. Il est d’ailleurs tout à fait cocasse de constater que l’actuel gouvernement français fait de gros efforts pour introduire l’arabe à l’école en France au moment même où le Maroc décide (février 2016) de son côté de franciser son enseignement.

–  Maintien de l’égorgement comme procédé d’abattage des animaux, procédé épouvantable et qui a pour seul objectif de satisfaire un imaginaire divin selon des rites obscurantistes (le pire d’ailleurs étant que ce procédé n’est pas obligatoire en islam comme une lecture des écrits d’éminents responsables musulmans conduit à le constater).

–  Demandes de repas halal dans les écoles alors qu’une diversité suffisante des plats répond au besoin.

–  Pression pour instaurer un délit de blasphème.

On pourrait également mentionner les cas des migrants mariés avec des mineures (puisque l’islam autorise le mariage d’hommes mûrs avec des jeunes filles, voire des fillettes, sur la base de l’exemple de Mahomet marié à 53 ans à la petite Aïcha alors âgée de 6 ans) dont il va être intéressant de suivre le parcours judiciaire en France.

  • Conclusion

On voudrait bien que l’islam soit en mesure de proposer un modèle de valeurs réellement compatible avec celui des sociétés européennes, mais le peut-il sans être apostat ? Il est quand même curieux que l’islam de France soit encore aujourd’hui incapable de dépasser la pensée magique et le stade des invocations pour formuler une proposition écrite claire et concrète sur ce sujet, depuis toutes ces années que ce débat est soulevé.

Quand on sait que la seule organisation musulmane en charge de cette réflexion, le Conseil Français du Culte Musulman, refuse encore aujourd’hui d’inscrire l’apostasie dans les droits fondamentaux du musulman, est-il encore raisonnable d’espérer autre chose que la taqiya ? L’aveuglement coupable des politiques n’est-il pas la première cause de l’absence de débat sérieux en France sur cette question ? Ne conduit-il pas doucement mais sûrement la France de Louis XIV, de Molière, de Voltaire, de Victor Hugo, et de tant d’autres que tant de pays nous envient, à la « libanisation » et à la disparition de l’esprit français ?

L’islam contemporain est-il capable de se réformer ?

À vrai dire, tout le monde probablement le souhaite.

L’émission France 2 « Islam » d’aujourd’hui (10 juillet 2016) contient une interview très intéressante de Mohammed Arkoun ainsi qu’un échange avec les deux invités qui montre la difficulté qu’a le monde musulman actuel (reflétée par le discours des islamologues) à envisager de se réformer véritablement.

France 2 Islam 160710 Humanisme Extrait

France 2 Islam 160710 Humanisme Extrait

En filigrane de l’échange avec Mohammed Arkoun se trouve le statut sacré du Coran, texte dont beaucoup de musulmans « modernistes » seraient sans doute soulagés de se défaire, tant il est incohérent, violent, répétitif, peu innovant et source de tant de maux pour les siècles des siècles.

Les échanges avec les deux invités sont par ailleurs assez révélateurs de la difficulté qu’a le monde musulman à se prendre en charge sans invoquer l’excuse infantile de la colonisation pour expliquer sa stagnation et l’existence de « clôtures dogmatiques ». Car, depuis la fin de la colonisation (pour autant qu’elle n’ait eu que des aspects négatifs, ce qui tout à fait discutable), qu’ont fait les pays du Maghreb notamment pour faire progresser leur pays ? Pourquoi beaucoup d’immigrés venus en France ont préféré finalement ne pas retourner dans leur pays d’origine et pourquoi les 2ème et 3ème générations font-elles de même ? Il semble qu’on ait eu moins d’égard pour les rapatriés d’Algérie. Il faudrait sans doute commencer par se poser les bonnes questions.

Le ramadan : une bien curieuse pratique

Toutes les religions on spiritualités accordent une place à l’ascèse et notamment au jeûne, supposé, par un détachement forcé des choses de ce monde, permettre à l’homme de se concentrer sur sa nature spirituelle véritable et donc de se rapprocher de Dieu (pour les religions monothéistes). Cette pratique suggère quelques commentaires.

1) Le jeûne n’a d’effet réellement notable sur le corps humain qu’au bout de plusieurs jours

De nombreuses études scientifiques sur le jeûne sont disponibles aujourd’hui. La phase de jeûne court de 3 ou 4 jours est suivie par une phase de rééquilibrage du métabolisme dû au stress alimentaire lié à l’absence de nourriture et qui a notamment pour effet une détoxification de l’organisme (habituellement passive). Ce mécanisme de rééquilibrage est complexe et toutes ses facettes ne sont pas encore connues compte tenu du bouleversement hormonal et neuro-endocrinien qu’il provoque.

Beaucoup d’effets constatés ne sont pas expliqués. On utilise dans certaines circonstances le jeûne comme moyen de lutter contre certaines maladies dont on a du mal à venir à bout par des méthodes « traditionnelles » (ex. eczéma, maladies articulaires, certains cancers, certaines troubles psychiatriques, etc.).

Il paraît donc scientifiquement audacieux d’attacher un effet notable de « purification » du corps à un jeûne diurne uniquement. Et ce d’autant plus que la nuit est généralement l’occasion d’une « compensation » bien méritée !

D’ailleurs, on ne brûle pas ses graisses dans ces conditions contrairement à ce que dit le médecin interviewé dans l’émission « Islam » de France 2 diffusée le 16 juin 2016 (cf. ci-dessous). Et entendre ce médecin rattacher le jeûne du ramadan à la « surbouffe » qui caractérise l’époque contemporaine est un tour de force étonnant pour une pratique inventée il y a 14 siècles : Dukan avant l’heure !

2) Le rattachement du jeûne à la spiritualité est une projection humaine

La nature a bien fait les choses et nombre d’animaux, du fait des contraintes de leur milieu, sont amenés à jeûner sur des durées pouvant être très longues (cf. hibernation, migration). L’homme, animal lui aussi, profite d’un dispositif lui permettant de survivre dans des conditions plus ou moins difficiles. Tout cela n’a rien à voir avec la spiritualité ou la religion mais avec la nature. Il faudrait sans doute en parler à l’ours ou au manchot empereur, grands jeûneurs s’il en est, pour voir ce qu’ils en pensent.

Cela étant, l’homme reste libre de donner la signification imaginaire qu’il souhaite au jeûne : la méthode Coué n’a point de limite, surtout dans le domaine de la religion, et il est très amusant de voir le médecin de l’émission précitée plonger dans le mythe de la « pensée magique » tout en la dénonçant…

3) Le jeûne du Ramadan est une pratique dangereuse du fait de la privation d’eau

Le jeûne correspond à la privation de nourriture et non d’eau. La privation d’eau imposée par le ramadan musulman n’est pas une pratique souhaitable, et c’est même une pratique très dangereuse dans les pays extrêmement chauds comme la péninsule arabique.

4) Le jeûne du Ramadan n’a par définition aucun sens dans les pays situés très au nord et très au sud

Imagine-t-on la vie des musulmans qui auraient le malheur d’habiter près des cercles polaires avec des nuits quasiment inexistantes pendant plusieurs jours à certaines phases de l’année (et l’inverse évidemment) ? La religion, comme la justice, doit-elle changer d’opinion selon les latitudes ? Il me semble qu’un certain Pascal avait déjà répondu à cette question.

France 2 Islam 160616 Ramadan

France 2 Islam 160612 Ramadan Extrait

Conclusion : Le jeûne du ramadan n’est qu’une des multiples formes de soumission de l’homme à son imaginaire divin, qui réclame pour finir le sacrifice d’une pauvre bête qu’on égorge selon un rite antédiluvien.