Islam, Valeurs & Violence : Un regard un peu plus clairvoyant que les autres…

À l’occasion des attentats du 13 novembre 2015, l’émission de France 2 « Islam » du 22 novembre 2015 revient avec raison sur les questions fondamentales (jihad, apostasie, place de la femme, droit des non-musulmans,…) auxquelles l’islam est confronté aujourd’hui de façon intense, la réponse apportée se réduisant le plus souvent à des incantations auxquelles les non-musulmans sont sommés de croire mais sans aucune preuve tangible.

Ghaleb Bencheikh parle de chantiers « titanesques », et ils le sont en effet. 1.400 ans après la mort de Mahomet, la confusion est aujourd’hui générale dans cette religion qui se prétend pourtant si parfaite et explicite, et qui est la seule depuis des années à générer du terrorisme et l’oppression de certaines groupes humains (chrétiens et yézidis entre autres) au nom même de la religion.

Laissons Ghaleb Bencheikh passer en revue ces chantiers « titanesques » :

France 2 Islam 151122 Extrait 1

France 2 Islam 151122 Extrait 1

Ghaleb Bencheikh : « Les chantiers sont titanesques. J’ai envie d’abord de les énumérer très brièvement : »

  • « D’abord le chantier de la liberté, de la liberté de conscience : criminaliser l’apostasie est en soi criminel ; »

Ghaleb Bencheikh reconnaît que la position des musulmans dans le domaine de l’apostasie n’est plus tenable, l’apostasie étant clairement condamnée par l’islam (cf. apostasie) et conduisant dans la quasi-totalité des pays musulmans à la condamnation à la prison ou à la décapitation. Rappelons que le C.F.C.M. refuse encore aujourd’hui en 2015 d’accorder aux musulmans de France le droit d’apostasier (cf. aujourd’hui).

  • « désintriquer la politique d’avec la religion, donc le chantier de la laïcité et du pluralisme; »

On ne voit pas comment les musulmans peuvent faire puisque l’islam est par définition religion et État (cf. laïcité) : rien ne peut être indifférent au religieux, la vie dans son ensemble, sous tous ses aspects, étant à organiser sous l’égide de Dieu. L’islam rejette clairement la laïcité. Aucun pays musulman aujourd’hui n’est laïc.

  • « le chantier de l’égalité, de l’égalité foncière, fondamentale, ontologique, entre les êtres, par-delà le genre, par-delà l’appartenance confessionnelle; »

Ghaleb Bencheikh ne fait que constater ce qui est une évidence en dépit des dénégations de multiples représentants des musulmans en Occident, notamment en France avec le C.F.C.M., à savoir : l’islam a un sérieux problème avec l’égalité homme-femme (cf. inégalité) et l’égalité des communautés humaines (cf. supériorité). Depuis le temps qu’on le dit !

  • « le chantier de la désacralisation de la violence : comment peut-on s’imaginer qu’il y ait une quelconque efficacité à la violence au XXIème siècle, et de surcroît qu’elle puisse être commanditée par la transcendance et par Dieu, et en se référant au Coran ; »

La violence est omniprésente dans la prédication de Mahomet à compter du moment où il émigre à Médine et où il s’aperçoit qu’il est incapable de rallier les juifs à sa nouvelle religion (cf. jihad). Et comme Mahomet a décidé de ne pas suivre la voie du Christ, c’est-à-dire convertir par la seule puissance de la foi et de façon pacifique, et qu’il n’a pas voulu finir sa vie en prophète incompris, l’insertion de la violence devient inévitable et congénitale à la doctrine de l’islam. Il existe des chapitres entiers de hadiths authentiques justifiant la doctrine du jihad, combat dans la voie d’Allah. La violence figure dans de nombreux versets du Coran. Quant à l’efficacité, ce n’est pas le sujet : le commentaire est assez surprenant. Que cette violence puisse être ou non jugée efficace à telle ou telle période, c’est le principe même de la violence au nom du religieux qui doit être banni.

  • « donc autre question : ce rapport à la révélation coranique : il se trouve que malheureusement on est train de faire l’exégèse sauvage : les criminels, assassins, s’en prévalent en exhibant tel ou tel verset hors contexte ; et de l’autre côté on n’a pas trouvé mieux de leur répondre, y compris dans la prière du vendredi il y a deux jours [ndlr 20 novembre 2015], que d’exhiber aussi des versets coraniques hors contexte, sauf que ceux-là enjoignent à l’amour et la bonté. C’est très bien, mais on est dans le même procédé, dans la même méthodologie et dans la même approche épistémologique. Donc on est dans une situation où on se bat à coups de versets coraniques. C’est le statut même de la révélation qui est à revoir. »

Effectivement, les versets exhibés par les dits « islamistes » sont tout à fait authentiques, ce qui pose déjà un sérieux problème. Les musulmans dits « modérés » contestent leur interprétation mais à coup d’anathèmes et non de démonstrations convaincantes. Les arguments sont assenés sans jamais être démontrés.

Le problème est que la démonstration passe par une analyse précise de la vie de Mahomet qui ressemble de façon assez évidente beaucoup plus à ce que fait l’État islamique aujourd’hui qu’à la vie de Jésus ou de Bouddha. Seuls ceux qui n’ont pas lu la Sîra disent le contraire (c’est-à-dire la très grande majorité des musulmans).

Le statut de la révélation est effectivement totalement à revoir : il s’agit en réalité d’un texte (largement copié du judaïsme) qui a obéi pour l’essentiel à des objectifs politiques, très éloignés de la véritable spiritualité. L’ultime question au fond est : Mahomet était-il un bon musulman ?

  • Conclusion

On ne peut, pour une fois, qu’applaudir le courage nécessaire à l’énoncé de ces constats véridiques et accablants pour l’islam, et qui font généralement l’objet de dénis de réalité intenses et souvent agressifs de la part de la communauté musulmane.

Les chantiers énoncés par Ghaleb Bencheikh sont d’autant plus titanesques que toute évolution de la doctrine de l’islam nécessite des contorsions dialectiques pour rendre acceptables aujourd’hui des textes sacrés qui prêchent clairement sur des sujets fondamentaux le contraire des valeurs occidentales. On se demande bien comment les musulmans vont s’y prendre pour réformer des textes qui semblent irréformables : difficile d’être optimiste après des siècles d’immobilisme face à une résistance encoure vigoureuse d’une communauté qui a énormément de mal à accepter la critique et encore plus de se remettre en cause.

Islam et violence dans le contexte du 13 novembre : un déni de réalité qui confine au mensonge

L’émission de France 2 « Islam » du dimanche 22 novembre 2015 revient sur les attentats du 13 novembre 2015. Le texte ci-dessous porte sur l’analyse de la séquence d’après laquelle l’islam ne contiendrait pas de violence et serait une religion d’amour et de paix.

France 2 Islam 151122 Extrait 4

France 2 Islam 151122 Extrait 4

  • « Il existe dans la tradition religieuse, des paroles mensongères attribuées au Prophète Mohammed, des interprétations totalement erronées et inexactes, sans faits, autour du texte coranique. Il est dit dans le Coran, « Combattez ceux qui vous combattent. Ne soyez pas les instigateurs, car Dieu n’aime pas les provocateurs ». Cela veut dire que tu ne dois combattre que celui qui vient pour te combattre. »

Première remarque : de quelles paroles mensongères parle-t-on ? On ne sait pas.

Deuxième remarque : si un exemple de parole mensongèrement attribuée à Mahomet est celle citée à titre d’illustration, on ne comprend plus rien, car cette citation correspond effectivement à un verset du Coran que les musulmans reconnaissent tous comme authentique et prononcé par Mahomet :

Coran, sourate 2, verset 190 : « Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne soyez pas transgresseurs. Allah n’aime pas les transgresseurs ! »

Donc cet ouléma prend pour illustrer une parole mensongère une parole authentiquement reconnue par les musulmans : la parole n’est pas mensongère. Reste à déterminer si cela ne correspond qu’à un cas de légitime défense : c’est loin d’être le cas (cf. ci-dessous).

  • « Les extrémistes prennent les textes et les retirent de leur contexte : ils se servent du début d’un verset en le dissociant de sa fin pour lui faire dire ce qu’ils veulent. »

Les dits « extrémistes » prennent malheureusement des versets parfaitement authentiques énoncés par Mahomet dans le contexte de la propagation de sa religion par la guerre sainte : le « jihad ». Il n’y a pas de distorsion de sens par les « extrémistes ».

Commençons déjà par le verset 190 de la sourate 2 ci-dessus : il correspond au verset prononcé dans le cadre de la lutte contre les polythéistes Quraychites de La Mecque que Mahomet n’a pas réussi à convaincre par la foi et qui ne voyaient guère d’un bon œil Mahomet constituer un État et une armée qui allaient nécessairement être les instruments de la guerre sainte entamée par Mahomet.

Rappelons juste d’ailleurs, comme l’explique Tariq Ramadan (cf. jihad), que refuser le message de Mahomet, la « paix » de Mahomet (quelle paix !), fait de tout individu un combattant (actuel ou futur) contre l’islam. Mahomet aurait pu choisir la voix du Christ : pourquoi ne l’a-t-il pas choisie ?

De toutes façons, les versets coraniques et les hadiths de Mahomet illustrant la nécessité de la guerre sainte, bien évidemment offensive et pas seulement défensive, sont tellement nombreux qu’on ne peut être qu’effaré par le commentaire de cet ouléma égyptien. Vous pouvez vous reporter au Bréviaire de l’islam téléchargeable sur ce site (cf. bréviaire) pour vous en convaincre.

  • « La France applique le véritable islam : la santé, la protection sociale, le logement, la liberté, la démocratie : c’est cela l’islam. »

Il est certain que les pays musulmans voient avec envie le système de santé et de protection sociale que la France a su mettre en place par le travail des Français depuis des générations, et qu’elle a l’incroyable générosité d’ouvrir à l’immigration (par le regroupement familial notamment) et aux clandestins. Donner la France en exemple est flatteur mais que penser alors de ce que les pays musulmans sont capables de faire lorsqu’ils sont laissés à eux-mêmes ? Si l’islam est si parfait, où sont les pays musulmans qui peuvent servir d’exemple ?

Quant à la liberté et à la démocratie, on manque de s’étouffer : effectivement, la France est un pays libre et démocratique. Combien de pays musulmans le sont aujourd’hui ? Aucun, si ce n’est, avec difficulté, la Tunisie, celle-ci étant devenue la cible naturelle de tous les musulmans orthodoxes car le progrès ne peut passer que par l’abandon explicite ou implicite du Coran et de la Tradition.

  • Conclusion

Mais le plus grave est encore dans tout cela, c’est que de telles absurdités soient colportées par l’islam de France médiatique dans des émissions de musulmans dits « modérés » destinées à un grand public et présentés comme de prétendus arguments pour rassurer les Français sur la compatibilité de l’islam avec les valeurs du monde occidental.

L’islam et la démocratie : le mariage de la carpe et du lapin

La souveraineté appartient toujours à Dieu ; il s’agit d’un postulat philosophique valable pour tous les monothéismes. Mais il revient aux hommes d’organiser eux-mêmes leur vie sociale et politique sur cette terre car Dieu n’intervient pas directement dans les affaires humaines comme nous le savons tous. S’il l’avait voulu, il aurait fait en sorte d’établir sa volonté partout dans le monde, devenu entièrement musulman ou chrétien par exemple. Mais l’homme reste libre. La démocratie établit une légitimité politique qui n’entre a priori pas en concurrence avec la souveraineté ultime de Dieu vis-à-vis de sa création ; il s’agit d’un mode d’organisation de la vie terrestre.

Si l’on s’intéresse maintenant à la communauté musulmane seule, peut-on parler de la présence d’une fibre démocratique ? Dans la tradition coranique, la choura (consultation des compagnons de Mahomet à des fins successorales [1]) peut être analysée comme une vision prémonitoire d’une forme de démocratie, mais il s’agit d’un conseil d’experts, donc non démocratique. Car qui légitime les experts sinon les experts eux-mêmes ? Il reste potentiellement ensuite le tirage au sort pour départager les experts de même qualité, mais entre quels experts ?

[1] La première manifestation historique de la choura eut lieu semble-t-il en 644 lorsque Omar, sur son lit de mort car blessé à mort par un esclave, demanda la constitution d’un conseil des sages chargé de choisir le nouveau calife : Othman fut choisi. Ce conseil désigna ensuite Ali après la mort d’Othman. Quelques auteurs font remonter le principe de la choura aux différentes situations dans lesquelles Mahomet a pu demander l’avis de ses compagnons : c’est semble-t-il une vision extensive qui n’a pas reçu l’agrément du consensus des érudits.

Certains hadiths tout à fait authentiques de Mahomet enjoignent aux musulmans de toujours suivre la jama’a ou oumma des musulmans, c’est-à-dire la communauté, ceux qui font le consensus, avec une référence implicite à l’idée de majorité ; certains autres hadiths demandent de suivre explicitement la grande majorité, le sawad al islam : comment les interpréter ?

Certains pays musulmans tentent de s’orienter avec difficulté de nos jours vers la démocratie : la relation entre islam et démocratie est une question complexe d’un point de vue religieux et dogmatique. Les oppositions de vue sur le sens d’une logique démocratique en terre d’islam sont vives entre musulmans modérés et musulmans orthodoxes car la démocratie ne semble guère être inscrite historiquement dans les gènes de l’islam, dans la mesure notamment où l’islam établit fondamentalement une hiérarchie des communautés, qui est contradictoire avec l’idée d’égalité et d’universalité du suffrage.

Aussi, la démocratie est l’exception au sein du monde musulman aujourd’hui. L’état des lieux publié par le magazine anglais The Economist en septembre 2014 sur le périmètre Afrique du nord et Moyen Orient, classait ces pays de la façon suivante :

  • Démocratie : Tunisie ;
  • Semi-démocratie : Liban ;
  • Démocratie de façade : Algérie, Égypte, Maroc, soudan, Mauritanie, Territoires palestiniens (Israël), Koweit ;
  • Monarchies : Arabie Saoudite ; Émirats Arabes Unis, Oman, Bahrein, Qatar, Jordanie ;
  • États en faillite ou guerre civile : Libye, Yémen, Syrie, Irak.

Certains juristes musulmans expliquent pour diverses raisons (notamment le renvoi à la notion d’érudits, la réduction de la composition de l’oumma à une élite bien éloignée du vulgaire peuple) qu’il ne peut y avoir aucune connexion possible avec l’idée de démocratie. Qu’adviendrait-il si des représentants élus démocratiquement en venaient à voter des lois contraires au droit islamique ou à la chari’a ?

Que conclure de tout cela quant au rapport de l’islam avec les principes démocratiques ? A priori rien de très positif ou en tout cas de très clair.

Le musulman doit-il respecter la vie du non-musulman en Occident ?

Le principe général est que le musulman doit faire en sorte de vivre ou de s’installer dans un pays musulman lorsqu’il en a la possibilité (cf. émigration). Lorsque le musulman est contraint de vivre dans un pays non-musulman dont il estime qu’il ne respecte pas ses valeurs, le musulman est néanmoins considéré, selon le Conseil Européen des fatwas,  comme lié aux non-musulmans qui l’entourent par un « pacte » social implicite qui l’oblige à respecter la vie des non-musulmans (et leurs biens), quand bien même il rejette viscéralement leurs valeurs, leur mode de vie, etc.

Seule l’existence de ce « pacte » [1] implicite rend tolérable d’un point de vue religieux la cohabitation avec les non-musulmans [2], sous leur domination, cohabitation qui ne peut donc s’instaurer que dans le cadre du strict communautarisme qu’elle induit.

[1] Notion fondamentale dans l’islam (et que l’on retrouve à de multiples reprises dans les textes) pour des raisons historiques et culturelles liées notamment aux mœurs tribales en Arabie, les multiples tribus contractant et dénouant des alliances au gré des différentes facéties de la fortune, tout pacte conclu devant être impérativement respecté, mais tant qu’il n’est pas dénoncé…

[2] Comme le dit Tareq Oubrou : « L’enjeu est capital pour le monde musulman qui n’a d’autre choix que de composer avec le monde tel qu’il est. »

En effet, le Conseil Européen des fatwas « recommande à nos frères musulmans le respect de ce qui est prescrit par le Livre et la Sunna, et le consensus des théologiens de l’islam, en matière de respect des dispositions du pacte d’al-amân (sécurité) et des conditions de résidence et de citoyenneté dans les pays européens dans lesquels ils vivent – le Conseil insistant particulièrement sur ledit respect. Les obligations les plus importantes sont : de considérer intangibles les vies des non-musulmans, leurs biens, leur honneur en vertu du pacte qui leur a permis d’entrer dans le pays, et sans lequel il ne leur aurait pas été permis d’y entrer ni continuer à y séjourner. Dieu le très-haut a dit : « Soyez fidèles à vos engagements car, en vérité, il vous en sera demandé compte. » (sourate 17, verset 34) »

Ce rappel – considérer comme intangibles les vies des non-musulmans dans le cadre du « pacte » – peut paraître stupéfiant mais est bien réel et semble particulièrement nécessaire aux yeux du Conseil Européen pour les fatwas, car visiblement cette chose élémentaire (respecter la vie d’autrui, et surtout du non-musulman) ne semble pas aller vraiment de soi, cela va sans dire pour les dits « islamistes » mais aussi pour toute la communauté musulmane : car le Conseil ne s’adresse pas aux « islamistes » mais bien à l’ensemble de la communauté musulmane vivant en Europe.

Cette notion de « pacte » implicite est opportunément exhibée : mais qu’est-ce à dire ? Que naturellement la question devrait se poser différemment ? Et que devient demain ce pacte si d’aventure le nombre de musulmans a tellement augmenté qu’ils ne se considèrent plus dans le dar-al-harb mais le dar-al-islam, la France devenant de facto une terre musulmane ? Et si un pacte doit être toujours respecté, cela n’est vrai que pour autant qu’il n’a pas été dénoncé, et donc ce pacte ne garantit en rien l’avenir… Dans cette conception, la cohabitation n’est qu’un rêve éphémère…

L’émigration en terre d’islam pour vivre selon la chari’a

Ceux qui se revendiquent musulmans avant d’être français se rattachent de fait à leur communauté de croyants et n’attachent donc qu’une importance secondaire aux valeurs de leur pays : la France. Dans ce cas, autant qu’ils émigrent en terre d’islam, quelle que soit leur nationalité, comme d’ailleurs le recommande l’islam de façon très claire : en effet, si un musulman éprouve des difficultés à suivre les lois du pays dans lequel il réside car non conformes à ses valeurs, il doit émigrer (faire hijra) pour venir habiter sur une terre musulmane où l’application de la chari’a sera conforme à ses désirs.

Coran, sourate 4, verset 97 : « Les Anges enlèveront leurs âmes de ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes en disant : « En quel état étiez-vous ? » [ndlr en matière de religion]. – Nous étions faibles sur terre, dirent-ils. Alors les Anges diront : « La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer [ndlr aller en terre musulmane] ? ». Voilà bien ceux dont le refuge sera l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! »

Coran, sourate 4, verset 98 : « À l’exception de ceux qui sont faibles et incapables parmi les hommes, femmes et enfants, et qui ne sont pas guidés sur la bonne voie. »

Coran, sourate 4, verset 99 : « À ceux-là, il se peut qu’Allah accorde Son pardon. Allah est Clément et Miséricordieux. »

Coran, sourate 4, verset 100« Et quiconque émigre dans le sentier d’Allah trouvera sur terre de nombreux refuges et de l’espace. La rétribution de quiconque sort de sa maison pour émigrer vers Allah et Son messager, et que la mort atteint, incombe à Allah. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »

Yusuf Qaradawi précise : « Il n’est pas licite pour un musulman de vivre parmi les non-musulmans et sans son identité musulmane, sauf s’il s’agit de quelqu’un qui n’a pas d’autre solution. Cela est motivé par la possibilité ou l’impossibilité pour le musulman de se préserver, de préserver sa religion ainsi que ceux dont il a la responsabilité, à savoir sa famille et ses enfants. S’il se retrouve dans un environnement où il craint pour sa religion, pour lui-même et pour sa famille, il est de son devoir d’émigrer vers un autre environnement qui lui en garantisse la préservation, et il lui est interdit de demeurer dans un environnement où il craint la corruption pour sa religion ou le danger pour lui-même. »

Donc si certains honnissent les valeurs de la France, la cohérence avec leur foi devrait les conduire à partir vivre selon la chari’a qu’ils désirent, par exemple au Moyen Orient, et qu’on fasse en sorte qu’ils puissent obtenir la déchéance de la nationalité française qu’ils revendiquent de fait puisqu’ils nient les valeurs de la République française.

Et si on islamisait l’histoire de France ?

Une des raisons évoquées de façon constante pour expliquer la mauvaise intégration en France de certaines parties des populations musulmanes, en particulier d’origine maghrébine, est que ces populations, même nées sur le territoire français, ne s’y sentent pas chez elles. À écouter certains, il faudrait que la France réinvente son histoire, l’« islamise » : idée stupéfiante !

Lisons Tareq Oubrou, musulman réputé éminemment modéré : « D’après ce qu’on lit dans les manuels – ou plutôt ce qu’on y lit pas –, les musulmans n’ont absolument rien légué à l’Occident dans le domaine des sciences, des arts ou de la philosophie. À commencer par l’algèbre – de l’arabe al-jabr –, qui a envahi tout notre univers mathématique. De même, entre l’Antiquité gallo-romaine et les Lumières, pas une ligne sur les huit siècles andalous ! Même les noms des savants arabes – Avicenne, Averroès –, ont été latinisés…Pourquoi s’interdire de revisiter l’histoire de France en mettant mieux en lumière l’apport des différentes populations présentes sur son sol ? »

Tareq Oubrou collectionne les poncifs sans les démontrer (voir mathématique pour ce qui concerne les mathématiques ou latinisation pour ce qui concerne la latinisation des noms), alimentant ainsi volontairement une propagande de frustration qui donne par avance des arguments pour excuser l’inexcusable (incivilité, violence,…) : c’est une attitude totalement irresponsable qui alimente l’idée profondément pernicieuse d’un complot culturel occidental contre le monde musulman.

Qui empêche aujourd’hui en France qui que ce soit d’écrire ou de communiquer sur l’héritage légué par les cultures du Maghreb et du Moyen Orient ? Personne. D’ailleurs, il faut arrêter l’amalgame contenu dans le terme de « arabo-musulman » : ce n’est pas parce que les arabes (qui ne sont pas tous musulmans) ont pu transmettre certaines choses à l’Occident que cela a nécessairement un quelconque rapport avec l’islam.

Si Tareq Oubrou juge que cet héritage ne tient pas une place considérable dans les livres d’histoire, peut-être y a-t-il une bonne raison, évidente celle-là : c’est peut-être que cet apport est relativement limité. Et si les musulmans veulent corriger cette mauvaise perception, qui les en empêchent ? Au boulot !

Mais visiblement, Tareq Oubrou a beaucoup de mal à sortir du cercle vicieux de la victimisation (cf. victimisation) : « Le sentiment d’appartenir pleinement à une communauté de destin commence par là : que les petits Mohammed [1] sachent que leur culture d’origine a contribué à la civilisation au sein de laquelle ils vivent. Mieux mettre en valeur la contribution arabo-musulmane à la culture occidentale serait un signal positif. Les jeunes musulmans se sentiraient davantage partie prenante de la culture et de l’histoire de LEUR pays. »

[1] Parce qu’ils ne peuvent pas s’appeler Jérôme, Henri, David, Jacques… ?? Pourtant certaines populations étrangères, notamment d’origine asiatique, n’hésitent pas à faire ce choix. Qui parle d’intégration ?

Mais Tareq Oubrou n’a pas peur de pousser son idée jusqu’à une absurdité qui frise la folie : « La plupart des musulmans, même ceux qui décrochent un diplôme en fin de parcours, ressortent plus ou moins frustrés du système scolaire. Je vois une raison simple à cela : ils ne se reconnaissent pas dans l’histoire de France. »

Tareq Oubrou ne se rend même pas compte de la perversité de son propos : les petits français d’origine immigrée ne pourraient donc pas se sentir français puisque l’histoire de France n’est pas l’histoire du Maghreb et de l’islam…

Tareq Oubrou a-t-il oublié ce que Renan disait : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. »

Les vietnamiens, les libanais, les chinois, les indiens, etc. qui vivent en France n’ont pas plus de raisons de se reconnaître dans cette histoire de France : pourtant, cela ne semble pas leur poser de problème. Tareq Oubrou, avez-vous une explication à cela ?

Le mariage temporaire : de l’opportunisme de Mahomet

Mahomet ayant besoin de soutenir le moral de ses troupes dans la guerre a veillé à les satisfaire sexuellement en autorisant le mariage temporaire, la fornication étant interdite. Le mariage temporaire consiste à conclure un mariage pour une durée quelconque afin de rendre licite des relations sexuelles pendant cette durée et ainsi d’échapper à la peine de la fornication.

Hadith (unanime) : « Nous prenions part aux campagnes militaires du Messager de Dieu et nous n’avions pas nos femmes avec nous. Nous dîmes alors : « Pourquoi ne nous faisons-nous pas castrer ? » Mais le messager de Dieu nous l’a interdit et nous a permis d’épouser une femme contre quelque vêtement. »

Hadith (Muslim) : Abû Saîd Al-Khudrî a dit : « Nous partîmes en expédition avec l’Envoyé d’Allah contre les Banû Al-Mustaliq et nous captivâmes un certain nombre de femmes vertueuses. Comme le célibat nous pesait et qu’en même temps nous évitions d’avoir des relations charnelles avec nos captives de peur de perdre le droit de recevoir une rançon contre leur émancipation (au cas où nous les aurions mises enceintes), nous voulûmes donc contracter des mariages temporaires contre compensation, tout en pratiquant le coït interrompu. Nous dîmes, alors : « Agissons-nous de la sorte sans consulter l’Envoyé d’Allah qui se trouve parmi nous ? ». Nous lui posâmes donc la question. Et lui de répondre : « Il n’y a aucun mal à ce que vous agissiez ainsi, car, d’ici au Jour de la Résurrection, tout être dont l’existence aura été prédestinée par Allah, ne manquera pas d’exister ». »

Hadith (Bukhari) : Jâbir Ibn Abdallah et Salama Ibn al-Akwa ont dit : « Nous étions en expédition quand l’Envoyé de Dieu vint nous rejoindre et nous dit : Vous êtes autorisés à contractez des mariages temporaires ; usez de cette faculté ».

Il mit fin a priori à cette pratique – détournement évident de l’interdit de la fornication – lorsqu’il jugea ultérieurement (en 628, soit 6 ans après l’hégire) que la continence sexuelle n’était plus susceptible, compte tenu du renforcement de son armée, de lui porter préjudice militairement.

Hadith (Bukhari) : Al-Hasan Ibn Muhammad Ibn Ali et son frère Abdallah rapportent que leur père Ali a dit a Ibn Abbas : « Le Prophète a interdit le mariage temporaire et la chair des ânes domestiques à l’époque de Khaybar ».

Conclusion : Mahomet savait adapter sa religion pour garder auprès de lui les hommes de son armée : Mahomet conditionnait sa religion à sa stratégie politique. C’est cela qui est clair.

 

Le fondement doctrinal des interdits : s’affirmer comme musulman contre les autres communautés

La différenciation permanente de certains  musulmanes ou musulmanes, par les interdits, l’habillement, etc., a-t-elle des racines doctrinales ? La réponse est malheureusement oui.

  • Se différencier d’avec les infidèles

La notion d’interdit n’est pas seulement une règle à suivre sans discuter pour les musulmans mais elle est aussi l’expression beaucoup plus fondamentale d’une façon de se différencier des non-musulmans. Ainsi, quand bien même un interdit peut n’avoir aucun sens aujourd’hui, il importe au musulman de l’appliquer pour ne pas être confondu avec les infidèles.

Pour le musulman, les non-musulmans qui bravent les interdits, et qui donc de fait rendent licite l’illicite, commettent le plus grand péché qui soit, l’associationnisme, qui valaient aux polythéistes arabes de se faire exterminer par Mahomet.

Yusuf Qaradawi indique en effet que : « La détermination du licite et de l’illicite est une prérogative exclusive de Dieu » et que « Interdire le licite et autoriser l’illicite sont étroitement liés à l’associationnisme. »

Yusuf Qaradawi précise : « Ni les rabbins, ni les moines, ni les rois, ni les sultans n’ont le droit d’interdire définitivement quelque chose aux créatures de Dieu. Celui d’entre eux qui a fait cela a outrepassé ses limites et transgressé les prérogatives législatives du Seigneur. Quiconque accepte ce qu’ils ont fait et le suit, a donné des associés à Dieu et cette obéissance est considérée comme de l’associationnisme (chirk) : « Auraient-ils des associés qui leur auraient ouvert une voie en matière religieuse que Dieu n’a jamais autorisée ? » (Coran, sourate 42, verset 21). »

Aussi, sur ce sujet, toute discussion avec les non-musulmans est inutile, d’autant que Yusuf Qaradawi précise : « Il n’est pas nécessaire pour le musulman de connaître en détail quel est le mal pour lequel Dieu a interdit telle chose. Il se peut que lui échappe ce qui apparaît à d’autres. Il se peut que ce mal ne soit pas découvert à telle époque et qu’il devienne apparent plus tard. Le musulman doit toujours dire : « Nous avons entendu et nous avons obéi. » »

  • Se différencier en particulier d’avec les juifs et les chrétiens

    Dans ce contexte, Yusuf Qaradawi indique que les juifs et les chrétiens sont évidemment à blâmer : « Le Coran a blâmé les gens du Livre (juifs et chrétiens) qui ont placé le pouvoir d’autoriser et d’interdire entre les mains de leurs rabbins et de leurs moines. C’est ainsi que Dieu a dit dans le verset 31 de la sourate 9 : « Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines comme seigneurs et maîtres à la place de Dieu, ainsi que le Messie, fils de Marie. On leur a ordonné pourtant de n’adorer que Dieu unique, nulle divinité autre que Lui. Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils Lui associent. » »

    Les juifs en particulier sont visés. Ainsi, Yusuf Qaradawi écrit : « De même que l’islam a interdit tout ce qui mène à l’illicite par des moyens apparents, de même il a interdit les ruses qui permettent de les commettre par des moyens cachés et par des stratagèmes diaboliques. Il a ainsi blâmé les juifs d’avoir rusé pour passer outre ce que Dieu a interdit. Le Prophète a dit : « Ne commettez pas ce qu’ont commis les juifs en vous permettant les interdits de Dieu à l’aide des moindres ruses » (cité par Ibn Qayym). »

    De toute façon, les juifs ne sont guère en odeur de sainteté chez les musulmans : ils méritent leur sort. Yusuf Qaradawi écrit : « Le Coran a indiqué une partie de ce qui était interdit aux juifs ainsi que la raison de cette interdiction. C’était un châtiment que leur imposait Dieu à cause de leur injustice et de leurs péchés. » Allah leur a-t-il aussi imposé la shoah pour leurs péchés ?

    Mais à vrai dire, les chrétiens en prennent aussi pour leur grade car ils ont eux aussi contrevenu aux ordres d’Allah. Yusuf Qaradawi écrit : « Tel fut le cas des juifs. Il était normal que les chrétiens suivirent leurs traces, car l’Évangile a déclaré que Jésus n’était pas venu abroger la législation de Moïse (Némos) mais qu’il était venu la compléter. Cependant, dans ce domaine, ils ont abrogé le Némos et se sont permis ce qui leur était interdit dans l’Ancien Testament, alors que l’Évangile ne l’a pas abrogé. Ils suivirent saint Paul dans la permission de tous les aliments et de toutes les boissons, sauf ce qui a été sacrifié aux idoles, si on dit que cette bête a été immolée à telle statue. Saint Paul justifia cela en disant que toute chose était pur pour les gens purs, que ce qui souillait la bouche n’était pas ce qui y entrait mais ce qui en sortait. C’est ainsi qu’ils se permirent la consommation de la viande de porc bien que textuellement interdite par la Thora jusqu’à ce jour. »

  • Conclusion

    Il n’y a guère de doute que cette façon de justifier les interdits laisse transparaître clairement en filigrane un mépris certain, voire parfois une haine, des juifs et des chrétiens. Mais cela n’a rien d’étonnant puisque les juifs et les chrétiens ne reconnaissent en aucune façon Mahomet et l’islam.

Les territoires perdus de la République

En février 2015 Christiane Taubira nous gratifiait de son incompréhension du phénomène terroriste musulman qui provoquait chez elle une « grande perplexité ».

 Taubira 150211

 

Taubira 150211

Il fallait « prendre le temps de parler » avec tous ces jeunes tentés par le jihad pour tenter de « comprendre leurs ressorts profonds » : autant dire, le niveau zéro de l’analyse.

Mais Christiane Taubira se sent plus à l’aise dans la couture : « recoudre le lien social, retravailler la cohésion nationale » : de bien belles expressions ma foi, et bien creuses face à une doctrine qu’elle ne comprend pas.

Y a-t-il eu du progrès depuis ? Le Bataclan a-t-il changé quelque chose ?

Je ne doute pas que les nombreuses personnes qui ont perdu un proche cette année ou en perdront demain seront touchées par la profondeur de cette analyse.

Ce dont on peut être au moins sûr, c’est que les territoires perdus de la République ne sont effectivement pas un mythe.

Bataclan : les services secrets français ont laissé faire…

13 novembre 2015 :

Bataclan 151113

La Carillon 151113

Rappelons-nous qu’en janvier 2015, Tariq Ramadan était intervenu pour évoquer son « questionnement » au sujet des attentats de Charlie et sur le rôle des services secrets français qui auraient « laissé faire », propos quand même ahurissant :

Tariq Ramadan Salut les terriens janvier 2015

Tariq Ramadan Complot janvier 2015

Va-t-il nous faire la surprise d’une nouvelle saillie drolatique sur les terribles attentats du 13 novembre ? Tariq Ramadan va-t-il de nouveau aller expliquer aux familles des 129 morts et de la multitude de blessés que tout cela, c’est la faute des autorités françaises ?

Suspense…

Et qu’en pensent la LICRA, le MRAP et autre officines de la bien-pensance unilatérale  ?