L’inavouable réalité engendre deux monstres : le déni de réalité et le mensonge

L’excellente émission « Arrêt sur images » vient de nous fournir encore (janvier 2016) une nouvelle excellente illustration de l’incapacité à reconnaître des faits – voire la capacité à les nier – de la part de représentants de la gauche « intellectuelle », qui se pense seule porteuse des idéaux de progrès.

À l’occasion d’un débat tout à fait intéressant sur le rôle de la sociologie s’est naturellement posée la question de la nature des méfaits massifs (agressions sexuelles, viols) commis lors de la nuit de la Saint Sylvestre par des migrants ou des immigrés en Allemagne (notamment à Cologne), débat plus général qui concerne également d’autres situations dans d’autres pays (ex. Suède).

On sait avec quelles difficultés ont fini par filtrer les informations relatives à ces événements. Nul doute que si les réseaux sociaux n’existaient pas, les gouvernements réussiraient à étouffer ces affaires embarrassantes et qui contredisent tous les messages gouvernementaux dont les Européens sont bombardés. Bien entendu, il convient d’être attentif aux résultats des enquêtes mais il est certain que le caractère massif et récent de ce type d’agressions coïncide curieusement dans le temps et l’espace avec la présence nouvelle de populations d’origine étrangère à l’échelle de valeurs, à l’évidence, très différente.

Comme il s’agissait pour les intervenants invités sur le plateau d’éviter à tout prix, non pas même la stigmatisation des migrants et des immigrés, mais tout simplement leur simple évocation – l’homme étant sans doute naturellement bon et perverti par la société comme nous l’a enseigné le néfaste Rousseau –, ceux-ci ont oscillé entre le déni de réalité pur et simple, et l’absurdité d’incompétence. Voici quelques extraits vidéo pour en juger :

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Arret sur images 160115 Cologne 1    Arret sur images 160115 Cologne 2

Analysons la position de chaque invité :

  • Claire Serre-Combe, présidente et porte-parole d’« Osez le féminisme »

« Il faut contextualiser » : propos vide de sens.

« La fachosphère a monté une polémique sur l’accueil des migrants, etc. » : sans doute aurait-il fallu des meurtres ?

« Marine Le Pen se trompe complètement en associant les agressions de Cologne aux Syriens car les chiffres démontrent, de prime abord, que les principaux agresseurs seraient issus du Maghreb » : cette dame ne sait visiblement pas de quoi elle parle puisque Daniel Schneidermann et Justine lui fournissent des éléments factuels complètement opposés.

« Les syriens qui sont le problème pointé » : propos absurde qui ne laisse pas de faire réagir Daniel Schneidermann : Syriens, maghrébins ou autres immigrés : « qu’est-ce que ça change ? » Réponse : « La solution au problème n’est pas la même et cela évite toute récupération raciste » : qu’est-ce que cela veut dire ?

« C’est le discours du Front National de taper sur les immigrés » : ce n’est pas le sujet : il s’agit de savoir si, oui ou non, les agressions massives ont été commises par des migrants ou autres immigrés, quelles que soient les opinions politiques qu’on peut avoir.

« Les violences faites aux femmes se déroulent tous les jours… » : tentative pitoyable de déplacer le sujet sur un autre terrain. Daniel Schneidermann est tellement stupéfait par cette tentative d’évitement qu’il revient à la charge.

« Un système de domination masculine » : merveilleux ! Il n’y a plus de problème de migrants et d’immigrés mais seulement une question sociologique qui touche toute la gent masculine.

Cette dame compare ensuite les événements de Cologne avec ce qui se passerait – selon elle – régulièrement à Bayonne : là, Daniel Schneidermann (pourtant ancien du Monde) n’en croit pas ses oreilles, et démontre avec Justine par des éléments absolument précis l’inanité du propos tenu par cette intervenante. Il en éberlué : « Nous ne sommes pas du tout dans le même phénomène, me semble-t-il [prononcé avec insistance] »

Reste la pure mauvaise foi : l’ampleur des événements de Cologne ne serait dû qu’au fait d’une dénonciation plus massive par les femmes des agressions qu’à l’habitude. Le problème n’est que celui, général, de « la violence faite aux femmes ».

La persévérance de Daniel Schneidermann (« j’insiste ») nous fait enfin toucher le but : la jeune femme s’enferme dans un déni de réalité, jusqu’à finalement révéler le motif caché de cette résistance : « Vous voulez m’entraîner sur le terrain de la nationalité des agresseurs ? », ce qui, en l’occurrence est un propos parfaitement détestable et une attitude malhonnête, comme si Daniel Schneidermann lui tendait un piège.

  • Geoffroy de Lagasnerie, sociologue

Cela démarre plutôt bien que ce jeune homme reconnaît la « tendance dans la gauche critique ou dans la gauche radicale à dire : ah ! mais c’est pareil dans la bourgeoisie, c’est pareil chez les blancs, et donc à pas vouloir aborder la spécificité du type de violence que peuvent exercer ces populations. Mais être de gauche, c’est aussi affronter la réalité ». « Il faut penser une spécificité de ce qui s’est passé en Allemagne ».

Le problème, c’est que ce jeune sociologue, qui ne connaît visiblement absolument rien à l’islam et aux règles touchant à la sexualité dans l’islam (ex. interdit de la fornication), s’embarque dans des explications toutes aussi plus fumeuses et hilarantes les unes que les autres car « il faut désexualiser ce qui s’est passé ». La violence sexuelle s’expliquerait ainsi :

« Ils n’ont pas de logement pour avoir un rapport sexuel » ; « ils n’ont pas d’argent pour draguer, aller au café et faire une rencontre, s’habiller, se laver ».

L’absurdité de ces propos fait réagir Justine (Arrêt sur Images) qui cite le cas de la place Tahrir (Égypte) où les agresseurs étaient dans leur ville et donc chez eux. Ce qui arrache à ce jeune sociologue ce pathétique commentaire : « la frustration sexuelle en Égypte, c’est un des problèmes majeurs de toute façon… » : oh ! Grandeur de la sociologie !

  • Alain Bertho, anthropologue

On se demande à quoi ont servi à cet anthropologue toutes ses années d’étude pour en arriver à des analyses aussi inexistantes. Certes on ne sait pas grand-chose et des vérifications s’imposent mais quand on a aucune piste d’analyse à proposer, il vaut mieux se taire plutôt que d’égrener les brèves de comptoir : « Il y a une spécificité : notre problème, c’est qu’on ne la connaît pas ». « Nous n’arrivons pas à identifier le phénomène ». « Dans une situation historique, on a une montée générale de la violence »

Et à propos du rapprochement entre Cologne et la place Tahrir : « on est dans des situations collectives, dans une situation générale de tension et de violence [bafouillement] non pas ethnique, mais je dirais de violence entre des populations différentes, et ça c’est à l’échelle du monde. » : toujours cette obsession de ne pas vouloir appeler un chat un chat.

  • Conclusion

La sociologie est visiblement de gauche, c’est-à-dire de ceux qui pensent comme il faut. Contre la mauvaise pensée, issue d’une réalité qui ne devrait pas être ce qu’elle est, tous les moyens sont bons : il ne semble y avoir aucune limite à la mauvaise foi.

Le charmant visage de la haine religieuse

L’émission du jeudi 21 janvier « Des paroles et des actes » a été le lieu d’un long débat sur la place de l’islam au sein de la société française. Si l’on doit regretter, comme toujours, l’absence de fond doctrinal à ce débat sur l’islam, les interlocuteurs se contentant d’en rester à la sempiternelle et inopérante dichotomie islam/islamisme sans jamais se référer à ce que disent les textes authentiques reconnus par tous les musulmans, il est intéressant d’essayer de comprendre les ressorts sociaux et psychologiques de la diatribe d’une violence inouïe formulée par la jeune enseignante musulmane sur le plateau de France 2 à l’encontre d’Alain Finkielkraut.

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Reprenons donc les différents éléments de ce discours violent et méprisant, très clairement préparé à l’avance pour être déroulé sans interruption, déniant toute légitimité à une quelconque contradiction, imperméable à tout raisonnement, et avec la volonté claire d’écraser dans l’œuf toute opposition (heureusement, elle ne portait pas de kalachnikov !).

  • Les « arguments »

Le discours de cette jeune femme apparemment charmante, mais au sourire un peu forcé et crispé, est un catalogue bien appris d’affirmations qui ne sont étayées par rien de précis. Où sont les arguments ?

La traditionnelle stigmatisation/victimisation occupe l’essentiel du discours : « La cible visée et visible, c’est surtout les musulmans » ; « les musulmans subissent des attaques » ; « Il y a une islamophobie institutionnelle et il y a discrimination dans les institutions » ; « ces attaques sont encouragées par des médias qui traitent l’information de manière totalement biaisée de sorte à faire du musulman l’ennemi de l’intérieur ». En effet, la victimisation est le refuge idéal lorsque les arguments manquent car cela évite d’avoir à en donner.

Quand on voit avec quelles difficultés les informations finissent par filtrer, en dépit de la censure gouvernementale, concernant les incidents (viols, agressions sexuelles,…) avec les migrants (Allemagne, Suède, France par exemple), on ne peut être que stupéfait d’un tel discours à front renversé. Et qui tue dans les rues de Paris avec des kalachnikovs : des juifs, des chrétiens, des athées ? Non, des musulmans.

Pourtant même Tariq Ramadan met en garde la communauté musulmane contre ce penchant évident à la victimisation qui finit par agacer l’occidental pourtant un peu naïf : « Aujourd’hui, c’est international. Partout où vous allez, vous avez le même état d’esprit, la même psychologie qui nous [ndlr les musulmans] transforme non plus en agents mais en observateurs de nos échecs. L’observateur de ses échecs, il s’assoit, et il développe une pensée victimaire. Qu’est-ce que c’est la pensée victimaire ? « Personne ne m’aime ». Et ça les musulmans : « Personne ne nous aime… » ».

Le reste du discours de la jeune femme est consacré à des attaques personnelles qui relèvent de l’odieux et du gratuit : « Ces attaques sont encouragées par des pseudo-intellectuels qui en parlent et qui font des analyses » ; « Au lieu d’éclairer les débats, vous avez obscurci nos pensées, nos esprits, avec tout un tas de théories vaseuses et très approximatives, je tiens à le dire » ; « Vous avez alimenté des amalgames » ; « Le pire : vous vous êtes permis, vous vous êtes octroyé le droit de parler de l’islam, de parler des musulmans et de parler des quartiers populaires alors que vous n’en avez ni les compétences, ni la légitimité » ; «  De quel droit parlez-vous de cela ? ». En fait, on ne sait pas de quoi cette jeune femme parle : quelles analyses ? Sur quels sujets ? Quelles théories vaseuses ? Quels amalgames ? Et pour parachever le tout, l’argument classique de l’absence de légitimité, la légitimité n’étant visiblement pas corrélée à l’intelligence de la pensée.

Quant à l’insulte, on la frôle mais la jeune femme l’évite pour ne pas finir devant les tribunaux pour injure (même si la victime n’aurait certainement pas la bassesse de se résoudre à une telle démarche), puisque cette jeune femme dit elle-même en faisant référence au mot « salaud » : « j’aurais pu le dire mais je ne l’ai pas dit » (ce qui, de fait, fait que c’est tout comme). Ce discours assez abject à l’attention d’Alain Finkielkraut rappelle furieusement les prouesses d’Edwy Plenel dans son odieux petit livre : « Pour les musulmans ».

Que reste-t-il finalement de consistant permettant de faire avancer la compréhension ? Rien. Une suite d’affirmations et d’opinions, exutoire ostensible d’un trop plein de ressentiment et de haine (la judéité d’Alain Finkielkraut y est-elle d’ailleurs pour quelque chose ? On peut légitimement s’interroger).

  • L’expression d’une culture identitaire et communautariste incapable de dialoguer ?

Cette diatribe, procès stalinien d’un philosophe déjà condamné d’avance (heureusement pour lui que nous ne sommes plus au début des années 40…), peut-elle être considérée comme une illustration assez caractéristique des difficultés de l’islam à envisager la moindre approche critique de la culture musulmane et de ses principes, sans parler même de remise en cause (comme les chrétiens ont pu le faire avec Vatican II, de façon d’ailleurs guère heureuse d’un point de vue doctrinal ; mais c’est une autre question) ? On peut le penser, à lire ou à écouter certaines personnalités musulmanes bien connues.

Ainsi, comme l’écrit ou le dit Tariq Ramadan, « L’un des plus grands défis, c’est cette toile de fond psychologique qui consiste à se regarder et à être regardé par le prisme de nos problèmes. C’est de ça dont il faut se libérer d’abord ». « L’absence de débat critique et serein est l’un des maux qui rongent la pensée musulmane contemporaine ». « Les dialogues et les débats manquent infiniment à l’intelligence musulmane contemporaine ». « Depuis longtemps les musulmans ne savent plus se mettre d’accord intellectuellement pour quelque chose (une idée, un projet ou un engagement) : ils ne se rapprochent émotionnellement les uns des autres et offrent parfois un front apparemment uni que lorsqu’il s’agit de se mobiliser contre un potentiel ennemi, une provocation ou une attaque. Loin du dialogue critique, l’union est effectivement émotive, souvent excessive, ponctuelle et éphémère. »

Malek Chebel écrit pour sa part : « L’esprit musulman d’aujourd’hui répugne à se voir reprocher, même avec doigté, l’absurdité logique de telle pensée anachronique ou fossile, surtout si elle a été codifiée par le Coran ou la sharia ». « Celui qui analyse les difficultés que rencontrent aujourd’hui l’islam et les musulmans est frappé par la faiblesse de la pénétration de la pensée rationnelle dans la pensée religieuse. »

Il est vrai que développer une pensée critique est difficile lorsque votre religion vous impose une soumission qui semble bien opposée à la liberté chrétienne :

Coran, sourate 2, verset 229 : « (…) Voilà les ordres d’Allah. Ne les transgressez donc pas. Ceux qui transgressent les ordres d’Allah sont des injustes. »

Coran, sourate 24, verset 51 : « La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Allah et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est : « Nous avons entendu et nous avons obéi ». Et voilà ceux qui réussissent. »

Coran, sourate 33, verset 36 : « Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah et son messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Quiconque désobéit à Allah et à son messager est dans un égarement évident. »

Yusuf Qaradawi, éminente personnalité religieuse musulmane précise : « Il n’est pas nécessaire pour le musulman de connaître en détail quel est le mal pour lequel Dieu a interdit telle chose. Il se peut que lui échappe ce qui apparaît à d’autres. Il se peut que ce mal ne soit pas découvert à telle époque et qu’il devienne apparent plus tard. Le musulman doit toujours dire : « Nous avons entendu et nous avons obéi ». »

Un récent colloque à l’Institut du Monde Arabe (26 novembre 2015) avait d’ailleurs pour thème cette question réellement surprenante : « Quelle place dans la religion musulmane pour une véritable liberté personnelle, de conscience et de choix ? ». C’est dire ! Car on ne se poserait pas la question si tout cela allait de soi dans la culture musulmane. Interrogé par le public de façon très claire au sujet du l’apostasie et du jihad, Abdennour Bidar, pourtant musulman « progressiste », a refusé lors de cette conférence de répondre et a éludé les questions de façon manifeste.

Cela étant, lorsqu’on sait que l’islam de France refuse encore aujourd’hui le droit d’apostasier aux musulmans, c’est-à-dire n’accorde pas aux musulmans la liberté consistant à choisir de changer de religion ou à devenir athée (l’apostasie étant punie sévèrement dans les pays musulmans – parfois jusqu’à la mort conformément à la règle édictée par Mahomet –), on se doute bien qu’il y a un sérieux problème avec le vénérable vivre-ensemble dont on rebat les oreilles des Français de tous côtés depuis des années, invocation pieuse mais sans effet.

Les courants critiques de l’islam, comme le mutazilisme, n’ont guère survécu dans l’histoire de l’islam, et comme l’écrit Tareq Oubrou : « Pour qui veut lutter contre l’obscurantisme qui frappe aujourd’hui le monde musulman, la France n’est pas forcément un endroit de tout repos. (…) Tout discours élaboré sur Dieu, l’interprétation du Coran ou la nécessité d’adapter sa pratique à un environnement sécularisé s’apparente pour la plupart des musulmans, en particulier les jeunes littéralistes, à un blasphème ».

Le renouveau et l’extension du wahhabisme, fortement soutenu par l’Arabie Saoudite et par le Qatar, ont remis à l’ordre du jour avec des moyens considérables – utilisés jusqu’en Occident pour financer des moquées ou des communautés et répandre l’islam dans la société française – un retour à la pureté de l’islam des origines, celui de Mahomet, qui a ouvert la période du Jihad, « combat armé dans la voie d’Allah ».

Le renvoi constant à la vie du Prophète, à ses pratiques, est d’ailleurs une des caractéristiques de la littérature produite par l’État Islamique, qui documente de façon rigoureuse sa doctrine : ce n’est pas un hasard. Face à cette littérature, y a-t-il une réponse de l’islam prétendument « modéré », s’appuyant également sur les textes musulmans authentiques ? On la cherche…

Car Mahomet n’est-il pas le meilleur musulman, le modèle ? Or c’est bien lui qui a déclenché le jihad, chassé et exterminé les juifs de Médine (en égorgeant les prisonniers de la tribu juive des Banû Quraydha « jusqu’à leur extermination totale »), appelé à tuer les juifs si l’on suit la Sunna authentique (« Vous combattrez les juifs au point que si l’un d’entre eux se cache derrière une pierre, la pierre dira : Ô adorateur de Dieu ! Voilà un juif derrière moi : tue-le ! »), multiplié les batailles, razzias,…, vendu les femmes et les enfants capturés sur les marchés… Autant d’éléments parfaitement clairs et documentés, figurant dans la Sîra (biographie musulmane) de Mahomet – texte que tout le monde devrait lire –, et qui font clairement écho à ce qui se passe notamment au Moyen Orient de nos jours.

Aujourd’hui, le dialogue inter-religieux ne sert à rien sauf à prendre le thé, ce qui est en réalité assez normal. À partir du moment où chaque religion prétend détenir seule l’unique vérité, aucun dialogue n’est en réalité possible sauf celui portant sur les conditions de la tolérance entre communautés, chacun suivant son chemin spirituel vers le salut, à cette « nuance » près que la doctrine de l’islam rejette tout à fait viscéralement l’idée de liberté religieuse et de laïcité telles que l’Occident, et en tous cas la France, les comprend.

Le mépris visible qui suinte des pores du visage de la jeune intervenante n’est guère surprenant. Sans doute pense-t-elle, comme lui enseigne le Coran (sourate 3, verset 110), être supérieure à son interlocuteur et n’avoir qu’une bonne leçon – voire une correction – à lui infliger, pour l’humilier (comme il est écrit par ailleurs dans le Coran) : « Vous [ndlr les musulmans] êtes la meilleure communauté suscitée chez les hommes : vous ordonnez ce qui est convenable, vous interdisez ce qui est blâmable et vous croyez en Allah. Si les Gens du Livre [ndlr les juifs et les chrétiens] croyaient, ce serait meilleur pour eux. Parmi eux se trouvent des croyants mais la plupart d’entre eux sont des pervers ».

Comment, dans ces conditions, envisager le début d’un quelconque dialogue sincère ?

  • Conclusion

L’attitude de cette jeune femme semble emblématique de l’attitude d’une partie importante de la communauté musulmane qui méconnaît les propres textes de sa religion et vit cette religion comme un ferment identitaire, creuset nocif qui va faciliter le ruminement de frustrations, au lieu d’envisager la possibilité de transformer l’islam en sagesse, en le débarrassant, au moins en pratique (puisque cela est impossible d’un point de vue doctrinal : on ne touche pas à la parole d’Allah !), de tout ce qui rend impossible une véritable rencontre avec l’Occident, une authentique ouverture au monde moderne.

Comme l’explique Alain Finkielkraut, l’islamophobie est utilisée aujourd’hui à tous propos pour attaquer tout non-musulman un peu critique, sans compter le politiquement correct et la dictature gouvernementale et judiciaire qui progressivement et sûrement étouffent la liberté d’expression en France pour masquer des années d’irresponsabilité et la gravité actuelle de la situation.

Faut-il compter sur les quelques penseurs musulmans contemporains qui osent enfin élever la voix pour tenter de réformer l’islam (Malek Chebel, Abdennour Bidar par ex.), et qui seraient sans doute vilipendés avec force et traînés dans moult procès par toutes les organisations de défense des droits de l’homme s’ils étaient juifs ou chrétiens (Éric Zemmour en sait quelque chose) ? C’est un bien mince espoir, qui ne rend guère optimiste, mais qu’avons-nous d’autre ?

Not Imam name !

Pourquoi est-il si difficile à certains de condamner les attentats musulmans ? Tout simplement parce que c’est faire la lumière sur ce que contiennent véritablement les textes musulmans authentiques, auxquels l’État Islamique se réfère de façon constante dans ses publications, et de façon tout à fait précise (avec les références), contrairement à la quasi-totalité des islamologues musulmans qui évitent de citer ces textes et ne présentent en réalité dans leurs ouvrages que leur propre opinion.

L’État Islamique met là le doigt sur un point crucial de la doctrine musulmane et dit en s’adressant aux musulmans qui le critiquent : « « Daesh, pas en mon nom ! » Les musulmans veulent qu’on sache qu’ils n’ont rien à voir avec cet islam-là ! Dommage, c’est le bon ! ».

Or le rejet naturel des exactions de l’État Islamique ne doit pas conduire à éluder ce débat fondamental sur la doctrine de l’islam. Pourquoi à votre avis l’État Islamique écrit-il : « Apprenez votre religion ! Apprenez votre religion ! Lisez le Coran, méditez-le et mettez-le en application. » ou encore « Étudiez la vie du Prophète et des compagnons et voyez quel était le but de leur vie. » ?

Faut-il, après s’être documenté, finir par se ranger à l’avis de l’État Islamique : « La Sirah [ndlr biographie] du prophète Muhammad elle-même, est considérée comme une méthodologie détaillée pour établir la religion sur terre, juger et administrer les serviteurs d’Allah par Sa Loi. » ? Qu’est-ce qu’un monde musulman qui vit sous la règle de la Loi d’Allah telle qu’édictée par le grand Mahomet, le modèle parfait que doivent s’efforcer de suivre tous les musulmans ?

Une seule réponse : FAITES-VOUS VOTRE OPINION EN LISANT LES TEXTES MUSULMANS AUTHENTIQUES, c’est-à-dire reconnus par tous les musulmans, ET NE VOUS SOUCIEZ PAS DE CE QUE DISENT LES ISLAMOLOGUES !

Après Ajaccio, le C.F.C.M. prône le vivre-ensemble mais refuse toujours aux musulmans le droit d’apostasier…

La doctrine musulmane est claire : un musulman n’a pas la liberté d’apostasier. L’apostasie est punie très sévèrement dans les pays musulmans, parfois jusqu’à la peine de mort. Voici, pour vous en convaincre, quelques textes musulmans reconnus par tous les musulmans :

Coran, sourate 2, verset 217. « (…) Ceux parmi vous qui abjureront leur religion et mourront infidèles, vaines seront leurs actions dans la vie immédiate et la vie future : ceux-là seront les gens du feu ; ils y demeureront éternellement. »

Coran, sourate 3, verset 90. « Ceux qui ne croient plus après avoir eu la foi, et laissent augmenter encore leur incrédulité, leur repentir ne sera jamais accepté. Ceux-là sont vraiment les égarés. »

Coran, sourate 16, verset 106. « Celui qui a renié Allah après avoir cru – sauf s’il y a été contraint et dont le cœur reste paisible dans sa foi –, ceux qui ouvrent leur cœur à l’impiété, ceux-là auront sur eux la colère d’Allah et un châtiment terrible. »

Hadith (Bukhari, Abu Dawud, Malik, Ibn Hanbal) : Mahomet a dit : « Celui qui renie sa religion [ndlr l’islam], tuez-le ».

Hadith (Bukhari, Muslim) : D’après Abd-Allah ibn Masûd, l’Envoyé d’Allah a dit : « Il n’est pas permis de verser le sang d’un musulman qui témoigne qu’il n’y a d’autre divinité qu’Allah et que je suis l’Envoyé d’Allah, sauf dans ces trois cas : l’époux adultère, le coupable d’un meurtre et l’apostat qui abandonne la communauté musulmane ».

Hadith (Bukhari) : D’après Ikrima, Ali avait fait brûler des criminels. Ibn Abbas, l’ayant appris, dit : « Si c’eût été moi, je ne les aurais pas brûlés, car le Prophète a dit : « Ne punissez pas avec le châtiment qui appartient à Dieu », mais je les aurais simplement tués conformément à ce précepte du Prophète : « Celui qui change pour une autre la vraie religion [ndlr l’islam], qu’on le tue ».

Yusuf Qaradawi, président du Conseil européen des fatwas et de la recherche, particulièrement au fait de l’orthodoxie de la doctrine de l’islam, rappelle donc sans ambiguïté la condamnation de l’apostasie : « Dieu exalté a dit : « Ne tuez pas, sauf en toute justice, votre prochain que Dieu a déclaré sacré »  (Coran, sourate 6, verset 151). Cette justice dont parle le Coran désigne la sanction d’un péché dans l’un des trois cas suivants : 1) le crime prémédité. Si l’on détient des preuves sûres qu’une personne a tué quelqu’un, on oit lui appliquer la loi du talion : « vie pour vie ». (…) ; 2) l’accomplissement prouvé de l’acte immoral de la fornication par un musulman marié (…). ; 3) l’apostasie de l’islam après l’avoir embrassé et le dire ouvertement pour défier la société islamique. L’islam n’impose à personne de devenir musulman mais il ne tolère pas qu’on joue avec la religion (…). »

Yusuf Qaradawi en explicite les raisons : « La mort de l’apostat vise en fait à protéger la religion et la société de ses méfaits et ne constitue pas un déni de la liberté de conscience vu le tort qu’il fait à autrui en piétinant leurs droits. Les intérêts de l’État et de la société prévalent sur l’intérêt individuel personnel. Cette question est en vérité similaire à ce que les lois modernes qualifient de « haute trahison », à la suite des préjudices qui en découlent pour l’intérêt général. » Il précise utilement que : « La question de la condamnation à mort de l’apostat relève des prérogatives de l’État. C’est au gouvernement islamique qu’il appartient d’en juger, et les institutions, associations ou centres islamiques ne sont pas concernés par cette question. »

On sait d’ailleurs le sort piteux connu par la tentative de Tariq Ramadan en 2005 qui visait à un moratoire (et non l’abolition…) sur l’application des châtiments corporels : la plus prestigieuse autorité religieuse arabo-musulmane depuis des siècles, l’université égyptienne d’Al-Azhar lui infligea un camouflet cinglant en rappelant que les châtiments corporels, peines prescrites par Allah, sont un des fondements de l’islam.

Si la peine capitale ni aucune autre peine d’ailleurs – merci à l’Occident ! – ne sont encourues en France en cas d’apostasie, la question se pose alors de savoir si l’islam de France reconnaît aux musulmans ce droit, ce qui revient à leur reconnaître la liberté de conscience. La réponse est simple : NON ! (pour autant que le C.F.C.M. représente l’islam de France, ce que beaucoup de musulmans contestent).

En effet, un débat ouvert en France sous Jean-Pierre Chevènement (1999) avait pour objectif de rédiger une charte des musulmans de France. À cette occasion, l’inscription du droit imprescriptible de liberté de conscience (et de liberté religieuse), et donc le droit d’apostasier, a été évoqué : finalement il a été rejeté par le C.F.C.M. qui rédigeait cette charte. Ce point est tout à fait clair et son authenticité est a été confirmée dans une interview donnée en 2011 par Chems-Eddine Hafiz, vice-président du C.F.C.M..

Il va de soi que la Convention citoyenne des musulmans de France pour le vivre-ensemble publiée par le C.F.C.M. à l’été 2014 ne pouvait pas mentionner l’apostasie de façon précise, sauf à confirmer cette analyse et la validité de la condamnation claire de l’apostasie, au risque sinon de se trouver en porte-à-faux avec la doctrine musulmane et par conséquent avec tout le monde musulman.

Aussi, la clarification de cette question par une formulation totalement dépourvue d’ambiguïté a été omise dans la rédaction de cette Convention au profit, dans l’article 1, de la mention floue et lénifiante d’une notion générale de liberté de croyance, d’ailleurs non définie : « Les musulmans de France sont attachés à : La liberté de croyance pour tous les citoyens, (…) » 

Laisser entendre que la liberté de croyance ainsi formulée contient la liberté d’apostasier est tout simplement un mensonge. L’objectif de la Convention est surtout de rassurer la société française sur une prétendue compatibilité de l’islam avec les valeurs de la France, quitte à éluder les questions qui fâchent. Pourquoi le C.F.C.M. n’a-t-il pas tout simplement écrit (dans cette charte ou ailleurs) : « Tout musulman est en droit d’apostasier et ainsi de quitter l’islam. » ? Parce qu’il en est incapable, quand bien même il voudrait l’envisager.

Ainsi, on voit que les musulmans de France, de façon directe ou indirecte, que ce soit via le C.F.C.M. ou une autre autorité en France, rejettent fondamentalement, au plus profond de leur doctrine et de leur culture, l’idée de liberté religieuse qui emporte nécessairement la possibilité de changer de religion.

Ce seul point suffit à créer un conflit de valeurs fondamental entre l’islam et l’Occident. On peut que recommander au lecteur de faire l’expérience d’interroger tout musulman qu’il rencontre sur cette question, en ayant bien en tête les références musulmanes ci-dessus : je gage que l’expérience sera particulièrement intéressante !

Michel Houellebecq est un prophète ! Et Manuel Valls l’antéchrist !

Interviewé par la Radio Télévision Suisse en marge du forum de Davos, Manuel Valls a déclaré (19 janvier 2016) une chose inouïe qui en dit long sur sa vision délabrée de l’Europe et la soumission qu’il s’apprête à faire subir à la France : « L’Europe et la France doivent faire la démonstration que l’islam est compatible avec notre démocratie, l’égalité entre les hommes et les femmes, et nos valeurs. »

 RTS Valls 160119

RTS Valls 160119

Oui, vous avez bien entendu : c’est à l’Europe et à la France de faire la démonstration, et non l’inverse, ce qui est quand même une évidence, c’est-à-dire à l’islam de faire la démonstration qu’il peut être compatible avec le modèle social et culturel français !

Outre le renversement des valeurs au profit de l’islam contre la France historiquement chrétienne, ce propos démontre la méconnaissance profonde par Manuel Valls de la doctrine de l’islam. L’égalité entre les hommes et les femmes en islam : où Manuel Valls a-t-il inventé cela ? L’incompatibilité de l’islam avec les valeurs de la France est irréductible. Sans doute Manuel Valls n’a jamais lu le Coran comme son collègue Alain Juppé (cf. lire le Coran).

Le pire est que cette parole n’est pas le fruit du hasard et une erreur de formulation excusable, car, vous le remarquerez, le journaliste ne lui pose pas la question. C’est Manuel Valls lui-même qui tient à placer explicitement ce message dans la conversation.

J’en conclus, face à cette éclatante vérité qui m’aveugle, que Michel Houellebecq est un prophète !

Le jihad rend-il aveugles les occidentaux ?

L’émission « Arrêt Sur Images » fait partie des rarissimes bonnes émissions sur internet qui n’hésitent pas à aborder des sujets qui fâchent, résistent aux pressions en creusant avec courage ces sujets, en dénonçant des mensonges et en disant des vérités qu’on veut cacher, et qui surtout invitent des personnes qui ont quelque chose à dire, et pas seulement les ténors de la communication, du journalisme, des chaires professorales de l’élite française, etc. qui, le plus souvent, ne disent rien de vraiment intéressant et vendent leur discours politiquement correcte et leurs publications.

Mais, s’il y a un sujet bien difficile à conceptualiser, même dans le cadre de ces émissions, c’est le dévouement à une religion jusqu’à la mort. L’émission d’Arrêt sur Images du 7 janvier 2016 en est un bon exemple. Daniel Schneidermann s’interroge certes sur la détermination des combattants de l’État Islamique dans le cadre d’une émission consacrée au jihad mais semble incapable d’assimiler l’idée que des personnes puissent volontairement, en toute conscience, après mûre réflexion, accepte de mourir de façon certaine en combattant, c’est-à-dire, dans leur référentiel, de mourir martyr au combat.

Le reportage pourtant laisse clairement entrevoir que le combattant suivi par les journalistes n’a rien d’un déséquilibré, atteint de douloureux problèmes psychiatriques qui seraient l’unique cause d’un désespoir qu’il s’apprête à noyer dans la dissolution de son corps et de la mort. Au contraire, il semble tout à fait normal, et a même une femme avec laquelle il entretient semble-t-il une relation normale.

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Il est vrai que dans le référentiel occidental, on a oublié depuis longtemps l’idée qu’on pouvait véritablement croire dans une religion et agir en conséquence. Ce courage, ou plutôt cette intime conviction, a déserté les plaines polluées du consumérisme occidental depuis des décennies. Les gouvernements tentent encore de l’entretenir – avec difficulté – dans les armées (qu’une armée occidentale perde de nos jours un soldat et c’est un drame en matière de communication : la guerre n’est plus « propre ») car il arrive parfois des situations difficiles où l’on sait que les chances d’en sortir vivant sont infimes. Mais on ne se sacrifie plus guère pour la patrie ces derniers temps.

Que dans le monde moderne, un individu puisse encore concevoir qu’il atteindra le paradis en mourant, conformément à ce que sa religion – l’islam – lui enseigne de façon indubitable (cf. martyr), est proprement inconcevable pour un occidental. Éberlué, l’occidental n’a d’autre ressource que de considérer que l’individu en question est nécessairement atteint de troubles psychiatriques s’il vit en Occident, car s’il vit encore dans des pays arriérés mentalement ou économiquement, comme au Moyen Orient, le sacrifice de sa personne par le combattant est encore conceptualisable au nom de la défense de son pays de naissance : c’est ce que semble vouloir signifier Daniel Schneidermann. C’est une vision qui, malheureusement, en excluant une réflexion doctrinale qui a d’immenses conséquences, se prive de toute capacité d’analyse.

La censure : elle semble bien présente même sur les chaînes de télévision soit-disant indépendantes !! Belle leçon.

Une jeune journaliste se fait censurer en direct place de la République parce qu’elle ose répéter tout simplement ce que lui ont dit des familles endeuillées par les attentats du 13 novembre, « familles qui ne sentaient pas concernées par cet hommage… ».

 Censure BFMTV 160110

Censure BFMTV 160110

Peut-il y avoir un doute sur la réalité de cette censure ? Le son est très audible quoique prétexte la journaliste au siège (a-t-elle des problèmes d’audition ?), l’image bonne. La coupure intervient curieusement à un moment bien précis après un propos « dérangeant ». La vidéo a été retirée très rapidement d’internet.

Y a-t-il une autre explication qui trouverait sa justification dans la présentation complète de cette séquence ? C’est possible. Nous attendons avec impatience que BFMTV éclaircisse ce mystère.

Mein Kampf et le Coran : même combat ?

À l’heure (janvier 2016) où Mein Kampf vient de tomber dans le domaine public et où les éditions Fayard s’apprête à éditer une nouvelle traduction critique commentée, la première depuis celle de 1934, les débats vont bon train dans les médias pour savoir si cela est une bonne idée et si cela ne devrait pas être empêché, voire interdit. Pourtant, il ne fait aucun doute que l’intérêt historique de cet ouvrage pour la compréhension du phénomène nazi et de l’évolution de sa doctrine est évident.

Il ne fait également aucun doute que la teneur antisémite profonde de cet ouvrage est tout à fait détestable et qu’il ne s’agit donc ici pour les personnes impliquées dans ce projet que de faire œuvre d’historiens et non, en quelque façon que ce soit, de propagandiste.

  • Les appels aux meurtres dans le Coran

Mais il est très curieux que tous les beaux esprits qui s’effraient aujourd’hui de la réédition de cet ouvrage n’élargissent pas le débat à d’autres ouvrages qui appellent à la haine, au premier rang desquels figure le Coran, et les hadiths de Mahomet : ces ouvrages vont d’ailleurs beaucoup plus loin en appelant ouvertement à la violence et au meurtre (de non-musulmans), de façon parfaitement explicite et indiscutable. Il est trop long dans le cadre de cet article de mentionner tous les passages qui appellent à la violence ou aux meurtres des non-musulmans, tellement ils sont nombreux. En voici quelques-uns relatifs au meurtre (en mettant même de côté le cas des apostats qui méritent bien entendu la mort cf. apostasie en islam) :

Coran, sourate 2, verset 191 : « Tuez-les [ndlr les incrédules], où que vous les rencontriez ; et chassez-les d’où ils vous ont chassés [1]. (…)» 

[1] Mahomet a décidé de quitter La Mecque : il n’a pas été chassé. Avec les persécutions à La Mecque (cf. persécution), c’est un mythe fondateur et fondamental de l’islam sur lequel repose toute la théorie de la légitime défense pour excuser le jihad.

Coran, sourate 8, verset 17 : « Ce n’est pas vous qui avez tué les mécréants : mais c’est Allah qui les a tués. (…) »

Coran, sourate 9, verset 5 : « Après que les mois sacrés se seront écoulés, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. (…) »

Coran, sourate 33, verset 26 : « (…) Il [Allah] a jeté l’effroi dans leurs cœurs ; un groupe d’entre eux vous tuiez [ndlr les mâles], et un groupe vous faisiez prisonniers [ndlr les femmes et les enfants]. »

Coran, sourate 9, verset 111 : « Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah : ils tuent, et ils se font tuer. (…) »

Hadith (Bukhari 2925) : Mahomet a dit : « Vous combattrez les juifs au point que si l’un d’entre eux se cache derrière une pierre, la pierre dira : Ô adorateur de Dieu ! Voilà un juif derrière moi : tue-le ! ».

Ainsi, le Coran et la Tradition musulmane ne choquent pas les beaux esprits parisiens alors qu’il y a plusieurs millions de musulmans en France qui reconnaissent tout à fait ces textes comme leurs et que des attentats ont lieu en France avec des dizaines de morts au nom de cette religion ! Interdire Mein Kampf et autoriser le Coran : n’y aurait-il pas deux poids, deux mesures ?

  • De la dictature de la bien-pensance

D’abord, nous touchons là certainement à la stupidité des lois et des raisonnements dont l’objectif est de bâillonner la liberté d’expression. Non pas que toutes les opinions soient défendables ou respectables, mais comme l’a rappelé avec grande intelligence l’avocat Marc Bonnant, la liberté d’expression n’a pas de limite, elle doit pouvoir aller jusqu’à l’abject car « les idées abjectes s’asphyxient dans la liberté ; elles prospèrent dans l’interdit. » (cf. Bonnant)

Mais surtout, cette démarche intellectuelle se comprend tout à fait lorsque l’on se rappelle que le socialisme a toujours prétendu (comme le national-socialisme et le fascisme qui en sont issus) savoir ce qui est bon pour le peuple, quitte à le lui imposer même s’il n’est pas d’accord. Dans ce contexte, l’anéantissement la pensée individuelle petite-bourgeoise mais libre a toujours été une obsession de la dictature de la pensée de gauche. Ce n’est pas un hasard si le socialisme a un lien naturel avec la dictature.

En effet, souvenons-nous que « le socialisme est une doctrine d’organisation sociale qui entend faire prévaloir l’intérêt, le bien général, sur les intérêts particuliers au moyen d’une organisation concertée » (Le Petit Robert). Mais qui définit l’intérêt général ? Que se passe-t-il quand une classe politique investie par le peuple le trahit outrageusement, sans aucun respect, et va contre sa volonté, en refusant en outre de le consulter même lorsqu’il s’agit de la remise en cause de ses racines profondes et historiques ?

Dans le contexte de la réédition de Mein Kampf, un bon exemple est donné par l’intervention d’Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de Gauche, sur le plateau d’Arrêt sur Images le 17 décembre 2015. Ce représentant emblématique de la bien-pensance totalitaire justifie in fine, après avoir tourné autour du pot et s’être défendu d’être démangé par la tentation de la censure (pieux mensonge immédiatement avoué…), la nécessité de ré-interroger l’intérêt d’une censure qu’il souhaiterait en réalité voir s’appliquer à cette réédition.

Et quel est l’argument ? Le peuple vote mal ! En effet, Alexis Corbière semble effrayé par la masse des électeurs ayant voté pour le Front National ou Debout la France ! aux élections régionales de 2015 : magnifique aveu que l’on pourrait résumer ainsi : « Amis, vous votez mal : il faut donc que nous chargions de la sainte tâche de redresser votre conscience » !

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Verbatim : « Il doit y avoir un point de vue civique : où est l’intérêt général ? où est l’intérêt général ? Je le dis : moi, je suis pour que les historiens puissent travailler mais il est autre de chose qui est de considérer, dans la période qui vient, avec les résultats des dernières élections régionales, je le dis clairement : est-ce qu’il est neutre aujourd’hui qu’on dise : ah ben oui cela doit circuler ? Des ouvrages dans lesquels il y a des formulations d’une xénophobie et d’un antisémitisme violent et toujours actuel hélas. »

  • Conclusion

Et après on voudrait que les Français, dont on se moque sans vergogne à tour de bras, auxquels on prétend dicter ce qu’ils doivent penser, aient encore de la considération pour leur classe politique et journalistique ?

Apologie de l’opération suicide : signe de trouble mental ou profondeur de la conviction musulmane ?

Selon Le Parisien du 28 décembre 2015, l’épouse française de Samy Amimour, un des trois kamikazes tués au Bataclan le 13 novembre, actuellement en Irak, a écrit à certaines de ses connaissances pour leur faire part de sa fierté.

Samy Amimour

  • La fierté de donner sa vie pour la cause d’Allah

Dans des courriels découverts par les enquêteurs après les attentats, elle se réjouit : « j’ai encouragé mon mari à partir pour terroriser le peuple français qui a tant de sang sur les mains ». « Je suis tellement fière de mon mari et de vanter son mérite, ah là là, je suis si heureuse… ». La jeune femme, qui vient d’avoir un enfant selon le quotidien, prévient son interlocuteur: « Tant que vous continuerez à offenser l’islam et les musulmans vous serez des cibles potentielles, et pas seulement les flics et les juifs mais tout le monde. »

Mariée religieusement à Samy Aminour, qu’elle a rencontré en Seine-Saint-Denis, la jeune femme de 18 ans a quitté le lycée en 2014 pour rejoindre en Syrie son mari (qui était chauffeur de bus en France). Son mari, mort à 28 ans le 13 novembre au Bataclan, était né et avait grandi à Drancy, en Seine-Saint-Denis, ville dont dépend le cimetière de La Courneuve où il a été inhumé le soir du réveillon de Noël.

  • Faut-il s’en étonner ? Non

La femme de Samy Amimour n’a apparemment rien d’une folle. Pour un musulman (ou une musulmane) totalement engagé dans sa religion et qui a vraiment foi en l’islam, comme pouvaient l’avoir les premiers partisans et compagnons du Prophète Mahomet, il n’y a rien de surprenant à donner sa vie pour Allah et son Messager.

Il faut en effet juste rappeler que les appels au martyre dans le combat contre les non-musulmans – les mécréants – sont nombreux dans le Coran et dans la Tradition. Le martyre y est extrêmement valorisé et un des moyens les plus sûrs d’atteindre le Paradis.

Voici un petit échantillon de quelques textes sacrés, que reconnaissent tous les musulmans encore aujourd’hui – il est important de le souligner – pour en être convaincu :

Sourate 3, versets 169 & 170 : « Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus et joyeux de la faveur qu’Allah leur a accordée, et ravis que ceux qui sont restés derrière eux et ne les ont pas encore rejoints, ne connaîtront aucune crainte et ne seront point affligés. »

Sourate 3, verset 171 : « Ils sont ravis d’un bienfait d’Allah et d’une faveur, et du fait qu’Allah ne laisse pas perdre la récompense des croyants. »

Sourate 4, verset 69 : « Quiconque obéit à Allah et au Messager… ceux-là seront avec ceux qu’Allah a comblés de ses bienfaits : les prophètes, les véridiques, les martyrs, et les vertueux. Et quels compagnons que ceux-là ! »

Sourate 4, verset 74 : « Qu’ils combattent donc dans le sentier d’Allah, ceux qui troquent la vie présente contre la vie future. Et quiconque combat dans le sentier d’Allah, tué ou vainqueur, Nous lui donnerons bientôt une énorme récompense. »

Sourate 9, verset 111 : « Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah : ils tuent, et ils se font tuer. C’est une promesse authentique qu’Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l’Évangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu’Allah à son engagement ? Réjouissez-vous donc de l’échange que vous avez fait : Et c’est là le très grand succès. »

Hadith (Bukhari) : « D’après Jubayr Ibn Hayya, al-Mughîra a dit : « Notre Prophète, d’après le message qu’il a reçu de notre Seigneur, nous a annoncé que celui d’entre nous qui serait tué sur le chemin de Dieu irait au Paradis. »

Hadith (Bukhari) : « Samura a dit : Le Prophète a dit : « J’ai vu pendant la nuit deux hommes venir vers moi. Ils m’ont enlevé vers l’arbre, puis m’ont fait entrer dans une maison plus belle et plus magnifique, telle que je n’en ai jamais vu de plus somptueuse, et ils m’ont dit : Cette maison, c’est la demeure des martyrs ». »

Hadith (Bukhari) : « Anas Ibn Malik a dit : Le Prophète a dit : « Il n’est point d’adorateur (de Dieu) ayant obtenu auprès de Dieu une récompense qui se réjouirait à l’idée de revenir sur cette terre, obtînt-il même tout ce bas monde et tout ce qu’il contient. Il faut cependant faire exception pour le martyr, car lui se réjouirait de revenir sur terre pour être de nouveau tué (sur le chemin de Dieu). »

Hadith (Bukhari) : « Anas Ibn Malik a dit : Le Prophète a dit : « Personne des élus du Paradis ne voudrait revenir en ce bas monde, dût-il posséder n’importe lequel des biens de la terre, à l’exception du martyr ; car lui, il souhaiterait revenir en ce bas monde et être tué à nouveau, et cela dix fois de suite, étant donné ce qu’il sait des faveurs divines ». »

Hadith (Muslim) : « Jâbir a dit : Un homme dit au Prophète : « Où est-ce que je serai, si je suis tué (dans le combat pour la cause d’Allah) ? ». « Au Paradis », répondit le Prophète. L’homme jeta aussitôt quelques dattes qu’il avait dans la main, puis alla combattre jusqu’à ce qu’il fût tué. »

  • Que peut lui répondre le gouvernement français ? Rien

Le gouvernement français, comme d’autres en Occident – notamment en Allemagne ou en Belgique –, est incapable de communiquer sur le sujet puisqu’il pratique en public en déni de réalité systématique et hystérique sur la nature profonde de l’islam, tétanisé qu’il est par la présence de grandes communautés musulmanes dont certaines portions semblent déjà totalement hors de son contrôle sur le territoire français si on en juge par le développement manifeste de zones de non-droit où la police n’ose plus aller pour rétablir les lois de la République. D’ailleurs, la police n’aurait-elle pas parfois aussi l’ordre de ne pas trop y aller, entrant dans le jeu d’un marchandage implicite mais détestable : pas de police dans certaines banlieues mais en contrepartie pas d’émeutes comme en 2005 ? On peut vraiment se poser la question.

Aussi, vis-à-vis de l’opinion publique, tout est ramené à une banale affaire psychiatrique. Ce déni de réalité – sans exclure cependant l’ignorance et l’irresponsabilité pures et simples de nos politiques – se traduit par une censure systématique dans les médias, des poursuites en justice, des pressions de toutes sortes sur tous ceux qui osent élever la voix, même celles qui ne cherchent qu’à établir la vérité de façon rigoureuse et rationnelle quant à la véritable doctrine prônée par l’islam, telle que n’importe qui peut la lire dans les textes sacrés musulmans.

Le moindre propos tant soit peu critique vis-à-vis de l’islam court le risque d’être instrumentalisé judiciairement et transformé en incitation à la haine contre les musulmans, quand bien même ce n’est pas des musulmans dont on parle (la quasi-totalité ne connaît d’ailleurs visiblement les textes sacrés) mais de l’islam en tant que religion.

  • Conclusion

Dans ce beau pays qu’est la France, berceau de la liberté (en principe), penser est devenu dangereux et s’exprimer librement sanctionné régulièrement par la justice. Cela rappelle furieusement le régime qui s’appliquait à toutes les démocraties dites « populaires » qui n’avaient de populaire que leur nom mais qui tiraient toutes leur origine, comme d’autres grandes dictatures du XXème siècle, du socialisme. Ou cette très chère Révolution française, qui, si elle apporta de grands bienfaits,  s’illustra malheureusement aussi par le Comité de Salut Public, le Comité de sûreté générale, la Terreur et la loi des suspects, etc., avec à leur tête des esprits dérangés et sectaires, comme aujourd’hui en France, et qui  envoyèrent par fournées leurs victimes expiatoires à l’échafaud.

En revanche, si vous voulez vous attaquer aux chrétiens, traiter certaines personnalités politiques de « connes », insulter quelques millions de français qui votent mal selon vous en les accusant d’antisémitisme, de fascisme, voire de nazisme, vous avez généralement carte blanche ! Intellectuellement, la France est devenue une dictature qui cherche à étouffer ses enfants de souche !

Le plus extraordinaire est que certaines des critiques les plus vives et les plus directes sont parfois issues du camp musulman lui-même, lorsqu’il fait preuve de lucidité, dépassant le déni de réalité et le double discours, comme dans quelques ouvrages : Manifeste pour un islam des lumières (Malek Chebel), Un imam en colère (Tareq Oubrou), La réforme radicale (Tariq Ramadan : même lui…), Lettre ouverte au monde musulman (Abdennour Bidar), qui formulent des jugement tellement durs vis-à-vis de l’islam qu’on peut s’interroger sur le sens pour eux d’être encore musulmans ! Les mêmes propos dans la bouche d’un français de souche vous condamnent immédiatement à la relégation dans le camp islamophobe.