La revendication de l’action violente et terroriste en islam

Compte tenu de la violence pratiquée par Mahomet dans son jihad, la violence ne pose en soi pas de problème philosophique fondamental en islam. Mais faut-il faire une distinction entre les actions de guerre de l’État Islamique et les actions qualifiées de « terroristes » par l’Occident, les politiciens occidentaux répétant à satiété, comme le reprend ironiquement l’État Islamique, que « Ces attentats n’ont rien à voir avec l’islam » et qu’« Il ne faut pas faire l’amalgame entre les terroristes et les musulmans » ?

En réalité, la notion de « terrorisme » n’existe pas dans le contexte du jihad : la fin justifie les moyens, d’autant que les musulmans se battent contre tous ceux qui s’opposent par leur mécréance à Allah, donc civils compris, et pas seulement les combattants effectifs des armées. L’action terroriste destinée à effrayer les populations, paralyser l’économie de l’ennemi, fait donc partie de la panoplie classique du jihad. Que le jihad prenne de nos jours une tournure nouvelle avec les moyens modernes qui n’existaient pas du temps de Mahomet (et les ressources financières prodigieuses résultant de l’exploitation du pétrole), cela est une évidence.

Or, tout à fait indépendamment de l’État Islamique, le Coran fournit une justification de l’action terroriste par laquelle il s’agit d’« effrayer l’ennemi » – Allah contribuant à cette tâche –, la peur étant un des aspects psychologiques importants de la guerre, comme on l’a notamment vu lors de la prise de Mossoul abandonnée par des soldats fuyant dans le plus grand désordre :

Sourate 8, verset 12 : « Et ton Seigneur révéla aux Anges : « Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts. »

Sourate 8, verset 60 : « Et préparez pour lutter contre eux [ndlr les mécréants] tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d’effrayer l’ennemi d’Allah et le vôtre, et d’autres encore que vous ne connaissez pas en dehors de ceux-ci mais qu’Allah connaît. Et tout ce que vous dépensez dans le sentier d’Allah vous sera remboursé pleinement et vous ne serez point lésés. »

C’est du moins en référence notamment à ce verset qu’ont été justifiés depuis le milieu des années 1990 des attentats musulmans au Moyen-Orient et notamment en Israël, via le concept de « terrorisme légitime » (al irhab al machrou) dévéloppé par la mouvance islamiste proche des Frères Musulmans et dont la publicité a été assurée notamment par Yusuf Qaradawi, éminente personnalité bien connue dans le monde musulman.

On voit donc que les racines de l’action violente et terroriste sont présentes dans la doctrine et la pratique prophétique de l’islam, ce qui fait dire ironiquement à l’État Islamique que « Les prétendus islamologues qui ne voient derrière l’islam « qu’un prétexte pour justifier un terrorisme sans religion » précisent, tout de même, que le terrorisme islamique est une émanation de l’islam » et que « Les soi-disant représentants de la communauté musulmane de France martèlent que « l’islam est totalement étranger à ces crimes barbares » tout en vantant, au passage, la nécessité de donner un nouvel éclairage au Coran. »

Pakistan : conversion forcée à l’islam

Pakistan : des chrétiens obligés de se convertir à l’islam pour survivre

Pakistan Conversion forcée

Par Direct Matin, publié le 2 Septembre 2015 à 14:32
http://www.directmatin.fr/monde/2015-09-02/pakistan-des-chretiens-obliges-de-se-convertir-lislam-pour-survivre-709855

Les pakistanais chrétiens n’ont que ce choix : se convertir ou mourir. [Arif Ali / AFP]

Cet été, et comme tous les étés depuis quatre ans, le Pakistan a été victime de fortes pluies et d’inondations très importantes. Parmi les victimes de cette catastrophe naturelle, des familles chrétiennes se retrouvent obligées de se convertir à l’Islam ou de devenir « esclaves ». 

Plusieurs régions du Pakistan ont été victime de pluies torrentielles et d’inondations cet été. Dans la petite région de Kasur, plus de 60 familles chrétiennes ont perdu leurs maisons et tous leurs effets personnels dans les inondations.

Sans aide du gouvernement, ils se retrouvent à la rue. Les enfants meurent de faim. Le seul moyen pour eux de recevoir de l’aide de la part du gouvernement ou d’associations musulmanes serait de se convertir à une croyance qui n’est pas la leur. Ou bien de devenir « esclaves » des musulmans.

Un traitement paradoxal

Suite aux épisodes pluvieux de cet été, les pakistanais de confession musulmane ont bénéficié d’un abri temporaire, d’eau potable et de denrées de la part du gouvernement pakistanais et d’associations.

Malheureusement, ce n’est pas le même traitement qu’on reçu les familles chrétiennes. Ils n’ont même pas de quoi se protéger contre les maladies qui accompagnent généralement de telles catastrophes naturelles.

« Les gens sont dans un réel besoin et les enfants meurent de faim. Je suis choqué par le manque d’aides accordées par le gouvernement pakistanais », déplorait Naveed Aziz, un volontaire de l’Association britannique des pakistanais chrétiens au journal britannique The Christian Post.

Se convertir pour survivre

Le président de l’association, Wilson Chowdhry, déclarait au même journal « Nous avons été informés que de l’aide avait été offerte à la communauté chrétienne de la part d’associations musulmanes en échange de leur conversion (à l’Islam) ».

Selon lui, les familles restent fidèles à leurs convictions. Mais dans leur désespoir, elles signent des contrats d’asservissement dans l’espoir de recevoir de l’aide plus rapidement. Ils deviennent ainsi « esclaves » des musulmans pour qui ils devront désormais aller travailler la terre.

Wilson Chowdhry et son association interviennent depuis quelques semaines auprès des familles chrétiennes pakistanaises dans le besoin. Mais à leur arrivée à Kasur, ils se sont rendu compte que les communautés chrétiennes y étaient beaucoup plus pauvres que dans le reste du pays.

L’association devrait pouvoir aider une soixantaine de familles à Kasur. Mais pas plus. L’association n’a pas assez de moyens pour pouvoir répondre aux besoins de tous les chrétiens dans le besoin. Les familles concernées par l’aide pourront recevoir du riz, de la farine et des médicaments. Trois puits devraient être également mis en place.

Wilson Chowdhry espère aussi que le gouvernement pakistanais arrêtera d’ignorer le besoin de la communauté chrétienne et qu’il mettra en place un système pour leur venir en aide. « Quand il faut venir aider les communautés chrétiennes, le gouvernement semble reculer« .

Citer les textes musulmans en arabe : une curieuse manie

Il ne viendrait à l’idée d’aucun chrétien de citer les Évangiles en grec pour donner plus de force à son discours. Pourquoi en va-t-il différemment avec l’islam où s’est répandue la curieuse manie d’insérer en permanence dans le discours de la phraséologie arabe ?

  • L’arabe, langue par excellence d’Allah et donc de la révélation divine

Il faut d’abord rappeler que l’islam a donné à l’arabe un statut tout à fait particulier en en faisant la langue arabe la langue de la révélation : Allah dicte à Mahomet son message en arabe afin qu’il soit parfaitement explicite et donc parfaitement compris, c’est ce qui est écrit. On ne peut être qu’étonné par cette primauté car on ne voit pas bien pourquoi l’arabe présenterait une clarté particulière par rapport aux autres langues, dans la mesure où c’est la clarté de la pensée qui fait la clarté du discours comme l’a limpidement expliqué Boileau dans l’Art poétique : « Avant donc que d’écrire, apprenez à penser. Selon que notre idée est plus ou moins obscure, l’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure. Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. »

Or le Coran dit :

Sourate 26, versets 192 à 195 : « Ce Coran, c’est le Seigneur des mondes qui l’a fait descendre, et l’esprit fidèle est descendu avec lui sur ton cœur, pour que tu sois au nombre des avertisseurs, en une langue arabe claire. »

Sourate 34, verset 3 : « (…) Rien n’existe de plus petit ni de plus grand, qui ne soit inscrit dans un Livre explicite. »

Sourate 37, verset 117 : « Et Nous leur avons donné le Livre parfaitement clair

Sourate 41, verset 3 : « Un Livre dont les versets sont clairement exposés, un Coran arabe pour un peuple qui sait, »

Sourate 41, verset 42 : « L’erreur ne s’y[le Coran] glisse nulle part : c’est une révélation émanant d’un Seigneur sage, digne de louanges. »

Sourate 41, verset 44 : « Si Nous avions fait un Coran en une langue autre que l’arabe, ils auraient dit : « Pourquoi ses versets n’ont-ils pas été exposés clairement ? Pourquoi un Coran non-arabe alors que nous parlons arabe ? » (…) »

Sourate 42, verset 7 : « Et c’est ainsi que Nous t’avons révélé un Coran arabe, afin tu avertisses la mère des cités (La Mecque) et ses alentours et que tu avertisses du jour du jugement, où sans nul doute, un groupe sera au paradis et un groupe sera dans la fournaise ardente. »

Sourate 43, verset 2 : « Par le Livre explicite ! »

Sourate 44, verset 2 : « Par le Livre explicite ! »

Pourtant les lecteurs du Coran s’aperçoivent rapidement du peu de clarté du texte, de son caractère répétitif (pourquoi des répétitions multiples si le message est clair ?), de la présence de nombreuses contradictions qui ont rendu nécessaire l’invention de la doctrine de l’abrogation, le caractère explicite du texte étant si peu explicite que de multiples interprétations en sont nées au sein même du monde musulman. Ce qui devait être le chef d’œuvre éternel produit par le maître pour la suite des temps ressemble plutôt au tâtonnement d’un élève.

  • La traduction est évidemment légitime

La force d’un message est d’être universel et donc d’être compris dans toutes les langues. 99,9% des chrétiens d’Europe n’ont jamais lu ni même entendu les Évangiles en grec, et maîtrisent encore moins l’araméen. Bien entendu, certains termes spécifiques en langue originale et donc ancienne peuvent susciter des débats d’interprétation et de traduction dans toutes les religions, quand bien même dans le cas du Coran celui-ci a prétendument été écrit « en une langue arabe [ndlr pourtant] très claire ».

Bien sûr, une compréhension du contexte est nécessaire pour donner un sens à la lecture d’un texte, notamment afin de déterminer si le texte par exemple est symbolique ou au contraire retrace (ou est censé retracer) une réalité. Mais l’objet du langage étant d’être un instrument de communication entre les hommes, il est aussi heureux que les mots aient encore un sens. Et, s’agissant de sources en arabe, si aucune traduction ne peut rendre la totalité du sens des textes arabes (pour autant d’ailleurs qu’en arabe le sens des textes soit parfaitement fixé), on peut penser du moins que certaines traductions fournissent l’essentiel de ce que chacun a besoin de comprendre (quitte si nécessaire d’ailleurs à les croiser pour mieux cerner le sens si aucun mot ou expression ne convient « parfaitement »).

  • La citation en arabe, moyen d’instaurer une distance avec l’interlocuteur non-arabisant et de nier ab initio sa légitimité critique

L’emploi de l’arabe, en dehors du fait qu’il peut être un signe de respect – puisque le texte est censé être la parole du dieu musulman, Allah – ne fournit en soi aucun indice quant à la justesse du propos ni du raisonnement. On peut dire joliment des bêtises dans n’importe quelle langue.

En réalité, l’usage de la citation en arabe est souvent un procédé condescendant pour établir une distance vis-à-vis du non-arabisant et le placer psychologiquement dès le départ dans une situation d’infériorité intellectuelle. L’argument de la maîtrise de la langue arabe est en effet généralement utilisé comme un repoussoir facile vis-à-vis des critiques des non-arabisants.

Pourtant, la réalité est beaucoup plus simple et les traductions se suffisent souvent à elles-mêmes, car vient un moment où lorsqu’il est écrit, pour prendre un exemple marquant, « tuez-les » [les non-musulmans], ou « frappez-les » [vos femmes], il est logique de penser de bonne foi, comme on nous l’enseigne à l’école élémentaire, que cela veut vraiment dire « tuez-les » ou « frappez-les » au sens le plus usuel du terme, sans plus de tergiversations linguistiques (ce qui n’exclut pas néanmoins par ailleurs que le contexte de la rédaction puisse apporter des précisions quant aux situations dans lesquelles ce commandement doit être appliqué).

La divinisation de l’arabe dans la pensée musulmane est en réalité un instrument de pouvoir. Bien qu’il n’y ait pas d’explication linguistique à cette prétendue supériorité de l’arabe sur les autres langues dans l’échange avec Dieu, Allah étant a priori polyglotte, il était logique que le Coran fût en arabe puisque c’était la langue de Mahomet et surtout parce que c’était une façon pour Mahomet d’affirmer par le biais de la langue la supériorité tribale de la communauté arabe – à laquelle il appartenait – sur toutes les autres nations, l’arabe constituant également un instrument de fédération future de tous les musulmans dans la grande communauté musulmane transnationale, l’Oumma, chacun étant censé lire et apprendre le Coran en arabe et non dans sa langue maternelle.

De ce point de vue, il est très curieux de constater que l’État Islamique ne tombe pas dans ce travers en s’adressant aux occidentaux non-musulmans et musulmans et, s’il utilise des mots faisant référence à des concepts doctrinaux précis et tout à fait courants en islam (tawhid, taqlid, manhaj, etc.), il évite la multiplication des citations inutiles en arabe. Sans doute est-ce la marque de la volonté de convaincre par la seule force du discours doctrinal quant à la nature de l’islam authentique.

Ce conflit entre la civilisation occidentale et l’islam qu’il est si difficile et si incorrect de nommer

L’interview d’Alain Finkielkraut sur Europe 1 en janvier a été une occasion rare pour un journaliste, en l’occurrence Gérard Carreyrou, de nommer sans détour la guerre de civilisation entamée par l’islam contre la civilisation occidentale.

Alain Finkielkraut 160104 Conflit de civilisation & Islam

Alain Finkielkraut 160104 Conflit de civilisations & Islam

La France ne lutte contre l’État Islamique que quand ses intérêts économiques sont menacés ?

Le plateau d’« On n’est pas couché » a donné l’occasion fin janvier 2016 à Manuel Valls d’expliciter la politique étrangère de la France : la France ne défend le Mali contre la branche africaine de l’État Islamique que parce que ses intérêts dans les ressources d’uranium des pays voisins sont menacés.

Valls Mali ASI 160128

Valls Mali ASI 160128

Verbatim :

Manuel Valls : Des soldats se sont faits troués pour aller soutenir un pays où il n’y a pas un seul intérêt économique, pas un seul – vous connaissez le Mali ? – pas un seul, pour libérer ce pays qui était sous l’emprise des terroristes.

Jeremy Ferrari : Il n’y a pas un pays derrière qu’on protège ?

Manuel Valls : Nous protégeons le Sahel.

Jeremy Ferrari : Quand on attaque le Mali, il n’y a pas de pays derrière où on a des intérêts par contre ?

Manuel Valls : Si, il y en a un notamment, le Niger, et il y a un intérêt fondamental, c’est l’uranium, pour évidemment nos industries dans le nucléaire. Il n’y a aucune honte à le dire.

Cela ne ressemble guère à une lutte constante et déterminée contre le terrorisme de l’État Islamique en tant que tel.

Cologne et Suède : de la difficulté de nommer l’islam en politique

3 singesL’échange ayant eu lieu lors d’une émission de « 28 minutes » en janvier 2016 quelques jours après l’affaire de Cologne (mais qui revient aussi sur les événements de Suède) est une démonstration assez claire de :

  1. La difficulté à nommer l’islam comme ingrédient fondamental de ces actes abjects ;
  2. La difficulté à entreprendre une analyse fondamentale du rapport de l’islam à la femme, car jamais le texte même du Coran n’est cité (pourtant il est clair) ;
  3. La volonté politique en Europe d’étouffer autant que possible tout questionnement de fond sur cette question pour rester dans le cadre utopique d’une humanité généreuse et en raison de calculs politiques qui abaissent l’idée même de ce que peut être la vie politique.

 

28 minutes janvier 2016 Cologne

28 minutes janvier 2016 Cologne 1   28 minutes janvier 2016 Cologne 2

Pourquoi les membres de l’État islamique pointent le doigt en l’air

Tawhid 1 

 Tawhid 2

  • L’unicité de Dieu

La base de l’islam, c’est le « tawhid », l’unicité d’Allah – quiconque remet en cause ce principe est un mécréant – :

Coran, sourate 3, verset 64 : « – Dis : « Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d’Allah ». Puis, s’ils tournent le dos, dites : « Soyez témoins que nous, nous sommes soumis ». »

Coran, sourate 5, verset 72 : « Ceux qui disent : « En vérité, Allah c’est le messie, fils de Marie » sont des mécréants. Alors que le messie a dit : « Ô enfants d’Israël, adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur ». Quiconque associe à Allah d’autres divinités, Allah lui interdit le Paradis ; son refuge sera le Feu. Pour les injustes, pas de secoureurs ! »

  • Combattre le « shirk » (associationnisme)

L’adoration d’Allah seul emporte évidemment le rejet de l’associationnisme (polythéisme) ou « shirk », qui contrevient au fondement même de l’islam contenu dans le « tawhid » en associant à Dieu d’autres divinités. Le Coran est tout à fait clair sur la condamnation du shirk, le pire crime qui soit, et sur la nécessité par conséquent d’y mettre un terme par tous les moyens : « (…) L’association est plus grave que le meurtre. (…) » (sourate 2, verset 217).

Les chrétiens sont à ce titre directement visés par l’islam puisque l’interprétation que l’islam fait de la Sainte Trinité – contraire à ce que disent les chrétiens eux-mêmes – est celle d’un polythéisme. Toutefois, la doctrine de l’islam prévoit que les chrétiens peuvent échapper en terre d’islam à la mort si les musulmans leur proposent le statut humiliant de « dhimmi » et qu’ils acceptent cette soumission à l’islam.

  • Combattre les avatars du « shirk » : laïcité, démocratie, nationalisme,…

L’État Islamique accorde une valeur essentielle et extrêmement forte au tawhid qui sépare la communauté musulmane de tous les mécréants, le musulman ayant l’obligation coranique de ne jamais se rapprocher des mécréants (cf. différenciation) et au contraire de s’en distinguer, et même de leur montrer de l’inimitié puisque ceux-ci doivent a minima (juifs et chrétiens) être « humiliés » (en terre d’islam).

Toute remise en cause du tawhid est assimilable à de la mécréance. C’est le cas lorsqu’un valeur, un concept, un principe d’organisation, etc. passe avant la mise en œuvre des préceptes du Coran et de la Tradition (Sunna) : cela revient en effet à subordonner les préceptes d’Allah à un autre précepte humain et donc à mettre quelque chose au-dessus d’Allah ; d’où la conclusion de l’État Islamique : « Toute personne qui, pour juger ou gouverner un pays, revient aux lois humaines et à la démocratie, a adoré un autre qu’Allah ». La mécréance peut donc prendre des formes très diverses : « la laïcité, le communisme, la nationalisme, le patriotisme, le baasisme, le capitalisme, la démocratie, (…). »

Pour l’État Islamique, «  L’appel au tawhid qu’avait entrepris Muhammad Ibn Abdillah  était fondé sur l’adoration d’Allah seul et la manifestation de l’inimitié envers les mécréants, préparant ainsi la voie à l’étape suivante qu’était le brandissement de l’épée pour combattre la terre entière « jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah ». »

En effet, le Coran dit Sourate 8, verset 39 : « Et combattez-les [ndlr les polythéistes et mécréants] jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus d’association, et que la religion soit entièrement à Allah. Puis, s’ils cessent [ndlr c’est-à-dire qu’ils se convertissent à l’islam] (ils seront pardonnés car) Allah observe bien ce qu’ils œuvrent. »

Coran, sourate 2, verset 218 : « Certes, ceux qui ont cru, ont émigré et ont combattu dans le sentier d’Allah, ceux-là espèrent la miséricorde d’Allah. Allah est celui qui pardonne, le miséricordieux. »

Aussi, « La plus grande mission de l’État Islamique et du Califat est d’établir le Tawhid sur la terre et de détruire le shirk ». « Celui dont le cœur s’est empreint du tawhid et de l’alliance et du désaveu sait que tout cela implique le combat contre les idolâtres de manière immédiate. »

 

Hassan II, commandeur des croyants, était-il islamophobe ?

Hassan II, homme d’État particulièrement lucide, nous rappelle quelques évidences musulmanes.

L’intégration des musulmans (marocains) dans l’Europe chrétienne est impossible.

Hassan II Integration

Hassan II Integration

Un musulman ne peut pas être laïc.

Hassan II Laicite

Hassan II Laicite

Les mariages entre musulmans et non-musulmans sont à déconseiller car voués à l’échec.

Hassan II Mariage mixte

Hassan II Mariage mixte